Le Canal du Midi (22/33), de la jonction à Béziers (2012) (1/5) : du Canal de Jonction au pont de Pigasse

Voici  le 22ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’embranchement du cours d’eau avec le Canal  de Jonction de la Robine et le Pont de Pigasse.

Après avoir pédalé jusqu’à Narbonne et Port-La-Nouvelle, me voici de nouveau sur l’embranchement du Canal du Midi, à proximité du Port-la-Robine, un des points de ravitaillement en carburant sur les cours d’eaux.

A travers les 4 articles qui vont suivre, je vais vous relater la 6ème étape de ma randonnée, le vendredi 17 aout, illustrée par des photos pris non seulement cette année là, mais aussi ultérieurement, estimant des prises de vues meilleurs, ayant le plaisir régulièrement de retourner sur de nombreux sites chaque printemps et étés depuis 2012, séjournant aussi dans de nombreuses maisons d’hôtes de qualité. Je constate les modifications d’une année sur l’autre sur les ravages du chancre coloré sur les platanes et le bûcheronnage qui s’impose.

Je vous indique les ouvrages sur le trajet : le pont-Neuf d’Argeliers, 1780, le pont-Vieux, XVIIe Siècle, l’aqueduc de la Frénicoupe, 1690, départageant le Minervois, le Narbonnais,et le Biterrois, l’Hérault et l’Aude, les communes d’Ouveillan, d’Argeliers et de Cruzy, l’aqueduc de Sériège, 1689, le pont éponyme, 1780, l’aqueduc de l’Etang de Quarande, XIXe Siècle, et, enfin, le pont de Pigasse, 1684.

Sur la photo ci dessous, l’endroit ou débute le Canal de Jonction de la Robine qui se dirige « en escalier » sur une huitaine de km vers l’Aude. Il traverse la commune de Sallèles d’Aude. Au fond, l’écluse de Cesse.

samedi 18 août 2012

Voici maintenant le pont qui enjambe le cours d’eau. On peut se poser la question sur l’existence de cette maison de garde (du moins apparemment) à cet endroit et qui ne porte pas de plaque. La présence de bittes d’amarrage laisse supporter l’existence autrefois d’un petit port, sans doute pour permettre aux bateaux tirés par les chevaux non prioritaires de stationner en attendant de pouvoir poursuivre leur navigation. Et si c’était tout simplement une habitation d’un cultivateur ? Bien des questions se posent sur l’origine d’une habitation aujourd’hui résidentielle et relativement isolée, peut être plus pour longtemps, d’ailleurs dans le mesure ou je me suis laissé entendre dire qu’un projet immobilier pour seniors anglais fortunés était à l’étude dans ce secteur (en données 2012).

mai 2015

A partir du pont du chemin de fer touristique du Minervois (photo ci dessous en haut à

droite et au milieu) le Canal part en ligne droite sur un peu plus de 4 km avant d’amorcer une courbe qui passe sous le pont Neuf d’Argeliers. Le parcours agrémenté de pins parasols…

mai 2015

mai 2015

… avant d’opérer une entrée majestueuse sur Argeliers qui se laisse d’autant plus découvrir au fil des années qu’un important travail de bûcheronnage a été effectué pour éradiquer les arbres malades.

samedi 18 août 2012

août 2014

Le village a été, en 1907 le point de départ de la marche vers Narbonne des vignerons en colère, emmenés par Marcelin Albert, natif du lieu. S’ensuivront ce qu’on appellera la révolte des vignerons ou les événements du midi. Dures réalités économiques de l’époque, alimentée par une surproduction, une concurrence déloyale et une qualité de production assez médiocre. Beaucoup ont été mis sur le banc. Fort heureusement, et surtout depuis les années 70, une constante amélioration de la production des vins du Languedoc permet la vente de produits de qualité et le Canal du Midi, même s’il ne sert plus à transporter de la marchandise et du vin en particulier, déploie ses méandres au milieu des vignobles.  Nous nous trouvons sur un « carrefour » vinicole, l’Appellation d’origine Contrôlée diffère selon la rive du canal et le pays ou elles se trouvent (Appellations « Corbières », « Minervois » ou « Saint Chinian », plus à l’Est).

août 2015

J’approche du pont Vieux appelé aussi pont de la Province, ouvrage  du XVIIe Siècle similaire à celui du Somail ou du pont Vieux de Castelnaudary. 3 pays se rencontrent ici, le Minervois à l’Ouest, le Biterrois à l’Est et au Nord, le Narbonnais, au Sud.

