Le Canal du Midi (1/10/30), de Carcassonne à la jonction (2012) (1/7) : de la cité fortifiée à l’écluse de Villedubert

Canal du Midi (2012-2018) : de l’écluse de Carcassonne à l’écluse de Villedubert.

Voici  le 10ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’écluse de Carcassonne et l’écluse de Villedubert.

En cette magnifique journée du jeudi 16 août 2012, j’entame ma 4ème étape à vélo commencée le lundi 13 au bassin de l’Embouchure à Toulouse, extrémité occidentale du Canal du Midi, là ou a été posée la 1ère pierre de ce long ruban d’eau de 240 km qui permettait un raccourci pour la batellerie qui n’avait plus à faire un grand détour par le Détroit de Gibraltar pour relier les côtes atlantiques au côtes méditerranéennes françaises.

Il est à noter surtout le rôle économique et civil qu’aura connu le Canal du Midi alors qu’il avait été envisagé de lui ajouter une fonction militaire, notamment pour permettre aux navires de guerre de l’époque de relier les 2 mers sans avoir a se frotter à ceux des puissances étrangères et parfois hostiles. Vauban aurait d’ailleurs souhaité, pour cela, la conception d’ouvrages aux gabarits plus importants, en particulier les écluses, mais il n’a pas été suivi dans ce souhait.

Je reprend donc le cours de mon trajet là ou je l’avais terminé la veille, c’est à dire à l’écluse de Carcassonne, près du port, face à la gare, au km 105 depuis la Garonne, à l’altitude de 106 m et 38ème ouvrage à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale. Direction d’Homps, ma prochaine étape. Carcassonne est la 30ème commune sur les 63 que traverse le Canal du Midi (en données 2012).

Lundi 26 août 2013 et jeudi 16 août 2012

Je vous donne aussi la raison pour laquelle je « sectionne » autant mes articles sur la traversée d’un pays alors que je pourrais tout regrouper. Tout simplement par ce que l’insertion de nombreuses photos risquerait de ralentir l’apparition de l’article sur l’écran au risque de faire renoncer certains internautes à la lecture de celui-ci. J’ajoute donc au maximum 15 images à chacun de mes écrits. Quand je m’attellerai au « chapitre » du Grand Bief, le sujet sera abordé en plusieurs parties. Il est à noter également que je suis retourné prendre des photos sur plusieurs endroits du Canal un an après mon trajet sur des lieux que j’estimais ne pas avoir pris en photo suffisamment correctement la première fois.

J’approche de la 39ème écluse du Canal, l’écluse de St Jean, à bassin simple, située à 108 km 162 de la Garonne, à l’altitude de 102 m, située sur Carcassonne après avoir parcouru les 2 km 864 de ce 39e bief éponyme. Le pont de la déviation de la D 6113, ex RN 113 Bordeaux Marseille, précède l’écluse. Cette ancienne route nationale  pouvait être qualifiée de  « route des deux mers », côtoyant l’itinéraire du Canal du Midi depuis Toulouse jusqu’à cet endroit mais s’en éloignant sur le trajet Carcassonne Narbonne.  Cet axe principal, tout comme l’autoroute, n’est pourtant pas le chemin le plus court pour se rendre à Béziers. Une route touristique secondaire, appelée « Route Minervoise », aux numérotations suivantes en D 118, D 149, D620, D101, D 610, D11 dans l’Aude, puis D5 dans l’Hérault, très intéressante, longe l’itinéraire du Canal du Midi jusqu’à la ville natale de Riquet. J’ai emprunté ce chemin en août 2013 pour  « immortaliser » de nombreux endroits sur le cours d’eau.

Jeudi 16 août 2012

Lundi 26 août 2013

Voici les 0 km 763 du 40ème bief, précédant la 40ème écluse, celle du Fresquel double (au km 108,925 de la Garonne, altitude 97 m), et sur lequel on peut découvrir le Pont de Friedland (photo en haut à gauche, datant de 1810, comme l’écluse), et surtout, le pont-canal du Fresquel, enjambant la rivière éponyme, ouvrage dans le plus pur style Vauban, datant de 1810, à 3 arches, commun au cours d’eau et à la route Minervoise franchissant ensemble cet obstacle naturel, exemplaire unique sur le Canal du Midi d’un ouvrage à la fois fluvial et routier. C’est ici que le nouveau tracé  rejoint le tracé originel. Auparavant, il rencontrait le Fresquel par l’intermédiaire d’une chaussée. Un épanchoir se trouve à proximité ainsi qu’une rigole d’alimentation, la 1ère depuis le Seuil de Naurouze (sources, « Le Canal du Midi de long en large » de Philippe Valentin). Je reconnais volontiers ne pas être allé découvrir cet ouvrage lors de mes 2 passages, ce que je ne manquerai pas de faire lors d’une prochaine promenade pédestre, muni de la documentation nécessaire afin de ne rien oublier.
Pour se référer au domaine cinématographique, c’est à cet endroit qu’une scène du film « Le Petit Baigneur » (1968) a été tournée (quand une vedette dépasse une automobile).

 Lundi 26 août 2013

Jeudi 16 août 2012 et lundi 26 août 2013

Jeudi 16 août 2013

Ci dessous les 2 écluses du Fresquel séparées par le 41e bief, le bief du Fresquel Simple, le plus court du Canal du Midi, de 105 m. Sur la photo ci-dessous en haut, vous pouvez apercevoir le bief et les 2 écluses, ainsi que le mirador permettant un contrôle de l’ensemble.

Jeudi 16 août 2013

L’écluse du Fresquel simple (pas besoin de préciser le nombre de bassins) est la 41ème écluse à franchir par les navigants en provenance de Toulouse, au km 109,030 de la Garonne,à 94 m d’altitude. A noter la coupe des platanes atteins de la maladie du chancre coloré.

Lundi 26 août 2013 et jeudi 16 août 2012

C’est parti pour parcourir le 42e bief, le bief de l’Evèque, long de  3 km 763, traversant les communes de Carcassonne, Villemoustaussou, Villalier et Villedubert. C’est à partir de là que j’ai commencé à entendre chanter les cigales et que le paysage se donne des accents de plus en plus méditerranéens. Sur cette section se trouvent les ouvrages suivants : l’épanchoir du Fresquel (XIXe siècle et remanié en 1920), le Pont Rouge, datant de 1920 (2 photos du bas), le Pont de la Mijeanne (XVIIe siècle), l’aqueduc déversoir de Trapel (1689).

Jeudi 16 août 2013

J’approche maintenant de l’écluse et passe sur l’aqueduc déversoir de Trapel (photo en bas à gauche) qui permet l’évacuation des excédents d’eau du Canal, et qui le permettait aussi du temps de la chaussée en amont sur le Fresquel. L’ouvrage repose sur 2 voutes. C’es ici aussi que je me suis aperçu que la vitesse des péniches et autre bateaux (à la condition du respect de la limitation de vitesse de 8 km/h) était inférieure à celle d’un cycliste.

Jeudi 16 août 2013

J’approche de la 42ème écluse, l’écluse de l’Evêque, à bassin simple, avec son bâtiment bien entretenu. Amoureux des belles architectures, je remarque également une somptueuse propriété de pierres et de briques à proximité au milieu d’un  magnifique jardin.

Jeudi 16 août 2013

J’aborde le 43ème bief, celui de Villedubert, long de 0 km 750, bordé de jeunes platanes replantés. Il faudra attendre au moins une vingtaine d’années avant que ceux ci n’abritent les promeneurs d’une ombre conséquente. Au fond, sur la photo à gauche, la Montagne d’Alaric qui s’étend sur une quinzaine de kilomètres d’Est en Ouest, culminant à 600 m.

Jeudi 16 août 2013

Et c’est sur la 43ème écluse du Canal du Midi, à bassin simple que je termine mon récit , avant dernier récit sur la traversée du 3ème pays que traverse le cours d’eau. Nous nous trouvons à 113 km 543 de la Garonne, à l’altitude de 86 m sur la commune éponyme, la 33ème depuis Toulouse (sur 63).
Désireux de me désaltérer, je tente d’attraper une grappe de raisin sur la treille du bâtiment éclusier et constate que celui-ci est mûr, contrairement aux grappes des vignes aux abords de l’écluse d’Herminis, la veille. Géographiquement parlant, l’écluse de Villedubert, à proximité de l’Aude, se situe à l’extrémité Est de la commune de Carcassonne alors que l’écluse d’Herminis se situe à limite Ouest de celle-ci (12 km environs à vol d’oiseau entre les 2 endroits). J’en conclus que la « ligne de partage » des dates de maturité du raisin correspond grosso modo à une verticale Nord-Sud similaire à celle de l’arrivée à maturité du raisin du côté de Limoux.

Jeudi 16 août 2013

C’est tout, pour le moment !

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

 

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

 

Le Canal du Midi (1/9/30), de Toulouse à Carcassonne (2012) (9/9) : de l’écluse d’Herminis à l’écluse de Carcassonne

Canal du Midi (2012-2018) : de l’écluse d’Herminis à l’écluse de Carcassonne.

Voici  le 9ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’écluse d’Herminis et l’écluse de Carcassonne.

A ce niveau de la narration de mon trajet à vélo le long des 240 km du Canal du Midi, d’une part, et au moment ou j’écris ces lignes, en septembre 2013, d’autre part beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, si j’ose faire ce clin d’œil.

Désireux d’approfondir mes connaissances sur ce cours d’eau, j’ai eu l’occasion depuis août 2012 d’y retourner faire 3 séjours, 2 en mai et 1 en août 2013 à des endroits différents. Les 2 premiers étaient au Somail et à Toulouse. Pour le 3ème, tirant le bilan de ma banque de données photographique, j’ai décidé de retourner faire des prises de vues aux endroits que j’estimais n’avoir pas suffisamment approfondis. En tenant compte de l’avancement de mes récits, j’ai choisi le trajet entre l’écluse d’Herminis et le pont du Caylus. J’aurais aimé « pousser » jusqu’à Agde et notamment faire une marche le long de la liaison entre le Canal et la Méditerranée du côté de Vias, mais je n’en ai pas eu le temps. Je précise aussi que les remarques de nombreux internautes soulignant l’augmentation en qualité de mes mises en page et de mes images  au fur et à mesure de l’avancement de mes écrits m’ont encouragé à persister dans cette démarche. Autrement dit, je vais vous faire partager dans ce qui va suivre non seulement les photos précédant et couvrant la période de ma randonnée sur 2 roues, mais aussi celles que j’ai été faire entre le 26 et le 28 août 2013. Dans le feu de l’action et dans l’euphorie de mes congés d’été, j’ai immédiatement choisi de mener à bien ce projet juste après un séjour à l’Ile Maurice, pays dans lequel j’ai eu l’occasion de peindre de nombreuses aquarelles, que je vous présenterai  sur le blog des croqueurs de nature (je vous inviterai à cliquer sur le lien en fin de récit). A noter que pour découvrir mes travaux graphiques sur le thème du Canal du midi, vous pouvez également vous rendre sur la rubrique « les aquarelles de Nicolas » sur ce blog.

