Le Canal du Midi (22/30), de la jonction à Béziers (2012) (1/5) : du Canal de Jonction au pont de Pigasse

Canal du Midi (2012-2018) : de l’embranchement du Canal de Jonction de la Robine au pont de Pigasse.

Voici  le 22ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’embranchement du cours d’eau avec le Canal  de Jonction de la Robine et le Pont de Pigasse.

Après avoir pédalé jusqu’à Narbonne et Port-La-Nouvelle, me voici de nouveau sur l’embranchement du Canal du Midi, à proximité du Port-la-Robine, un des points de ravitaillement en carburant sur les cours d’eaux.

A travers les 4 articles qui vont suivre, je vais vous relater la 6ème étape de ma randonnée, le vendredi 17 aout, illustrée par des photos pris non seulement cette année là, mais aussi ultérieurement, estimant des prises de vues meilleurs, ayant le plaisir régulièrement de retourner sur de nombreux sites chaque printemps et étés depuis 2012, séjournant aussi dans de nombreuses maisons d’hôtes de qualité. Je constate les modifications d’une année sur l’autre sur les ravages du chancre coloré sur les platanes et le bûcheronnage qui s’impose.

Je vous indique les ouvrages sur le trajet : le pont-Neuf d’Argeliers, 1780, le pont-Vieux, XVIIe Siècle, l’aqueduc de la Frénicoupe, 1690, départageant le Minervois, le Narbonnais,et le Biterrois, l’Hérault et l’Aude, les communes d’Ouveillan, d’Argeliers et de Cruzy, l’aqueduc de Sériège, 1689, le pont éponyme, 1780, l’aqueduc de l’Etang de Quarande, XIXe Siècle, et, enfin, le pont de Pigasse, 1684.

Sur la photo ci dessous, l’endroit ou débute le Canal de Jonction de la Robine qui se dirige « en escalier » sur une huitaine de km vers l’Aude. Il traverse la commune de Sallèles d’Aude. Au fond, l’écluse de Cesse.

samedi 18 août 2012

Voici maintenant le pont qui enjambe le cours d’eau. On peut se poser la question sur l’existence de cette maison de garde (du moins apparemment) à cet endroit et qui ne porte pas de plaque. La présence de bittes d’amarrage laisse supporter l’existence autrefois d’un petit port, sans doute pour permettre aux bateaux tirés par les chevaux non prioritaires de stationner en attendant de pouvoir poursuivre leur navigation. Et si c’était tout simplement une habitation d’un cultivateur ? Bien des questions se posent sur l’origine d’une habitation aujourd’hui résidentielle et relativement isolée, peut être plus pour longtemps, d’ailleurs dans le mesure ou je me suis laissé entendre dire qu’un projet immobilier pour seniors anglais fortunés était à l’étude dans ce secteur (en données 2012).

mai 2015

A partir du pont du chemin de fer touristique du Minervois (photo ci dessous en haut àdroite et au milieu) le Canal part en ligne droite sur un peu plus de 4 km avant d’amorcer une courbe qui passe sous le pont Neuf d’Argeliers. Le parcours agrémenté de pins parasols…

mai 2015

mai 2015

… avant d’opérer une entrée majestueuse sur Argeliers qui se laisse d’autant plus découvrir au fil des années qu’un important travail de bûcheronnage a été effectué pour éradiquer les arbres malades.

samedi 18 août 2012

août 2014

Le village a été, en 1907 le point de départ de la marche vers Narbonne des vignerons en colère, emmenés par Marcelin Albert, natif du lieu. S’ensuivront ce qu’on appellera la révolte des vignerons ou les événements du midi. Dures réalités économiques de l’époque, alimentée par une surproduction, une concurrence déloyale et une qualité de production assez médiocre. Beaucoup ont été mis sur le banc. Fort heureusement, et surtout depuis les années 70, une constante amélioration de la production des vins du Languedoc permet la vente de produits de qualité et le Canal du Midi, même s’il ne sert plus à transporter de la marchandise et du vin en particulier, déploie ses méandres au milieu des vignobles.  Nous nous trouvons sur un « carrefour » vinicole, l’Appellation d’origine Contrôlée diffère selon la rive du canal et le pays ou elles se trouvent (Appellations « Corbières », « Minervois » ou « Saint Chinian », plus à l’Est).

août 2015

J’approche du pont Vieux appelé aussi pont de la Province, ouvrage  du XVIIe Siècle similaire à celui du Somail ou du pont Vieux de Castelnaudary. 3 pays se rencontrent ici, le Minervois à l’Ouest, le Biterrois à l’Est et au Nord, le Narbonnais, au Sud.

Tout comme sur l’écluse de Lalande, à l’Ouest de Carcassonne, un panneau en bois indique les directions de quelques grandes métropoles mondiales, avec leurs distances orthodromiques. Cependant, son entretien laisse un peu à désirer (en données 2012). Selon mes rencontres sur le Canal du Midi, quelques voyageurs ici et là, du monde entier, traversent l’Europe à pied ou sur deux roues et font étape par ici. Donc rien d’étonnant à la présence de ces panneaux évoquant des destinations lointaines.

samedi 18 août 2012 et août 2013

Le bâtiment  abrite le restaurant « Le chat qui pêche », ouvert lors de mon premier passage en 2012, est malheureusement fermé depuis 2015. Reste à espérer un nouveau repreneur sur lieu d’étape.

août 2013

Peu après le pont Vieux d’Argeliers, en progressant vers l’Ouest, au niveau de l’aqueduc de la Frénicoupe, 1690, on quitte le Minervois, puis le Narbonnais pour entrer dans le Biterrois. Le Canal délimite le département de l’Aude sur la rive droite et celui de l’Hérault, sur la rive gauche avant de pénétrer définitivement dans ce dernier au niveau des ruisseaux Pigros et Nazoure.

samedi 18 août 2012

Au lieu dit, « La Croisade », un bâtiment abrite un excellent restaurant (en données 2012). Le pont de Sériège, terminé en 1780 offre le même « profil » que le ponts Neufs d’Argeliers, du Somail ou de Castelnaudary. La voie secondaire qui l’emprunte croise la route Minervoise Carcassonne-Trèbes-Béziers qui longe le Canal sur la rive droite. Un aqueduc éponyme précédent l’ouvrage, terminé en 1689 a permis de raccourcir le Canal à cet endroit et à supprimer une boucle au niveau du ruisseau.

août 2015

août 2015

mai et août 2015

Quelques kilomètres plus loin, me voici sur le pont de Pigasse, terminé en 1684. Le Relais du même nom, aujourd’hui un gite et chambres d’hôtes, a accueilli par la suite des voyageurs ayant emprunté non seulement le canal mais aussi la route Minervoise. Le blason des Etats du Languedoc a disparu à la Révolution.

samedi 18 août 2012

A noter, sur la photo du bas à gauche, les culées munies de batardeaux, autrement dit, des pierres entaillées (ici trois rangées) permettant la pose des poutres transversales de manière à isoler des segments d’eau afin de pouvoir vider partiellement le Grand Bief. Il en existe sur quelques autres ouvrages et au tunnel du Malpas.

mai et août 2015

Et c’est sur ce lieu que je termine mon récit « Le Grand Bief jusqu’au pont de Pigasse ».

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Retrouvez un article de Jean-Pierre Lagache, un passionné du département de l’Aude, sur Argeliers.

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Une de mes aquarelles sur « la Croisade ».

Le Canal du Midi (16/30), de Carcassonne à la jonction (2012) (7/7) : du Somail à l’embranchement

Canal du Midi (2012-2018) : du Somail à l’embranchement du Canal de Jonction de la Robine.

Voici  le 16ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre le Somail, après de ma pause déjeuner du 5ème jour, et l’écluse de Cesse, ou commence ce canal qui mène les navigants à Narbonne et à la Méditerranée.

J’énumère les ouvrages sur ce parcours : le Port, le Pont Vieux au Somail et la Cale de Touret, 17ème siècle, le remarquable épanchoir des Patiasses, 1694, l’Aqueduc de Cesse, 1690, le Pont de Truilhas et le pont ferroviaire, 19ème siècle.

