Le Canal du Midi (26/33), de la jonction à Béziers (2012) (5/5) : de Colombiers à Béziers

A travers ce 26e article, je reprend donc mon récit à partir de Colombiers, ou je suis passé pour la première fois le samedi 18 août 2012, la fin de l’étape du 6e jour sur les 7 de ma randonnée à vélo le long des 240 km du Canal du Midi, pour vous emmener jusqu’aux écluses de Fonsérannes à Béziers.

Je dédie cet article ainsi que les autres, à mon père, Jack, disparu le 24 mai 2017, qui m’a fait aimer et éveiller mon intérêt sur le Canal du Midi et c’est en partie grâce à lui que j’ai eu envie de le parcourir d’un bout à l’autre.

Voici la les ouvrages rencontrés sur ce parcours : La demi-écluse et pont de Colombiers, 1682, la cale de Nèguefèdes, les cales del Biau, enfouie partiellement sous les racines, du moins en données 2012, et de Biau (« Boeuf » en occitan), le pont de la Gourgasse, 1704. A noter qu’autrefois se trouvaient les cales de la Fontaine et de la Grenouille. Un petit clin d’œil peut-être ici à Jean de la Fontaine et à la fable « La grenouille et le bœuf »!!!

Sur les photos ci dessous, 4 symboles architecturaux qui ajoutent un charme certain au Canal du Midi : le lavoir au pied du château, un des mieux conservés, comme celui de Montgiscard, visible ici et , une petite maison languedocienne authentique, qui me plait particulièrement, et le pont à dos d’âne. Le château abrite une ancienne cave, aujourd’hui une salle d’expositions temporaires qui accueille, surtout en été, diverses manifestations culturelles (en données 2012 et 2017), qui se caractérise par une charpente en coque de bateau inversée, réalisée en 1870 par les Compagnons Charpentiers du Tour de France de l’école Gustave Eiffel (donc du travail remarquable, comme tout ce qu’ils font). Terres vinicoles aux alentours obligent, et en rapport l’usage initial de cet espace, chacun peut assister à quelques projections sur les activités vinicoles.

Mai 2016

Août-2015

Colombiers est aussi le démarrage de la dernière étape de ma randonnée sur 7 jours (trajet jusqu’à Agde et l’aller-retour en option jusqu’au Phare des Onglous). C’est à cet endroit que j’ai retrouvé le comédien Jean-Michel Dhermay (« Le Charme discret de la bourgeoisie »), qui m’avait d’ailleurs relaté tout le bien qu’il pensait de l’Epanchoir du Gailhousty … et tout le mal qu’il pensait de certaines épaves sur le Canal, que de découvrirai malheureusement plus en aval. Je l’avais rencontré une 1ère fois 2 jours pus tôt près de l’embranchement du Canal de Jonction de la Robine.

Mai 2016

Voici le port fluvial  de Colombiers, conçu en demi cercle , photographié en 2012 et 2015. Point d’ancrage de nombreux bateaux de plaisance (capacité de 71 places) mais aussi point de départ et d’arrivée des petits bateaux électriques qui permettent de se rendre jusqu’au tunnel du Malpas, d’une part, et les écluses de Fonsérannes, d’autre part. L’esthétique des bâtiments les plus récents ne présente pas un intérêt architectural particulier. Cependant, le site reste relativement agréable et à taille humaine.

Plus loin se dresse la clinique Causse.

Août 2012 et 2015

Août 2012 et mai 2016

Direction ensuite le pont de la Gourgasse, construit en 1704 et qui nous offre une vue panoramique sur Montady et croisement d’une ancienne péniche initialement à usage de transport de marchandises et reconvertie en habitation flottante.

Mai 2016

Août 2012 et mai 2016

Mai 2016

Voici les fameuses épaves, évoquées plus haut. Au moins, 2  d’entre elles devraient être retirées. Pour la péniche, je peux concevoir qu’une personne peu fortunée puisse se faire une petite place, préférant de loin ce mode d’habitation à un bidonville.

Août 2012 et mai 2016

Peu après le pont, en direction de Béziers, se dresse une petite forêt de bambous, qui n’a évidemment rien à voir avec un magnifique endroit que je vous conseille, la Bambouseraie d’Anduze, dans le Gard.

Mai 2016

Le Grand Bief, appelée aussi la Grande retenue, longe de presque 54 km, permet des mini croisières, surtout au départ de Béziers, en direction du Minervois.

Août 2012 et mai 2016

Août 2012

Me voici presque arrivé aux écluses emblématiques voulues par Riquet pour que son canal puisse arriver en majesté sur sa ville natale, précédé par le Zinga Zanga, qui offre une capacité d’accueil allant de 450 places pour les dîners spectacles, jusqu’à 2300 places pour les concerts. Cet établissement se classe juste derrière le Zénith de Montpellier.
On l’écrit Zinga Zanga mais il faut prononcer «Zingo Zango», petit clin d’œil à l’Occitanie et qui évoque le tic-tac du métronome qui guide le rythme ou le bruit de la batterie dans divers orchestres de bal, de concerts de jazz, ou les sons des musiques électroniques.

A noter la plantation de nouveaux arbres (lors de mon dernier passage en mai 2016).

Mai 2016

Je terminerai cet article sur l’arrivée sur les fameuses écluses de Fonsérannes en vue plongeante, offrant une entrée sur la ville de Béziers. Les bâtiments aux abords offrent des services divers comme la location des fameux petits bateaux électriques et abritent des salles d’expositions picturales temporaires. Depuis mes premiers passages, d’abord en repérage le samedi 11 août 2012, puis le samedi 18 août 2012 à bicyclette, des travaux ont été effectués pour se terminer fin juin ou début juillet 2017. Le site fait peau neuve avec des nouvelles mises aux normes de sécurité, de nouvelles boutiques, et surtout, une scénovision et une mise en valeur lumineuse du lieu.

Août 2012

 

C’est tout, pour le moment !

Nicolas.

 

Retour sur la liste des 33 articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Nous sommes ici dans un secteur du canal ou naviguent les bateaux du soleil.

Le site du Canal des deux mers à vélo

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le Canal du Midi (25/33), de la jonction à Béziers (2012) (4/5) : de Capestang à Colombiers

A travers ce 25e article, je reprend donc mon récit à partir de Capestang ou je suis passé pour la première fois le samedi 18 août 2012, le 6e jour sur les 7 de ma randonnée à vélo le long des 240 km du Canal du Midi., pour vous emmener jusqu’à Colombiers.