Tout comme sur l’écluse de Lalande, à l’Ouest de Carcassonne, un panneau en bois indique les directions de quelques grandes métropoles mondiales, avec leurs distances orthodromiques. Cependant, son entretien laisse un peu à désirer (en données 2012). Selon mes rencontres sur le Canal du Midi, quelques voyageurs ici et là, du monde entier, traversent l’Europe à pied ou sur deux roues et font étape par ici. Donc rien d’étonnant à la présence de ces panneaux évoquant des destinations lointaines.

samedi 18 août 2012 et août 2013

Le bâtiment  abrite le restaurant « Le chat qui pêche », ouvert lors de mon premier passage en 2012, est malheureusement fermé depuis 2015. Reste à espérer un nouveau repreneur sur lieu d’étape.

août 2013

Peu après le pont Vieux d’Argeliers, en progressant vers l’Ouest, au niveau de l’aqueduc de la Frénicoupe, 1690, on quitte le Minervois, puis le Narbonnais pour entrer dans le Biterrois. Le Canal délimite le département de l’Aude sur la rive droite et celui de l’Hérault, sur la rive gauche avant de pénétrer définitivement dans ce dernier au niveau des ruisseaux Pigros et Nazoure.

samedi 18 août 2012

Au lieu dit, « La Croisade », un bâtiment abrite un excellent restaurant (en données 2012). Le pont de Sériège, terminé en 1780 offre le même « profil » que le ponts Neufs d’Argeliers, du Somail ou de Castelnaudary. La voie secondaire qui l’emprunte croise la route Minervoise Carcassonne-Trèbes-Béziers qui longe le Canal sur la rive droite. Un aqueduc éponyme précédent l’ouvrage, terminé en 1689 a permis de raccourcir le Canal à cet endroit et à supprimer une boucle au niveau du ruisseau.

août 2015

août 2015

mai et août 2015

Quelques kilomètres plus loin, me voici sur le pont de Pigasse, terminé en 1684. Le Relais du même nom, aujourd’hui un gite et chambres d’hôtes, a accueilli par la suite des voyageurs ayant emprunté non seulement le canal mais aussi la route Minervoise. Le blason des Etats du Languedoc a disparu à la Révolution.

samedi 18 août 2012

A noter, sur la photo du bas à gauche, les culées munies de batardeaux, autrement dit, des pierres entaillées (ici trois rangées) permettant la pose des poutres transversales de manière à isoler des segments d’eau afin de pouvoir vider partiellement le Grand Bief. Il en existe sur quelques autres ouvrages et au tunnel du Malpas.

mai et août 2015

Et c’est sur ce lieu que je termine mon récit « Le Grand Bief jusqu’au pont de Pigasse ».

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

 

Retour sur la liste des 33 articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Retrouvez un article de Jean-Pierre Lagache, un passionné du département de l’Aude, sur Argeliers.

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le Canal du Midi (17/33), le Canal de Jonction de la Robine (2012) (1/1) : de l’écluse de la Cesse à l’écluse-épanchoir du Gailhousty

Voici  le 17ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi, consacré aux 4 km 555 du Canal de Jonction de la Robine.

Cette publication présente aussi quelques unes de mes aquarelles et dessins.

Après avoir goûté l’ insouciance et la douceur de vivre, attablé sur une terrasse avec vues sur le pont, la chapelle et la péniche épicerie au Somail, sous un soleil radieux, me voici rendu sur l’embranchement au Canal de Jonction de la Robine, direction Narbonne,  la 5ème étape de la feuille de route qui m’a été donnée par Randovélo.