Je commence donc ce  récit par l’écluse d’Herminis, le 36ème ouvrage, à bassin simple, au km 98,790 de la Garonne. Après m’y être arrêté pour me désaltérer de 2 verres de jus d’orange dans le café restaurant situé au bâtiment de l’ouvrage, j’enfourche de nouveau ma bicyclette en direction du centre ville de Carcassonne. Je n’éprouve pas le besoin de me désaltérer habituellement, excepté au moment d’un effort physique important et continu, qui plus est sous un soleil de plomb. A ces moments précis, je passe sur l’extrême opposé et j’éprouve, au contraire, le besoin de me rafraîchir plus que la moyenne.

Je constate la présence de la péniche d’hôte « Mirage » dans laquelle je séjournerai 1 an plus tard.

Je vous présente donc des photos en mode panoramique de l’écluse prises le lundi 26 août 2013.

Lundi 26 août 2013

Lundi 26 août 2013

Au passage, je vous énumère les ouvrages que je traverserai jusqu’à l’écluse de Carcassonne (hors écluses sauf 2) : l’aqueduc de Saume (1679), l’Epanchoir de Foucault (XVIIe siècle et remanié en 1810), les anciennes écluses triples de Foucault et doubles de Villaudy, l’aqueduc de l’Arnousse, quand le tracé du Canal évitait la ville, l’aqueduc de l’Arnoussette, le pont du chemin de fer de la ligne secondaire qui se dirige vers Limoux (je vous expliquerai plus loin pourquoi j’évoque cet ouvrage), la tranchée de l’Estagnole, le pont d’Iéna, la passerelle de l’Estagnole, le pont Marengo et le pont de la Paix.

Je longe à vélo en cette fin d’après midi du 15 août 2012 les 1 km 376 du 37ème bief retenu par l’écluse de la Douce,  le 37ème ouvrage situé à 100 km 166 de la Garonne, à bassin simple, d’une altitude de 109 m. Je croise de nombreux joggeurs. Au pied de l’écluse, la fameuse péniche évoquée plus haut.

Mardi 23 août 2011 et mercredi 15 août 2012

Mardi 23 août 2011 et mercredi 15 août 2012

Je poursuis donc sur les du 38ème bief, retenu par l’écluse de Carcassonne, en centre ville. Carcassonne, ce n’est pas seulement une aire urbaine, mais c’est aussi la campagne, dans laquelle est situé, par exemple, le hameau d’Herminis. J’atteins assez rapidement le bâtiment de l’Epanchoir de Foucault. Le tracé du Canal rectifié au début du XIXe siècle pour desservir le centre ville débute à partir d’ici et comme le nom de l’ouvrage  l’indique, les excédents d’eaux se déversent dans le lit de l’ancien tracé pour se diriger vers le Fresquel, tout proche.

Pour décrire le lieu, je n’ai rien trouvé de mieux que de citer une phrase de l’excellent fascicule de Philippe Valentin, « Le Canal du Midi de long en large » qui se décline en 4 cartes et en bilingue français/anglais : « La maison de garde rappelle que le territoire longiligne était un fief ou le seigneur et ses descendants exerçaient la police et la justice. Ces personnages importants du système Riquet surveillaient et sanctionnaient la pêche, la baignade, la fraude, contrôlaient les voyageurs turbulents ou les pirates d’eau douce ».

Mardi 23 août 2011

Mercredi 15 août 2012 et mardi 23 août 2011

Vous pouvez voir sur la photo ci dessous en haut à gauche l’écoulement des exédants aquatiques évoqués plus haut. Jusqu’au XIXe siècle, le Canal contournait la ville par le nord via deux ouvrages aujourd’hui disparus,  l’écluse triple de Foucault (elle est représentée sur un plan accolé au bâtiment) et l’écluse double de Villaudy. Les contraintes du relief doublé du refus des autorités de la ville à verser leur obole pour trancher la colline de l’Estagnole ont eu raison, dans un 1er temps, d’un tracé qui semblait pourtant d’une évidence !!! Il est à souligner que Carcassonne, très dynamique, estimait sans doute n’avoir pas besoin d’une plus value. Comme toujours, c’est après que vient les moments des regrets et, il faudra attendre la veille de la Révolution pour qu’enfin, la décision de bon sens de rapprocher le cours d’eau de la ville soit prise. La percée de la colline fut décidée et les 2 nouvelles écluses de Carcassonne et de St Jean remplacèrent, sur le nouveau tracé, celles précédemment citées sur l’ancien tracé.

D’ailleurs, à partir de la colline, les piétons et cyclistes doivent s’éloigner du chemin de halage pour ne le retrouver qu’à l’écluse., faute de balisage. A noter sur la photo en bas à droite, le pont du chemin de fer à l’emplacement exact du passage du Méridien de Paris, ou, sous sa dénomination plus contemporaine, la Méridienne Verte.

Mercredi 15 août 2012

En cette fin d’après-midi et juste avant que n’éclate un orage, je finis par atteindre le dernier ouvrage de ma 3ème journée à bicyclette et je vous le fais découvrir sans plus tarder sur les photos ci dessous, dont une présentée en mode panoramique. Il est à noter que les ponts du secteur se réfèrent à quelques batailles napoléoniennes notoires (Iena, Marengo). Les travaux du tracé et du port se sont terminés en 1810, sous le 1er Empire, ceci expliquant celà. Ce n’est qu’à l’approche du milieu du XIXe siècle que les bâtiments pour  accueillir les voyageurs, vont sortir de terre, dans le cadre du service accéléré de la navigation mise en place pour concurrencer les diligences, elles même plus rapides grâce à une amélioration des routes du Languedoc. Avec l’arrivée du chemin de fer que ces structures seront naturellement aptes à offrir un cadre adapté aux usagers du train.

Vous remarquerez, sur la photo en haut à gauche, au pied de la passerelle de l’Estagnole (1974), une architecture « Art Nouveau » et sur le panoramique, le port à gauche (direction Béziers) et le pont de l’ex rn 113 (Bordeaux-Marseille), à l’opposé (direction Toulouse).

Mercredi 15 août 2012 et lundi 26 août 2013

L’écluse de Carcassonne est le 38ème ouvrage à franchir par les navigants, à 105 km 288 de Toulouse, à bassin simple, à l’altitude de 106 m. Il est à noter, comme dans la Ville Rose, que la gare se trouve à son pied. A titre de comparaison, les distances ne sont que de 90 km par la route et le chemin de fer.

Mercredi 15 août 2012 et lundi 26 août 2013

Mercredi 15 août 2012

Je ne terminerai pas ce récit  sans vous faire partager quelques photos d’une excellente maison d’hôtes dans laquelle j’ai eu la chance de séjourner, aménagée avec beaucoup de goût, « La Maison Coste » et son jardin intérieur. Malheureusement, le propriétaire a cessé son activité fin 2012 et quand je suis retourné en repérage le lundi 26 août 2013, le nouvel acheteur, visiblement n’a pas repris l’activité. Existait aussi à l’entrée de l’établissement, un magasin de décoration mêlant harmonieusement le contemporain et le classique comme le style « campagne chic ».

Mercredi 15 août 2012

Mercredi 15 août 2012

Mercredi 15 août 2012

 

C’est tout, pour le moment !

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Le récit de mon séjour sur la péniche « Mirage » en août 2013, sur ce lien.

Pour celles et ceux qui ont eu la chance de séjourner à la « Maison Coste  » et qui regrettent qu’elle n’existe plus, adoreront sans doute « La maison Carcassonne » (site en anglais).

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (1/8/30), de Toulouse à Carcassonne (2012) (8/9) : de l’écluse de Béteille à l’écluse d’Herminis

Canal du Midi (2012-2018) : de l’écluse de Béteille à l’écluse d’Herminis.

Voici  le 8ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’écluse de Béteille et l’écluse d’Herminis.

Par l’écluse de Béteille (la 33ème à franchir, à bassin simple, altitude 123 m, à 86 km 309 de la Garonne), située sur Alzonne (25ème commune sur les 63 que traverse le Canal), je pénètre dans un nouveau pays, le Carcassonnais, sur lequel je vais consacrer 4 articles dont celui ci qui va vous emmener jusqu’à l’écluse d’Herminis, à l’entrée de la commune de Carcassonne. Le Canal coule dans se pays sur une quarantaine de km et traverse 10 communes.
Pour rappel, je précise que j’atteins cette écluse en début de l’après midi du 3ème jour de ma randonnée à bicyclette depuis Toulouse. En commençant par cet ouvrage, situé sur  Montréal, j’ai une petite pensée pour le couple de comédiens Philippe Noiret/Monique Chaumette qui ont longtemps habité dans les environs et je me remémore une scène à la fin du film « La vie et rien d’autre » tournée sur cette commune. Ici était autrefois la 2ème dinée de la barque de poste venant de Toulouse. Cependant, je n’ai trouvé ni chapelle, ni bâtiment ayant pu servir d’auberge. Tout comme à Castelnaudary, je n’ai pas bien cherché non plus.

Comme je l’ai précisé sur mes précédents écrits, la végétation méditerranéenne s’invitera de plus en plus suivant que je progresserai vers l’Est et je découvrirai les 1ères vignes sur Villesèquelande. Elles apparaissent aussi dès Alzonne et même autrefois, elles « montaient » jusqu’à Castelnaudary avant de disparaître au profit des céréales pour cause sans doute de la qualité médiocre des cépages, peut être aussi par ce que les cultivateurs du Lauragais n’ont pas cherché  à améliorer leur production. La qualité de la terre explique sans doute ce changement et  la tradition céréalière caractérise plus ce pays que la tradition vigneronne.

Voici la liste des ouvrages sur le trajet (hors écluses) : la Cale St Jean, l’aqueduc de l’Espitalet (1689), le pont de Sainte Eulalie (1885), le pont de Villesèque (17ème siècle), l’aqueduc de Delfay (1689), l’épanchoir de Villesèque (17ème et 18ème siècles), le pont de Sauzens (1854), l’aqueduc de Sauzens (1691), et le pont de Rocles (1681).

Mercredi 15 août 2012

C’est parti pour les 7 km 471 du bief de Villesèque (le 34ème, traversant Montréal, Alzonne, Sainte Eulalie, Villesèquelande, Caux et Sauzens), le long duquel je découvrirai encore malheureusement des platanes malades et enfin un 1er panneau pédagogique informant les usagers des précautions à prendre pour éviter la propagation du chancre coloré. Fort heureusement, il reste encore suffisamment de végétation pour pouvoir envisager de pédaler à une heure ou il est plutôt conseillé de faire la sieste et cela sur tout le parcours du Canal du Midi. Sur la 2ème photo à gauche à partir du haut, la cale St Jean et sur la dernière en bas à droite, l’aqueduc de l’Espitalet.

Mercredi 15 août 2012

Mercredi 15 août 2012

Après le pont de Ste Eulalie (1885, 3ème photo en bas à gauche), c’est aux alentours du pont de Villesèque (17e siècle, dernière photo en bas à droite), que j’aperçois les 1ères vignes. Assoiffé comme rarement je l’ai été, je constate malheureusement que les grappes ne sont pas encore mures (elles le seront après Carcassonne en cette période de l’année). Je me faisais pourtant à l’idée d’en avaler une pour me désaltérer.

