Le Canal du Midi (25/33), de la jonction à Béziers (2012) (4/5) : de Capestang à Colombiers

A travers ce 25e article, je reprend donc mon récit à partir de Capestang ou je suis passé pour la première fois le samedi 18 août 2012, le 6e jour sur les 7 de ma randonnée à vélo le long des 240 km du Canal du Midi., pour vous emmener jusqu’à Colombiers.

Voici la les ouvrages rencontrés sur ce parcours : L’épanchoir du piétat, 1767, le pont de Trésille (et ses tags), originellement du 17e siècle mais reconstruit en 1967, l’aqueduc de Guerry, 1785, les pierres de soutènement de la montagne de Roquemelane, l’aqueduc réversoir de Poïlhes, 1689, le pont métallique de Poïlhes, 19e siècle, le pont de pierre de Poïlhes, 1780 et remanié en 1990, l’aqueduc d’Elton, 1689, le pont de Régimont, 1862, l’épanchoir du malpas, 1811, le tunnel du Malpas, 1680, l’aqueduc de Colombiers, 1689 et remanié en 1813, le pont de Colombiers et sa demi écluse, 1682.

L’épanchoir de Piétat, 1767, marque la sortie du canal à l’Est de Capestang (photo ci-dessous, en haut à gauche). Autrefois, à cet endroit de nombreux platanes, encore présents lors de mon premier passage le samedi 18 août 2012. Heureusement, il reste encore de nombreuses sections ombragées (en données 2016, mais jusqu’à quand !!!???). Des vues aussi très intéressantes sur la collégiale.


Mai 2016

Des propriétés viticoles imposantes bordent ici et la le Canal du Midi avec certaines à l’architecture d’inspiration italianisantes. Sur le chemin de halage, ici comme ailleurs, des promeneurs sur 2 roues, comme moi, des coureurs  ou des marcheurs profitent de ce cadre exceptionnel.

Mai 2016

Mai 2016

Arrivée sur le pont de Trésille, traversé par la route minervoise, et support à de nombreuses expression de Street Art. S’ensuit l’aqueduc de Guerry, à proximité duquel s’offre un magnifique panoramique sur Capestang.

Mai 2016


Mai 2016

Suite à un éboulement de la montagne de Roquemelane au 18e siècle après de violents orages, le canal a été renforcé par cet alignement de pierres afin d’atténuer les effets dévastateurs provoqués par une éventuelle nouvelle catastrophe sur le canal. S’ensuit un virage qui marque l’entrée Ouest sur Poïlhes.

Mai 2016

Cet aqueduc-réversoir permet ici aussi l’évacuation des excédents d’eaux du Canal du Midi. Il précède le point d’amarrage de la péniche de luxe Alegria, qui offre des séjours itinérants haut de gamme jusqu’à Trèbes aller-, agrémentés par des visites des lieux incontournables dans la région comme Minerve et Carcassonne.

Mai 2016

L’origine de Poilhes, petit village au charme certain, remonte à l’époque romaine. A l’attrait supplémentaire que lui offre le passage du Canal du Midi, s’ajoute un ormeau de Sully, datant de plus de 600 ans, mais en beaucoup moins bon état que celui de Villesèquelande, évoqué sur ce blog ici et .

La passerelle, verte avant qu’elle ne soit repeinte en route en 2010, aurait pour origine une anecdote  croustillante, ou comment un ouvrage justifié pour un intérêt particulier est passé ensuite dans le domaine de l’intérêt général. En 1927, le Génie Militaire de Montpellier dressa cet ouvrage pour permettre au commandant de la garnison de rejoindre sa maîtresse en toute discrétion. Devant rester provisoire très certainement, les villageois ont certainement apprécié d’avoir un deuxième pont, entièrement piétonnier, toujours utilisé à ce jour.

Samedi 18 août 2012

Un petit lavoir, offrant une plus-value certaine au charme du lieu, succède au pont de pierre.

Samedi 18 août 2012 et mai 2016

C’est par une courbe majestueuse que le cours d’eau quitte le village. A noter que se dresse ici le restaurant et le gîte « Vinauberge », établissement dans lequel je me suis « posé » en dégustant un délicieux jus de fruit maison, allongé sur un transatlantique avant de poursuivre ma route.