J’accède au pont qui m’offre une vue sur la perspective rectiligne du canal qui descend en escalier à travers 4 biefs de longueurs à peu près égales, et « ponctués » par un dernier bief d’1 km avant l’arrivée en « virgule », dirigé sur l’amont de l’Aude.

C’est également à partir d’ici que le tracé des chemins de hallage se confondent avec ce qui pourrait être une variante de deux itinéraires :

L »itinéraire de l’Eurovélo 8 Cadiz-Athènes, et plus particulièrement le trajet de Port la Nouvelle à l’avant dernier pont avant le Phare des Onglous, sur le Canal du Midi, à Marseillan, le Pont du Maire, via Narbonne, Sallèles d’Aude, l’embranchement du Canal du Midi et de Jonction de la Robine (photo ci dessous), Argeliers, Capestang, Poilhes, Colombiers, Béziers, Marseillan.

Un des nombreux parcours des Chemins de Saint Jacques de Compostelle, sur le même trajet cité dans le précédent paragraphe, par une variante du chemin appelé « piémont pyrénéen », pour celles et ceux qui viendraient d’Arles et choisiraient de passer par Perpignan.

 vendredi 17 et samedi 18 août 2012

Ci dessous, la 7ème écluse, portant le nom de la rivière avoisinante, la Cesse. Il est à noter qu’elles sont toutes  conçues sur le modèle de bassins uniques à bajoyers elliptiques.

Le Canal de Jonction de la Robine fut terminé en 1787, permettant un transport de marchandises ininterrompu depuis Toulouse, Carcassonne, Béziers ou Agde vers Narbonne, Port la Nouvelle et la Méditerranée alors qu’il fallait auparavant les décharger, puis les transporter par voie terrestre … avant de les recharger pour les acheminer par voie d’eau.

vendredi 17 août 2012

Je longe les 0 km 630 du 6ème  bief (de Truilhas), retenu par la 6ème écluse éponyme. J’observe une végétation un peu différente de celle du Canal du Midi puisque les platanes font place aux pins parasols, agrémentés de quelques cyprès et autres oliviers (relevé non exhaustif).

vendredi 17 août 2012

Les 0 km 636 du 5ème bief retenu par l’écluse d’Empare ne diffèrent pas du bief précédent de par la végétation. J’observe l’entretien très variable d’une maison éclusière à une autre, tout comme sur le Canal du Midi. Ci dessous, en voici une à la façade ravalée (en données 2012).

Ce canal, sur sa rive droite, peut être longé soit par la route, soit par le chemin de hallage. Par facilité,  je choisis la voie asphaltée. A noter, aux environs, le musée gallo-romain des potiers « Amphoralis ».

vendredi 17 août 2012

La végétation se fait plus dense le long des 0 km 628 du 4ème bief retenu par l’écluse d’Argelliers  (rien à voir, à priori, avec la commune d’Argeliers, toute proche, d’ailleurs, l’écluse ne se situe pas sur son territoire).

vendredi 17 août 2012

Une rangée de part et d’autre de pins parasols, comme s’ils étaient au garde à vous et plus près les uns des autres par rapport à ceux des biefs précédents, me semble t’il, s’alignent le long des 0 km 637 du 3ème bief entre l’écluse d’Argelliers et celle de St Cyr.

vendredi 17 août 2012

Ci dessous, la plus petite maison éclusière de ce canal, sur un niveau. Je rencontre fréquemment tout au long de mon trajet des personnes pratiquant une de leur passion, la pêche (surtout des hommes, mais de tous ages alors que je ne m’attendait à rencontrer que des seniors). Une excellente école de patience, surtout pour les jeunes générations habituées plutôt à « zapper », autrement dit, à s’inscrire souvent dans l’éphémère, donc le superficiel.