Mercredi 15 août 2012

Arrivée sur l’écluse éponyme, la 34ème à franchir par les navigants, à bassin simple, altitude 122 m et distante de 93 km 78 de la Garonne. Elle est précédée par l’épanchoir de Villesèque.

Il est à noter également la proximité de Villesèquelande, village dans lequel se trouve un orme, tout comme plus loin, à Poilhes, dans l’Hérault (je l’évoquerai dans mon article sur le parcours du Canal dans ce secteur).

Mercredi 15 août 2012

Encore 4 km 740 à parcourir sur 35ème bief retenu par l’écluse de Lalande sur un chemin de hallage à la qualité plus discutable sur quelques sections de son parcours. Je découvre de nouveau un tag, mode d’expression qui me convient plus sur des piles de ponts en béton gris (par ce qu’il leur apporte une plus value esthétique) que  sur un ouvrage ancien. L’avant dernière photo à droite vous présente  le pont de Rocles, datant de 1681. Sur le volet végétatif, je découvre de plus en plus de cyprès au fur et à mesure que je progresse vers l’Est.

Mercredi 15 août 2012

Je finis par atteindre la 35ème écluse du Canal du Midi, à double bassins, au km 98.520 de la Garonne, à l’altitude de 116 m. J’entre sur la commune de Carcassonne, ce qui ne signifie nullement que je suis rendu au pied des remparts de la cité ou de la gare. Il me restera à parcourir encore 8 km pour atteindre le centre ville. Par contre, au niveau de l’ouvrage de Lalande, du bief et de l’ouvrage d’Herminis, le cours d’eau frôle la commune de Pennautier, située dans le Cabardès, un des pays qui compose le département de l’Aude sur la partie le Nord-Ouest de son territoire. A noter la présence de ce panneau en bois indiquant les directions de quelques grandes métropoles mondiales (avec leurs distances orthodromiques, autrement dit, « à vol d’oiseau »).

Mercredi 15 août 2012

Mercredi 15 août 2012

Je poursuis mon trajet le long du 36ème bief, un des plus courts, long de 0 km 270 et retenu par l’écluse d’Herminis, le 36ème ouvrage, à bassin simple, au km 98,790 de la Garonne. J’y étais déjà venu faire un repérage le mardi 23 août 2011.

Mercredi 15 août 2012

Mardi 23 août 2011 et mercredi 15 août 2012

C’est sur ce lieu que je termine ce récit, 8ème article consacré à mon trajet en bicyclette le long de Canal du Midi de Toulouse à Marseillan. Voici la péniche d’hôtes « Mirage » amarrée près de l’écluse.

Mardi 23 août 2011

 

C’est tout, pour le moment !

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

 

Le récit de mon séjour sur la péniche « Mirage » en août 2013, sur ce lien.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (1/7/30), de Toulouse à Carcassonne (2012) (7/9) : du Grand Bassin à l’écluse de Béteille

Canal du Midi (2012-2018) : du Grand Bassin de Castelnaudary à l’écluse de Béteille.

Voici  le 7ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre  le Grand Bassin de Castelnaudary et l’écluse de Béteille.

En cette journée ensoleillée du mercredi 15 août 2012, après une nuit passée dans un agréable hôtel sur les bords du Canal (à la reception duquel une sympathique vieille dame veille à la bonne marche de l’établissement), et avec vue sur le cours d’eau,  j’enfourche mon vélo de bon matin pour ma 3ème étape, direction Carcassonne. Je ne manque pas de m’arrêter sur l’écluse de St Roch, 1ère  à 4 bassins du parcours depuis Toulouse,  à 65 km 909 de la Garonne, à l’altitude de 170 m et  21e ouvrage à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale. Le climat ici est de type océanique dégradé (en données 2012), bien que l’architecture de la ville évoque plutôt le midi méditerranéen que le midi Toulousain.
Ce lieu aurait impressionné Thomas Jefferson en 1787, du temps ou il était ambassadeur des États-Unis en France. Grand admirateur de notre pays, c’est au cours d’un se ses voyages, en observant les gerbes d’eaux produites par les vantelles, qu’il aurait fait la comparaison avec les Grandes Eaux de Versailles.
Nous nous trouvons toujours sur Castelnaudary, juste après le Grand Bassin, autrefois la 1ère étape de la couchée de la Barque de Poste en provenance de Toulouse. Au début du XXe siècle se dressaient plusieurs moulins aux alentours, comme en témoignent les cartes postales anciennes.
Comme toutes étapes qui se respectaient sur le Canal, se trouvait une chapelle à proximité, que je n’ai pas trouvée. Je reconnais  ne pas avoir bien cherché non plus, ne voulant prendre du retard sur mon étape (une décision prémonitoire dans la mesure ou je suis arrivé à Carcassonne juste avant que n’éclate un orage). Quand bien même je l’aurais repérée  qu’il m’eut été impossible de la visiter dans la mesure ou elle se situe sur un domaine privé. De toutes façons, j’ai bien l’intention de séjourner de nouveau dans des endroits précis le long du cours d’eau et de le relonger à bicyclette, dans l’espoir, cette fois ci, de faire partager cette promenade à mes proches et aux membres de ma famille.
Pour ajouter une considération esthétique, on ne peut que regretter l’aspect de ce mirador certes fonctionnel, mais qui se réfère plus aux maisons d’arrêt, aux terrains de manœuvres militaires ou aux architectures de l’époque du Rideau de Fer qu’à celles, élégantes, du temps de Riquet. Un bâtiment dans l’esprit de celui de l’épanchoir du Gailhousty, que je vous ferai découvrir dans un article ultérieur, ou une architecture à la Nicolas Ledoux eussent été plus justifiés.

Mercredi 15 août 2012

Il est à noter les ouvrages suivants sur ce trajet (hors écluses), que je n’ai pas tous remarqués, je le reconnais, mais qui méritent d’être énumérés : la cale de Gay, l’épanchoir du Vivier, (18e siècle), la cale de la Criminelle, l’aqueduc de Tréboul (1689),le déversoir de Villepinte (1839), l’aqueduc de Mézéran (1693), l’épanchoir de Villepinte (1739), la cale d’Arnaud Guilhem (18e siècle), le port de Bram, bien sur, l’aqueduc de Rebenty (1689), le pont ferroviaire (1854) et le pont du Diable (17e siècle), conçu bien après l’époque ou passait l’antique Via Aquitania. Je ne vous en évoquerai que quelques uns, d’ou mon désir de refaire autant de fois que nécessaire et sans jamais m’en lasser, le trajet, qu’il soit sur 2 roues, à pied ou en bateau.

En route maintenant pour parcourir les derniers km en Lauragais tout d’abord le long du bief de Gay 22ème du Canal,  long de 1 km 533, avant d’atteindre l’écluse  à double bassins (67 km 442 de la Garonne. altitude 159 m et 22ème ouvrage à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale à Toulouse). En observant plus attentivement la photo du bas, vous remarquerez une voute sous laquelle coulent des fontaines. Celle-ci est tout ce qui reste du moulin de Gay aujourd’hui disparu. Seul subsiste un circuit de dérivation permettant d’orienter le trop plein d’eau sans passer par l’ouvrage. Mon ami Jean-François le décrit très bien sur le site et accompagne ses explications par un zoom sur celle-ci.

Mercredi 15 août 2012

S’ensuit le bief et l’écluse du Vivier et l’entrée sur St Martin Lalande,  commune qui compte le plus d’écluses (en données 2012) : 6 au total (écluses du Vivier, de Guillermin, de Saint-Sernin, de Guerre, de La Peyruque et de La Criminelle). Même la Ville Rose du temps ou fonctionnaient les ouvrages de Garonne et Matabiau n’en comprenait pas autant.
Ce bief est le 23e  du Canal, long de 1 km 653 et l’ouvrage à triple bassins qui le retient se situe à  69 km 095 de la Garonne, d’une altitude de 154 m,  et 23e à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale.
A ce niveau, j’ai déjà parcouru 19 communes sur les 63 que traverse le cours d’eau. Je remarque sur la rive opposée au chemin de hallage une architecture plutôt atypique pour la région que je qualifierais de style néo-périgourdin se caractérisant par des menuiseries de fenêtres hétéroclites (ci dessous, 2ème photo en partant du haut). A noter une ancienne minoterie, comme il en existait beaucoup le long du Canal du Midi (bâtiment imposant sur les 2 photos du bas).

Mercredi 15 août 2012

Ce 24ème bief (de Guillermin) ne mesure que 0 km 418  (un des plus courts et rectiligne), et l’écluse du même nom à bassin simple d’une altitude de 147 m se trouvant à 69 km 513 de la Garonne, à 141 km 039 du Phare des Onglous et de l’Étang de Thau, extrémité orientale du chef d’œuvre de Riquet. Je découvre ici une des plus petites maisons éclusières, à un seul niveau. J’en découvrirai d’autres, moins nombreuses cependant que celle à 2 niveaux.

Mercredi 15 août 2012

Voici maintenant quelques considérations esthétiques , qui me donnent l’occasion d’un paragraphe « coup de gueule », en observant le bâtiment de l’écluse de St Sernin (4ème photo en partant du haut).

Il est à regretter le manque d’unité au niveau du marquage des fenêtres et ces petits carreaux totalement anachroniques que l’on a que trop « soupé » tellement ils sont présents sur de nombreuses maisons françaises depuis les années 70. Je déplore également que les fenêtres du rez-de-chaussée aient été rétrécies pour les aligner aux proportions standards étriquées proposées par les fabricants dans des magasins de bricolage qui vendent également des matériaux d’imitation en toc et de mauvais goût (fausses pierres, fausses briques, poutres en plastique ou en polystyrène se voulant en bois etc… ), dans le but de faire croire à l’acheteur crédule qu’il vivra dans un environnement du standing de ceux qui peuvent s’offrir de vrais matériaux (exemple, le faux style Tudor en Grande Bretagne). Les volets manquent aussi d’unité, notamment à cause de ce modèle « en Z » trop répandu. Décidément, le Canal du Midi mériterait  une charte plus pointue  permettant le maintien d’une esthétique harmonieuse, au besoin en attribuant des subventions aux habitants de ces maisons éclusières pour leur permettre d’atteindre cet objectif. Il existe pourtant des magazines spécialisés en décoration et des supports audiovisuels comme cette excellente émission diffusée les mercredis et samedis (en données 2012) « La Maison France 5 ». Malheureusement, j’en conclus qu’en règle générale, l’accès bon goût reste le privilège de ceux qui ont les moyens, à moins d’être averti et d’avoir de l’ « huile de coude » de manière à créer un environnement au standing supérieur.

Parenthèse d’humeur refermée, je note que le volet végétatif rattrape le niveau, la société de consommation n’ayant pas réussi à en faire des imitations en toc (et encore!). A souligner ce saule pleureur à la position particulière. J’observe également le bon état du chemin de hallage depuis Castelnaudary.