Mai 2014 et mai 2016

Avant d’aboutir sur le tunnel du Malpas, se dresse le pont de Régimont situé à proximité d’un site préhistorique. Une charmante bâtisse aux volets bleu-gris le précède sur la rive droite.

Mai 2016 et samedi 18 août 2012

Le tunnel du Malpas (« mauvais passage » en occitan), percé dans le roc (173m de long par 6 m de haut et 8 m 50 de large, complété par un chemin de halage sur la rive gauche) faillit ne jamais exister. L’obstination de Riquet qui a, si je puis ainsi dire » un peu « forcé le destin » en mobilisant les ouvrier des autres chantiers, dans le but de convaincre Colbert du bien fondé de son choix. Alors que le Chevalier de Clerville préconisait un autre tracé, un tunnel « test » fut creusé avant l’arrivée de l’intendant Daguesseau venu pour ordonner d’arrêter les traveaux. Il finit à son tour par se rallier à l’idée. En fait, comme Riquet souhaitait une arrivée majestueuse de son oeuvre sur sa ville natale, il fallait absolument que ce problème estimé insoluble puisse être résolu.

Il est à noter que 3 tunnels se superposent ici, celui d’évacuation des eaux de l’Etang de Montady (photo ci-dessous en haut), celui du chemin de fer et celui du canal. L’Oppidum d’Ensérune surplombe le canal et l’étang.

Dimanche 19 août 2012 et samedi 18 août 2012

Passé le tunnel (qui peut se traverser à pied, mais plus difficilement à bicyclette), ce qui reste de platanes en majesté ouvrent une « haie d’honneur » au canal jusqu’à Colombiers (en données 2012 et 2016) et son pont de pierres. Là comme ailleurs, le chancre coloré y a fait ses ravages, comme le montrent ces deux photos ci-dessous prises à 4 ans d’intervalle.

Août 2012 et mai 2016

C’est sur le pont de Colombiers, le lavoir et la petite maison que je termine ce récit. Colombiers est aussi l’étape du 6e jour de ma randonnée à bicyclette.

Mai 2016

Mai 2016

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

 

Retour sur la liste des 33 articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Nous entrons ici dans le secteur ou naviguent les bateaux du soleil.

Le site du Canal des deux mers à vélo

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le Canal du Midi (24/33), de la jonction à Béziers (2012) (3/5) : Capestang et la Barque de Poste

A travers ce 24e article, je reprend  le récit de ma randonnée à bicyclette le long du Canal du Midi en 2012, par mon arrivée sur Capestang, à l’heure du déjeuner, le samedi 18 août 2012. Des prises de vues complémentaire datant de 2013 et 2015 viennent compléter le volet photographique de ce récit.

Capestang signifiant en français « à la tête de l’étang », est placée au nord de l’étang du même nom, à cheval sur les départements de l’Aude et de l’Hérault.

Voici la liste des ouvrages croisés sur le parcours : le pont de Saïsse, XVIIe siècle, l’aqueduc de Saïsse 1689, la brèche de Capestang, 1766, le pont métallique de Piétat, XIXe siècle, et l’épanchoir de Pietat, 1767.

Le pont de Saïsse (le nom très certainement d’un ruisseau environnants) marque l’entrée sur le village côté ouest, en venant de Carcassonne, réputé pour avoir l’arche la plus basse du Canal du Midi. Une légende raconte d’ailleurs qu’il était suggéré à quelques convives des restaurants alentours, de monter sur certaines embarcations, une fois leur repas terminé, afin de lester ces dernières de manière à leur permettre leur passage sous l’ouvrage.

Août 2015

Le pont nous offre un panoramique sur le chevet de la Collégiale St Étienne, de style gothique construit à la fin du XIIIe siècle à la place d’un édifice roman.

Août 2015

Voici la Capitainerie de Capestang, magnifique bâtiment languedocien restauré aux volets aux codes couleur du Canal du Midi. Abrite aussi l’Office du Tourisme.

Août 2015 et août 2012

Tout comme le bâtiment, la plaque été soigneusement restaurée et nous indique la position du village à environs 2/3 du trajet du Grand Bief en venant de l’Ouest.

Août 2012

Témoin d’un événement plus ou moins insolite quand je me suis restauré (et surtout désaltéré) à « La Batelière » situé sur la rive gauche tout de suite après le pont de Saïsse, la présence de cet âne qui semblait vouloir se mêler aux convives.