Voici la les ouvrages rencontrés sur ce parcours : L’épanchoir du piétat, 1767, le pont de Trésille (et ses tags), originellement du 17e siècle mais reconstruit en 1967, l’aqueduc de Guerry, 1785, les pierres de soutènement de la montagne de Roquemelane, l’aqueduc réversoir de Poïlhes, 1689, le pont métallique de Poïlhes, 19e siècle, le pont de pierre de Poïlhes, 1780 et remanié en 1990, l’aqueduc d’Elton, 1689, le pont de Régimont, 1862, l’épanchoir du malpas, 1811, le tunnel du Malpas, 1680, l’aqueduc de Colombiers, 1689 et remanié en 1813, le pont de Colombiers et sa demi écluse, 1682.

L’épanchoir de Piétat, 1767, marque la sortie du canal à l’Est de Capestang (photo ci-dessous, en haut à gauche). Autrefois, à cet endroit de nombreux platanes, encore présents lors de mon premier passage le samedi 18 août 2012. Heureusement, il reste encore de nombreuses sections ombragées (en données 2016, mais jusqu’à quand !!!???). Des vues aussi très intéressantes sur la collégiale.


Mai 2016

Des propriétés viticoles imposantes bordent ici et la le Canal du Midi avec certaines à l’architecture d’inspiration italianisantes. Sur le chemin de halage, ici comme ailleurs, des promeneurs sur 2 roues, comme moi, des coureurs  ou des marcheurs profitent de ce cadre exceptionnel.

Mai 2016

Mai 2016

Arrivée sur le pont de Trésille, traversé par la route minervoise, et support à de nombreuses expression de Street Art. S’ensuit l’aqueduc de Guerry, à proximité duquel s’offre un magnifique panoramique sur Capestang.

Mai 2016


Mai 2016

Suite à un éboulement de la montagne de Roquemelane au 18e siècle après de violents orages, le canal a été renforcé par cet alignement de pierres afin d’atténuer les effets dévastateurs provoqués par une éventuelle nouvelle catastrophe sur le canal. S’ensuit un virage qui marque l’entrée Ouest sur Poïlhes.

Mai 2016

Cet aqueduc-réversoir permet ici aussi l’évacuation des excédents d’eaux du Canal du Midi. Il précède le point d’amarrage de la péniche de luxe Alegria, qui offre des séjours itinérants haut de gamme jusqu’à Trèbes aller-, agrémentés par des visites des lieux incontournables dans la région comme Minerve et Carcassonne.

Mai 2016

L’origine de Poilhes, petit village au charme certain, remonte à l’époque romaine. A l’attrait supplémentaire que lui offre le passage du Canal du Midi, s’ajoute un ormeau de Sully, datant de plus de 600 ans, mais en beaucoup moins bon état que celui de Villesèquelande, évoqué sur ce blog ici et .

La passerelle, verte avant qu’elle ne soit repeinte en route en 2010, aurait pour origine une anecdote  croustillante, ou comment un ouvrage justifié pour un intérêt particulier est passé ensuite dans le domaine de l’intérêt général. En 1927, le Génie Militaire de Montpellier dressa cet ouvrage pour permettre au commandant de la garnison de rejoindre sa maîtresse en toute discrétion. Devant rester provisoire très certainement, les villageois ont certainement apprécié d’avoir un deuxième pont, entièrement piétonnier, toujours utilisé à ce jour.

Samedi 18 août 2012

Un petit lavoir, offrant une plus-value certaine au charme du lieu, succède au pont de pierre.

Samedi 18 août 2012 et mai 2016

C’est par une courbe majestueuse que le cours d’eau quitte le village. A noter que se dresse ici le restaurant et le gîte « Vinauberge », établissement dans lequel je me suis « posé » en dégustant un délicieux jus de fruit maison, allongé sur un transatlantique avant de poursuivre ma route.

Mai 2014 et mai 2016

Avant d’aboutir sur le tunnel du Malpas, se dresse le pont de Régimont situé à proximité d’un site préhistorique. Une charmante bâtisse aux volets bleu-gris le précède sur la rive droite.

Mai 2016 et samedi 18 août 2012

Le tunnel du Malpas (« mauvais passage » en occitan), percé dans le roc (173m de long par 6 m de haut et 8 m 50 de large, complété par un chemin de halage sur la rive gauche) faillit ne jamais exister. L’obstination de Riquet qui a, si je puis ainsi dire » un peu « forcé le destin » en mobilisant les ouvrier des autres chantiers, dans le but de convaincre Colbert du bien fondé de son choix. Alors que le Chevalier de Clerville préconisait un autre tracé, un tunnel « test » fut creusé avant l’arrivée de l’intendant Daguesseau venu pour ordonner d’arrêter les traveaux. Il finit à son tour par se rallier à l’idée. En fait, comme Riquet souhaitait une arrivée majestueuse de son oeuvre sur sa ville natale, il fallait absolument que ce problème estimé insoluble puisse être résolu.

Il est à noter que 3 tunnels se superposent ici, celui d’évacuation des eaux de l’Etang de Montady (photo ci-dessous en haut), celui du chemin de fer et celui du canal. L’Oppidum d’Ensérune surplombe le canal et l’étang.

Dimanche 19 août 2012 et samedi 18 août 2012

Passé le tunnel (qui peut se traverser à pied, mais plus difficilement à bicyclette), ce qui reste de platanes en majesté ouvrent une « haie d’honneur » au canal jusqu’à Colombiers (en données 2012 et 2016) et son pont de pierres. Là comme ailleurs, le chancre coloré y a fait ses ravages, comme le montrent ces deux photos ci-dessous prises à 4 ans d’intervalle.

Août 2012 et mai 2016

C’est sur le pont de Colombiers, le lavoir et la petite maison que je termine ce récit. Colombiers est aussi l’étape du 6e jour de ma randonnée à bicyclette.

Mai 2016

Mai 2016

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

 

Retour sur la liste des 33 articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Nous entrons ici dans le secteur ou naviguent les bateaux du soleil.

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Le Canal du Midi (24/33), de la jonction à Béziers (2012) (3/5) : Capestang et la Barque de Poste

A travers ce 24e article, je reprend  le récit de ma randonnée à bicyclette le long du Canal du Midi en 2012, par mon arrivée sur Capestang, à l’heure du déjeuner, le samedi 18 août 2012. Des prises de vues complémentaire datant de 2013 et 2015 viennent compléter le volet photographique de ce récit.

Capestang signifiant en français « à la tête de l’étang », est placée au nord de l’étang du même nom, à cheval sur les départements de l’Aude et de l’Hérault.

Voici la liste des ouvrages croisés sur le parcours : le pont de Saïsse, XVIIe siècle, l’aqueduc de Saïsse 1689, la brèche de Capestang, 1766, le pont métallique de Piétat, XIXe siècle, et l’épanchoir de Pietat, 1767.