Par cette fin de matinée du 5ème  jour de ma randonnée à vélo, je décide de m’arrêter sur une terrasse ombragée près du Pont Vieux au Somail, avec une vue sur la chapelle et la petite tour ronde qui faisait office de glacière.

Je remarque aussi la péniche épicerie (photo ci dessous à droite et en bas, sur la vue panoramique), commerce, pour le moins atypique, propose des produits variés comme, par exemple, le Carthagène du Languedoc, un vin rosé fabriqué dans la région, au goût sucré qui se déguste en apéritif, ou divers vêtements d’été comme des tee shirts à l’effigie du Canal, sans oublier le dépannage du pain ou de viennoiseries quand les boulangeries sont fermées.

vendredi 17 août 2012 et mercredi 8 mai 2013

Je prend soin de traverser le pont de manière à découvrir le Canal, direction Carcassonne avec la péniche épicerie à droite, et le Canal, direction Béziers, avec un service d’excursion qui mène les touristes jusqu’au Canal de Jonction de La Robine et l’écluse de Cesse.

Ci dessous, photo du bas, à gauche, un gîte qui hébergeait et proposait le souper autrefois aux voyageurs de la 3ème couchée de la barque de poste en provenance de Toulouse, au centre, le pont (1683) délimitant les communes de Ginestas et Saint-Nazaire d’Aude, à droite, la chapelle (1693, agrandie au 19ème siècle), toujours en activité en 2012.

vendredi 10 mai 2013

Ayant eu pour objectif de revenir sur ce hameau par 2 fois, 1 an après, j’aurai l’occasion de photographier deux emblèmes flottants en escale :  la péniche « Béatrice », sur la photo ci dessous en haut à gauche, itinérante parfois mais souvent stationnée à Port-Cassafières dans l’Hérault (entre Béziers et Agde), et la péniche de luxe « Alégria », itinérante entre Carcassonne et Béziers, offrant des prestations haut de gamme.

vendredi 17 août 2012, vendredi 10 mai 2013 et et mercredi 27 août 2013

Mes 2 heures de pause déjeuner m’auront donné l’occasion de me « plonger » dans l’ambiance du lieu et de m’attarder sur des canards et cygnes, très présents sur les 240 km du Canal du Midi, et en particulier aux endroits ou les passants leur offrent de la mie de pain. Le meilleur compagnon de l’homme, qui visiblement n’a pas peur de l’eau, décide de se joindre à eux le temps de se rafraichir.

vendredi 17 août 2012

vendredi 17 août 2012

Ci dessous, une vue du hameau sur la face nord avec, à gauche, l’auberge évoquée plus haut, le pont, la chapelle et le château d’eau, ainsi qu’un établissement de chambres d’hôtes tenu par un sympathique couple de belges flamands et dans lequel j’ai eu et ai l’occasion de séjourner.

Le hameau du Somail, à la vocation de devenir une commune à part entière, enjambe 3 communes (qui font partie de l’agglomération du Grand Narbonne), dont 2 d’entre elles sont délimitées par le pont, Ginestas, au premier plan, et Saint-Nazaire d’Aude, en arrière plan.

vendredi 10 mai 2013 et mercredi 27 août 2013

En quittant le Somail, vous êtes toujours en Minervois sur la rive gauche (photo ci dessous) …

vendredi 17 août 2012

… alors que, sur la rive droite, le gîte « Le Bosquet du Somail » , bâtiment aux façades ocre, marque l’entrée du Canal sur Sallèles d’Aude et le Narbonnais.

mercredi 8 mai 2013

Je poursuis ma progression vers le Canal de Jonction de la Robine et approche de l’épanchoir des Patiasses et sa maison de garde. Ici aussi les ravages du chancre coloré se font sentir et, au moment ou vous lirez ces lignes, les arbres malades que vous voyez n’existent plus.

vendredi 17 août 2012

Tout ouvrage important sur le Canal du Midi est doté d’une maison de garde, surtout justifié du temps ou il fallait du personnel pour actionner les vannes. Avec l’automatisation, ces bâtiments sont devenus des habitations sans rapport direct avec les activités du cours d’eau et plus ou moins bien entretenus. Chaque habitant y ajoute « sa petite touche » pas nécessairement d’une esthétique la plus réussie, comme cet abris kitch en tôle ondulée sur lequel sont peintes des tuiles romaines en trompe l’œil (photo ci dessous en haut).

A ce propos, je vais de nouveau « pousser un coup de gueule » comme je l’ai fait déjà dans certains articles. J’habite une commune limitrove d’une ville prestigieuse dans un immeuble d’habitation soumis à des contraintes d’entretien (ravalement obligatoire, choix esthétiques bien précis, autrement dit, on ne peut pas faire n’importe quoi. Des aides financières sont parfois proposées pour cela ). Pour un cour d’eau tri centenaire, je suis en droit d’attendre que les 64 communes qu’il traverse soient plus exigeantes sur la qualité des matériaux choisi pour le bâti, quitte à aider financièrement les habitants désireux d’embellir leur environnement de manière à honorer le Canal du Midi . En ce qui concerne cette toiture, un simple ajout de VRAIES tuiles romaines (neuves et qui se patineront avec le temps, ou, mieux encore, des tuiles de récupération) serait suffisant.

samedi 11 mai 2013

L’épanchoir des Patiasses construit en 1694, permet l’évacuation du trop plein d’eau du Grand Bief et de la rigole d’alimentation de la Cesse, toute proche. Cela est possible si les vannes sont actionnées, de 1 à 6 selon la quantité à éjecter.

Une anecdote raconte qu’en une nuit de novembre 1715, sous un orage violent et une pluie battante, il avait été demandé à du personnel stationné à Mirrepeisset, village situé à environ 2 km (unité de mesure qui n’était pas encore usité à l’époque, je précise), de se rendre sur place pour actionner les vannes. Seulement, peu pressés de se mouiller au sens propre comme au sens figuré, et ne voulant pas écourter leur sommeil, ils attendirent le petit matin pour s’acquitter de la tâche. Seulement, entre temps, l’eau avait taillé une profonde brèche dans le Canal (sources : « Le Canal du Midi de long en large », de Philippe Valentin).

samedi 11 mai 2013

S’ensuit, tout de suite après, un bâtiment marquant la limite eu Minervois en rive gauche du Canal, et du Narbonnais, en rive droite. A noter l’arrivée de la prise d’eau de la Cesse, alimentation naturelle principale du Grand Bief, autrefois le tracé originel du Canal du Midi quand celui ci croisait la rivière par l’intermédiaire d’une chaussée.

samedi 11 mai 2013

Plus loin, j’approche du port la Robine, point de ravitaillement en carburant, situé sur un ancien bras du Canal avant que celui ci ne soit dévié sur l’aqueduc de la Cesse à l’initiative de Vauban.

vendredi 17 mai 2012

Ce pont-canal fut terminé en de 1690 (architecte Jean Goudet), long de 64 m sur 14 m  de hauteur, construit à l’initiative de Vauban pour remplacer la chaussée de Riquet sur la Cesse jugée insuffisante pour protéger le Canal du Midi, il permet de le rendre indépendant des caprices des cours d’eaux naturels que l’homme ne peut maîtriser.

A noter sur la photo du bas, les dommages causés par les crues sur la face nord du pont.

mercredi 8 mai 2013 et samedi 11 mai 2013

Me voici enfin sur l’embranchement du Canal de Jonction de la Robine, qui me mènera à Narbonne, 5ème étape de mon trajet. Je m’arrête un moment pour prendre les photos qui s’imposent, avant d’être interpelé par une cycliste anglaise qui me demande son chemin. Je rencontre ensuite 2 personnes, qui ne sont autre que le comédien Jean-Michel Dhermay (« Le Charme discret de la bourgeoisie ») et la comédienne québécoise Marjolaine Lemieux (« 1981 »), qui, visiblement, habitent la région. Nous échangeons nos points de vues sur nos randonnées et je leur explique en détail l’organisation de mon trajet. Ils m’informent de leur côté sur le trajet qui me reste à faire jusqu’à Narbonne, me décrivent la belle architecture qu’est le bâtiment de l’épanchoir du Gailhousty, et me préviennent de la difficulté que je rencontrerai pour accéder au pont de chemin de fer qui traverse l’Aude pour rejoindre le Canal de la Robine.

vendredi 17 août 2012

C’est sur la vue ci dessous du rectiligne Canal de Jonction de la Robine à son commencement sur l’écluse de Cesse que s’achève ce récit. Je vous invite à découvrir 2 articles écrits par Jean-Pierre Lagache sur Mirrepeisset et la romancière Kathy Falguera, illustré par des photos de cette dame et quelques unes des miennes sur les liens suivants Mirrepeisset, 1ère partie et Mirrepeisset, 2ème partie.

samedi 11 mai 2013

C’est tout, … pour le moment !!!