Août 2012

Datant de 1689, l’aqueduc de Saïsse s’ajoute à l’inventaire des ouvrages que Vauban a fait ajouter pour perfectionner le Canal de Riquet. Il précède ce que fut la brèche de Capestang maçonnée début 1767 sur 35 m suite à plusieurs catastrophes causées par de fortes pluies comme en 1715 ou en 1766 qui avaient fait céder les digues, entraînant des inondations torrentielles dans le village, de par son altitude inférieure à celle du canal.

2015

Capestang est l’un des ports d’attache de la Barque de Poste.

Unique exemplaire d’une reconstitution de navire voyageur, voulue et construite par Robert Mornet, ce modèle se référant à ceux qui circulaient à partir de 1818, transportait des passagers de Toulouse à Agde et Sète (et vice-versa) sur quatre jours aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Moyen de transport plus sur et plus rapide que les routes, elle n’a apparemment jamais acheminé de courrier (sauf des documents administratifs relatifs au canal), contrairement à ce que son nom puisse le supposer et à ce qu’on peut lire ici et là. La « poste » correspondait à quatre Lieues, soit seize kilomètres.

Les voyageurs ne restaient pas dans une seule et même embarcation mais prenaient des correspondances à partir des écluses à trois bassins, pour des raisons de rapidité et d’économie d’eau, d’une part,  aux « dinées » et « couchées » respectivement, dans le sens Ouest-Est à l’écluse de Negra (1ère dînée), l’écluse de St Roch à Castelnaudary, juste après le Grand Bassin (1ère couchée), l’écluse de Béteille (2ème dînée), l’écluse de Trèbes (2ème couchée), au Cabaret de la Redorte sur le bief de Jouarre (3ème dînée), au Somail (3ème couchée), les écluses de Fonsérannes à Béziers (4ème dînée), et Agde (4ème couchée), d’autre part.

D’abord tirées par des chevaux de hallage, les embarcations ont été peu à peu motorisées, ce qui ne les rendaient pas pour autant plus rapide que le train et l’essor du chemin de fer, complété par l’amélioration de la qualité des routes a entraîné peu à peu le déclin des barques de postes dès le milieu du XIXe siècle.

Seule concession à la modernité sur la barque de Robert, l’ajout d’un moteur démontable.

2015

Me voici en compagnie de Robert Mornet, rencontré en mars 2014 à Agde, incollable sur le Canal du Midi. Il a mis cinq ans à construire sa barque, à partir de gravures et d’archives. Il lui restait d’ailleurs quelques finitions à faire comme peindre la première classe, par exemple. De nombreux groupes, groupes scolaires et particuliers viennent lui rendre visite pour découvrir l’embarcation. Il fait l’objet de nombreuses sollicitations non seulement pour des reportages télévisés ou interviews journalistiques et radiophoniques, mais aussi par des particuliers curieux d’en savoir plus.

mars 2014

Pour rester dans le domaines des embarcations, en voici des exemplaires de taille plus modeste et fonctionnant à l’énergie électriques à la vitesse maximale de 8 km/h, que j’ai eu l’occasion d’essayer en août 2015. Elles permettent des promenades agréables et tranquilles, et de s’échapper des tumultes de la vie moderne. Présentes tout au long du Canal du Midi.

samedi 18 août 2012

Plus loin, en direction de Poilhes, un ouvrage en pierre et en fer datant du XIXe siècle, le pont de Piétat. Lors de mon premier passage en 2012, le canal était encore arboré à cet endroit mais la présence du chancre coloré avait déjà commencé à faire ses ravages (voir les arbres sans feuilles après le pont).

samedi 18 août 2012

Trois ans après, voilà ce qu’il en est. Il est à noter cependant que de nouvelles pousses ont été plantées. A noter que le pont, pratiquement axé sur la Collégiale, nous offre un panoramique intéressant sur ce monument. Est ce que cela a été voulu !!!???


2015

L’épanchoir de Piétat fait partie des ouvrages complémentaires construits sur le Canal du Midi après de nombreuses crues dévastatrices, de manière à vidanger le plus efficacement le trop plein d’eau. Il vient compléter les épanchoirs a siphon comme celui du Fer à Mulet, en amont de Capestang, de manière à protéger le village. La nature, qui a toujours une longueur d’avance, impose des épreuves obligeant de mettre en oeuvre des améliorations constantes sur la maintenance de ce cours d’eau artificiel, et, à mon avis, avec ces histoires de réchauffement climatique et des épisodes dit « cévenols », qui ont lieu généralement en septembre (fortes pluies),ce n’est pas fini.