Le pont de Saïsse (le nom très certainement d’un ruisseau environnants) marque l’entrée sur le village côté ouest, en venant de Carcassonne, réputé pour avoir l’arche la plus basse du Canal du Midi. Une légende raconte d’ailleurs qu’il était suggéré à quelques convives des restaurants alentours, de monter sur certaines embarcations, une fois leur repas terminé, afin de lester ces dernières de manière à leur permettre leur passage sous l’ouvrage.

Août 2015

Le pont nous offre un panoramique sur le chevet de la Collégiale St Étienne, de style gothique construit à la fin du XIIIe siècle à la place d’un édifice roman.

Août 2015

Voici la Capitainerie de Capestang, magnifique bâtiment languedocien restauré aux volets aux codes couleur du Canal du Midi. Abrite aussi l’Office du Tourisme.

Août 2015 et août 2012

Tout comme le bâtiment, la plaque été soigneusement restaurée et nous indique la position du village à environs 2/3 du trajet du Grand Bief en venant de l’Ouest.

Août 2012

Témoin d’un événement plus ou moins insolite quand je me suis restauré (et surtout désaltéré) à « La Batelière » situé sur la rive gauche tout de suite après le pont de Saïsse, la présence de cet âne qui semblait vouloir se mêler aux convives.

Août 2012

Datant de 1689, l’aqueduc de Saïsse s’ajoute à l’inventaire des ouvrages que Vauban a fait ajouter pour perfectionner le Canal de Riquet. Il précède ce que fut la brèche de Capestang maçonnée début 1767 sur 35 m suite à plusieurs catastrophes causées par de fortes pluies comme en 1715 ou en 1766 qui avaient fait céder les digues, entraînant des inondations torrentielles dans le village, de par son altitude inférieure à celle du canal.

2015

Capestang est l’un des ports d’attache de la Barque de Poste.

Unique exemplaire d’une reconstitution de navire voyageur, voulue et construite par Robert Mornet, ce modèle se référant à ceux qui circulaient à partir de 1818, transportait des passagers de Toulouse à Agde et Sète (et vice-versa) sur quatre jours aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Moyen de transport plus sur et plus rapide que les routes, elle n’a apparemment jamais acheminé de courrier (sauf des documents administratifs relatifs au canal), contrairement à ce que son nom puisse le supposer et à ce qu’on peut lire ici et là. La « poste » correspondait à quatre Lieues, soit seize kilomètres.

Les voyageurs ne restaient pas dans une seule et même embarcation mais prenaient des correspondances à partir des écluses à trois bassins, pour des raisons de rapidité et d’économie d’eau, d’une part,  aux « dinées » et « couchées » respectivement, dans le sens Ouest-Est à l’écluse de Negra (1ère dînée), l’écluse de St Roch à Castelnaudary, juste après le Grand Bassin (1ère couchée), l’écluse de Béteille (2ème dînée), l’écluse de Trèbes (2ème couchée), au Cabaret de la Redorte sur le bief de Jouarre (3ème dînée), au Somail (3ème couchée), les écluses de Fonsérannes à Béziers (4ème dînée), et Agde (4ème couchée), d’autre part.

D’abord tirées par des chevaux de hallage, les embarcations ont été peu à peu motorisées, ce qui ne les rendaient pas pour autant plus rapide que le train et l’essor du chemin de fer, complété par l’amélioration de la qualité des routes a entraîné peu à peu le déclin des barques de postes dès le milieu du XIXe siècle.

Seule concession à la modernité sur la barque de Robert, l’ajout d’un moteur démontable.

2015

Me voici en compagnie de Robert Mornet, rencontré en mars 2014 à Agde, incollable sur le Canal du Midi. Il a mis cinq ans à construire sa barque, à partir de gravures et d’archives. Il lui restait d’ailleurs quelques finitions à faire comme peindre la première classe, par exemple. De nombreux groupes, groupes scolaires et particuliers viennent lui rendre visite pour découvrir l’embarcation. Il fait l’objet de nombreuses sollicitations non seulement pour des reportages télévisés ou interviews journalistiques et radiophoniques, mais aussi par des particuliers curieux d’en savoir plus.

mars 2014

Pour rester dans le domaines des embarcations, en voici des exemplaires de taille plus modeste et fonctionnant à l’énergie électriques à la vitesse maximale de 8 km/h, que j’ai eu l’occasion d’essayer en août 2015. Elles permettent des promenades agréables et tranquilles, et de s’échapper des tumultes de la vie moderne. Présentes tout au long du Canal du Midi.

samedi 18 août 2012

Plus loin, en direction de Poilhes, un ouvrage en pierre et en fer datant du XIXe siècle, le pont de Piétat. Lors de mon premier passage en 2012, le canal était encore arboré à cet endroit mais la présence du chancre coloré avait déjà commencé à faire ses ravages (voir les arbres sans feuilles après le pont).

samedi 18 août 2012

Trois ans après, voilà ce qu’il en est. Il est à noter cependant que de nouvelles pousses ont été plantées. A noter que le pont, pratiquement axé sur la Collégiale, nous offre un panoramique intéressant sur ce monument. Est ce que cela a été voulu !!!???


2015

L’épanchoir de Piétat fait partie des ouvrages complémentaires construits sur le Canal du Midi après de nombreuses crues dévastatrices, de manière à vidanger le plus efficacement le trop plein d’eau. Il vient compléter les épanchoirs a siphon comme celui du Fer à Mulet, en amont de Capestang, de manière à protéger le village. La nature, qui a toujours une longueur d’avance, impose des épreuves obligeant de mettre en oeuvre des améliorations constantes sur la maintenance de ce cours d’eau artificiel, et, à mon avis, avec ces histoires de réchauffement climatique et des épisodes dit « cévenols », qui ont lieu généralement en septembre (fortes pluies),ce n’est pas fini.

2013

2015

Je terminerai par le monument emblématique de Capestang, visible de plusieurs endroits du Canal du Midi, la Collégiale St Etienne. Édifice tout d’abord roman, devenu gothique par la suite, elle connut le même sort que la Cathédrale de Narbonne, c’est à dire qu’elle ne fut jamais terminée. Seul le chevet fut élevé et manquent la nef et le transept.

2015

C’est tout, pour le moment !

Nicolas

Retour sur la liste des 33 articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Retrouvez mon article illustré d’aquarelle sur la Barque de poste en cliquant sur ce lien.

Un article de la « Dépêche du Midi » sur Robert Mornet.

Un petit film de Roger Closset sur Robert Mornet sur ce lien.

Le blog de l’aquarelliste Didier Garcia.

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Quelques adresses « coup de cœur  » (liste non exhaustive) :

Chambres d’hôtes « Le Bellifontaine », ou j’ai déjourné

Le Château des Carasses, pas tout à fait à côté du canal, mais situé sur la commune voisine de Quarante.