Nicolas.

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Les liens sur le comédien Jean-Michel Dhermay, ici et .

Hébergements au Somail (liste non exhaustive) :

Chambres d’hôtes « Le Neptune ».

Chambres d’hôtes « La Maison des escaliers« .

Chambres d’hôtes « Chez Pierrette« .

Le domaine du « Bosquet du Somail« .

Hébergements à Sallèles d’Aude (liste non exhaustive) :

Maison d’hôtes « Les Volets bleus », ici (version anglaise), ou là, (version bilingue), mon « coup de cœur ».

Autres liens :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Une de mes aquarelles du Somail.

Le Canal du Midi (15/30), de Carcassonne à la jonction (2012) (6/7) : de l’écluse d’Argens au Somail

Canal du Midi (2012-2018) : de l’écluse d’Argens au Somail.

Voici  le 15ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’écluse d’Argens, là où commencent les 54 km du Grand Bief (le 55ème du canal), et le sympathique hameau du Somail, au moment de ma pause déjeuner.

Voici les ouvrages rencontrés sur le trajet : le pont de Roubia (17ème siècle), l’épanchoir et l’aqueduc de Roubia (1690), le Pont de Paraza (17ème siècle), la « pièce maitresse » du parcours, le pont-canal du Répudre (1680), l’aqueduc de Saint Paul (1690), le pont de Ventenac (17ème siècle), l’aqueduc de Ventenac, 1689), le très astucieux, et utile en cas de crues, épanchoir à siphon de Ventenac (1778), le pont de Saint Nazaire d’Aude (ou pont Saint Rome) (1838), l’aqueduc de Delfieu (1690), la Cale de Foncaude (1801), le Pont de Saint Marcel (1771) et le port du Somail (17ème siècle).

Au départ de l’écluse, il n’y a plus d’arbres, et j’ose espérer que cela sera provisoire, mais je retrouve rapidement un chemin de halage ombragé, direction Roubia …

 Vendredi 17 août 2012

… charmant village que je n’hésite pas à aller découvrir et qui s’annonce par ce magnifique pont et une demeure de maître en pierres de taille au bord de l’eau. J’y découvre aussi une « architecture » navale toute en bois pour le moins très originale et croise deux kayakistes qui, très certainement, et cela je le juge à leur équipement, ont choisi de remonter le Canal du Midi sur toute sa longueur, autrement dit, sont sans doute partis du phare des Onglous pour se rendre aux Pont-Jumeaux. Je les aurais très certainement questionnés si je les avais rencontrés à l’écluse. Une pensée me viens de nouveau pour l’un de mes amis, Eric, que j’ai déjà évoqué dans un article précédent, qui a navigué sur la Loire de Tours à Nantes par ce moyen de transport … en guise d’entrainement pour descendre une rivière en Alaska sur 500 km, d’une part, et de Timothée, un ado kayakiste qui raconte son trajet en 2012 sur son blog, d’autre part.

Vendredi 17 août 2012

Je suis retourné photographier ce pont de manière plus précise lors des nombreux séjours « post ballade à vélo » que j’effectue régulièrement depuis 2012. Je remarque des pêcheurs sexagénaires ou plus qui transmettent leur passion à leurs petits-fils, constatant que cette activité reste essentiellement masculine. Promis juré, si je rencontre une pêcheuse, je ne manquerai pas d’aller à sa rencontre et essayer de comprendre pourquoi elle reste encore réservé aux hommes.

Dimanche 4 mai 2014

Après une pause dans ce magnifique village aux architectures intéressantes (comme la mairie), voire remarquables (comme cette demeure somptueuse de pierres et de brique près du Canal), je me dirige vers Paraza.

 Dimanche 4 mai 2014

J’aperçois au loin le château de Paraza, 17ème siècle, dans lequel Riquet a séjourné pendant les travaux du canal, perché sur un promontoire et au pied de plusieurs terrasses arborées, qui, elle même, prolongent le haut bourg, qui offre une vue panoramique sur le massif des Pyrénées, et en particulier, sur le Mont Canigou. Un pont du 17ème siècle enjambe le Canal du Midi. Je croiserai deux jeunes filles qui, comme moi, feront même trajet et le prolongeront jusqu’à Sète. Une femme, que j’ai cru d’abord être leur mère ou leur tante, les abordera pour les accompagner un bout de chemin.

Peu avant l’arrivée sur le village, et jusqu’à la sortie à l’Est de celui-ci, le chemin de halage fait place à la route, certes peu fréquentée, mais petit désagrément, selon moi.

Vendredi 17 août 2012

Dimanche 4 mai 2014

Direction maintenant un des ouvrages les plus emblématiques d’autant plus qu’il a commencé par être unique sur le ruban d’eau, le pont-canal du Répudre, qui était une attraction locale dans la mesure ou personne n’avait vue encore des bateaux passer sur un pont.

Seul ouvrage de ce type du temps de Riquet, datant de 1680, avec une chaussée de part et d’autre en callades, conçu sur le modèle d’ouvrages situés sur les canaux italiens que l’ingénieur Andréossy avait étudié. Le chantier, long de 3 ans, a mobilisé près de 400 ouvriers, sous la direction d’Emmanuel de l’Estang. La longueur, dans le temps de la construction et l’investissement humain demandé a sans doute découragé Riquet d’entreprendre de semblables aqueducs aux croisement du Canal Royal de Languedoc et des autre rivières (pour une question de coûts aussi très certainement), préférant les chaussées malheureusement souvent endommagées par des crues. Vauban améliorera l’œuvre de Riquet en y ajoutant les autres aqueducs nécessaires pour rendre le plus indépendant possible le cours d’eau artificiel des caprices des rivières et autre fleuves. « Cerise sur le gâteau », une inscription fut accolée au pont dès 1837.

A proximité, un déversoir et le petit aqueduc de St Paul, datant de 1690 sans oublier une borne indiquant le niveau des crues du 18 septembre 1843 et du 12 septembre 1875.

La rivière délimite les communes de Paraza et de Ventenac-Minervois.

Vendredi 17 août 2012 et mercredi 27 août 2013

Il est à noter que le Canal peut se parcourir sur les deux rives entre Paraza et Ventenac Minervois bien que je déconseille la rive gauche aux vélo tractant des remorques (qu’il faudra détacher, surtout si ces dernières transportent des enfants en bas âge.

Méandres passés, arrivée majestueuse sur Ventenac-Minervois et son pont du 17ème siècle.

L’imposant bâtiment au style éclectique aux airs d’édifice religieux néo-moyenâgeux, La Cave du Château datant de la fin du 19ème siècle, fait face à la Halte de Plaisance « Alexandre Pech ». Il se caractérise par son activité vinicole : vente de bouteilles de vins rouges et rosés essentiellement de la production locale. Comme tout point de vente vinicole qui se respecte, l’achat de bouteilles s’accompagne de nombreuses dégustations.

Vendredi 17 août 2012

Ci dessous, quelques vues panoramiques de ce village perché, lui aussi sur un promontoire. Quelques belles propriétés aussi dans les rues de celui-ci.

Vendredi 17 août 2012 et jeudi 28 août 2013

Le pont fait aussi parfois office de plongeoir pour des ados qui n’hésitent pas à se jeter à l’eau, au sens propre comme au figuré, bien que la baignade soit interdite.