2013

2015

Je terminerai par le monument emblématique de Capestang, visible de plusieurs endroits du Canal du Midi, la Collégiale St Etienne. Édifice tout d’abord roman, devenu gothique par la suite, elle connut le même sort que la Cathédrale de Narbonne, c’est à dire qu’elle ne fut jamais terminée. Seul le chevet fut élevé et manquent la nef et le transept.

2015

C’est tout, pour le moment !

Nicolas

Retour sur la liste des 33 articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Retrouvez mon article illustré d’aquarelle sur la Barque de poste en cliquant sur ce lien.

Un article de la « Dépêche du Midi » sur Robert Mornet.

Un petit film de Roger Closset sur Robert Mornet sur ce lien.

Le blog de l’aquarelliste Didier Garcia.

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Quelques adresses « coup de cœur  » (liste non exhaustive) :

Chambres d’hôtes « Le Bellifontaine », ou j’ai déjourné

Le Château des Carasses, pas tout à fait à côté du canal, mais situé sur la commune voisine de Quarante.

Bar restaurant « La Batelière », situé  sur la rive gauche, entre le pont de Saïsse et l’Office du Tourisme.

Bar restaurant « La table du Vigneron », rue Paul Bert.

Une page sur Capestang est évoquée sur le site du Canal du Midi.

Le site du Canal des deux mers à vélo

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le Canal du Midi (23/33), de la jonction à Béziers (2012) (2/5) : du pont de Pigasse à Capestang

A travers ce 23e article, je reprend donc mon récit sur le pont de Pigasse ou je suis passé pour la première fois le samedi 18 août 2012, le 6e jour sur les 7 de ma randonnée à vélo le long des 240 km du Canal du Midi. J’y ai l’occasion de retourner de nombreuses fois depuis, non seulement pour le plaisir, mais aussi pour « étudier » de manière plus approfondie, photographiquement parlant, le site.

Voici la liste des ouvrages traversés dans le secteur. L’aqueduc de Quarante (1694 et 1737), l’aqueduc de Malviès (1690), Le pont éponyme (17e siècle et 1968), le déversoir de Lale (17e et 18e siècle), l’aqueduc de Roubiolas (1690), le déversoir del Rey (18e et 20e siècle), l’épanchoir à siphon du Fer à mulet (1776) et l’aqueduc de Nostre Seigne (1690).

Le bâtiment du pont de Pigasse est aujourd’hui une habitation privée (en données 2012 et 2016) qui est restée dans son jus et n’a pas été massacrée esthétiquement comme c’est parfois le cas pour certains autres bâtiments du Canal du Midi.

mai 2015

La voie sur berge le long du canal entre cet ouvrage et l’épanchoir de Quarante est un des plus étroits sur le trajet du cours d’eau, et non arboré de surcroît (en données 2012). Se croiser à bicyclette demande de mettre pied à terre. De plus, le niveau du chemin s’aligne parfois sur celui du miroir d’eau. Il existe la possibilité d’emprunter une voie plus élevée, mais qui prive le marcheur ou le cycliste de la vue sur le canal. De plus, ce chemin, assez cabossé et non arboré lui aussi, borde les vignes, ce qui signifie un passage occasionnel d’engins agricoles ou autres véhicules motorisés.

mai 2015

L’aqueduc de Quarante, un des nombreux ouvrages datant de Vauban, a d’abord été conçu sur deux voûtes avant que n’en soit ajoutée une troisième, quarante deux ans plus tard, épreuves des crues et endommagements du Grand Bief obligent. Son architecture, même si elle n’a pas l’allure de l’épanchoir des Patiasses ou de l’Argent-Double, présente cependant un intérêt certain, en tout cas, suffisant, selon moi, pour m’être donné la peine de descendre au niveau du ruisseau La Quarante.

mai 2015

mai 2015

En direction de Capestang, le Canal du Midi est de nouveau arboré et le chemin de halage redevient plus praticable.

mai 2015

Arrivée sur le lieu dit « Le Relais » et le pont de Malviès, en béton gris, datant de 1968. Il remplace un ancien pont du 18e siècle. Sur le bâtiment, on découvre une ancienne publicité d’une marque de chocolat qui existe toujours aujourd’hui (en données 2012), peinte sur un support métallique, et que le lierre s’emploie à recouvrir.