vendredi 17 août 2012

Un pont de fer piétonnier (photo ci dessous en haut à gauche, en arrière plan) face auquel se dresse une élégante demeure que je repère, abritant une maison d’hôtes « Les volets bleus » (en données 2012), établissement dans lequel je choisirai de séjourner en août 2014, dans lequel je séjourne régulièrement , marque l’entrée dans Sallèles d’Aude.

vendredi 17 août 2012

Dessins au lavis du pont de fer avec la maison d’hôtes « Les volets bleus »

Aquarelle de la maison d’hôtes « Les volets bleus »

Aux abords de l’écluse et dans le village, les platanes refont leur apparition avant de se dresser en majesté et au garde à vous tout au long des 1 km 096 du 1er bief. A noter aussi une plaque commémorative en marbre noir posée en 1987 pour marquer le bicentenaire de la mise en service de ce « chaînon fluvial » manquant.

vendredi 17 août 2012

Ci dessous, le bief du Gailhousty en amont et en aval, ponctué par la merveille architecturale de l’écluse et du bâtiment de l’épanchoir, précédé par d’élégants escaliers en arc de cercle, de chaque côtés du pont.

vendredi 17 août 2012

samedi 11 mai 2013

Au carrefour du Minervois et  Narbonnais, et pas très loin du Biterrois non plus, voici LA plus belle maison éclusière du Canal de Jonction et une des plus belles des Canaux des Deux Mers (Canal de Garonne, Canal de Montech, Canal de Brienne, Canal du Midi, Canal de Jonction, Canal de la Robine).

Ce site, construit en 1780, est à la fois une écluse  à double bassins et un épanchoir.

Pour la part d’utopie qui reste dans mon esprit, ce bâtiment représente une architecture idéale et éternelle, bien réelle celle ci, contrairement à celles représentées dans un de mes tableaux préférés : « La Cité Idéale« .

Cet endroit m’émerveille tout autant que l’Alhambra de Grenade, sa Cour des Lions en Particulier, ou le Pavillon Vendôme à Aix en Provence, au point que,  j’y suis revenu et y reviens pour le dessiner, et le peindre, par exemple, dans le cadre d’un séjour aquarelle qu’organisa Elisabeth Penou.

Aquarelle de 2015

Dessin de 2015

vendredi 17 août 2012

Dessin au lavis de 2015

mercredi 27 août 2014

Cet élégant bâtiment de pierres de tailles du 18ème siècle (terminé en 1780), qui accueillait les locaux de l’administration et le logement de l’éclusier est coiffé d’un fronton aux armes de la province de Languedoc et à celle de Monseigneur de Dillon, Archevêque de Narbonne. Il ne répond pas seulement aux soucis esthétiques d’une « porte d’entrée » majestueuse d’un canal et d’une écluse, mais était sensé recevoir, par l’intermédiaire de la courbe du Gailhousty, une partie des crues du fleuve et d’enrichir en limons les plaines environnantes, par l’intermédiaire de 15 vannes d’un côté et 4 arches de l’autre. Cependant, le projet de travaux complémentaires nécessaires pour le bon fonctionnement des opérations fut interrompu par les événement de la Révolution, et jamais repris ensuite, du moins, en jusqu’en 2012. Peut être le seront t-ils repris un jour !!!???. J’en doute fort, dans la mesure ou il faudrait aussi décider du devenir des étangs de Capestang, que j’évoquerai dans mon article au moment ou la progression de mon trajet le long du Canal du Midi aboutira dans ce village.

A noter aussi la présence d’une cale de radoub pour la mise à sec des bateaux.

vendredi 17  et samedi 18 août 2012

Aquarelle de 2015

Je terminerai ce récit par les photos de la courbe du Gailhousty.

Je poursuis ensuite ma route le long du Canal de la Robine jusqu’à Narbonne, 5ème étape de ma randonnée à vélo. La petite difficulté pour atteindre cet autre canal consiste à grimper, mains au guidon mais pieds à terre, pour accéder au viaduc du chemin de fer touristique du Minervois  (ligne de Narbonne à Bize, ouverte en 1887), puis d’y redescendre par une pente aussi abrupte avant de longer le fleuve vers l’écluse de Moussoulens.

