Le Canal du Midi (30/30), un bilan des récits de Toulouse à Béziers

Canal du Midi (2012-2018) : un bilan des récits sur le parcours de Toulouse à Béziers avant de poursuivre sur le trajet restant.

Fin janvier 2013, j’ai décidé de vous raconter ma randonnée, ou plutôt, mes deux randonnées à bicyclette le long du Canal du Midi. La première s’est déroulée sur 7 jours en août 2012 de Toulouse au Phare des Onglous à Marseillan, via la bifurcation de Narbonne. La seconde a eu lieue, toujours à bicyclette, en août 2014, de Narbonne au Phare de Port-La-Nouvelle.

Auparavant, ce sont quelques échanges sur le net avec Jean-Pierre Lagache, malheureusement décédé en novembre 2018 , administrateur et contributeur du blog « belcaire pyrénées » qui m’avait soufflé l’idée de faire un récit de ces randonnés. J’ai ensuite rencontré Jean-François Benne, administrateur de ce blog et ma première publication est sortie fin janvier 2013.

A l’enthousiasme des débuts, s’est peu à peu installé un certain découragement, du fait du peu de visibilité du blog et sur la raison que nous n’avons pas accès au grands moyens de communications qui nous permettrait non seulement d’élargir notre lectorat, mais donner peut-être envie aussi à de nouveaux contributeurs de vouloir se joindre à Jean-François, André, Robert (le créateur de la réplique d’une barque de poste 1818) et moi-même.

Je reconnais avoir un peu de mal à envisager d’écrire les 4 articles que j’avais prévu initialement sur le trajet restant entre Béziers et Marseillan. Aussi, j’ai décidé de marquer une étape, d’ou cette publication. En aucun cas, je ne renonce à poursuivre, simplement, je pense le faire d’une manière différente… et surtout prendre plus de temps.

Retournant de nombreuses fois sur les rives des canaux du Midi, de Jonction et de la Robine, j’ai, bien sur, enrichi de nouvelles photos ces cours d’eaux, et complété les 1000 photos prises en 2012, sans parler des dessins et aquarelles.

Avant de reprendre le cours de mes récit en 2020, je vais vous (re)présenter, sur ce 30ème article de ma randonnée à vélo, à travers des pièces graphiques et photographiques, quelques lieux qui m’ont particulièrement plus, de Toulouse à Béziers.

Tout d’abord, voici là ou tout commence en partant de l’Ouest, le bassin de l’embouchure à Toulouse, croisement de 3 canaux, celui du Midi, celui de la Garonne, en provenance de Castets-en-Dorthe (ou il se rattache au fleuve) et le canal de Brienne, qui rejoint le fleuve aussi et permettait autrefois aux embarcations d’éviter la chaussée du Bazacle . A noter aussi le bas-relief de Lucas.

Vient ensuite l’écluse Bayard, face à la gare Matabiau dans une configuration que l’on verra bientôt plus dans la mesure ou d’importants travaux sont prévus dans le cadre de l’érection d’un gratte-ciel, la tour Occitanie, à côté du bâtiment. Peut-être sera-t’il doté d’un rooftop qui permettra de voir le canal sur la ville (affaire à suivre et ce sera le sujet d’une prochaine publication, … si j’ai toujours envie de le faire !!!).

A la sortie de Toulouse, et à proximité du pont Mange-pomme se trouve un bâtiment tagué que j’ai représenté en aquarelle.

Sur le point le plus haut du Canal du Midi, au Seuil de Naurouze, a 190 m au dessus du niveau de la mer, et à proximité du bief de partage, se dresse une obélisque à la gloire de son fondateur, Pierre-Paul Riquet.

Vient ensuite Castelnaudary et son grand bassin, représenté ici en aquarelle en version diurne et en version nocturne (pour celle-ci,couplée avec l’écluse de Gardouch).

Le canal traverse une ville doté de d’un autre monument classé patrimoine mondial de l’UNESCO, Carcassonne et ses fortifications. Il est à noter, tout comme à Toulouse, qu’une écluse se dresse ici aussi devant la gare.

Sur Trèbes, un ouvrage remarquable, le pont-canal, « bousculé » pendant les crues et particulièrement celle d’octobre 2018.

Arrivée sur Homps, un des port du canal qui permettait aux péniches de faire demi-tour.

Le Canal du Midi, se sont aussi 63 écluses sur ses 240 km. Ci dessous une vue en amont et une autre en aval.

Le hameau du Somail, situé sur 3 communes (en données 2019), entre Minervois et Narbonnais, était autrefois la 3ème étape pour la couchée, des barques de poste en provenance de Toulouse. Des offices ont toujours lieu dans la chapelle de nos jours.

Voici un de plus beaux édifices des canaux des deux-mers, l’écluse-épanchoir du Gailhousty et son bâtiment du 18ème Siècle, dernier ouvrage avant l’arrivée sur l’Aude, situé sur un canal bifurquant du Canal du Midi, le Canal de Jonction de la Robine, achevé en 1787.

Au détour des méandres du canal, une magnifique vue panoramique de Capestang s’offre aux promeneurs.

Dans cette ville, on peut apercevoir une réplique de barque de poste 1818, construite par un passionné, Robert Mornet.