Vendredi 17 août 2012

Il est à noter que le Canal du Midi peut également se longer sur ses deux rives, à vélo et à pied,  à partir de Ventenac , et jusqu’au Somail. je découvre ainsi le pont Saint Rome, (ou pont de Saint Nazaire, ci dessous photo en haut à gauche et en bas), élégant ouvrage en pierre calcaire, datant de 1838,  faisant penser bien volontiers  à un ouvrage conçu un siècle plus tôt. J’y découvre malheureusement un tag (toujours présent lors de mes nouveaux passages en 2013 et 2014), qui ne lui apporte, selon moi, aucune plus value. Je partage ce qu’à écrit mon ami Jean-François sur ce blog à ce sujet et je vous inviterai à lire son article, par la transmission d’un lien, à la fin de cet article.

Sur la photo en haut à droite, la Cale de Foncaude surmontée d’un élégant ponceau, permet de recevoir les eaux qui s’étalent sur les terres environnantes et qui ne peuvent progresser, par ce que barrées par le Canal, qui les reçois donc.

Vendredi 17 août 2012 et jeudi 28 août 2013

Le pont de Saint Marcel, ou le Pont Neuf du Somail (photo du bas), date de 1771 et se caractérise par une succession de 3 matériaux : la pierre calcaire, le basalte et le grès. Tout comme le pont Saint Rome, et contrairement au Pont Vieux du hameau, de larges voutes donnent à l’ouvrage son aspect majestueux. Il marque d’ailleurs l’entrée occidentale du hameau.

Vendredi 17 août 2012

Je découvre pour la première fois ce magnifique hameau, à cheval sur 3 communes (Ginestas, Saint Nazaire d’Aude et Sallèles d’Aude), et 2 pays (le Minervois et le narbonnais), autrefois la 3ème dînée de la barque de poste en provenance de Toulouse.

Ci dessous en haut à gauche, le Pont Vieux, la chapelle et l’auberge à l’opposé, qui marque la limite entre les communes de Ginestas et St Nazaire d’Aude. En haut à droite, le bâtiment de l’office du Tourisme promis à une restauration certaine.

Enfin, sur la photo du bas, les « canards du midi » accompagnés de cygnes, très présents sur les 240 km du trajet.

Vendredi 17 août 2012

C’est par une pause déjeuner sur la terrasse du restaurant « Le comptoir nature » sur la rive droite au pied du pont, côté Carcassonne, que j’achève ce 15ème récit « En Minervois jusqu’au Somail ».

C’est tout, … pour le moment !!!

Nicolas.

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Le récit de la descente de Timothée en kayak sur le Canal du Midi, c’est ici.

Le reportage télévisé sur la descente de la Loire en Kayak de mon ami Eric, c’est .

Hébergement sur le parcours (liste non exhaustive) :

Le château de Paraza.

Le château de Ventenac-Minervois.

La Cave du château de Ventenac-Minervois.

Le domaine de Creva Tinas, prononcez « crébo tinos », oenotourisme, gites et chambres d’hôtes.

Hébergements au Somail (liste non exhaustive) :

Chambres d’hôtes « Le Neptune ».

Chambres d’hôtes « La Maison des escaliers« .

Chambres d’hôtes « Chez Pierrette« .

Le domaine du « Bosquet du Somail« .

Nombreux restaurants au Somail, dont l' »ô à la bouche », L’auberge du Somail, et mon coup de cœur, « Le comptoir nature« .

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (13/30), de Carcassonne à la jonction (2012) (4/7) : de l’écluse de Puichéric à l’écluse d’Homps

Canal du Midi (2012-2018) : de l’écluse de Puichéric à l’écluse d’Homps.

Voici  le 13ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’écluse de Puichéric et Homps.

Après m’être rafraichi dans la très agréable buvette épicerie de l’écluse de Puichéric, un petit peu épuisé en cette fin d’après midi du 4ème jour de ma promenade, j’enfourche ma bicyclette pour parcourir les derniers kilomètres jusqu’à ma prochaine étape, Homps, et l’hôtel restaurant situé sur la rive droite du cours d’eau peu avant l’arrivée sur le port.

Voici les ouvrages remarquables que je vous énumère sur le trajet, hors écluses : la cale de Las Bauges, l’aqueduc de Ribassel, 1694, le pont de La Redorte, 17ème siècle et remanié en 1937, le Port de La Redorte, Le Pont Neuf de La Redorte, 1780, une des « bijoux » architecturaux du Canal du Midi, l’épanchoir de l’Argent Double,1694, l’aqueduc de l’Argent Double, 1689, le bâtiment de la 3ème dînée (pour les barques de poste en provenance de Toulouse), les ponts de la Métairie du Bois et de Jouarres, 17ème siècle, l’aqueduc de l’étang de Jouarres, 1679, Homps et son port, qui a pris son essor au 19ème siècle.

Je poursuis mon trajet le long des 6 km 313 du 50ème bief du cours d’eau, le bief de Jouarres, pour arriver sur le port de La Redorte, d’où partaient les embarcations de tonneaux de vin ou de pierres marbrières du Minervois tant vers l’Est que vers l’Ouest, selon les besoins.

Mai 2014

Mai 2014

Sur la photo ci dessous en bas, le Pont Neuf de La Redorte traversé par la route qui mène au village.

Jeudi 16 août 2012

Je marque une pause sur cet ouvrage remarquable qu’est l’épanchoir de l’Argent Double, plus majestueux encore que celui de Villepinte, plus récent (1739). Il fut conçu par Vauban suite aux dégâts des crues de la rivière et que la chaussée ne suffisait pas à contenir. A la fois épanchoir et déversoir, cet élégant ouvrage à 11 arche traversé par une allée en calades, fut terminé en 1694 par Jean David. J’y suis d’ailleurs retourné un an après pour de nouvelles prises de vues.

Jeudi 16 août 2012

Lundi 26 août 2013

Juste après l’épanchoir, sur les 4 vues ci dessous, l’aqueduc à débordement de l’Argent Double, datant de 1689 permet aussi aux excédents d’eaux du Canal du Midi de se jeter dans la rivière du même nom qui se jette dans l’Aude un peu plus loin, laquelle, comme ses « consoeurs » dans la région, peut être la cause de crues très impressionnantes.

Jeudi 16 août 2012 et lundi 26 août 2013

Mai 2014

Mai 2014

Mai 2014

Je poursuis ma progression vers le bâtiment de la  dînée du 3ème jour de la barque de poste en provenance de Toulouse, qui s’appelait « Le Cabaret de La Redorte » (photo en bas à gauche). Tout comme halte qui se respectait, existait autrefois une chapelle qui, faute d’entretien et tombant en ruines, fut détruite au début du 20ème siècle. J’approche du pont de la Métairie du Bois, 17ème siècle et son tablier en dos d’âne, traversée par une route qui mène à Azille, que vous pouvez apercevoir en panoramique depuis le Canal du Midi (photo ci dessous). Derrière, se trouve la Montagne Noire au niveaux du Pic de Nore, 1 211 m, à son point culminant, lequel offre un panorama exceptionnel par temps clair, du Pays Toulousain à la Méditerranée, sans oublier la chaine des Pyrénées. Se trouve aussi à proximité du Pic le Roc de Peyremaux, 1008 m.

Jeudi 16 août 2012

J’atteins l’écluse de Jouarres, à bassin simple, construite en 1679, à 143 km 059 de la Garonne et à l’altitude de 49m, et le 50 ème ouvrage à franchir par les navigants depuis son extrèmité occidentale à Toulouse, situé sur la 39ème commune sur les 63 que traverse le cours d’eau, Azille. Tout comme à Herminis et Marseillette, à noter un important dénivelé, 3 m 62, nettement au dessus de la moyenne qui est de 2 m 50. Je constate avec satisfaction l’état impeccable du bâtiment, entretien que l’on serait en droit d’attendre sur tous les bâtiments du Canal du Midi.