A proximité se trouvent les très belles architectures du gite-Domaine du Malviès (en données 2012), typiques des exploitations à l’esprit monumental construites au 19e siècle selon les désirs de la bourgeoisie pinardière désireuse d’afficher sa prospérité.

Passé le pont, j’entre sur la commune de Capestang.

mai 2015

mai 2015

Quelques architectures étonnantes se découvrent au détour d’un méandre comme ce bâtiment, mi-chapelle-mi-observatoire. Il en va de même pour cette péniche à l’esprit boème qui semble avoir parcouru de nombreux canaux en Europe.

D’imposants bâtiments agricoles à l’esthétique indiscutable témoignant de la prospérité des exploitations vigneronne bordent aussi le canal.

mai 2015

Ici, s’intercale entre les méandres du cour d’eau le Domaine de l’Ale, gites et chambres d’hôtes qui symbolise une étape idéale pour se reposer après une journée de marche ou de vélo.

samedi 18 août 2012

Trois ouvrages, ci dessous, méritent que l’on s’y attarde.

En haut à gauche, le déversoir de Lale, datant du 17e siècle et remanié au 18e, qui déverse le trop-plein d’eau sur le ruisseau Roubiols en contrebas.

En haut à droite, le déversoir del Rey, construit au 18e qui déverse le trop-plein d’eau vers une rigole qui se jette dans le ruisseau.

A noter que ces deux ouvrages sont traversés a gué.

Photo du bas, l’aqueduc de Roubiolas (ou Roubiols) datant de 1690, en lieu et place d’un ancien méandre qui croisait deux cours d’eaux naturels, le Roubiols et le ruisseau des Meulières.

mai 2015

Les pluies diluviennes du climat méditerranéen ont obligé les concepteurs successifs du canal à faire édifier des ouvrages supplémentaires pour améliorer les vidanges du canal. En 1776 a ainsi été construit pas très loin de Capestang, l’épanchoir à siphon du Fer à mulet qui se traverse par un ponton pavé de galets.

mai 2015

mai 2015

Le Canal du Midi poursuit son chemin vers Capestang et nous offre à plusieurs reprises des panoramiques exceptionnels sur le village et me donne l’illusion qu’il est tout près alors que de nombreux méandres sont encore à parcourir avant d’atteindre la destination.

samedi 18 août 2012

Et c’est sur mon arrivée sur Capestang, étape de mon déjeuner du samedi 18 août 2012, que je termine ce récit. Il est à noter que depuis mon premier passage, les arbres ont été coupés et remplacés par de nouvelles pousses.

samedi 18 août 2012

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

 

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Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Le site du Canal des deux mers à vélo.

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Le Canal du Midi (22/33), de la jonction à Béziers (2012) (1/5) : du Canal de Jonction au pont de Pigasse

Voici  le 22ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’embranchement du cours d’eau avec le Canal  de Jonction de la Robine et le Pont de Pigasse.

Après avoir pédalé jusqu’à Narbonne et Port-La-Nouvelle, me voici de nouveau sur l’embranchement du Canal du Midi, à proximité du Port-la-Robine, un des points de ravitaillement en carburant sur les cours d’eaux.

A travers les 4 articles qui vont suivre, je vais vous relater la 6ème étape de ma randonnée, le vendredi 17 aout, illustrée par des photos pris non seulement cette année là, mais aussi ultérieurement, estimant des prises de vues meilleurs, ayant le plaisir régulièrement de retourner sur de nombreux sites chaque printemps et étés depuis 2012, séjournant aussi dans de nombreuses maisons d’hôtes de qualité. Je constate les modifications d’une année sur l’autre sur les ravages du chancre coloré sur les platanes et le bûcheronnage qui s’impose.

Je vous indique les ouvrages sur le trajet : le pont-Neuf d’Argeliers, 1780, le pont-Vieux, XVIIe Siècle, l’aqueduc de la Frénicoupe, 1690, départageant le Minervois, le Narbonnais,et le Biterrois, l’Hérault et l’Aude, les communes d’Ouveillan, d’Argeliers et de Cruzy, l’aqueduc de Sériège, 1689, le pont éponyme, 1780, l’aqueduc de l’Etang de Quarande, XIXe Siècle, et, enfin, le pont de Pigasse, 1684.