Bar restaurant « La Batelière », situé  sur la rive gauche, entre le pont de Saïsse et l’Office du Tourisme.

Bar restaurant « La table du Vigneron », rue Paul Bert.

Une page sur Capestang est évoquée sur le site du Canal du Midi.

Le site du Canal des deux mers à vélo

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le Canal du Midi (23/33), de la jonction à Béziers (2012) (2/5) : du pont de Pigasse à Capestang

A travers ce 23e article, je reprend donc mon récit sur le pont de Pigasse ou je suis passé pour la première fois le samedi 18 août 2012, le 6e jour sur les 7 de ma randonnée à vélo le long des 240 km du Canal du Midi. J’y ai l’occasion de retourner de nombreuses fois depuis, non seulement pour le plaisir, mais aussi pour « étudier » de manière plus approfondie, photographiquement parlant, le site.

Voici la liste des ouvrages traversés dans le secteur. L’aqueduc de Quarante (1694 et 1737), l’aqueduc de Malviès (1690), Le pont éponyme (17e siècle et 1968), le déversoir de Lale (17e et 18e siècle), l’aqueduc de Roubiolas (1690), le déversoir del Rey (18e et 20e siècle), l’épanchoir à siphon du Fer à mulet (1776) et l’aqueduc de Nostre Seigne (1690).

Le bâtiment du pont de Pigasse est aujourd’hui une habitation privée (en données 2012 et 2016) qui est restée dans son jus et n’a pas été massacrée esthétiquement comme c’est parfois le cas pour certains autres bâtiments du Canal du Midi.

mai 2015

La voie sur berge le long du canal entre cet ouvrage et l’épanchoir de Quarante est un des plus étroits sur le trajet du cours d’eau, et non arboré de surcroît (en données 2012). Se croiser à bicyclette demande de mettre pied à terre. De plus, le niveau du chemin s’aligne parfois sur celui du miroir d’eau. Il existe la possibilité d’emprunter une voie plus élevée, mais qui prive le marcheur ou le cycliste de la vue sur le canal. De plus, ce chemin, assez cabossé et non arboré lui aussi, borde les vignes, ce qui signifie un passage occasionnel d’engins agricoles ou autres véhicules motorisés.

mai 2015

L’aqueduc de Quarante, un des nombreux ouvrages datant de Vauban, a d’abord été conçu sur deux voûtes avant que n’en soit ajoutée une troisième, quarante deux ans plus tard, épreuves des crues et endommagements du Grand Bief obligent. Son architecture, même si elle n’a pas l’allure de l’épanchoir des Patiasses ou de l’Argent-Double, présente cependant un intérêt certain, en tout cas, suffisant, selon moi, pour m’être donné la peine de descendre au niveau du ruisseau La Quarante.

mai 2015

mai 2015

En direction de Capestang, le Canal du Midi est de nouveau arboré et le chemin de halage redevient plus praticable.

mai 2015

Arrivée sur le lieu dit « Le Relais » et le pont de Malviès, en béton gris, datant de 1968. Il remplace un ancien pont du 18e siècle. Sur le bâtiment, on découvre une ancienne publicité d’une marque de chocolat qui existe toujours aujourd’hui (en données 2012), peinte sur un support métallique, et que le lierre s’emploie à recouvrir.

A proximité se trouvent les très belles architectures du gite-Domaine du Malviès (en données 2012), typiques des exploitations à l’esprit monumental construites au 19e siècle selon les désirs de la bourgeoisie pinardière désireuse d’afficher sa prospérité.

Passé le pont, j’entre sur la commune de Capestang.

mai 2015

mai 2015

Quelques architectures étonnantes se découvrent au détour d’un méandre comme ce bâtiment, mi-chapelle-mi-observatoire. Il en va de même pour cette péniche à l’esprit boème qui semble avoir parcouru de nombreux canaux en Europe.

D’imposants bâtiments agricoles à l’esthétique indiscutable témoignant de la prospérité des exploitations vigneronne bordent aussi le canal.

mai 2015

Ici, s’intercale entre les méandres du cour d’eau le Domaine de l’Ale, gites et chambres d’hôtes qui symbolise une étape idéale pour se reposer après une journée de marche ou de vélo.

samedi 18 août 2012

Trois ouvrages, ci dessous, méritent que l’on s’y attarde.

En haut à gauche, le déversoir de Lale, datant du 17e siècle et remanié au 18e, qui déverse le trop-plein d’eau sur le ruisseau Roubiols en contrebas.

En haut à droite, le déversoir del Rey, construit au 18e qui déverse le trop-plein d’eau vers une rigole qui se jette dans le ruisseau.

A noter que ces deux ouvrages sont traversés a gué.

Photo du bas, l’aqueduc de Roubiolas (ou Roubiols) datant de 1690, en lieu et place d’un ancien méandre qui croisait deux cours d’eaux naturels, le Roubiols et le ruisseau des Meulières.

mai 2015

Les pluies diluviennes du climat méditerranéen ont obligé les concepteurs successifs du canal à faire édifier des ouvrages supplémentaires pour améliorer les vidanges du canal. En 1776 a ainsi été construit pas très loin de Capestang, l’épanchoir à siphon du Fer à mulet qui se traverse par un ponton pavé de galets.

mai 2015

mai 2015

Le Canal du Midi poursuit son chemin vers Capestang et nous offre à plusieurs reprises des panoramiques exceptionnels sur le village et me donne l’illusion qu’il est tout près alors que de nombreux méandres sont encore à parcourir avant d’atteindre la destination.

samedi 18 août 2012

Et c’est sur mon arrivée sur Capestang, étape de mon déjeuner du samedi 18 août 2012, que je termine ce récit. Il est à noter que depuis mon premier passage, les arbres ont été coupés et remplacés par de nouvelles pousses.

samedi 18 août 2012

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

 

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Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Le site du Canal des deux mers à vélo.

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Le Canal du Midi (22/33), de la jonction à Béziers (2012) (1/5) : du Canal de Jonction au pont de Pigasse

Voici  le 22ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’embranchement du cours d’eau avec le Canal  de Jonction de la Robine et le Pont de Pigasse.

Après avoir pédalé jusqu’à Narbonne et Port-La-Nouvelle, me voici de nouveau sur l’embranchement du Canal du Midi, à proximité du Port-la-Robine, un des points de ravitaillement en carburant sur les cours d’eaux.