Jeudi 16 août 2012

Je m’engage maintenant sur les 3 km 688 du 51e bief du Canal, direction Homps et l’écluse éponyme, qui marque la fin de ma 4 ème étape. J’y retrouverai un couple d’anglais rencontrés 3 jours plus tôt, lors de ma première étape. Passé le pont de Jouarres, 17 ème siècle (photo ci dessous en haut à droite), les 2 rives ombragées du Canal du Midi m’annoncent l’arrivée sur le pont bleu piétonnier du port (photo ci dessous en bas à droite)

Jeudi 16 août 2012

Le port d’Homps, 3ème en importance sur le Canal du Midi du temps de son activité économique, permit aux péniches, grâce à l’élargissement du cours d’eau, de faire demi tour. Il se développa au 19ème siècle, parallèlement au vignoble languedocien. Ici partaient des tonneaux tant vers l’Est que vers l’Ouest. Aujourd’hui, un port de plaisance contribue à faire de ce lieu une attraction touristique. Aux bâtiments anciens dotés d’un certain cachet viennent s’ajouter de nouvelles constructions dites « traditionnelles » de style néo méridionales, à l’esthétique certes agréable, qui se réfèrent aux constructions anciennes mais sans leurs proportions harmonieuses, à proximité de la marina, sur la rive gauche.

Jeudi 16 août 2012

Ci dessous, 4 vues de la passerelle d’Homps reliant les 2 rives du Canal du Midi et permettant d’accéder au port dans lequel de nombreux bateaux stationnent en cette saison.A voir également dans le village : le Chai (Maison des Vins du Minervois), le lac de Jouarres, l’église paroissiale néo romane du 19ème siècle bien dans le style « France profonde », surtout le clocher, la chapelle romane Saint-Michel du 11ème siècle, la tour de chevaliers de Malte, 12ème siècle.

Jeudi 16 août 2012

Durant mon trajet, j’ai eu l’occasion de nombreuses fois de croiser différends « attirails » cyclistes, comme celui, sur la photo ci dessous à gauche, permettant de stocker des bagages ou d’y placer des enfants en bas âge.

Les plaisanciers choisissent le plus souvent d’alterner promenade fluviale et promenade sur deux roues. Il faut dire aussi que les environs du Canal méritent aussi le détour

Jeudi 16 août 2012

Le Canal du Midi est bordé de belles architectures qui contribuent à l’honorer. Homps n’échappe pas à la règle comme cette magnifique bâtisse Napoléon III dans laquelle les propriétaires ont eue la bonne idée d’en faire des chambres d’hôtes (en données 2012) : « Le Domaine Val Auclair » (photos ci dessous à droite et en bas).

Jeudi 16 août 2012

Et c’est sur la vue du bief à la sortie du port et du village et à l’approche de l’écluse que je termine cet article « En Minervois jusqu’à Homps ».

Jeudi 16 août 2012

C’est tout, … pour le moment !!!

Nicolas.

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (12/30), de Carcassonne à la jonction (2012) (3/7) : du bief de Marseillette à l’écluse de Puichéric

Canal du Midi (2012-2018) : du bief de Marseillette à l’écluse de Puichéric.

Voici  le 12ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre le bief de Marseillette et l’écluse de Puichéric.

C’est par le percement du rocher de Marseillette que le Canal du Midi entre dans le 4ème pays qu’il traverse, le Minervois. En consultant différents site sur internet, il m’est indiqué que la « ligne » de partage entre le climat océanique aquitain et le climat méditerranéen passe à cet endroit, « ligne » par ailleurs qui traverse le département de  l’Aude entre Villeneuve Minervois et Caunes Minervois, Rustiques et Badens, Trèbes et Marseillette, Floure et Barbaira, puis, plus au sud, du côté de Limoux. En conversant dans une boutique vinicole de Carcassonne, j’ai appris que le climat méditerranéen commençait réellement à La Redorte (et à l’écluse de Puichéric sur le Canal). Je reste cependant persuadé, par les paysages que j’ai quand même eu le temps d’observer, qu’une transition d’abord douce s’opère  dès le Seuil de Naurouze, puis se précise vers Villesèquelande, ou commencent les vignes, et encore plus à la sortie de Carcassonne aux écluses du Fresquel, et de façon évidente à La Redorte. Du côté de la Montagne Noire, la végétation diffère sur ses 2 versants, le côté nord offrant des similitudes avec les massifs jurassiens ou vosgiens.

Sans plus tarder, en cet après midi de mon 4ème jour de randonnée à bicyclette, après m’être restauré à Trèbes et à l’heure de la sieste, je découvre le cours d’eau traversant le rocher de Marseillette (photo en haut à gauche), au relief accidenté qui me laisse deviner aisément la difficulté rencontrée lors du percement du Canal du Midi à cet endroit.

 Jeudi 16 août 2012

Voici l’énumération des ouvrages sur ce trajet, hors écluses : l’aqueduc de Mercier (1689), un épanchoir à vannes du 18ème siècle, un épanchoir à siphon de 1781, le pont de Marseillette (1856), un segment rectifié sur 500m en 1943, l’aqueduc de St Martin (1690), l’aqueduc de l’Aiguille (17ème siècle, remanié en 1774 et 1807), le pont de Puichéric (17ème siècle), et la cale de Puichéric (1749).

Je précise que le bief de Marseillette se situe à mi chemin sur le Canal du Midi. Nous nous trouvons à équidistance du Bassin de l’Embouchure à Toulouse en direction de l’Ouest, d’une part, et du Phare des Onglous, à Marseillan, en direction de l’Est, d’autre part.

J’approche de l’écluse de Marseillette, datant de 1679, le 45e ouvrage sur le Canal à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale, a bassin simple, au km 127,394, à l’altitude de 79 m, située sur la commune éponyme (photos du bas). Je longe ensuite ce joli village sur sa rive gauche (photo du haut). L’écluse est précédée de l’épanchoir à siphon de Marseilette, d’une conception très ingénieuse qui  permet l’évacuation du trop plein d’eau, et qui  en interrompe son évacuation quand le miroir d’eau descend au bon niveau. Autrement dit, ce système automatique ne demande aucune intervention humaine.

Jeudi 16 août 2012.

Sur le site, un plaisancier qui semble rencontrer quelques difficultés à faire fonctionner son bateau de location, ce qui oblige les touristes à devoir patienter sur le bassin, sans évoquer non plus les autres qui attendent en amont et en aval, mais qu’importe !!!, tout le monde semble garder sa (très) bonne humeur et après tout, nous sommes en vacances, non !!!???

Jeudi 16 août 2012

Je progresse ensuite sur les 3 km 308 du 46e bief du Canal, le bief de Fonfile, agréablement arboré, qui serpente sur les communes de Marseillette et Blomac. Il est à noter de nombreux vignobles dans les environs et, a ce sujet, mes découvertes sur internet me font penser à ce qu’à écrit Jean-Pierre Lagache, sur son blog consacré à ce beau département qu’est l’Aude, à propos d’un couple de vignerons, spécialisé dans le bio, qui possède une exploitation à Laure Minervois, Nicole et Jean-Baptiste (aujourd’hui malheureusement décédé). Comme l’histoire du Canal du Midi est étroitement lié au vin, j’ai donc pensé utile de vous faire prolonger mon récit par la lecture de son article en vous transmettant le lien à la fin de mon récit.

Jeudi 16 août 2012

Jeudi 16 août 2012

Me voici sur l’écluse de Fonfile (ou Rachin), datant de 1679, le 46e ouvrage sur le Canal à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale, à bassins triples, à 130 km 702 de la Garonne, et à l’altitude  de 76 m., située sur la commune de Blomac. Un des points de rencontre avec la RD 610, la route Minervoise.

Jeudi 16 août 2012

S’ensuit les 1 km 242 du 47e bief, le bief de St Martin, retenu par l’écluse éponyme. Tout comme une journée de saison qui se respecte, il fait assez chaud et je marque parfois des pauses pour cueillir des grappes de raisin, déjà mur sur ce secteur dès la deuxième quinzaine du mois d’août.

Jeudi 16 août 2012

L’écluse de St Martin, datant de 1679, le 47e ouvrage à franchir depuis Toulouse, à bassins doubles, au km 131, 344 depuis  la Garonne et à l’altitude de 67 m, se distingue par ses bassins de 30 m de long pour 5 m 35 sur ses plus grandes largeurs, autrement dit, les plus petits du Canal du Midi. J’ose espérer que les façades du bâtiment seront vite ré enduites.