Mercredi 15 août 2012

Avant de poursuivre sur le 26ème bief de 0 km 937 retenu par l’écluse de Guerre, à bassin simple, à 71 km 033 de la Garonne et à l’altitude de 141 m, je remarque une route bordée d’une agréable enfilade de platanes (photo ci dessous à gauche). Durant mon trajet, je rencontrerai plusieurs fois des groupes de personnes comme cette famille nombreuse (3 membres visibles sur la photo du bas) partis de Lacanau-Océan pour se rendre à Sète sur une durée de 2 semaines. Nous nous dépasserons mutuellement jusqu’à ce que je les aperçoivent pour la dernière fois au niveau de Villesèquelande. J’en profite pour préciser que je projette de mon côté peut-être de longer un jour la Garonne depuis Bordeaux puis le Canal de Garonne de Castets-en-Dorthe jusqu’à Toulouse, ayant pris goût de longer les canaux à vélo.

Mercredi 15 août 2012

Je décide de photographier un groupe de canards, présents tout le long du cours d’eau avant de filer sur les 1 km 094 de ce 27ème bief, retenu par l’écluse à bassin simple de La Peyruque (72 km 127 de la Garonne, altitude : 139 m), à partir de laquelle s’élancent d’avantage les cyprès, autre repère végétal pour annoncer une écluse, au détriment des saules pleureurs. Pas de doutes, nous nous dirigeons bien vers la Grande Bleue et la flore caractérisant les paysages au climat méditerranéen s’invite petit à petit par petites touches. Gageons que l’intervention humaine y soit aussi un peu pour quelque-chose. Une halte agréable permet ici de se restaurer et de se rafraichir. Un des nombreux passionnés du Canal, instituteur et directeur d’école de profession (en données 2012), auteur de nombreux ouvrages sur le cours d’eau, mentionne cet établissement tenu par Frédérique et Jean-Louis (toujours en données 2012).

Mercredi 15 août 2012

Le court 28ème bief qui suit de 0 km 498, rectiligne et retenu par l’écluse à bassin simple de La Criminelle (72 km 625 de la Garonne, altitude : 137 m) bordée par un bâtiment a niveau unique me permet de zoomer sans problème  l’ouvrage précédent. j’y rencontre ici une famille remontant en sens inverse avec leurs chères têtes blondes qui choisissent de quitter l’embarcation provisoirement pour s’y rendre à pied.

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C’est par ce 29ème bief, long d’ 1 km 388, et totalement rectiligne, que je quitte la commune de St Martin Lalande pour pénétrer sur celles de Lasbordes et Pexiora (20 et 21ème dans le sens Ouest-Est) pour atteindre l’écluse à bassin simple de Tréboul (29e, 74 km 013 de la Garonne, altitude : 134 m). Je m’attarde en observant le paysage alentour aux accents toscans. Peu avant l’écluse, à noter l’aqueduc enjambant la rivière Tréboul (4ème photo en partant du haut).

Mercredi 15 août 2012

Le 30ème bief du Canal, de Villepinte, traverse Pexiora et Villepinte sur 3 km 800, toujours sur un chemin de hallage relativement bien entretenu. A noter, l’architecture singulière du pont routier éponyme sur la photo du bas (en 2 exemplaires sur le cours d’eau) typique des années 30. La technique du « bow-string » permet une distance plus importante des piles, situées du coup hors canal, de manière à libérer de l’espace pour la navigation. A proximité existait un lavoir et en 1950, des lavandières y venaient encore.

Mercredi 15 août 2012

Arrivée sur l’écluse de Villepinte, la 30ème, distante de 77 km 813 de la Garonne, à bassin simple, d’une altitude de 130 m, située sur la commune éponyme, la 22ème traversée par le cours d’eau. Il et à regretter que la plaque, là aussi, ait disparue, cependant remplacée par une typographie peinte, faute de mieux.

Mercredi 15 août 2012

S’ensuivent les 31èmes bief et écluse de Sauzens. Je pédale sur 1 km 685 (communes de Villepinte et Bram) avant d’atteindre l’ouvrage à bassin simple, d’une altitude de 127 m situé à 79 km 498 de la Garonne. A noter que les navigants ont franchi ici la moitié des écluses du Canal sur 1/3 de son parcours environ depuis Toulouse. 23 communes sur 63 ont été traversées depuis la Ville Rose.

Mercredi 15 août 2012

Le bief de Bram, le 32ème d’une longueur de 1 km 219, entièrement situé sur cette commune, aboutit sur l’écluse éponyme, distante de 80 km 717 de la Garonne, altitude 125 m, à bassin simple. Le bâtiment du contrôle intermédiaire des droits de navigation n’est plus très loin.

Mercredi 15 août 2012

L’ouvrage précède de peu le port de Bram, une halte bien sympathique pour se reposer, se désaltérer et se restaurer, ce que je ne manque pas de faire d’ailleurs. Ce lieu se situe sur le territoire de la commune éponyme qui marque la frontière du Lauragais.

Mercredi 15 août 2012

Après m’être surtout bien désaltéré, me revoici en route pour Carcassonne, sur ce bief de Béteille, le 33ème du Canal du Midi, dont les 5 km 592 traversent Bram (Lauragais), Alzonne et Montréal (Carcassonnais) , direction la prochaine écluse, qui marque l’entrée dans un autre pays. Une végétation plus méditerranéenne sera de plus en plus présente à partir ce cet ouvrage (de mon point de vue) . Je passe sous le pont (construit en 1854) de la ligne de chemin de fer Toulouse Narbonne, anciennement ligne de la compagnie P-O-Midi de Bordeaux à Sète qui aura eu finalement raison du Canal sur la rapidité du transport des marchandises, qui, elle même est sérieusement concurrencée par la route de nos jours .

Pour résumer, en 2012, les autoroutes, routes et chemins de fer ont pour utilité de transporter des personnes et des biens le plus vite possible, le Canal a pour principale utilité les loisirs (ce que ne peuvent s’offrir que les pays relativement privilégiés, comme le nôtre) et l’irrigation. En résumé, l’axe Toulouse Béziers, c’est un ruban d’eau artificiel, une route principale, une autoroute, un chemin de fer et peut-être demain un 2ème chemin de fer plus rapide dans la mesure ou est évoqué la construction d’une ligne TGV. Espérons que l’esthétique de ses ponts de cette future ligne (traversant le Canal et autres voies de communications) sera architecturalement plus intéressante que les ouvrages en finition béton gris des années 1970.

A noter également le pont du Diable (malheureusement pas photographié) que j’ai évoqué en début d’article.

C’est sur l’accès à l’écluse éponyme que s’achève mon récit « En Lauragais jusqu’à l’écluse de Béteille », là ou se situait la halte de la dînée du 2ème jour de la barque de poste venant de Toulouse. Tout comme les autres arrêts se trouvait ici le nécessaire et je terminerai par les considérations esthétiques extraites d’un texte d’une des 4 cartes de l’excellent travail du cartographe Philippe Valentin « Le Canal du Midi de long en large » : « Les voyageurs atteignaient l’écluse de Béteille pour la dînée à l’auberge. Les bâtiments du canal suivaient des normes strictes de construction : murs en brique, pierre de taille aux angles et autour des ouvertures, chambres, salle à manger et chapelle pavées de briques, sol de galets en cuisine. La vigne apparaît ou disparaît progressivement du paysage selon que vous filez vers l’Est ou l’Ouest. Au pied du pont dont le tablier fut refait en 1914, un captage pour l’irrigation nous rappelle l’autre vocation du canal ».

Sur cette dernière remarque, je préciserai que c’est grâce à cela que le cours d’eau s’est maintenu à l’époque ou l’administration du chemin de fer l’entretenait à minima pour des raisons très évidentes. C’est aussi l’irrigation qui justifie l’entretien et le maintien de l’existence d’autre canaux alors qu’ils ne sont plus voués à la navigation tant économique que de loisirs comme le Canal de Castille en Espagne (dans une région ou il y a encore moins d’eau qu’en Lauragais) ou le Canal désaffecté du Berry (en données 2012).

Mercredi 15 août 2012

C’est tout, pour le moment !

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (1/6/30), de Toulouse à Carcassonne (2012) (6/9) : de l’écluse Méditerranée au Grand Bassin

Canal du Midi (2012-2018) : de l’écluse Méditerranée au Grand Bassin de Castelnaudary.

Voici  le 6ème article sur le récit de ma promenade à vélo  le long des canaux du Midi, de Jonction et de la Robine couvrant le trajet entre l’écluse Méditerranée et le Grand Bassin de Castelnaudary (Canal du Midi).

J’en énumère les ouvrages, hors écluses. Le pont de Laurens,1766 remanié en 1957, le pont de la Planque, 19ème siècle, l’épanchoir du Cassieu, 19ème siècle, le pont neuf, 1788, le pont vieux, 17ème siècle, la digue de la retenue du bassin et le Grand Bassin de Castelnaudary, 1680, bien sur,   l’îlot de la Cybelle, 1754, les bassins du Radoub, 1840 (l’équivalent dans cette ville de ce qui existe à Toulouse), le pont de St Roch, 17ème siècle remanié en 1988.

En ce début d’après midi du mardi 14 août 2012, j’entame donc, à partir de l’écluse Méditerranée, les derniers kilomètres à vélo qui me séparent de ma prochaine étape, Castelnaudary, capitale du cassoulet. Cependant, la saison et la chaleur ne me donne pas envie de déguster ce sympathique plat que je me prive pas d’apprécier sur une période plus adaptée, de la Toussaint à Pâques.

Me voici donc sur le 17e bief long de 0km 789 éponyme de l’écluse qui le retient, l’écluse du Roc, 17ème dans l’ordre des ouvrages du cours d’eau depuis la Ville Rose (altitude 189 m, km 57.589, à bassins doubles).

Mardi 11 août 2012

Mardi 14 août 2012

Je me situe sur la commune de Mas-Saintes-Puelles, qui se termine à l’écluse de la Planque. Ci dessous, les 18èmes bief et écluse, Laurens, progressant sur 1 km 271 et retenu par un ouvrage à bassins doubles, au km 58.860 et à l’altitude de 180 m.  L’idée ne m’est pas venue de demander le trajet qu’effectuait ce rameur et quel en était le but (challenge physique, acheminement pour le compte d’un tiers etc… ???).

Mardi 14 août 2012

Mardi 14 août 2012

Ci-dessous les 19èmes bief et écluse, La Domergue, d’une longueur de 1 km 138 jusqu’à l’ouvrage à bassin simple, d’une altitude de 175 m, au km 59.998.

Mardi 14 août 2012

L'écluse de La Domergue

Mardi 14 août 2012

Les 20èmes bief et écluse de La Planque (altitude 173 m, ouvrage à bassin simple au km 61.231) précèdent l’arrivée sur Castelnaudary. C’est d’ailleurs à cet endroit, au pont et sur la bordure opposée à celle du bâtiment que commence cette commune.

J’observe également un modèle de petit bateau affecté pour des mini-croisières d’une demie journée  généralement que je ne cesserai de croiser à de nombreux endroits et jusqu’en Agde.