A travers les 4 articles qui vont suivre, je vais vous relater la 6ème étape de ma randonnée, le vendredi 17 aout, illustrée par des photos pris non seulement cette année là, mais aussi ultérieurement, estimant des prises de vues meilleurs, ayant le plaisir régulièrement de retourner sur de nombreux sites chaque printemps et étés depuis 2012, séjournant aussi dans de nombreuses maisons d’hôtes de qualité. Je constate les modifications d’une année sur l’autre sur les ravages du chancre coloré sur les platanes et le bûcheronnage qui s’impose.

Je vous indique les ouvrages sur le trajet : le pont-Neuf d’Argeliers, 1780, le pont-Vieux, XVIIe Siècle, l’aqueduc de la Frénicoupe, 1690, départageant le Minervois, le Narbonnais,et le Biterrois, l’Hérault et l’Aude, les communes d’Ouveillan, d’Argeliers et de Cruzy, l’aqueduc de Sériège, 1689, le pont éponyme, 1780, l’aqueduc de l’Etang de Quarande, XIXe Siècle, et, enfin, le pont de Pigasse, 1684.

Sur la photo ci dessous, l’endroit ou débute le Canal de Jonction de la Robine qui se dirige « en escalier » sur une huitaine de km vers l’Aude. Il traverse la commune de Sallèles d’Aude. Au fond, l’écluse de Cesse.

samedi 18 août 2012

Voici maintenant le pont qui enjambe le cours d’eau. On peut se poser la question sur l’existence de cette maison de garde (du moins apparemment) à cet endroit et qui ne porte pas de plaque. La présence de bittes d’amarrage laisse supporter l’existence autrefois d’un petit port, sans doute pour permettre aux bateaux tirés par les chevaux non prioritaires de stationner en attendant de pouvoir poursuivre leur navigation. Et si c’était tout simplement une habitation d’un cultivateur ? Bien des questions se posent sur l’origine d’une habitation aujourd’hui résidentielle et relativement isolée, peut être plus pour longtemps, d’ailleurs dans le mesure ou je me suis laissé entendre dire qu’un projet immobilier pour seniors anglais fortunés était à l’étude dans ce secteur (en données 2012).

mai 2015

A partir du pont du chemin de fer touristique du Minervois (photo ci dessous en haut à

droite et au milieu) le Canal part en ligne droite sur un peu plus de 4 km avant d’amorcer une courbe qui passe sous le pont Neuf d’Argeliers. Le parcours agrémenté de pins parasols…

mai 2015

mai 2015

… avant d’opérer une entrée majestueuse sur Argeliers qui se laisse d’autant plus découvrir au fil des années qu’un important travail de bûcheronnage a été effectué pour éradiquer les arbres malades.

samedi 18 août 2012

août 2014

Le village a été, en 1907 le point de départ de la marche vers Narbonne des vignerons en colère, emmenés par Marcelin Albert, natif du lieu. S’ensuivront ce qu’on appellera la révolte des vignerons ou les événements du midi. Dures réalités économiques de l’époque, alimentée par une surproduction, une concurrence déloyale et une qualité de production assez médiocre. Beaucoup ont été mis sur le banc. Fort heureusement, et surtout depuis les années 70, une constante amélioration de la production des vins du Languedoc permet la vente de produits de qualité et le Canal du Midi, même s’il ne sert plus à transporter de la marchandise et du vin en particulier, déploie ses méandres au milieu des vignobles.  Nous nous trouvons sur un « carrefour » vinicole, l’Appellation d’origine Contrôlée diffère selon la rive du canal et le pays ou elles se trouvent (Appellations « Corbières », « Minervois » ou « Saint Chinian », plus à l’Est).

août 2015

J’approche du pont Vieux appelé aussi pont de la Province, ouvrage  du XVIIe Siècle similaire à celui du Somail ou du pont Vieux de Castelnaudary. 3 pays se rencontrent ici, le Minervois à l’Ouest, le Biterrois à l’Est et au Nord, le Narbonnais, au Sud.

Tout comme sur l’écluse de Lalande, à l’Ouest de Carcassonne, un panneau en bois indique les directions de quelques grandes métropoles mondiales, avec leurs distances orthodromiques. Cependant, son entretien laisse un peu à désirer (en données 2012). Selon mes rencontres sur le Canal du Midi, quelques voyageurs ici et là, du monde entier, traversent l’Europe à pied ou sur deux roues et font étape par ici. Donc rien d’étonnant à la présence de ces panneaux évoquant des destinations lointaines.

samedi 18 août 2012 et août 2013

Le bâtiment  abrite le restaurant « Le chat qui pêche », ouvert lors de mon premier passage en 2012, est malheureusement fermé depuis 2015. Reste à espérer un nouveau repreneur sur lieu d’étape.

août 2013

Peu après le pont Vieux d’Argeliers, en progressant vers l’Ouest, au niveau de l’aqueduc de la Frénicoupe, 1690, on quitte le Minervois, puis le Narbonnais pour entrer dans le Biterrois. Le Canal délimite le département de l’Aude sur la rive droite et celui de l’Hérault, sur la rive gauche avant de pénétrer définitivement dans ce dernier au niveau des ruisseaux Pigros et Nazoure.

samedi 18 août 2012

Au lieu dit, « La Croisade », un bâtiment abrite un excellent restaurant (en données 2012). Le pont de Sériège, terminé en 1780 offre le même « profil » que le ponts Neufs d’Argeliers, du Somail ou de Castelnaudary. La voie secondaire qui l’emprunte croise la route Minervoise Carcassonne-Trèbes-Béziers qui longe le Canal sur la rive droite. Un aqueduc éponyme précédent l’ouvrage, terminé en 1689 a permis de raccourcir le Canal à cet endroit et à supprimer une boucle au niveau du ruisseau.

août 2015

août 2015

mai et août 2015

Quelques kilomètres plus loin, me voici sur le pont de Pigasse, terminé en 1684. Le Relais du même nom, aujourd’hui un gite et chambres d’hôtes, a accueilli par la suite des voyageurs ayant emprunté non seulement le canal mais aussi la route Minervoise. Le blason des Etats du Languedoc a disparu à la Révolution.

samedi 18 août 2012

A noter, sur la photo du bas à gauche, les culées munies de batardeaux, autrement dit, des pierres entaillées (ici trois rangées) permettant la pose des poutres transversales de manière à isoler des segments d’eau afin de pouvoir vider partiellement le Grand Bief. Il en existe sur quelques autres ouvrages et au tunnel du Malpas.

mai et août 2015

Et c’est sur ce lieu que je termine mon récit « Le Grand Bief jusqu’au pont de Pigasse ».

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

 

Retour sur la liste des 33 articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Retrouvez un article de Jean-Pierre Lagache, un passionné du département de l’Aude, sur Argeliers.