Jeudi 16 août 2012

Je longe les 1 km 763 du 48e bief, le bief de l’Aiguille pour accéder à l’écluse la plus décorée et quitte Blomac pour entrer sur Puichéric, la 37e commune sur les 64 que traverse le cours d’eau.

Jeudi 16 août 2012

 Voici l’écluse de l’Aiguille, datant de 1679, à 133 km 707 de la Garonne, a bassin doubles , à 59 m au dessus du niveau de la mer. Joël Barthes, en poste depuis 1978, n’est pas seulement éclusier, mais aussi un artiste, sculpteur en particulier. A partir de matériaux de récupération, du bois et du fer essentiellement, drainés par le canal ou trouvé au bord du chemin, cet ancien routier façonne des créations dignes de son imagination, en puisant dans le bestiaire, comme en témoigne ce crocodile ma fois fort inoffensif, ou en prenant comme référence un chanteur comme Brassens. Affinant son savoir faire au fil des années, certaines de ses sculptures sont animées. Cet artiste bohème à la main verte, puisque les fleurs et plantes ne sont pas oubliées, qui travaille sérieusement sans se prendre au sérieux, n’hésite pas non plus à s’inspirer de l’anatomie humaine.

Je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer, mais ne manquerai pas de le faire lors d’un prochain passage. Je pourrai ainsi en écrire un nouvel article.

Jeudi 16 août 2012

 J’enfourche mon vélo sur les 3 km 039 du 49e bief, retenu par l’écluse de Puichéric, sur le trajet duquel je traverse un des 3 ouvrages franchissant un cours d’eau conçu par Riquet, l’aqueduc de l’Aiguille (photo ci dessous en haut à droite), construit au 17ème siècle, puis reconstruit en 1774 et remanié en 1807, par l’ajout d’une arche surbaissée. L’ouvrage enjambe une rigole qui, tour à tour, a évacué les eaux saumâtres des étangs de Marseillette, qui furent asséchés, devenant ensuite une rigole servant à irriguer les champs aux alentours. Les descendants de Riquet auraient aimé utiliser l’espace pour établir un nouveau réservoir pour l’alimentation du Canal du Midi mais les autorités politiques d’abord royalistes, puis républicaines s’y opposèrent.

Il est a noter une cale et un ponceau à proximité du pont qui précède 4 autres cales situées entre l’écluse suivante et le port de la Redorte. Un lavoir existait aussi autrefois sur ce bief.

Sur la photo ci dessous en bas, le pont de Puichéric (ou de Rieux), typique des architectures des ponts du 17ème siècle, traversée par la route qui mène au village. Pour l’anecdote, un ado tout habillé s’apprête à faire un plongeon, très certainement pour épater ses copains et ses copines, alors que la baignade dans le Canal est interdite.

Jeudi 16 août 2012

Sur la photo ci dessous, vous pouvez apercevoir le joli village de Puichéric avec son église Notre Dame construite à partir de 1269, agrandie et remaniée jusqu’en 1879. L e clocher date du 14ème siècle. Le château, dans lequel Riquet fit étape (photo ci dessous en bas),  ne se visite pas, ce qui signifie aucunement qu’il est impossible d’y séjourner, dans la mesure où il abrite des chambres d’hôtes (en données 2012, ce qui ne sera peut être pas toujours le cas, à l’instar de la « Maison Coste » aménagée avec goût, à Carcassonne qui a cessé d’acueillir des clients cette année là). Le bourg est traversé par la route minervoise et l’ancien chemin de fer Moux-Caunes-Minervois (photo ci dessous en haut à droite). Entre 1989 et 2001, la commune eût pour maire un personnage au nom prédestiné, Jean-Claude Canal.

Jeudi 16 août 2012

C’est sur l’écluse de Puichéric, datant de 1679, le 49e ouvrage à franchir par les navigants depuis Toulouse, à bassins doubles, au km 136, 740 et à l’altitude de 57 m que je termine mon récit. Ici se trouve une petite épicerie buvette fort agréable.

Jeudi 16 août 2012

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Le lien sur l’article qu’à consacré Jean-Pierre Lagache, sur un couple de vignerons de Laure Minervois, c’est ici.

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Quelques endroits sympathiques pour y faire étape ou séjourner :

Le château de St Aunay à Puichéric.

Le château de Puichéric.

Le château de La Redorte.

Chambres d’hôtes « La Demeure vigneronne » à Blomac

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (11/30), de Carcassonne à la jonction (2012) (2/7) : de l’écluse de Villedubert au bief de Marseillette

Canal du Midi (2012-2018) : de l’écluse de Villedubert au bief de Marseillette (équidistant de Toulouse et de Marseillan).

Voici  le 11ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’écluse de Villedubert et le bief de Marseillette.

Je reprend donc le récit de mon trajet là ou j’ai terminé l’article précédent, à savoir sur l’écluse de Villedubert.

Pourquoi ai-je choisi de terminer cet article sur un bief plutôt que sur une écluse ? Tout simplement par ce que c’est sur le bief de Marseillette que se termine la commune de Trèbes et commence celle de Marseillette, c’est surtout sur ce bief que l’on quitte le Carcassonnais pour entrer dans le Minervois, c’est aussi sur ce bief que l’on se trouve à mi chemin du Canal, c’est notamment sur ce bief que l’on rencontre les 1er champs d’oliviers, et c’est enfin sur ce bief que commence le climat méditerranéen, bien qu’il soit admis qu’il débute réellement à La Redorte. Cecit dit, le climat de Carcassonne est considéré comme « intermédiaire », à savoir océanique avec une influence méditerranéenne, accentuée par la présence d’essences amenées par l’homme caractéristiques de celles que l’on trouve autour de ce que les Romains appelaient « Mare Nostrum ». Il suffit aussi d’observer l’architecture de la ville, plus ressemblante à celles de ses voisines de Narbonne et Béziers qu’à celle de Toulouse.

Pour terminer ma parenthèse climatique, le réchauffement tant annoncé pour ces 100 prochaines années (même s’il y a réduction de diffusion de gaz à effets de serre) va très certainement aussi modifier la donne et « offrir » un climat à Carcassonne qui s’apparentera plus à celui des rivages de la Grande Bleue qu’à celui des rivages de l’Océan.

Après avoir marqué une pause à l’écluse de Villedubert, avoir cueilli et avalé une grappe de raisin sur la treille au dessus des fenêtres du bâtiment, me revoici parti, direction Trèbes le long des 4 km 641 du 44ème bief.

jeudi 16 août 2012

Voici la listes des ouvrages et sites naturels sur le bief de Trèbes : l’aqueduc de Déjean (1689), le déversoir de Dejean (ou de la Raye, XVIIIe siècle), un passelis (« passage aménagé pour contourner un obstacle naturel appelé pertuis mais, contrairement à celui-ci, dépourvu de système de fermeture et simplement constitué d’une glissière en pente douce » : extrait du dictionnaire fluvial du site du projet Babel), le pont de la Rode (XVIIe siècle) une prise d’eau complétée d’une rigole d’alimentation correspondant à l’ancien tracé du Canal menant à la chaussée de l’Orbiel avant qu’il n’en soit détourné par un aqueduc, le pont-canal d’Orbiel et l’aqueduc de St Félix (1690), la cale de St Félix (XVIIIe siècle), l’épanchoir et le pont de St Julia (XIXe siècle et 1854 plus précisément pour le second ouvrage cité), le pont de Millepetit (XIXe siècle), le pont de Millegrand (XVIIe siècle et remanié au XXe siècle), l’aqueduc de Millegrand (1690). Au delà, le Canal du Midi pénètre dans le Minervois en perçant dans le rocher de Marseillette et entre sur cette commune.