Sur la photo ci dessous, l’endroit ou débute le Canal de Jonction de la Robine qui se dirige « en escalier » sur une huitaine de km vers l’Aude. Il traverse la commune de Sallèles d’Aude. Au fond, l’écluse de Cesse.

samedi 18 août 2012

Voici maintenant le pont qui enjambe le cours d’eau. On peut se poser la question sur l’existence de cette maison de garde (du moins apparemment) à cet endroit et qui ne porte pas de plaque. La présence de bittes d’amarrage laisse supporter l’existence autrefois d’un petit port, sans doute pour permettre aux bateaux tirés par les chevaux non prioritaires de stationner en attendant de pouvoir poursuivre leur navigation. Et si c’était tout simplement une habitation d’un cultivateur ? Bien des questions se posent sur l’origine d’une habitation aujourd’hui résidentielle et relativement isolée, peut être plus pour longtemps, d’ailleurs dans le mesure ou je me suis laissé entendre dire qu’un projet immobilier pour seniors anglais fortunés était à l’étude dans ce secteur (en données 2012).

mai 2015

A partir du pont du chemin de fer touristique du Minervois (photo ci dessous en haut à

droite et au milieu) le Canal part en ligne droite sur un peu plus de 4 km avant d’amorcer une courbe qui passe sous le pont Neuf d’Argeliers. Le parcours agrémenté de pins parasols…

mai 2015

mai 2015

… avant d’opérer une entrée majestueuse sur Argeliers qui se laisse d’autant plus découvrir au fil des années qu’un important travail de bûcheronnage a été effectué pour éradiquer les arbres malades.

samedi 18 août 2012

août 2014

Le village a été, en 1907 le point de départ de la marche vers Narbonne des vignerons en colère, emmenés par Marcelin Albert, natif du lieu. S’ensuivront ce qu’on appellera la révolte des vignerons ou les événements du midi. Dures réalités économiques de l’époque, alimentée par une surproduction, une concurrence déloyale et une qualité de production assez médiocre. Beaucoup ont été mis sur le banc. Fort heureusement, et surtout depuis les années 70, une constante amélioration de la production des vins du Languedoc permet la vente de produits de qualité et le Canal du Midi, même s’il ne sert plus à transporter de la marchandise et du vin en particulier, déploie ses méandres au milieu des vignobles.  Nous nous trouvons sur un « carrefour » vinicole, l’Appellation d’origine Contrôlée diffère selon la rive du canal et le pays ou elles se trouvent (Appellations « Corbières », « Minervois » ou « Saint Chinian », plus à l’Est).

août 2015

J’approche du pont Vieux appelé aussi pont de la Province, ouvrage  du XVIIe Siècle similaire à celui du Somail ou du pont Vieux de Castelnaudary. 3 pays se rencontrent ici, le Minervois à l’Ouest, le Biterrois à l’Est et au Nord, le Narbonnais, au Sud.

Tout comme sur l’écluse de Lalande, à l’Ouest de Carcassonne, un panneau en bois indique les directions de quelques grandes métropoles mondiales, avec leurs distances orthodromiques. Cependant, son entretien laisse un peu à désirer (en données 2012). Selon mes rencontres sur le Canal du Midi, quelques voyageurs ici et là, du monde entier, traversent l’Europe à pied ou sur deux roues et font étape par ici. Donc rien d’étonnant à la présence de ces panneaux évoquant des destinations lointaines.

samedi 18 août 2012 et août 2013

Le bâtiment  abrite le restaurant « Le chat qui pêche », ouvert lors de mon premier passage en 2012, est malheureusement fermé depuis 2015. Reste à espérer un nouveau repreneur sur lieu d’étape.

août 2013

Peu après le pont Vieux d’Argeliers, en progressant vers l’Ouest, au niveau de l’aqueduc de la Frénicoupe, 1690, on quitte le Minervois, puis le Narbonnais pour entrer dans le Biterrois. Le Canal délimite le département de l’Aude sur la rive droite et celui de l’Hérault, sur la rive gauche avant de pénétrer définitivement dans ce dernier au niveau des ruisseaux Pigros et Nazoure.