Pour éviter le franchissement délicat de ce pont, et en attendant, je l’espère, qu’une passerelle soit construite et que surtout, des panneaux d’orientation soient installés, par ce que, bon sang de bonsoir, rien n’est indiqué (en données 2012), je conseille de revenir sur Sallèles d’Aude, puis, à l’écluse, de prendre la départementale 1118 direction Cuxac d’Aude (sur la rive gauche). Empruntez  la départementale 13 direction Narbonne, qui traverse le fleuve, ensuite tournez à droite sur la départementale 369 direction Moussoulens. Vous rejoindrez le Canal de la Robine qui vous ramènera sur l’écluse de Moussoulens. Vous pourrez ainsi retrouver le pont du chemin de fer, et l’Aude sur la rive droite. Le matin du 6ème jour de ma randonnée, en remontant moi même direction Capestang, j’y ai rencontré 2 charmantes jeunes filles qui se rendaient à bicyclette à Bordeaux et qui s’étaient perdues.

Pour faire plus court, vous pouvez rester sur la départementale 13 qui rejoint le Canal à l’écluse du Raonel.

Dessin au lavis de 2015

 

mercredi 27 août 2014

vendredi 18 août 2012

mercredi 27 août 2014

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

Retour sur la liste des 33 articles consacrés à ma randonnée à vélo.

 

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Pour en savoir plus sur le tableau évoqué plus haut, cliquez  sur la Cité idéale.

D’autres infos sur l’épanchoir du Gailhousty : sur le blog du petit patrimoine, sur le site de Sallèles d’Aude, quelques vues sur les bateaux en cale sèche,

D’autre infos sur cet ouvrage ici et .

Un article sur les eurovélos du site « Les roues de Jude ».

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Hébergements à Sallèles d’Aude (liste non exhaustive) :

Maison d’hôtes « Les Volets bleus », ici (version anglaise), ou là, (version bilingue), mon « coup de cœur ».

Randonnées graphiques printanières et estivales sur le Canal du Midi en 2015

A travers ce récit, vous allez pouvoir découvrir quelques dessins, aquarelles, lavis printaniers et estivaux sur le trajet allant du Somail  au Pont de Sérièges, au lieu dit « La Croisade », sans oublier l’épanchoir du Gailhousty.

Pour commencer, une vue sépia de l’ouvrage qui marque l’entrée sur le hameau côté Carcassonne.

Représenté en version aquarellée ci dessous, il est appelé le pont de Saint Marcel, ou le Pont Neuf du Somail et date de 1771, se distinguant par une succession de 3 matériaux : la pierre calcaire, le basalte et le grès. Tout comme le pont Saint Rome, et contrairement au Pont Vieux du hameau, de larges voûtes offrent à l’ouvrage son aspect majestueux.

Le pont que jouxte la chapelle délimite la commune de Ginestas et de St Nazaire d’Aude, toute deux situées dans le Minervois.

La chapelle fut terminée en 1693 (remaniée et agrandie au 19e siècle), 10 ans après le pont. Les voyageurs de la Barque de poste en arrêt sur la 3ème Couchée depuis Toulouse pouvaient assister aux offices et les messes sont toujours d’actualité en 2015.

Sur l’aquarelle du bas, à gauche du pont, le bâtiment couvert de lierre abritait autrefois l’auberge des voyageurs de la Barque de Poste. C’est, de nos jours, une des chambres d’hôtes du Somail (en données 2015).

Avant d’enchaîner sur un autre site, voici, d’une part, la péniche épicerie « Tamata », véritable supérette flottante, un des symboles du lieu. Claudine Wytrowa y était aux commandes jusqu’à une date récente. Depuis 2015, un jeune couple semble avoir pris la succession. On y trouve du pain, des tee-shirt à l’effigie du Canal, des bouteilles de rosé etc…

D’autre part, pas très loin en aval du Somail se trouve un ouvrage remarquable, l’épanchoir des patiasses.