C’est sur ce bief, à proximité de l’écluse que sera amarrée en 2017 « La Tourmente », aménagée pour le tournage du film « Rémi sans famille ». Ci dessous une photo du bateau suivie de deux de mes aquarelles réalisée d’après le film. Sur la dernière, on voit le personnage de Vitalis, et de Rémi reprendre leur itinérance de saltimbanques (Daniel Auteuil incarnant Vitalis et le jeune commédien en herbe Maleaume Paquin campant un petit Rémi attachant).

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A noter que la maison éclusière de la Planque, à mon avis, est celle la plus mal tenue de tout le Canal du Midi. Au moment de mon passage à vélo, la plaque avait disparue (j’ai réalisé un montage photographique à partir d’un support à la qualité plus que discutable pour la signaler). Pour faire un petit jeu de mots, certes facile, je peux affirmer que « la plaque de l’écluse de la Planque est planquée ».

 Mardi 14 août 2012

Voici ce que j’ai réellement vu lors de mon passage.

 Lundi 11 mars 2013

Direction Castelnaudary et le Grand Bassin le long de ce 21ème bief, le bief de St Roch, long de 4 km 678, entièrement situé sur cette commune, la 18ème sur les 63 que traverse le cours d’eau. Je retrouve une voie asphaltée, certes à partager avec les automobiles et autres 2 roues motorisés mais peu fréquentée. En fait, son usage permet surtout aux riverains de se rendre à leurs domiciles et aux cultivateurs d’accéder à leurs champs (de blé ou d’orge essentiellement dans le Lauragais).

A noter  un petit ouvrage en pierre que je croyais symboliser la rencontre avec un ruisseau alors qu’il s’agit du débouché en aval d’une dérivation permettant au trop plein d’eau sur le bief précédent d’éviter l’écluse. Je n’avais pas prêté attention à l’ouvrage en amont, juste avant l’écluse.

 lundi 11 mars 2013 (pour les photos prises en amont)

et mardi 14 août 2012 (pour le débouché en aval)

Mardi 14 août 2012

La vue de lotissements de maisons individuelles standardisées dites traditionnelles de style néo-méridionales m’indique que j’approche de la ville, de ses ponts, du Petit et du Grand Bassin. Sur les deux photos ci dessous cet élégant pont appelé « Pont Neuf » achevé en 1788 puis le Petit Bassin séparé du Grand Bassin par le « Pont Vieux » d’une esthétique plus « rustique » par ce que plus ancien (XVIIe siècle). Son architecture n’en n’est pas moins intéressante pour autant.

 Mardi 14 et mercredi 15 août 2012

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mercredi 15 août 2012

C’est par le Grand Bassin, d’une superficie équivalente à l’emplacement de la Cité de Carcassonne parait-t’il, mais je n’ai pas vérifié (j’évoque les remparts, naturellement), que ce termine ma 2ème étape sur 2 roues. A noter un rideau d’arbres de l’ile de la Cybèle qui permettaient (et qui permettent toujours) aux embarcations de pouvoir manœuvrer quand de Vent d’Autan souffle fort, ce qui n’est pas rare dans la région.

nd-ph-lauragais-2-22-Castelnaudary-grand-bassinMardi 14 août 2012

Le Grand Bassin fait partie des endroits du Canal que je suis venu repérer avant mon trajet à bicyclette. Une promenade à pied le dimanche 12 août 2012, m’a permis de constater la présence d’embarcations abandonnées et en mauvais état qu’occupaient des sans abris, et en particulier jeunes. Tout comme à Toulouse, ici aussi le Canal reflète une facette de notre société moderne, les laissés pour compte.

Cependant, je ne peux m’empêcher de déceler en ce lieu un petit air de bord de mer situé pourtant à … 170 km de la mer (par le Canal, et 150 km par la route). Ici déjà, l’architecture et certaines essences nous font penser à la Méditerranée alors que le climat (océanique dégradé dit « aquitain ») n’est pas encore méditerranéen, tout au plus une petite influence, du moins en données 2012. Avec le réchauffement climatique, le constat pourrait en être modifié pour les années qui vont suivre. 20 km séparent ce site du Seuil de Naurouze (12 km par la route).

Je terminerai l’article par la citation d’un passage de l’ouvrage de Michel Cotte « Le Canal du Midi, merveille de l’Europe »(collection « Les destinées du patrimoine » et plus précisément sur la légende explicative d’une planche photographique (page 160) : » Le Canal du Midi et son Grand Bassin dans Castelnaudary. Voila un autre lieu privilégié du Canal, exprimant une belle harmonie entre la petite cité méditerranéenne, à proximité du seuil de Naurouze, et la voie d’eau artificielle. Le site urbain du Canal est resté des plus authentiques, témoignant bien de l’atmosphère des siècles passés. Le Grand Bassin et le port rappellent les anciennes activités économiques liées tant aux échanges entre Lauragais et Bas-Languedoc qu’à son rôle d’étape majeure du trafic des voyageurs. Ce dernier est aujourd’hui perpétué par une importante halte de tourisme nautique; et la célèbre « Crown Blue Line » a été la première compagnie à installer un centre de location de bateaux de tourisme dans ce cadre de qualité ».

C’est tout pour le moment !

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Une de mes aquarelles du Grand Bassin.

Le Canal du Midi (1/5/30), de Toulouse à Carcassonne (2012) (5/9) : sur le Bief de partage

Canal du Midi (2012-2018) : le Bief de Partage.

Voici  le 5ème article sur le récit de ma promenade à vélo  le long des canaux du Midi, de Jonction et de la Robine  couvrant le trajet entre l’écluse Océan et l’écluse Méditerranée (Canal du Midi).

J’en énumère les ouvrages hors écluses : l’aqueduc de Baraigne, 1689 remanié en 1950, le pont du Ségala, 1840, le port du Ségala, 19ème siècle.

Je redécouvre l’écluse Océan (15e ouvrage sur le Canal à franchir par les navigants depuis son extrèmité occidentale à Toulouse, au km 51,190, altitude culminante de 193 m) baptisée ainsi par ce qu’elle permet l’accès aux biefs qui mènent le navigant vers Toulouse, le Canal de Garonne, la Garonne, l’estuaire de la Gironde et l’Atlantique. A titre de comparaison, le trajet le plus court par la route jusqu’à l’Embouchure n’est que de 47 km.

Je précise que j’étais venu l’avant-veille faire un repérage pour me familiariser avec le site sur lequel je découvre un arboretum d’essences provenant essentiellement du bassin méditerranéen  (pins d’Alep, micocouliers, érables sycomores,  cèdres de l’Atlas,  merisiers, et bien sur,  platanes). Les architectures en pierres succèdent peu à peu à celles habillées en briques, tant sur les bâtiments que sur les ponts. Bien que le climat soit encore océanique (en données 2012), l’ambiance végétale et lapidaire nous plonge dans une ambiance déjà méditerranéenne d’autant plus qu’à partir du Seuil de Naurouze, le paysage tend également à ressembler de plus en plus à celui de la Toscane.

Dimanche 12 août et mardi 14 août 2012

J’abandonne pour une petite heure le Canal pour m’engager sur une allée arborée, très certainement empruntée par les pèlerins qui choisissent l’itinéraire partant d’Arles et se rendant à St Jacques de Compostelle via Toulouse. Je décide de faire une pause au pied de l’Obélisque de Riquet, En 1825, ses héritiers firent ériger un monument en son hommage. On peut y lire la dédicace suivante : «À Pierre-Paul Riquet, baron de Bonrepos, auteur du canal des Deux Mers en Languedoc».

Mardi 14 août 2012

Mardi 14 août 2012

Ci-dessous, vous pouvez apercevoir l’emplacement d’un l’ancien réservoir éphémère vite abandonné pour cause d’ensablement récurrent. Riquet avait souhaité ici l’édification d’une cité idéale finalement jamais réalisée.

Mardi 14 août 2012

Je retrouve de nouveau le cours d’eau à l’écluse (je remarque ce superbe cèdre) pour longer le bief de partage et découvre l’arrivée de la Rigole de la Plaine sans laquelle le Canal n’existerait pas. Celle ci, se joignant la rigole de la Montagne aux Thomasses capte différents cours d’eaux originaires de la Montagne Noire qui se dirigent autant vers l’Atlantique que la Méditerranée. Le procédé élaboré par Riquet fut complété par Vauban pour cause d’insuffisances d’alimentations. Sa conception permettait et permet toujours d’arroser les terres agricoles de plus en plus gourmandes pour cause de rendement. Il est fort à parier qu’à l’avenir, la retenue d’eau du Barrage de St Ferréol ne suffira plus pour alimenter le Canal et que de nouvelles solutions seront à chercher ailleurs. Cependant, la vocation du Canal est  d’irriguer les terres ce qui lui a permis de continuer à exister même en périodes ou il a connu un entretien à minima. 

Dimanche 12 août et mardi 14 août 2012

Mardi 14 août 2012

A mon humble avis, le chemin le long du cours d’eau est difficilement praticable sur 3 endroits dont cette section sur ce bief avant d’arriver sur le port du Ségala. Le cycliste est obligé de mettre pied à terre s’il croise un autre cycliste ou un piéton. Je n’aurai pas à trop connaître cet inconvénient dans la mesure où mon horaire de passage correspondait à l’heure du déjeuner. Par contre, j’aurai la surprise d’apercevoir … un homme nu en train de pêcher. Je prendrai en photo également un tronc d’arbre au profil intéressant (photo du bas).

Mardi 14 août 2012

Le port du Ségala (terme occitan pour désigner du seigle, ce qui confirme que nous sommes bien dans une région céréalière) se caractérise par la présence d’un lavoir, certes moins important que celui de l’écluse de Montgiscard, et d’un élégant pont de pierre. Je me trouve dans un hameau lui même situé sur Labastide d’Anjou, 16e commune que traverse ce 16e bief du Canal du Midi. Autrefois se trouvaient ici des tuileries, et il en existent encore en 2012.

Mardi 14 août 2012

A travers un chemin de nouveau plus praticable et arboré de platanes se profile l’écluse Méditerranée (56 km 380 de la Garonne, altitude 193 m. Commune : Mas-Saintes-Puelles. 16e écluse sur le Canal à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale à Toulouse, ouvrage à bassin simple). A partir d’ici, le Canal du Midi amorce tout doucement sa descente sur 184 km vers l’Etang de Thau (46 écluses en service et 46 biefs navigables en données 2012).

Mardi 14 août 2012

C’est tout, pour le moment !

Nicolas.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

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Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (1/4/30), de Toulouse à Carcassonne (2012) (4/9) : de l’écluse de Négra au Seuil de Naurouze

Canal du Midi (2012-2018) : de l’écluse de Negra au Seuil de Naurouze.

Voici  le 4ème article sur le récit de ma promenade à vélo  le long des canaux du Midi, de Jonction et de la Robine couvrant le trajet entre l’écluse de Negra et l’écluse Océan (Canal du Midi).