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le Canal du Midi (16/33), de Carcassonne à la jonction (2012) (7/7) : du Somail à l’embranchement

Voici  le 16ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre le Somail, après de ma pause déjeuner du 5ème jour, et l’écluse de Cesse, ou commence ce canal qui mène les navigants à Narbonne et à la Méditerranée.

J’énumère les ouvrages sur ce parcours : le Port, le Pont Vieux au Somail et la Cale de Touret, 17ème siècle, le remarquable épanchoir des Patiasses, 1694, l’Aqueduc de Cesse, 1690, le Pont de Truilhas et le pont ferroviaire, 19ème siècle.

Par cette fin de matinée du 5ème  jour de ma randonnée à vélo, je décide de m’arrêter sur une terrasse ombragée près du Pont Vieux au Somail, avec une vue sur la chapelle et la petite tour ronde qui faisait office de glacière.

Je remarque aussi la péniche épicerie (photo ci dessous à droite et en bas, sur la vue panoramique), commerce, pour le moins atypique, propose des produits variés comme, par exemple, le Carthagène du Languedoc, un vin rosé fabriqué dans la région, au goût sucré qui se déguste en apéritif, ou divers vêtements d’été comme des tee shirts à l’effigie du Canal, sans oublier le dépannage du pain ou de viennoiseries quand les boulangeries sont fermées.

vendredi 17 août 2012 et mercredi 8 mai 2013

Je prend soin de traverser le pont de manière à découvrir le Canal, direction Carcassonne avec la péniche épicerie à droite, et le Canal, direction Béziers, avec un service d’excursion qui mène les touristes jusqu’au Canal de Jonction de La Robine et l’écluse de Cesse.

Ci dessous, photo du bas, à gauche, un gîte qui hébergeait et proposait le souper autrefois aux voyageurs de la 3ème couchée de la barque de poste en provenance de Toulouse, au centre, le pont (1683) délimitant les communes de Ginestas et Saint-Nazaire d’Aude, à droite, la chapelle (1693, agrandie au 19ème siècle), toujours en activité en 2012.

vendredi 10 mai 2013

Ayant eu pour objectif de revenir sur ce hameau par 2 fois, 1 an après, j’aurai l’occasion de photographier deux emblèmes flottants en escale :  la péniche « Béatrice », sur la photo ci dessous en haut à gauche, itinérante parfois mais souvent stationnée à Port-Cassafières dans l’Hérault (entre Béziers et Agde), et la péniche de luxe « Alégria », itinérante entre Carcassonne et Béziers, offrant des prestations haut de gamme.

vendredi 17 août 2012, vendredi 10 mai 2013 et et mercredi 27 août 2013

Mes 2 heures de pause déjeuner m’auront donné l’occasion de me « plonger » dans l’ambiance du lieu et de m’attarder sur des canards et cygnes, très présents sur les 240 km du Canal du Midi, et en particulier aux endroits ou les passants leur offrent de la mie de pain. Le meilleur compagnon de l’homme, qui visiblement n’a pas peur de l’eau, décide de se joindre à eux le temps de se rafraichir.

vendredi 17 août 2012

vendredi 17 août 2012

Ci dessous, une vue du hameau sur la face nord avec, à gauche, l’auberge évoquée plus haut, le pont, la chapelle et le château d’eau, ainsi qu’un établissement de chambres d’hôtes tenu par un sympathique couple de belges flamands et dans lequel j’ai eu et ai l’occasion de séjourner.

Le hameau du Somail, à la vocation de devenir une commune à part entière, enjambe 3 communes (qui font partie de l’agglomération du Grand Narbonne), dont 2 d’entre elles sont délimitées par le pont, Ginestas, au premier plan, et Saint-Nazaire d’Aude, en arrière plan.

vendredi 10 mai 2013 et mercredi 27 août 2013

En quittant le Somail, vous êtes toujours en Minervois sur la rive gauche (photo ci dessous) …

vendredi 17 août 2012

… alors que, sur la rive droite, le gîte « Le Bosquet du Somail » , bâtiment aux façades ocre, marque l’entrée du Canal sur Sallèles d’Aude et le Narbonnais.

mercredi 8 mai 2013

Je poursuis ma progression vers le Canal de Jonction de la Robine et approche de l’épanchoir des Patiasses et sa maison de garde. Ici aussi les ravages du chancre coloré se font sentir et, au moment ou vous lirez ces lignes, les arbres malades que vous voyez n’existent plus.

vendredi 17 août 2012

Tout ouvrage important sur le Canal du Midi est doté d’une maison de garde, surtout justifié du temps ou il fallait du personnel pour actionner les vannes. Avec l’automatisation, ces bâtiments sont devenus des habitations sans rapport direct avec les activités du cours d’eau et plus ou moins bien entretenus. Chaque habitant y ajoute « sa petite touche » pas nécessairement d’une esthétique la plus réussie, comme cet abris kitch en tôle ondulée sur lequel sont peintes des tuiles romaines en trompe l’œil (photo ci dessous en haut).

A ce propos, je vais de nouveau « pousser un coup de gueule » comme je l’ai fait déjà dans certains articles. J’habite une commune limitrove d’une ville prestigieuse dans un immeuble d’habitation soumis à des contraintes d’entretien (ravalement obligatoire, choix esthétiques bien précis, autrement dit, on ne peut pas faire n’importe quoi. Des aides financières sont parfois proposées pour cela ). Pour un cour d’eau tri centenaire, je suis en droit d’attendre que les 64 communes qu’il traverse soient plus exigeantes sur la qualité des matériaux choisi pour le bâti, quitte à aider financièrement les habitants désireux d’embellir leur environnement de manière à honorer le Canal du Midi . En ce qui concerne cette toiture, un simple ajout de VRAIES tuiles romaines (neuves et qui se patineront avec le temps, ou, mieux encore, des tuiles de récupération) serait suffisant.

samedi 11 mai 2013

L’épanchoir des Patiasses construit en 1694, permet l’évacuation du trop plein d’eau du Grand Bief et de la rigole d’alimentation de la Cesse, toute proche. Cela est possible si les vannes sont actionnées, de 1 à 6 selon la quantité à éjecter.