Je ne pouvais pas écrire cet article sans évoquer le tunnel du Malpas, qui a vu le jour grâce à l’entêtement de Riquet qui a réussi a prouver que cet ouvrage était réalisable, sans quoi l’ensemble du projet du canal était remis en cause, par des « mauvais coucheurs » nuisibles (comme il y en a toujours face à ceux qui mettent en place de grandes réalisations), sans doute jaloux, et qui souhaitaient très certainement le voir trébucher. D’autre part, le souhait de Riquet de faire arriver son canal en majesté dans sa ville natale dépendait aussi de la concrétisation de ce tunnel.

Je terminerai cette publication par l’ouvrage emblématique du cour d’eau, les écluses de Fonsérannes, utilisées par les touristes navigants, les préférant à l’ascenseur à péniche construit à côté et qui n’a pratiquement jamais servi. Elles offrent  une vue panoramique sur Béziers.

Ainsi s’achève la première série de mes publications sur mes randonnées à vélo.

Je vous dis donc « à bientôt, pour la suite ».

Nicolas globe croqueur.

Je dédie cette publication en mémoire à Jean-Pierre Lagache, administrateur et contributeur du blog « Belcaire pyrénées » et je vous invite à (re) découvrir ses publication sur le Canal du Midi 1ère partie, 2ème partie, 3ème partie et 4ème partie (du moins si son blog reste toujours en ligne et qu’un de ses amis ou qu’un membre de sa famille décide de le pérenniser).

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Nous sommes ici dans un secteur du canal ou naviguent les bateaux du soleil.

En guise de  « bonus », une vidéo sur le Canal du Midi…

… et comme une de mes autres occupations concerne ma généalogie, un peu pour flatter mon ego aussi, je le reconnais, voici, pour les abonnés au site »geneanet », ma probable lointaine parentèle avec Pierre-Paul Riquet.

Le Canal du Midi en automne : sur l’aqueduc de l’Orbiel, novembre 2017

A travers cette publication, je vous fais partager une promenade automnale sur le bief de Trèbes du Canal du Midi le jeudi 2 novembre 2017, en me focalisant sur un ouvrage.

L’aqueduc de l’Orbiel, un des plus anciens en France, fut terminé en 1690 et fait partie des onze aqueducs situés entre Carcassonne et Béziers. Colin et Launay, ingénieur missionné par Vauban, prit comme modèle le pont-canal du Répudre de Riquet. L’importance des ouvertures des voutes nous indique déjà ce qu’étaient l’ampleur des crues, qui ne faiblissent pas en ce début de 21e Siècle, réchauffement climatique oblige. Vauban, souhaitant perfectionner le tracé du Canal du Midi, tout simplement pour le pérenniser, a fait contribuer à isoler  le fleuve artificiel des rivières. Dans l’exemple précis de cet aqueduc, le parcours initial du bief s’en trouve raccourci, alors que celui  de Riquet s’adaptait au relief naturel imposé, avant de rencontrer un  cours d’eau naturel par ce qu’on appelait une chaussée. L’ancien segment en amont fut converti en rigole d’alimentation de 321 m pour capter les eaux de la rivière. C’est ce qu’on appelle une prise d’eau.

Ci-dessous, l’ouvrage en amont au printemps et à l’automne, à trois années d’intervalles. Il est à noter la coupe de certains arbres sur les bords de la rivière et le remplacement des platanes du canal par du chêne, essence choisie sur cette section.

Jeudi 3 mai 2014 et jeudi 2 novembre 2017

Changement de points de vue, cette fois-ci au-dessus et au pied des trois arches de l’aqueduc. Ici, ce sont sans doute les crues qui ont contribué à modifier la végétation, même si une intervention humaine a du s’avérer nécessaire pour nettoyer le site.

Jeudi 3 mai 2014 et jeudi 2 novembre 2017

Jeudi 3 mai 2014

La présence d’un tag, aussi graphiquement intéressant soit-t’il, n’apporte pas, à mon avis, une plus-value à l’esthétique de l’ouvrage.

Jeudi 16 août 2012 et jeudi 2 novembre 2017

Ci-dessous, trois vue en amont de l’ouvrage sur trois saisons.

Samedi 3 mai 2014

Jeudi 16 août 2012 et jeudi 2 novembre 2017

Huit essences d’arbres ont été retenues pour remplacer les platanes malades sur différentes sections du canal. Le chêne de Toulouse à l’écluse de Laval, puis l’érable plane jusqu’au Seuil de Naurouze, le chêne de nouveau jusqu’à Castelnaudary, le tilleul à grandes feuilles de Castelnaudary à Carcassonne, le chêne de Carsassonne à Trèbes, le peuplier blanc de Trèbes à Argens Minervois, le chêne d’Argens-Minervois à Ouveillan, le micocoulier d’Ouveillan à Béziers, le chêne de Béziers à l’écluse de Bagnas, puis le pin d’Alep, le tamaris et mûrier blanc jusqu’à l’étang de Thau. Concernant le Canal de la Robine, le chêne a été retenu entre Sallèles d’Aude et l’écluse de Sainte Lucie, puis le pin d’Alep, le tamaris et mûrier blanc jusqu’à Port-la-Nouvelle.

C’est sur l’image de ce panneau que j’achève ce récit.

Jeudi 2 novembre 2017

 

C’est tout! , pour le moment.

Nicolas.