J’en énumère les ouvrages hors écluses : la cale de Thesauque, le pont de Vieillevigne, 17ème siècle remanié en 1960, l’aqueduc de Gardigeol, 1689, l’aqueduc de l’Hers, 1690 remanié en 1773, le pont d’Encassan, 1673, l’aqueuc du Radel, 1689, le pont de Maraval, 19ème siècle, Port Lauragais, 1984, le pont ferroviaire du Maraval, marquant la limite entre la Haute Garonne et l’Aude, là ou se termine la piste asphaltée en provenance de Toulouse (en données 2012).

C’est par le bief de Négra, le 10e du Canal que j’entame ma 2e journée de randonnée à vélo, direction Castelnaudary. Je découvre une œuvre originale que je qualifierais de « Land Art ». Sans doute l’artiste bohème qui en est l’auteur habite dans les environs.

Mardi 14 août 2012

Mardi 14 août 2012

Ci-dessous, la 10e écluse (de Laval, 1673), au km 37,525, à l’altitude de 170 m et à bassins doubles située sur la commune de Gardouch.

Mardi 14 août 2012

Je poursuis sur le 11e bief, éponyme, d’une longueur de 1 km 428, entièrement sur Gardouch, pour atteindre la 11e écluse portant le même nom, à bassin simple, au km 38.953 et à 173 m d’altitude, en ayant franchi auparavant l’aqueduc enjambant le ruisseau Gardijol (photo en haut à droite).

Mardi 14 août 2012

Je trouve ce lieu particulièrement harmonieux, lapidairement et végétalement parlant, ne serait-ce que par ce pont.

Mardi 14 août 2012

Mardi 14 août 2012

Mardi 14 août 2012

C’est parti pour 4 km 097 sur le 12e bief (que retient l’écluse ci-dessus) sur Gardouch et Renneville direction la prochain ouvrage, le 12e à franchir depuis Toulouse, à bassin simple », au km 43.050, à 176 m d’altitude, située et portant le nom de la 2e commune citée. A noter, mon passage sur l’aqueduc enjambant l’Hers.

Mardi 14 août 2012

Mardi 14 août 2012

Mardi 14 août 2012

Mardi 14 août 2012

Mardi 14 août 2012

Le bief suivant, le 13e, sur 2km 843, traverse Renneville et Avignonet Lauragais, dernière commune en Haute Garonne. Je croise des cyclistes, nombreux en cette saison. En revanche, je rencontrerai beaucoup moins de marcheurs au long cours. Mon expérience sur 2 roues me donne envie de longer les 240 km du Canal à pied, très certainement pour découvrir d’autres sensations.

Du Seuil de Naurouze à Toulouse et après avoir longé la rigole de la Plaine, vient s’ajouter un des itinéraires des chemins de St Jacques de Compostelle, la Via Tolosana, d’Arles à Pampelune. Ce trajet croise d’ailleurs également un autre canal, en Espagne celui-ci, le Canal d’Aragon.

Mardi 14 août 2012

Mardi 14 août 2012

Voici l’avant dernière écluse en Haute-Garonne, l’écluse d’Encassan, la 13e à franchir par les navigants, à bassins doubles, au km 45.983, à 185 m d’altitude, sur Avignonet (je remarque la maison éclusière de plain-pied, une des plus petites du cours d’eau.

Mardi 14 août 2012

Le 14e bief, de 1 km 560 offre une vue sur Avignonet, commune sur laquelle se situe la 14e écluse du Canal, l’écluse d’Emborrel (km 47,893, altitude 189 m).

Mardi 14 août 2012

Mardi 14 août 2012

Le bief d’Emborrel, le 15e (4 km 157) nous permet d’apercevoir de nouveau Avignonet, entre dans le département de l’Aude  sur la commune de Montferrand. Le Canal débouche sur Port-Lauragais, complexe portuaire, hôtelier, également une aire de l’Autoroute des 2 mer (A61) Toulouse Narbonne, et un musée. 

Mardi 14 août 2012

Mardi 14 août 2012

Le pont de chemin de fer de la ligne transversale Bordeaux-Toulouse-Narbonne marque la fin de la Haute Garonne, et, en données 2012, de la piste cyclable asphaltée. En pénétrant à vélo dans l’Aude, un chemin de halage en terre et cailloux remplace la voie goudronnée que je retrouverai de nouveau entre l’écluse de la Planque et le Grand Bassin de Castelnaudary, d’une part, entre Béziers et Port-Cassaflières sur Portiragnes d’autre part.

Je termine cet article par l’approche de l’écluse Océan et du Seuil de Naurouze.

Mardi 14 août 2012

C’est tout, … pour le moment!

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Une de mes aquarelles nocturnes de l’écluse de Gardouch

Le Canal du Midi (1/3/30), de Toulouse à Carcassonne (2012) (3/9) : de l’écluse de Castanet à l’écluse de Négra

Canal du Midi (2012-2018) : de l’écluse de Castanet à l’écluse de Negra.

Voici le 3ème article sur le récit de ma promenade à vélo  le long des canaux du Midi, de Jonction et de la Robine couvrant le trajet entre l’écluse de Castanet et l’écluse de Negra (Canal du Midi).

J’en enumère la liste des ouvrages remarquables, hors écluses : les aqueducs de Castanet et de Rieumory, 1689, l’aqueduc à siphon de la Joncasse, 1736, les ponts de Deyme et de Donneville, 17ème siècle, le pont de Montgiscard, 1673, le pont de Baziège (ou d’en Rouzaut), 1841, la cale et l’aqueduc  de Nostre-Seigne, 1689, enjambant le ruisseau éponyme, l’aqueduc déversoir d’Ayguevives, 1687, le port de Baziège, 17ème siècle et remanié finalement inutilement au 20ème, dans l’espoir d’une réutilisation du canal pour le transport des marchandises, les céréales en particulier, l’aqueduc d’Encons, 1689, le pont d’En Serny ou de Montesquieu, 17ème siècle, remanié en 1890, et l’aqueduc de Negra ou de la Thésauque (du nom du ruisseau), 1687, près de l’écluse.

J’entre maintenant en Lauragais, du moins, je le suppose, 2e pays sur les 7 que traverse le Canal, sur 70 km ,19 communes dont 10 sur le versant Océan,  29 écluses dont 16 sur le versant Méditerranée et 29 biefs dont 11 côté Toulouse sans oublier le bief de partage (15 biefs coté océan en cumulant le Lauragais et le pays Toulousain). Les limites des pays restent floues, certains considèreront que le  Lauragais commence réellement à Montgiscard, voire Deyme… Je me suis appuyé sur une carte qui délimite ce pays et qui indique qu’il commence sur Castanet.

L’écluse de Castanet,1673, remaniée en 1978, à bassin simple (anciennement à bassins doubles),15 km 715 de la Garonne, altitude 148 m sur la commune de Castanet Tolosan. est la 4e écluse sur le Canal à franchir par les navigants depuis son extrèmité occidentale à Toulouse et la 1ere sur le parcours à se caractériser par sa conception  à bajoyers elliptiques, autrement dit dotée d’une esthétique plus gracieuse, baroque diront certains.

Lundi 13 août 2012

Lundi 13 août 2012

Ici, l’occasion d’une pause désaltérante offre la possibilité de remarquer un ou plusieurs saules pleureurs répondant à un code végétal bien précis, à savoir l’approche d’écluses. Des plaques sur leurs bâtiments avec les distances de l’écluse qui précède et de celle qui suit , permet de se repérer. Seulement ni un code couleur unique, ni une police de lettres et chiffres uniforme ne les caractérise. Je n’évoque pas non plus leur entretien très inégal, comme vous pouvez le voir sur la photo en haut à gauche, qui laisse sérieusement à désirer. J’aurai l’occasion d’en découvrir fort heureusement dans de meilleurs états. Je constaterai aussi la disparition de l’une d’elles (en ce mois d’août 2012, sur le site de La Planque). Je suis également très surpris par la présence d’un pavillon préfabriqué, à mon avis, incompatible avec l’environnement d’un cours d’eau tri centenaire. C’est comme si l’on trouvait ces constructions bon marchés aux proportions étriquées (apparues dans les années 60 et qui ont tant défiguré la France) entre le Château de Versailles et les Grands Bassins. Au moins serait-il judicieux de lui apposer un enduit aux tons ocres et de reconsidérer sa toiture !!! Je ne jette évidemment pas la pierre aux personnes qui logent dans ces habitations mais aux concepteurs de celles-ci, plus soucieux d’objectifs économiques (dans tous les sens du terme) qu’esthétiques et, visiblement, sans prendre en compte de ce que leurs ainés avaient imaginé dans leurs réflexions sur la réalisation de logements bon marchés. Je pense, par exemple, à Jean Prouvé, architecte, créateur de meubles, designer, rejeton d’une famille d’artistes et d’artisans, fils du peintre « Art Nouveau » Victor Prouvé. On peut découvrir à Paris, sur le quai Alexandre III une de ses architectures. De mon humble avis, que certains ne partageront peut être pas, ses réalisations auraient été du meilleur effet sur les bords du Canal. Au cours de ma randonnée, je serai confronté à un constat bien réel de l’état insuffisant de certains bâtiments éclusiers et autres, moi qui avais tant idéalisé le Canal du Midi. J’énumèrerai au fur et à mesure les communes que traversent les biefs, comme ici, sur le 5e, entièrement situé sur Castanet-Tolosan, long de 1 km 705 qui mène à l’écluse de Vic, 1673, remaniée en 1965 …

Lundi 13 août 2012

Lundi 13 août 2012

… 5e écluse à franchir par les navigants, à bassin simple, d’une altitude de 151 m et au km 17.420 et toujours sur cette commune.

 Lundi 13 août 2012

Après l’arrêt photo qui s’imposait, je m’engage à longer à vélo le bief de Vic, long de 7 km 495, 6e du Canal, qui serpente sur Castanet-Tolosan, Pechabou, Pompertuzat, Deyme, Donneville et Montgiscard , sur lequel se distinguent les ponts de Deyme et de Donneville, à l’architecture caractéristique des ponts anciens du Lauragais, couverts de briques rouges. A noter également mon passage sur l’aqueduc qui enjambe le ruisseau des Auzellens. Je précise que l’on doit ces ponts-canaux à Vauban, lequel, soucieux d’améliorer l’œuvre de Riquet après sa mort, a fait entreprendre des travaux complémentaires dans le soucis de rendre ce cours d’eau artificiel plus performant, le plus indépendant possible des caprices des rivières et ruisseaux environnants, ainsi que les dégâts de leurs crues, surtout sur le secteur méditerranéen (Minervois, Narbonnais, Biterrois et pays du Bassin de Thau).

 Lundi 13 août 2012

Je choisis de faire une pause sur un banc à proximité de l’ouvrage enjambant le ruisseau des Auzellens, l’aqueduc de Rieumory sur la commune de Péchabou …

Lundi 13 août 2012

… avant de découvrir les 2 intéressants ponts cités plus haut et portant le nom des localités sur lesquelles il sont situés. Le 1er marque la frontière entre celle qui porte son nom et Pompertuzat.