Une anecdote raconte qu’en une nuit de novembre 1715, sous un orage violent et une pluie battante, il avait été demandé à du personnel stationné à Mirrepeisset, village situé à environ 2 km (unité de mesure qui n’était pas encore usité à l’époque, je précise), de se rendre sur place pour actionner les vannes. Seulement, peu pressés de se mouiller au sens propre comme au sens figuré, et ne voulant pas écourter leur sommeil, ils attendirent le petit matin pour s’acquitter de la tâche. Seulement, entre temps, l’eau avait taillé une profonde brèche dans le Canal (sources : « Le Canal du Midi de long en large », de Philippe Valentin).

samedi 11 mai 2013

S’ensuit, tout de suite après, un bâtiment marquant la limite eu Minervois en rive gauche du Canal, et du Narbonnais, en rive droite. A noter l’arrivée de la prise d’eau de la Cesse, alimentation naturelle principale du Grand Bief, autrefois le tracé originel du Canal du Midi quand celui ci croisait la rivière par l’intermédiaire d’une chaussée.

samedi 11 mai 2013

Plus loin, j’approche du port la Robine, point de ravitaillement en carburant, situé sur un ancien bras du Canal avant que celui ci ne soit dévié sur l’aqueduc de la Cesse à l’initiative de Vauban.

vendredi 17 mai 2012

Ce pont-canal fut terminé en de 1690 (architecte Jean Goudet), long de 64 m sur 14 m  de hauteur, construit à l’initiative de Vauban pour remplacer la chaussée de Riquet sur la Cesse jugée insuffisante pour protéger le Canal du Midi, il permet de le rendre indépendant des caprices des cours d’eaux naturels que l’homme ne peut maîtriser.

A noter sur la photo du bas, les dommages causés par les crues sur la face nord du pont.

mercredi 8 mai 2013 et samedi 11 mai 2013

Me voici enfin sur l’embranchement du Canal de Jonction de la Robine, qui me mènera à Narbonne, 5ème étape de mon trajet. Je m’arrête un moment pour prendre les photos qui s’imposent, avant d’être interpelé par une cycliste anglaise qui me demande son chemin. Je rencontre ensuite 2 personnes, qui ne sont autre que le comédien Jean-Michel Dhermay (« Le Charme discret de la bourgeoisie ») et la comédienne québécoise Marjolaine Lemieux (« 1981 »), qui, visiblement, habitent la région. Nous échangeons nos points de vues sur nos randonnées et je leur explique en détail l’organisation de mon trajet. Ils m’informent de leur côté sur le trajet qui me reste à faire jusqu’à Narbonne, me décrivent la belle architecture qu’est le bâtiment de l’épanchoir du Gailhousty, et me préviennent de la difficulté que je rencontrerai pour accéder au pont de chemin de fer qui traverse l’Aude pour rejoindre le Canal de la Robine.

vendredi 17 août 2012

C’est sur la vue ci dessous du rectiligne Canal de Jonction de la Robine à son commencement sur l’écluse de Cesse que s’achève ce récit. Je vous invite à découvrir 2 articles écrits par Jean-Pierre Lagache sur Mirrepeisset et la romancière Kathy Falguera, illustré par des photos de cette dame et quelques unes des miennes sur les liens suivants Mirrepeisset, 1ère partie et Mirrepeisset, 2ème partie.

samedi 11 mai 2013

C’est tout, … pour le moment !!!

 

Nicolas.

Retour sur la liste des 33 articles consacrés à ma randonnée à vélo.

 

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Les liens sur le comédien Jean-Michel Dhermay, ici et .

Hébergements au Somail (liste non exhaustive) :

Chambres d’hôtes « Le Neptune ».

Chambres d’hôtes « La Maison des escaliers« .

Chambres d’hôtes « Chez Pierrette« .

Le domaine du « Bosquet du Somail« .

Hébergements à Sallèles d’Aude (liste non exhaustive) :

Maison d’hôtes « Les Volets bleus », ici (version anglaise), ou là, (version bilingue), mon « coup de cœur ».

Autres liens :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le Canal du Midi (15/33), de Carcassonne à la jonction (2012) (6/7) : de l’écluse d’Argens au Somail

Voici  le 15ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’écluse d’Argens, là où commencent les 54 km du Grand Bief (le 55ème du canal), et le sympathique hameau du Somail, au moment de ma pause déjeuner.

Voici les ouvrages rencontrés sur le trajet : le pont de Roubia (17ème siècle), l’épanchoir et l’aqueduc de Roubia (1690), le Pont de Paraza (17ème siècle), la « pièce maitresse » du parcours, le pont-canal du Répudre (1680), l’aqueduc de Saint Paul (1690), le pont de Ventenac (17ème siècle), l’aqueduc de Ventenac, 1689), le très astucieux, et utile en cas de crues, épanchoir à siphon de Ventenac (1778), le pont de Saint Nazaire d’Aude (ou pont Saint Rome) (1838), l’aqueduc de Delfieu (1690), la Cale de Foncaude (1801), le Pont de Saint Marcel (1771) et le port du Somail (17ème siècle).

Au départ de l’écluse, il n’y a plus d’arbres, et j’ose espérer que cela sera provisoire, mais je retrouve rapidement un chemin de halage ombragé, direction Roubia …

 Vendredi 17 août 2012

… charmant village que je n’hésite pas à aller découvrir et qui s’annonce par ce magnifique pont et une demeure de maître en pierres de taille au bord de l’eau. J’y découvre aussi une « architecture » navale toute en bois pour le moins très originale et croise deux kayakistes qui, très certainement, et cela je le juge à leur équipement, ont choisi de remonter le Canal du Midi sur toute sa longueur, autrement dit, sont sans doute partis du phare des Onglous pour se rendre aux Pont-Jumeaux. Je les aurais très certainement questionnés si je les avais rencontrés à l’écluse. Une pensée me viens de nouveau pour l’un de mes amis, Eric, que j’ai déjà évoqué dans un article précédent, qui a navigué sur la Loire de Tours à Nantes par ce moyen de transport … en guise d’entrainement pour descendre une rivière en Alaska sur 500 km, d’une part, et de Timothée, un ado kayakiste qui raconte son trajet en 2012 sur son blog, d’autre part.

Vendredi 17 août 2012

Je suis retourné photographier ce pont de manière plus précise lors des nombreux séjours « post ballade à vélo » que j’effectue régulièrement depuis 2012. Je remarque des pêcheurs sexagénaires ou plus qui transmettent leur passion à leurs petits-fils, constatant que cette activité reste essentiellement masculine. Promis juré, si je rencontre une pêcheuse, je ne manquerai pas d’aller à sa rencontre et essayer de comprendre pourquoi elle reste encore réservé aux hommes.

Dimanche 4 mai 2014

Après une pause dans ce magnifique village aux architectures intéressantes (comme la mairie), voire remarquables (comme cette demeure somptueuse de pierres et de brique près du Canal), je me dirige vers Paraza.

 Dimanche 4 mai 2014

J’aperçois au loin le château de Paraza, 17ème siècle, dans lequel Riquet a séjourné pendant les travaux du canal, perché sur un promontoire et au pied de plusieurs terrasses arborées, qui, elle même, prolongent le haut bourg, qui offre une vue panoramique sur le massif des Pyrénées, et en particulier, sur le Mont Canigou. Un pont du 17ème siècle enjambe le Canal du Midi. Je croiserai deux jeunes filles qui, comme moi, feront même trajet et le prolongeront jusqu’à Sète. Une femme, que j’ai cru d’abord être leur mère ou leur tante, les abordera pour les accompagner un bout de chemin.