Sur les photos ci dessous, j’approche de Trèbes en apercevant son clocher, d’autant plus visible que des platanes ont été coupés à cet endroit, avec en arrière plan, la Montagne d’Alaric.

jeudi 16 août 2012

Le pont de la Rode, à l’architecture bien typique des ouvrages du XVIIe siècle et ressemblant beaucoup au pont Vieux de Castelnaudary, marque l’entrée sur la ville. Lui succède ensuite la rigole d’alimentation de la prise d’eau de l’Orbiel, et le pont-canal pris en photo sur ses versants nord et sud.


jeudi 16 août 2012 et lundi 26 août 2013

jeudi 16 août 2012 et lundi 26 août 2013

Me voici maintenant sur les rives du Canal du Midi au cœur de la ville dans laquelle je décide de m’arrêter pour déjeuner avant de longer les berges arborées d’une nouvelle espèce de platanes en direction de l’écluse, plus résistante aux champignons. Cet endroit était, il n’y a pas si longtemps encore, abrité par des arbres gigantesques qui permettaient d’agréables promenades ombragées. A noter l’intérêt patrimonial, architectural, esthétique et historique de l’église St Etienne de Trèbes (XIIIe et XIVe siècle, en gothique languedocien), et l’intérêt gustatif de la confiturerie vendant des produits artisanaux (photo en bas à gauche).

jeudi 16 août 2012

Me voici maintenant sur l’écluse à bassins triples de Trèbes, datant de 1679, 44e écluse sur le Canal à franchir par les navigants depuis le commencement du Canal du Midi à Toulouse, à 118 km 184 de la Garonne, à l’altitude de 84 m, et autrefois le 2e arrêt du soir de la barque de la poste en provenance de Toulouse (la couchée).

Pour poursuivre la description du lieu, j’ai choisi un extrait du fascicule (bilingue) de Philippe Valentin « Le Canal du Midi de long en large », accompagné de 4 cartes :

« Les voyageurs prenaient leurs quartiers dans l’hôtellerie non loin du pont. Vous ne pouvez manquer la vaste minoterie aux fenêtres béantes près de la triple écluse et l’ancien moulin de 1700 qui fait un angle de 45 degrés avec l’axe du Canal. Trèbes sépare la 1ère tranche des travaux octroyés à Riquet en 1666 de la seconde jusqu’à l’étang de Thau. octroyée le 3 juin 1669. »

Je souligne qu’initialement, il était prévu que le Canal de Midi se termine en amont de l’écluse, les navigants devant terminer leur trajet vers Narbonne sur l’Aude. Cependant, les caprices des crues du fleuve qui  rendaient l’activité batelière  incertaine, voire impossible parfois, on eu vite raison de cette hypothèse et il fut décidé de poursuivre le cours d’eau artificiel jusqu’à la mer.

Je poursuis donc la description de Philippe Valentin :

« Dès lors, l’entreprise devint colossale. Des chantiers sur tous les fronts, de la Montagne Noire à ligne principale, occupaient 8 000 à 12 000 ouvriers, tous susceptibles de désertion suivant leurs intérêts. Pour les fidéliser, une ordonnance de Monseigneur de Besons, intendant de la justice, police et des finances en Languedoc, promit à chacun quelques facilité dont un salaire fixe et avantageux, même en cas de maladie ou d’arrêt de travail pour intempéries. Ces avantages sociaux inédits exaspéraient les employeurs à fort besoin de main-d’œuvre incapables ou peu désireux de s’aligner ».

Autrement dit, les avantages sociaux avant l’heure.

Sans plus tarder, je vous laisse découvrir l’ouvrage de Trèbes, à trois bassins, entourés de bâtiments dont l’un d’eux, à l’esthétique intéressante, attend une restauration pour le remettre en valeur.

jeudi 16 août 2012

jeudi 16 août 2012

jeudi 16 août 2012

Après l’arrêt qui s’imposait sur l’écluse, je m’engage, sur mon vélo en ce début d’après midi sur les 9 km 210 du 45ème bief retenu par l’écluse de Marseillette, direction le Minervois. A noter sur la photo en bas à gauche l’épanchoir de Saint Julia qui offre la possibilité, par un système de vannes de vidanger le bief par le fond du lit pour l’entretien. Sur la photo à droite, le pont de Millepetit (XIXe siècle) au tablier en bois construit, tout comme son homologue éponyme à l’ouvrage cité plus haut, de relier les domaines aux vignes qui s’y rattachaient, situées entre le Canal et l’Aude. Je souligne également que le fleuve coule plus ou moins parallèlement et pas très loin du cours d’eau entre Carcassonne et Saint Nazaire d’Aude.

jeudi 16 août 2012

Je remarque un groupe d’adolescent(e)s répartis sur 2 canoës en promenade d’agrément, occasion pour vous évoquer ma découverte d’un blog, écrit par Timothée, 13 ans, dans lequel il raconte sa descente sur son kayak en 2012 des Canaux du Midi, de Jonction de la Robine et de la Robine, de Toulouse à la mer. Je vous indiquerai le lien en fin d’article. Sur le même thème, je vous évoquerai prochainement dans un autre article, la descente en kayak de mon ami Eric sur la Loire entre Tours et Nantes en 2011 … en guise d’entrainement avant de se lancer la même année sur les 500 km du fleuve Noatak en Alaska. Ceci dit, vous en faire une petite idée sur un lien que je vous indiquerai également.

 jeudi 16 août 2012

Amoureux de belles architectures, je ne manque pas de remarquer non plus l’élégante bâtisse du domaine de Millepetit et une certaine émotion me gagne dans la mesure ou elle me rappelle la maison de mes grands parents maternels à Saint Epain, en Indre et Loire. Tous mes merveilleux souvenirs d’enfance me reviennent tout à coup alors que je ne m’attendais pas du tout à cela dans la mesure ou elle se situe géographiquement à 500 km de la Touraine. Bien que chaque région adopte son style architectural propre, je conclus aisément qu’il existe dans notre pays un modèle de demeure bourgeoise dont on retrouve la trame plus ou moins dans tout l’hexagone, symbolisant aussi un signe extérieur de richesse en se distinguant du style régional. Par exemple, ici, point de tuiles romaines mais de l’ardoise, très certainement importée d’Anjou et moins lourde sur les charpentes. Les pigeonniers se retrouvent aussi beaucoup dans le sud de la France. Il en existe de très beaux exemples en Gascogne, dans le Périgord et dans l’Albigeois.

jeudi 16 août 2013

J’atteint très rapidement à vélo le pont de Millegrand (XVIIe siècle et remanié au XXe) puis l’aqueduc éponyme, un très bel exemple d’architecture que je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de photographier. Cet ouvrage fut commandé par Vauban et réalisé par les maîtres maçons Colin et Launay, et se caractérise par une voûte en grès (sources « Le Canal du Midi de long en large » de Philippe Valentin).

jeudi 16 août 2013

Je quitte ainsi le Carcassonnais et la 34ème commune que traverse le Canal du Midi pour entrer dans un 4ème pays, le Minervois. J’achève ainsi mon récit « En Carcassonnais jusqu’au bief de Marseillette »

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Une autre approche sur le Canal à Trèbes et dans les environs sur ce lien.

Le récit de la descente de Timothée en kayak sur le Canal du Midi, c’est ici.

Le reportage télévisé sur la descente de la Loire en Kayak de mon ami Eric, c’est .

Autres sites :

Le site de Nil Roux, serveur rencontré au restaurant de l’écluse d’Herminis, « Nil images« , et plus particulièrement son projet de longer le littoral de Sète à Istambul, intitulé « l’odyssette« 

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Une de mes aquarelles sur le pont-canal de l’Orbiel.

Le Canal du Midi (10/30), de Carcassonne à la jonction (2012) (1/7) : de la cité fortifiée à l’écluse de Villedubert

Canal du Midi (2012-2018) : de l’écluse de Carcassonne à l’écluse de Villedubert.

Voici  le 10ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’écluse de Carcassonne et l’écluse de Villedubert.

En cette magnifique journée du jeudi 16 août 2012, j’entame ma 4ème étape à vélo commencée le lundi 13 au bassin de l’Embouchure à Toulouse, extrémité occidentale du Canal du Midi, là ou a été posée la 1ère pierre de ce long ruban d’eau de 240 km qui permettait un raccourci pour la batellerie qui n’avait plus à faire un grand détour par le Détroit de Gibraltar pour relier les côtes atlantiques au côtes méditerranéennes françaises.