Lundi 13 août 2012

J’approche de l’écluse de Montgiscard et le pont éponyme, 1673, ouvrage remanié en 1965, la 6e, au km 24,915, à l’altitude de 159 m, à bassin simple (anciennement à bassins doubles), située sur la commune éponyme, et son lavoir, le mieux conservé du Canal du Midi. A noter, dans son environnement, en arrière-plan, un clocher à peigne, caractéristique des églises du sud de la France et du Languedoc en particulier.

Lundi 13 août 2012

Lundi 13 août 2012

Lundi 13 août 2012

Lundi 13 août 2012

Au départ de l’écluse, le 7e bief, le bief de Montgiscard, d’une longueur de 3 km 195, traverse cette commune et Ayguevives. J’avais déjà repéré une péniche salon de thé et avais anticipé une pause rafraichissante… en omettant qu’elle était fermée ce jour, comme beaucoup de commerces les lundis.

Lundi 13 août 2012

Je poursuis donc ma route à vélo, à l’heure de la sieste en été, autrement dit au moment où il fait le plus chaud. Cependant, l’ombre des arbres en altère les effets et me permet d’apprécier ma promenade en bicyclette même à 2 heures de l’après-midi. J’approche du pont de de Baziège, 1841, précédé de l’aqueduc de Nostre Seigne, 1689., à l’architecture caractéristique des ponts anciens du Lauragais.

Lundi 13 août 2012

Lundi 13 août 2012

Voici l’écluse d’Ayguevives, à bassin simple (anciennement à bassins doubles), 1673 et remaniée en 1978, au km 28,110 de la Garonne. à l’altitude de 159 m sur la commune éponyme et 7e écluse sur le Canal à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale à Toulouse. Le pont au 1er plan est celui de l’ex nationale 113 Bordeaux Marseille, la route des deux mers.

 

Lundi 13 août 2012

La maison éclusière (d’une belle architecture au cachet certain) ainsi que sa plaque sont ici bien entretenus. Il est à noter que c’est la dernière écluse à avoir été mise aux normes au gabarit des péniches dans l’éventuelle réutilisation du cours d’eau pour le transport des marchandises. Pour cause d’abandon de cet objectif, travaux n’ont pas été poursuivi sur les ouvrages suivants.

Lundi 13 août 2012

L’aqueduc d’Ayguevives, 1687, à 2 arches, servant aussi de déversoir de l’excédent d’eau du canal. enjambant le ruisseau de l’Amadou est situé sur le 8e bief, le bief d’Ayguevives, long de 1 km 502, serpentant sur la commune éponyme. Direction le seul endroit qui porte le nom d’un animal, l’écluse du Sanglier…

Lundi 13 août 2012

… située à 29 km 612 de la Garonne, à 163 m d’altitude, à bassins doubles, sur Ayguevives et 8e ouvrage sur le Canal. Les ouvriers travaillant  à cet endroit auraient été amenés à tuer un gros sanglier menaçant. Voici sans doute la raison de l’origine du nom du lieu.

Lundi 13 août 2012

Lundi 13 août 2012

Après avoir longé ce bief caractérisé par un pont tout en briques rouges là aussi (le pont d’En Serny,ou de Montesquieu, 17ème siècle et remanié en 1890, distant de 31 km 492 de la Garonne et 213 km 373 de l’Etang de Thau), me voici rendu à l’écluse de Negra, 1673, à bassin simple, 9e à franchir par les navigants (au km 33.315, altitude 166 m) et sa chapelle. Une glacière existait aussi, aujourd’hui disparue. C’est ici qu’autrefois, la barque de poste (qui, comme elle ne l’indique pas, ne transportait que des personnes et non du courrier) marquait son 1er arrêt, la dînée. Les voyageurs désireux de se rendre à la prière avaient tout à loisir de le faire. Aujourd’hui, en 2012, cet endroit est un point de ralliement d’une des compagnies de bateaux de plaisance. Tout de suite après l’écluse, l’aqueduc de la Thessauque etla cale du même nom, là ou se rencontraient le Canal du Midi et l’ancien cours du ruisseau, Les cales, nombreuses sur le ruban d’eau, se caractérisent par un un bassin de décantation et un radier en pierre au niveau de l’eau.

Ici se termine ma 1ère journée de mon trajet sur 2 roues . Je me dirige donc vers une maison d’hôtes dans les environs.

Lundi 13 août 2012

Lundi 13 août 2012

C’est tout, pour le moment !!!

Nicolas.

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (1/2/30), de Toulouse à Carcassonne (2012) (2/9) : la ville rose et les environs

Canal du Midi (2012-2018) : de l’écluse du Béarnais à l’écluse de Castanet.

Voici le 2ème article sur le récit de ma promenade à vélo  le long des canaux du Midi, de Jonction et de la Robine , couvrant le trajet entre l’écluse du Béarnais et l’écluse de Castanet (Canal du Midi).

Je poursuis ma progression à vélo sur Toulouse et longe l’écluse du Béarnais (1er ouvrage du Canal du Midi, d’une altitude de 135 m, au km 1.044, à bassin simple. Année de construction, 1669, remaniée en 1978), conçue sur le modèle des bajoyers droits, comme pour toutes les écluses sur la ville, les deux écluses sur le tracé du canal neuf à Béziers après le pont sur l’Orb et l’écluse de Prades en Agde (qui est plutôt une porte de garde).
A mon avis, l’architecture du bâtiment éclusier n’est pas vraiment ce que l’on pourrait attendre d’un ouvrage tricentenaire conçu à une époque ou l’on savait allier esthétique et fonctionnel.

Lundi 13 août 2012.

Lundi 13 août 2012.

Voici la liste des ouvrages, hors écluses sur le parcours évoqué dans cet article : Le pont des Minimes, 1669, reconstruit en 1969, évoqué plus loin dans le récit. La passerelle des Negreneys, 1892 et reconstruite en 1958. La passerelle du Raisin, 1979. La Gare Matabiau, 1856, remaniée en 1906 puis postérieurement selon les besoins des époques modernes et qui connaitra de nouvelle transformation au moment de la construction de la ligne TGV Bordeaux-Toulouse et de la construction de la ligne de tramway le long du Canal du Midi. Le pont Riquet, 1845. Le pont du Cimetière, 1907. Le pont de la Colombette, 1874. Le pont Guilhemery, 1683 et remanié dans les années 70. L’emplacement de l’ancien port St Etienne de1708 aujourd’hui disparu. Le pont Montaudran, 1683, remanié en 1976. Le Port St Sauveur, 19ème siècle. La passerelle des Soupirs, 1906. Le viaduc Montplaisir, 1860, remanié en 1953, le pont des Demoiselles originellement construit au 17ème siècle et remanié en 1971, la passerelle du Rangueil, 1961. Le pont-canal des Herbettes, 1984, qui enjambe l’autoroute périphérique. Le pont Paul Sabatier, 1968. Le pont Latécoère, 1977, le port technique et l’aqueduc à siphon de Sainte Agne, 1766. Le pont du Madron (ou Mange pommes), 17ème et 18ème siècle. Le Port Sud (marina de Ramonville Sainte Agne), 1960, et l’aqueduc de Madron, 1960.

La modernisation du canal au début des années 70 (du tout béton et des échangeurs routiers) sur la ville rose a été loin de répondre au concept du Beau, lapidairement parlant, comme vous pourrez le constater sur les ouvrages suivants. Je suis prêt à parier que s’il avait été classé Patrimoine Mondial de l’UNESCO, nous aurions sans doute avoir eu la satisfaction de longer des bâtiments avec plus de cachet. Nous avons cependant échappé au pire dans la mesure ou, selon les souhaits maire de l’époque, Louis Bazerque, sans doute grisé par la frénésie bétonnière d’alors, tout comme son collègue Louis Pradel à Lyon, il avait été question de … concevoir une autoroute urbaine dans le lit du canal, comme cela avait été envisagé aussi sur le Canal Saint Martin à Paris.

Cependant, il faut reconnaître aussi que la remodélisation de la voirie a été accompagnée d’un volet végétatif, qui valorise la voie d’eau sur la ville, à l’exception des passages sous certains ponts. Ce deuxième bief (du Béarnais) est d’une longueur de 0 km 951, altitude 135 m.

Lundi 13 août 2012.

Lundi 13 août 2012.

Voici la 2e écluse du canal, l’écluse des Minimes, à bassin simple (anciennement à bassins doubles), 1669, remaniée en 1978, située dans le quartier éponyme, dont la reconstruction a permis de mettre à niveau les 2 biefs suivants (Minimes, 1 km 260 et Matabiau, 0 km 283). Elle s’élève à 139 m, au km 1.995.

Il est à noter que le canal traverse un secteur fortement urbanisé alors qu’une centaine d’années avant, les lieux évoquaient plutôt la campagne, comme on peut s’en rendre compte sur des cartes postales anciennes. On ne peut que regretter la disparition d’un élégant pont, d’une architecture comparable avec celle du Pont Neuf à Castelnaudary.

Lundi 13 août 2012.

Je longe ce 3e bief  en progressant vers l’Est sur un secteur végétalisé à partir de 1975. En une quarantaine d’années, les arbres ont atteint une hauteur suffisante permettant une projection d’ombres qui rend la promenade agréable.

Lundi 13 août 2012.

J’approche maintenant de l’ancienne écluse Matabiau, autrefois à bassin simple, qui a perdu sa fonction de mise à niveau grâce, sans doute, à laquelle le bâtiment et la  plaque  on été conservés. Son altitude est de 143 m, située au km 3.255. J’ai cru pendant quelques temps que c’était la 1ère plaque éclusière du Canal avant que je ne découvre par hasard celles des écluses des Minimes et de Bayard au moment d’un séjour sur Toulouse en mai 2013.

C’était autrefois le 4e ouvrage à franchir.  J’ai pris soin d’éviter de prendre en photo des sans abris qui semblent en avoir choisi ses abords pour se retrouver. Le Canal, ce n’est pas seulement le tourisme et les loisirs, mais également un point de repère pour plus démunis et pas que sur Toulouse … mais aussi à d’autres endroits, au bord et sur l’eau (bateaux abandonnées squattés ou habités,  plus ou moins entretenus par des marginaux qui, par obligation ou par choix, tentent de s’y faire une petite place).

 

Le court bief de 0 km 283 qui suit me mène tout naturellement à la dernière écluse sur Toulouse, 3e ouvrage à franchir par les navigants, à bassin simple (autrefois à bassins doubles), d’une altitude de 145 m et située au km 3.538, devant laquelle se dresse majestueusement la gare Matabiau, construite en pierres de Saintonge, matériau jugé plus noble que la brique. Il est a noter que la relative étroitesse du Canal du Midi sur certains de ses tronçons sur la ville répondaient tout simplement à des soucis de réduction de coûts de construction.

Dimanche 12 août 2012.

Dimanche 12 août 2012.

Dimanche 12 août 2012.

Je m’engage maintenant à vélo sur le 4e bief, le bief  Bayard, long de 12 km 177 en direction de l’écluse de Castanet, qui traverse les communes de Toulouse, Ramonville Sainte Agne, Auzeville Tolosane et entre dans le Lauragais à Castanet Tolosan. Ci dessous, ce que l’on peut voir au départ de l’écluse. On distingue en arrière plan la statue de Riquet, qui tourne le dos à son canal, exécutée par le sculpteur Griffoul Dorval en 1838.