samedi 18 août 2012

Au lieu dit, « La Croisade », un bâtiment abrite un excellent restaurant (en données 2012). Le pont de Sériège, terminé en 1780 offre le même « profil » que le ponts Neufs d’Argeliers, du Somail ou de Castelnaudary. La voie secondaire qui l’emprunte croise la route Minervoise Carcassonne-Trèbes-Béziers qui longe le Canal sur la rive droite. Un aqueduc éponyme précédent l’ouvrage, terminé en 1689 a permis de raccourcir le Canal à cet endroit et à supprimer une boucle au niveau du ruisseau.

août 2015

août 2015

mai et août 2015

Quelques kilomètres plus loin, me voici sur le pont de Pigasse, terminé en 1684. Le Relais du même nom, aujourd’hui un gite et chambres d’hôtes, a accueilli par la suite des voyageurs ayant emprunté non seulement le canal mais aussi la route Minervoise. Le blason des Etats du Languedoc a disparu à la Révolution.

samedi 18 août 2012

A noter, sur la photo du bas à gauche, les culées munies de batardeaux, autrement dit, des pierres entaillées (ici trois rangées) permettant la pose des poutres transversales de manière à isoler des segments d’eau afin de pouvoir vider partiellement le Grand Bief. Il en existe sur quelques autres ouvrages et au tunnel du Malpas.

mai et août 2015

Et c’est sur ce lieu que je termine mon récit « Le Grand Bief jusqu’au pont de Pigasse ».

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

 

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Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Retrouvez un article de Jean-Pierre Lagache, un passionné du département de l’Aude, sur Argeliers.

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le Canal du Midi (21/33), le Canal de la Robine (2012-2014) (4/4) : de l’écluse de Mandirac à Port-la-Nouvelle

Voici le 4ème  et dernier article que je vais consacrer au trajet que j’ai effectué le long des 31 km du Canal de la Robine à bicyclette les mercredi 27 et jeudi 28 août 2014, par un temps ensoleillé. Ici, il va être question du trajet entre l’écluse de Mandirac et le phare de Port la Nouvelle, l’ultime étape du parcours. C’est aussi le 21ème article consacré aux récits de mon trajet à vélo (22ème article)

Je reprendrai ensuite le cours de mon récit sur le Canal du Midi à partir de l’embranchement du Canal de Jonction de la Robine, direction Béziers.

C’est parti pour les 8 km 802 de ce dernier bief du Canal de la Robine, et qui offre des vues sur les étangs de Bages, Sigean, de la Sèche, du Charlot sur la rive droite, de l’Ayrolle et de la Berre sur la rive gauche. Sur la photo du bas, l’étang de l’Ayrolle.

Diverses habitations à cet endroit, comme un petit restaurant-buvette ma foi bien sympathique, repris par des gérants dynamiques (en données 2014), et aussi un bâtiment ferroviaire bordant la ligne Narbonne-Cerbère qui longe le bief sur une grande partie de son parcours.

C’est à partir d’ici également que le chemin de St Jacques bifurque.

jeudi 28 août 2014

Le canal et le chemin de fer se frayent un passage entre toutes ces étendues d’eau et des pins parasols viennent ponctuer de longues sections sans arbres. Il est donc préférable, en plein soleil au mois d’août,  surtout sur ce long bief isolé, notamment sur la rive gauche, de marcher ou pédaler avant 12 heures ou après 16 heures. A ma connaissance, aucune possibilité de se ravitailler en eau potable avant l’arrivée sur l’écluse Sainte Lucie, du moins sur la rive gauche.

jeudi 28 août 2014

Sur la rive droite, le petit étang du Charlot vient se blottir contre l’étang de la Sèche. Le Canal délimite, juste après l’écluse les communes de Narbonne et de Gruissan, puis, à quelques centaines de mètres de la maison cantonnière de l’Ardillon, Gruissan et Port la Nouvelle.

Le chemin de fer, à partir d’ici, se désolidarise pour délimiter l’étang du Charlot au Sud-Ouest alors que le canal le borde sur sa partie Nord-Est, et l’Ile Sainte Lucie se termine à l’Est de celui-ci.