Quelques kilomètres plus loin, sur la commune voisine de Sallèles d’Aude, se trouve un « bijou » architectural du XVIIIe siècle, situé sur le Canal de Jonction de la Robine. A la fois une écluse, un épanchoir et une cale de radoub, je vous dirigerai sur des liens en fin d’article si vous souhaitez en savoir plus sur cet ouvrage.

La quiétude et la lumière des petits matins printaniers et estivaux incitent à venir pêcher.

En remontant sur le village, voici le pont piétonnier de type « Eiffel » qui fait face à l’excellent établissement qu’est la Maison d’Hôtes « Les Volets Bleus » (lien en version anglaise et en version française) tenue par Isobel, Nick et Greg.

Décidée en 1891 face au chemin d’Ouveillan, la construction de la passerelle piétonnière débute en 1893, en « treillis métalliques de type Eiffel », séparés par des entretoises en U, et comportant un platelage initialement en bois mais remplacé en 1965 par une tôle lamée acier. L’ouvrage s’appuie sur deux culées en pierre complétées par deux escaliers.

Cette imposante bâtisse languedocienne au belles proportions dotée de 36 fenêtres et de 72 volets, autrefois une maison de maître appartenant à un vigneron a été convertie en Maison d’hôtes par les actuels propriétaires. J’éprouve un immense plaisir à venir y séjourner régulièrement tant par l’accueil des hôtes, que par la qualité de la table, sans oublier le cadre lui même qui me rappelle la maison de mes grands parents maternels.

En remontant vers la jonction des deux canaux, voici l’avant dernier ouvrage, l’écluse du Truilhas. Un navigant suisse m’a gentiment proposé de monter à bord en remerciement d’avoir pu photographier l’aquarelle que vous découvrez ci dessous.

L’ouvrage ci dessous, traversé par la route minervoise, est appelé « Pont Neuf », au profil similaire à celui du Somail, mais doté d’un blason à l’effigie du Languedoc, marque l’entrée sur le Village d’Argeliers où est né Marcelin Albert, considéré comme le meneur de la révolte des vignerons qui a débuté le 11 mars 1907.
Le chancre coloré a malheureusement fait de ravages dans le secteur et la coupe de nombreux platanes, que j’ai pu observer en 2014, permet d’avoir une vue dégagée sur le village.

Arrivée ici sur l’ouvrage appelé « Pont de la Province » délimitant les communes d’Argeliers, en Minervois, où se trouve le bâtiment du restaurant « Le Chat qui Pêche » (une bonne table), et la commune d’Ouveillan, en Narbonnais. Toute deux se situent dans le département de l’Aude. D’ici se dressent au loin Quarante, Cruzy et Montouliers, en Biterrois, dans le département de l’Hérault.

Je termine ici mes balades graphiques par le Pont de Sériège, au lieu dit « La Croisade ». Le bâtiment abrite une autre bonne table du Canal du Midi.

Ainsi s’achève cet article consacré à la saison 2015 de mes dessins, aquarelles et lavis.

Venir peindre sur le canal implique de faire de la marche à pied ou de la bicyclette (du roller aussi sur le chemin asphalté entre Toulouse et Port Lauragais), autrement dit, accompagner sa démarche artistique d’exercices physiques. Ceci dit, le « volet » sportif relève d’une conception assez « soft » chez moi. En revanche, retrouvez sur les articles de mon ami carnettiste-peintre-voyageur sa façon de procéder pour alterner ses objectifs sportifs et sa démarche d’aquarelliste sur ses articles « Aquarelle, chêne vert et Tête de braque » 1ère partie, 2ème partie, 3ème partie et 4ème partie.

C’est tout …, pour le moment!

Nicolas.

Retrouvez un article de Jean-Pierre Lagache, un passionné du département de l’Aude, sur Argeliers.