Il est à noter surtout le rôle économique et civil qu’aura connu le Canal du Midi alors qu’il avait été envisagé de lui ajouter une fonction militaire, notamment pour permettre aux navires de guerre de l’époque de relier les 2 mers sans avoir a se frotter à ceux des puissances étrangères et parfois hostiles. Vauban aurait d’ailleurs souhaité, pour cela, la conception d’ouvrages aux gabarits plus importants, en particulier les écluses, mais il n’a pas été suivi dans ce souhait.

Je reprend donc le cours de mon trajet là ou je l’avais terminé la veille, c’est à dire à l’écluse de Carcassonne, près du port, face à la gare, au km 105 depuis la Garonne, à l’altitude de 106 m et 38ème ouvrage à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale. Direction d’Homps, ma prochaine étape. Carcassonne est la 30ème commune sur les 63 que traverse le Canal du Midi (en données 2012).

Lundi 26 août 2013 et jeudi 16 août 2012

Je vous donne aussi la raison pour laquelle je « sectionne » autant mes articles sur la traversée d’un pays alors que je pourrais tout regrouper. Tout simplement par ce que l’insertion de nombreuses photos risquerait de ralentir l’apparition de l’article sur l’écran au risque de faire renoncer certains internautes à la lecture de celui-ci. J’ajoute donc au maximum 15 images à chacun de mes écrits. Quand je m’attellerai au « chapitre » du Grand Bief, le sujet sera abordé en plusieurs parties. Il est à noter également que je suis retourné prendre des photos sur plusieurs endroits du Canal un an après mon trajet sur des lieux que j’estimais ne pas avoir pris en photo suffisamment correctement la première fois.

J’approche de la 39ème écluse du Canal, l’écluse de St Jean, à bassin simple, située à 108 km 162 de la Garonne, à l’altitude de 102 m, située sur Carcassonne après avoir parcouru les 2 km 864 de ce 39e bief éponyme. Le pont de la déviation de la D 6113, ex RN 113 Bordeaux Marseille, précède l’écluse. Cette ancienne route nationale  pouvait être qualifiée de  « route des deux mers », côtoyant l’itinéraire du Canal du Midi depuis Toulouse jusqu’à cet endroit mais s’en éloignant sur le trajet Carcassonne Narbonne.  Cet axe principal, tout comme l’autoroute, n’est pourtant pas le chemin le plus court pour se rendre à Béziers. Une route touristique secondaire, appelée « Route Minervoise », aux numérotations suivantes en D 118, D 149, D620, D101, D 610, D11 dans l’Aude, puis D5 dans l’Hérault, très intéressante, longe l’itinéraire du Canal du Midi jusqu’à la ville natale de Riquet. J’ai emprunté ce chemin en août 2013 pour  « immortaliser » de nombreux endroits sur le cours d’eau.

Jeudi 16 août 2012

Lundi 26 août 2013

Voici les 0 km 763 du 40ème bief, précédant la 40ème écluse, celle du Fresquel double (au km 108,925 de la Garonne, altitude 97 m), et sur lequel on peut découvrir le Pont de Friedland (photo en haut à gauche, datant de 1810, comme l’écluse), et surtout, le pont-canal du Fresquel, enjambant la rivière éponyme, ouvrage dans le plus pur style Vauban, datant de 1810, à 3 arches, commun au cours d’eau et à la route Minervoise franchissant ensemble cet obstacle naturel, exemplaire unique sur le Canal du Midi d’un ouvrage à la fois fluvial et routier. C’est ici que le nouveau tracé  rejoint le tracé originel. Auparavant, il rencontrait le Fresquel par l’intermédiaire d’une chaussée. Un épanchoir se trouve à proximité ainsi qu’une rigole d’alimentation, la 1ère depuis le Seuil de Naurouze (sources, « Le Canal du Midi de long en large » de Philippe Valentin). Je reconnais volontiers ne pas être allé découvrir cet ouvrage lors de mes 2 passages, ce que je ne manquerai pas de faire lors d’une prochaine promenade pédestre, muni de la documentation nécessaire afin de ne rien oublier.
Pour se référer au domaine cinématographique, c’est à cet endroit qu’une scène du film « Le Petit Baigneur » (1968) a été tournée (quand une vedette dépasse une automobile).

 Lundi 26 août 2013

Jeudi 16 août 2012 et lundi 26 août 2013

Jeudi 16 août 2013

Ci dessous les 2 écluses du Fresquel séparées par le 41e bief, le bief du Fresquel Simple, le plus court du Canal du Midi, de 105 m. Sur la photo ci-dessous en haut, vous pouvez apercevoir le bief et les 2 écluses, ainsi que le mirador permettant un contrôle de l’ensemble.

Jeudi 16 août 2013

L’écluse du Fresquel simple (pas besoin de préciser le nombre de bassins) est la 41ème écluse à franchir par les navigants en provenance de Toulouse, au km 109,030 de la Garonne,à 94 m d’altitude. A noter la coupe des platanes atteins de la maladie du chancre coloré.

Lundi 26 août 2013 et jeudi 16 août 2012

C’est parti pour parcourir le 42e bief, le bief de l’Evèque, long de  3 km 763, traversant les communes de Carcassonne, Villemoustaussou, Villalier et Villedubert. C’est à partir de là que j’ai commencé à entendre chanter les cigales et que le paysage se donne des accents de plus en plus méditerranéens. Sur cette section se trouvent les ouvrages suivants : l’épanchoir du Fresquel (XIXe siècle et remanié en 1920), le Pont Rouge, datant de 1920 (2 photos du bas), le Pont de la Mijeanne (XVIIe siècle), l’aqueduc déversoir de Trapel (1689).

Jeudi 16 août 2013

J’approche maintenant de l’écluse et passe sur l’aqueduc déversoir de Trapel (photo en bas à gauche) qui permet l’évacuation des excédents d’eau du Canal, et qui le permettait aussi du temps de la chaussée en amont sur le Fresquel. L’ouvrage repose sur 2 voutes. C’es ici aussi que je me suis aperçu que la vitesse des péniches et autre bateaux (à la condition du respect de la limitation de vitesse de 8 km/h) était inférieure à celle d’un cycliste.

Jeudi 16 août 2013

J’approche de la 42ème écluse, l’écluse de l’Evêque, à bassin simple, avec son bâtiment bien entretenu. Amoureux des belles architectures, je remarque également une somptueuse propriété de pierres et de briques à proximité au milieu un  magnifique jardin.

Jeudi 16 août 2013

J’aborde le 43ème bief, celui de Villedubert, long de 0 km 750, bordé de jeunes platanes replantés. Il faudra attendre au moins une vingtaine d’années avant que ceux ci n’abritent les promeneurs d’une ombre conséquente. Au fond, sur la photo à gauche, la Montagne d’Alaric qui s’étend sur une quinzaine de kilomètres d’Est en Ouest, culminant à 600 m.

Jeudi 16 août 2013

Et c’est sur la 43ème écluse du Canal du Midi, à bassin simple que je termine mon récit , avant dernier récit sur la traversée du 3ème pays que traverse le cours d’eau. Nous nous trouvons à 113 km 543 de la Garonne, à l’altitude de 86 m sur la commune éponyme, la 33ème depuis Toulouse (sur 63).
Désireux de me désaltérer, je tente d’attraper une grappe de raisin sur la treille du bâtiment éclusier et constate que celui-ci est mûr, contrairement aux grappes des vignes aux abords de l’écluse d’Herminis, la veille. Géographiquement parlant, l’écluse de Villedubert, à proximité de l’Aude, se situe à l’extrémité Est de la commune de Carcassonne alors que l’écluse d’Herminis se situe à limite Ouest de celle-ci (12 km environs à vol d’oiseau entre les 2 endroits). J’en conclus que la « ligne de partage » des dates de maturité du raisin correspond grosso modo à une verticale Nord-Sud similaire à celle de l’arrivée à maturité du raisin du côté de Limoux.

Jeudi 16 août 2013

C’est tout, pour le moment !

Nicolas.

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Une approche d’un amoureux du département de l’Aude qui raconte Carcassonne : partie 1, 2, 3, 4, 5, et 6.

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.