Lundi 13 août 2012.

Avant d’arriver sur le port St Sauveur, je découvre de nouveau une esthétique bétonnière, en passant sous un pont avec échangeurs, là ou se situait l’ancien port Saint Etienne. Le bâtiment des archives du Canal et des VNF se trouvent dans un bel édifice, au milieu de constructions cubiques,  surtout celles des années 60 et 70, qui ne présentant pas un grand intérêt architectural, du moins de celui que l’on serait en droit d’espérer découvrir au bord d’un cours d’eau tricentenaire (pourtant, nous sommes à proximité du Grand Rond et l’élégant Palais Niel !).  Fort heureusement, pour relever le niveau, et sans doute après une prise de conscience des architectes et des urbanistes, la restauration des bâtiments de la capitainerie et des pompiers élégamment pourvus d’un revêtement alternant galets et briques renouent avec la volonté d’embellir le cadre de vie. Autrefois se situait ici le point de départ et d’arrivée de la barque de la poste à destination ou de départ d’Agde et Sète (4 jours de voyage, ce qui était exceptionnel au 17ème siècle).

Lundi 13 août 2012.

De nouveau une élégante voie verte ombragée de platanes s’offre à moi sur ce secteur de la ville, en direction du pont des Demoiselles et plus conforme à l’esprit originel du cours d’eau. Je me suis laissé entendre dire que la protestation des habitants, dans doute effrayés par l’importance des travaux en aval, avaient protesté et finalement obtenu gain de cause. Voici le magnifique édifice  néo-mauresque du musée Georges Labit, abritant des collections d’Art Asiatique, qui borde le Canal, au milieu du très agréable quartier Saint Aubin.

Lundi 13 août 2012.

Lundi 13 août 2012.

Je franchis le pont canal des Herbettes qui enjambe l’autoroute périphérique et pénètre sur un secteur plus champêtre, du moins, pour le moment.

Lundi 13 août 2012.

Ci dessous, contrairement à ce que j’ai cru au départ et après vérification, je me trouve toujours sur le territoire de la capitale administrative de la région.

Lundi 13 août 2012.

C’est au parc Technologique du Canal que je quitte définitivement Toulouse pour entrer sur la commune de Ramonville-Sainte-Agne. J’aurais l’occasion de voir tout au long de mon parcours quelques tags, surtout sur des ouvrages et bâtiments contemporains. Sur les 2 vue du bas, un des bassins et le pont que traverse la piste cyclable avant qu’elle n’emprunte un ouvrage qui lui permet de descendre en colimaçon.

Lundi 13 août 2012.

Lundi 13 août 2012.

Lundi 13 août 2012.

J’approche maintenant du pont Mange Pommes (ou du Madron), à la dénomination fort sympathique pour me diriger vers la marina de Ramonville Sainte Agne.

Lundi 13 août 2012.

Lundi 13 août 2012.

Maintenant je ne suis plus très loin de la prochaine écluse. Il me reste à traverser la dernière commune du pays Toulousain, Auzeville Tolosane avant d’entrer dans le Lauragais. Je croise un bateau grue permet de déposer des troncs d’arbres après élagage. Malheureusement, cet engin est très utile aussi pour la coupe des platanes atteints du chancre coloré. Sa présence ici signifie t’elle que ce fléau a frappé dans ce secteur !?

Lundi 13 août 2012.

Je pénètre sur la commune de Castanet Tolosan et change de pays naturel. Voici l’ouvrage qui marque la fin des 12 km 177 du 4e bief que ces plaisanciers vont emprunter. Le Canal traverse le pays Toulousain sur une quinzaine de km ponctué par 3 écluses (en données 2012).

Lundi 13 août 2012.

Avant de refermer ce billet, je vous invite a visionner l’ensemble des photos de mon trajet ici.

C’est tout … pour le moment !!!

 Nicolas.

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

2 versions de la chanson de Nougaro, en concert, ici et enregistrée en studio, .

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Un article pictural d’Alain Marc sur Toulouse.

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Une de mes aquarelles sur un bâtiment tagué aux abords du pont Mange-pommes.

Le Canal du Midi (1/1/30), de Toulouse à Carcassonne (2012) (1/9) : au commencement à l’Ouest

Canal du Midi (2012-2018) : Embouchure et 1e bief.

Voici le 1er article sur le récit de ma promenade à vélo  le long des canaux du Midi, de Jonction et de la Robine, couvrant le trajet entre le Grand Bassin et la 1ère écluse (Canal du Midi).

Longer le Canal du Midi d’un bout à l’autre est un désir qui me traverse l’esprit depuis l’âge de 16 ans et j’ai donc opté pour la « petite reine » et me suis inscrit auprès de Rando Vélo.

Mes étapes auront été les suivantes : Toulouse, Montesquieu Lauragais, Castelnaudary, Carcassonne, Homps, Narbonne, Nissan lez Ensérune , Agde (avec aller retour Agde / Phare des Onglous).

Les photos auront été prise en majorité pendant mon trajet à l’exception de certaines prises pendant des repérages antérieurs et d’autre prises les années qui suivront.

Armé aussi de mes crayons et pinceaux, j’ai réalisé aussi quelques aquarelles, dessins et peintures, que vous pouvez voir sur des publications sur ce blog. Je vous invite à lire l’article que m’a consacré le carnettiste peintre aquarelliste voyageur Alain Marc Carrière à ce sujet.

C’est donc parti pour une traversée le long d’un cours d’eau composé de 62 biefs navigables, 63 écluses à franchir, un bief et une écluse désaffectés, ainsi qu’une écluse commune à 3 canaux mais qui n’est plus franchissable par ce qu’enterrée. C’est à travers plusieurs récits que je vais ainsi vous raconter tout cela ( le Canal du Midi proprement dit, sans oublier le Canal de Jonction de la Robine et le Canal de la Robine).

Le Canal du Midi traverse la grande région administrative de l’Occitanie, 3 départements (la Haute-Garonne, l’Aude et l’Hérault, auxquels il faut ajouter le Tarn ou se trouvent  les rigoles d’alimentation et les bassins de retenue qui permettent d’amener l’eau nécessaire au Seuil de Naurouze), 64 communes, et 7 pays naturels et historiques qui sont : l’agglomération Toulousaine, le Lauragais, le Carcassonnais, le Minervois, le Narbonnais, le Biterrois et le Bassin de Thau. Il marque à certains endroits la frontière entre ces pays et frôle le Cabardès et les Corbières.

Le bassin de l’Embouchure, ou tout commence, était autrefois non seulement un port vinaigrier, mais aussi un lieu d’embarcation de bateaux de promenades touristiques. La construction du périphérique dans les années 70 ainsi que le renforcement des voies routières autour du bassin rendent les accès au site plus difficile aux piétons, ce qui explique sans doute que cet endroit n’est plus vraiment un lieu de promenade, autrement dit, on est en droit d’en espérer une autre approche là ou… a été posée la première pierre du Canal du Midi en novembre 1667.

On devine en arrière plan l’écluse de Garonne qui n’est plus franchissable depuis qu’elle a été couverte par un parking. Pourtant, elle permettait de quitter ou regagner le fleuve selon le sens  pour les navigants qui empruntaient le Canal de Brienne ou qui en venaient afin d’éviter la Chaussée du Bazacle, passage délicat sur la Garonne.

 

Je décide de faire le tour du bassin pour essayer de m’imaginer à quoi il pouvait ressembler du temps ou cette fameuse écluse fonctionnait encore. Je m’approche donc de l’endroit de son emplacement supposé, découvre la présence de portes éclusières et ne peux que regretter le manque certain de mise en valeur du lieu.

Lundi 13 août 2012

Je me dirige ensuite vers les 3 ponts et découvre l’endroit le plus intéressant de ce bassin. Deux d’entre eux, à droite et au centre,  ont été construits par Joseph-Marie de Saget, ingénieur des travaux publics de la province de Languedoc entre 1770 et 1775. Le dernier pont, à gauche a été ajouté en 1844. Cela n’a pas été du tout un prétexte pour rebaptiser l’endroit « Ponts Triplets ».

A gauche, le Canal de Garonne (le plus récent), au centre, le Canal du Midi, à droite, le Canal de Brienne, créé de manière à permettre aux transports fluviaux d’emprunter un itinéraire latéral à un fleuve parfois imprévisible.


Lundi 13 août 2012

Entre le pont à droite et celui du centre, un bas relief en marbre de Carrare réalisé entre 1773 et 1775 par l’artiste toulousain François Lucas.

Jeudi 19 août 2010

Il s’agit d’une allégorie : tout à gauche se trouve le canal représenté par un homme barbu, à sa droite deux jeunes génies, équipés de pioches, construisent une écluse. Au centre, la province de Languedoc tient le gouvernail d’une barque frappée aux armes de la province. Par un geste de commandement, elle ordonne au canal de recevoir les eaux de la Garonne, l’autre personnage féminin de cette fresque. Celle-ci, tenant une corne d’abondance, encourage un génie laboureur à stimuler ses bœufs pour tracer un sillon en Lauragais. En arrière plan on distingue une voile de bateau et les toits de Toulouse.

Après avoir fait le tour du bassin, j’entre dans le cœur du sujet en entamant mon trajet le long du premier bief, non sans être allé jeter un coup d’œil sur le Canal de Brienne et son élégante enfilade de ponts.

Jeudi 19 août 2010

Je longe donc le 1er bief appelé aussi bief de l’Embouchure, sur la piste cyclable asphaltée sur la rive droite, le long d’une rangée de platanes qui ne semblent fort heureusement pas atteints par la maladie du chancre coloré (du moins, pour le moment !!!).

Lundi 13 août 2012

Je me dirige vers la 1ère écluse que je finis par atteindre au bout de 1 km 044 (distance depuis l’emplacement de l’ancienne écluse de Garonne).

Lundi 13 août 2012

L’architecture de cette écluse se réfère à l’esthétique bétonnière du XXe siècle et non à celle en vigueur du temps de Riquet, époque, je le rappelle, ou l’on savait joindre l’utilitaire au désir de « faire du beau ». D’importants travaux ont eu lieu dans les années 70 dans le souci d’adapter les ouvrages au Gabarit Freycinet, afin de rendre le canal plus compétitif sur du transport des marchandises. Cela n’a pas empêché le déclin de cette activité, pour pratiquement disparaître à partir de 1982. C’est ce qui explique l’abandon des travaux prévus sur tout le Canal. Aujourd’hui, seules les ouvrages sur le versant Garonne et jusqu’à l’écluse d’Ayguevives, d’une part, et à l’autre extrémité vers le Phare des Onglous, d’autre part, ont été mises à ces normes. Fort heureusement, l’activité batelière de tourisme a remplacé l’activité initiale et permet aujourd’hui de garder le Canal du Midi bien vivant, mais, aux dires de certains, insuffisamment entretenu.

C’est tout, pour le moment !!!

 

Nicolas.

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Une de mes aquarelles sur le bas relief de Lucas aux Pont-Jumeaux.