Peu avant l’arrivée sur le village, et jusqu’à la sortie à l’Est de celui-ci, le chemin de halage fait place à la route, certes peu fréquentée, mais petit désagrément, selon moi.

Vendredi 17 août 2012

Dimanche 4 mai 2014

Direction maintenant un des ouvrages les plus emblématiques d’autant plus qu’il a commencé par être unique sur le ruban d’eau, le pont-canal du Répudre, qui était une attraction locale dans la mesure ou personne n’avait vue encore des bateaux passer sur un pont.

Seul ouvrage de ce type du temps de Riquet, datant de 1680, avec une chaussée de part et d’autre en callades, conçu sur le modèle d’ouvrages situés sur les canaux italiens que l’ingénieur Andréossy avait étudié. Le chantier, long de 3 ans, a mobilisé près de 400 ouvriers, sous la direction d’Emmanuel de l’Estang. La longueur, dans le temps de la construction et l’investissement humain demandé a sans doute découragé Riquet d’entreprendre de semblables aqueducs aux croisement du Canal Royal de Languedoc et des autre rivières (pour une question de coûts aussi très certainement), préférant les chaussées malheureusement souvent endommagées par des crues. Vauban améliorera l’œuvre de Riquet en y ajoutant les autres aqueducs nécessaires pour rendre le plus indépendant possible le cours d’eau artificiel des caprices des rivières et autre fleuves. « Cerise sur le gâteau », une inscription fut accolée au pont dès 1837.

A proximité, un déversoir et le petit aqueduc de St Paul, datant de 1690 sans oublier une borne indiquant le niveau des crues du 18 septembre 1843 et du 12 septembre 1875.

La rivière délimite les communes de Paraza et de Ventenac-Minervois.

Vendredi 17 août 2012 et mercredi 27 août 2013

Il est à noter que le Canal peut se parcourir sur les deux rives entre Paraza et Ventenac Minervois bien que je déconseille la rive gauche aux vélo tractant des remorques (qu’il faudra détacher, surtout si ces dernières transportent des enfants en bas âge.

Méandres passés, arrivée majestueuse sur Ventenac-Minervois et son pont du 17ème siècle.

L’imposant bâtiment au style éclectique aux airs d’édifice religieux néo-moyenâgeux, La Cave du Château datant de la fin du 19ème siècle, fait face à la Halte de Plaisance « Alexandre Pech ». Il se caractérise par son activité vinicole : vente de bouteilles de vins rouges et rosés essentiellement de la production locale. Comme tout point de vente vinicole qui se respecte, l’achat de bouteilles s’accompagne de nombreuses dégustations.

Vendredi 17 août 2012

Ci dessous, quelques vues panoramiques de ce village perché, lui aussi sur un promontoire. Quelques belles propriétés aussi dans les rues de celui-ci.

Vendredi 17 août 2012 et jeudi 28 août 2013

Le pont fait aussi parfois office de plongeoir pour des ados qui n’hésitent pas à se jeter à l’eau, au sens propre comme au figuré, bien que la baignade soit interdite.

Vendredi 17 août 2012

Il est à noter que le Canal du Midi peut également se longer sur ses deux rives, à vélo et à pied,  à partir de Ventenac , et jusqu’au Somail. je découvre ainsi le pont Saint Rome, (ou pont de Saint Nazaire, ci dessous photo en haut à gauche et en bas), élégant ouvrage en pierre calcaire, datant de 1838,  faisant penser bien volontiers  à un ouvrage conçu un siècle plus tôt. J’y découvre malheureusement un tag (toujours présent lors de mes nouveaux passages en 2013 et 2014), qui ne lui apporte, selon moi, aucune plus value. Je partage ce qu’à écrit mon ami Jean-François sur ce blog à ce sujet et je vous inviterai à lire son article, par la transmission d’un lien, à la fin de cet article.

Sur la photo en haut à droite, la Cale de Foncaude surmontée d’un élégant ponceau, permet de recevoir les eaux qui s’étalent sur les terres environnantes et qui ne peuvent progresser, par ce que barrées par le Canal, qui les reçois donc.

Vendredi 17 août 2012 et jeudi 28 août 2013

Le pont de Saint Marcel, ou le Pont Neuf du Somail (photo du bas), date de 1771 et se caractérise par une succession de 3 matériaux : la pierre calcaire, le basalte et le grès. Tout comme le pont Saint Rome, et contrairement au Pont Vieux du hameau, de larges voutes donnent à l’ouvrage son aspect majestueux. Il marque d’ailleurs l’entrée occidentale du hameau.

Vendredi 17 août 2012

Je découvre pour la première fois ce magnifique hameau, à cheval sur 3 communes (Ginestas, Saint Nazaire d’Aude et Sallèles d’Aude), et 2 pays (le Minervois et le narbonnais), autrefois la 3ème dînée de la barque de poste en provenance de Toulouse.

Ci dessous en haut à gauche, le Pont Vieux, la chapelle et l’auberge à l’opposé, qui marque la limite entre les communes de Ginestas et St Nazaire d’Aude. En haut à droite, le bâtiment de l’office du Tourisme promis à une restauration certaine.

Enfin, sur la photo du bas, les « canards du midi » accompagnés de cygnes, très présents sur les 240 km du trajet.

Vendredi 17 août 2012

C’est par une pause déjeuner sur la terrasse du restaurant « Le comptoir nature » sur la rive droite au pied du pont, côté Carcassonne, que j’achève ce 15ème récit « En Minervois jusqu’au Somail ».

C’est tout, … pour le moment !!!

 

Nicolas.

Retour sur la liste des 33 articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Le récit de la descente de Timothée en kayak sur le Canal du Midi, c’est ici.

Le reportage télévisé sur la descente de la Loire en Kayak de mon ami Eric, c’est .

 

Hébergement sur le parcours (liste non exhaustive) :

Le château de Paraza.

Le château de Ventenac-Minervois.

La Cave du château de Ventenac-Minervois.

Le domaine de Creva Tinas, prononcez « crébo tinos », oenotourisme, gites et chambres d’hôtes.

Hébergements au Somail (liste non exhaustive) :

Chambres d’hôtes « Le Neptune ».

Chambres d’hôtes « La Maison des escaliers« .

Chambres d’hôtes « Chez Pierrette« .

Le domaine du « Bosquet du Somail« .

Nombreux restaurants au Somail, dont l' »ô à la bouche », L’auberge du Somail, et mon coup de cœur, « Le comptoir nature« .

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.