Le bief de Sainte Lucie demeure un « paradis » pour les amateurs (et professionnels) de photographies ornithologiques, surtout en périodes de migrations septentrionales ou méridionales selon les saisons. C’est le cas des goélands, des aigrettes garzettes, présents qu’en hiver alors que l’on peut observer toute l’année des oiseaux « à demeure » comme les mouettes, les grands cormorans ou les martin-pécheurs.

L’activité de la pêche se pratique dans le secteur et on peut y attraper des anguilles, des dorades, des bars, soles et mulets, que l’on peut retrouver aussi dans le canal, comme en témoigne le nombre important de pêcheurs présents aux abords de l’écluse de Mandirac lors du passage de mon ami Jean-François en décembre 2014, ce qu’il raconte dans cet article.

jeudi 28 août 2014

De nombreux chemins de randonnées s’offrent aux marcheurs dans les environs comme celui qui relie Port la Nautique au magnifique village de Bages, qui s’inscrit dans les 75 km  du sentier du Golfe Antique qui fait le tour de l’étang de Bages-Sigean (pour rappel, ces étangs formaient un Golfe sous l’Antiquité).

Le sentier du Golfe Antique se confond avec celui du chemin du halage du canal sur sa rive gauche de l’écluse de Mandirac jusqu’à Port la Nouvelle et sur une partie de sa rive droite, toujours à partir de l’écluse avant de bifurquer une centaine de mètres plus au Sud.

La commune du village cité plus haut, celles de Peyriac de Mer et de Sigean bordent l’étang ainsi que le Parc naturel de la Narbonnaise et le fameux parc zoologique de la Réserve Africaine créé en 1972, abritant environ 2 000 oiseaux, 900 mammifères, 900 reptiles (en données 2014).

Les vignes des Corbières viennent border également les étangs

Le peu de passage, une forte chaleur, et la vue de ces étendues d’eau à perte de vue m’ont donné l’envie de me baigner ne serait ce que 10 minutes dans l’étang de l’Ayrolle. Le fait que ce soit très certainement interdit, d’une part, le fait que je sois seul, sans avoir emporté avec moi ni serviette ni maillot de bain, d’autre part, renforcé par l’idée que le rapport au corps de nos pays latin diffère de celui des pays nordiquesvis à vis de la nudité, et n’ayant peut être plus ni la spontanéité ni l’audace que j’aurais certainement pu avoir quand j’étais plus jeune, m’ont fait renoncer à cette idée. Je me suis donc contenté d’admirer ces panoramiques au cours d’une halte sous un pin parasol et que je vous fais découvrir à travers les photos ci dessous.

jeudi 28 août 2014

J’approche de l’Ile de Sainte Lucie par son versant Nord-Est, longe le tracé du canal alors que l’ancien cours d’eau la délimitait sur son versant Sud-Est avant la construction de l’écluse Sainte Lucie.

Sur la photo ci dessous au milieu, le site des chantiers navals associatif, « Les ateliers de la Mémoire » (en données 2014), qui se visite les jeudi et animé par Yann Pajot, charpentier de marine.

jeudi 28 août 2014

C’est sous sa direction qu’ont été restaurés entièrement la barque de patron la « Marie-Thérèse » et en partie la goélette mallorquine construite en 1916 aux Baléares, classée Monuments Historiques par l’Etat Français en 1988, le « Miguel Caldentey », évoqué dans l’article précédent « Le Canal de la Robine jusqu’à l’écluse de Mandirac ».

Selon des prévisions datant de 2007, cette embarcation, qui transportait notamment des oranges des Baléares était supposée être remise à flots après complète restauration, dans le but de lui permettre de refaire du commerce à la voile en accueillant douze personnes en navigation sur le bassin méditerranéen et en Europe du nord, et cela … dès 2015.

Cependant, la crise économique de 2008 (merci les banques !!!) a du très certainement repousser à plus tard ce projet (aux calendes grecques, sans doute !!!???). En attendant, la coque stationne sur le site de Mandirac (à proximité de champs de riz). Elle reste malheureusement vulnérable à l’usure du temps et aux éventuelles dégradations.

Donc, affaire à suivre, dans la mesure ou je projette de revenir sur ces lieux les années qui viendront, et j’ose espérer vous donner de bonnes nouvelles.

jeudi 28 août 2014

Me voici rendu à la cinquième et dernière écluse du Canal de la Robine, Sainte Lucie, à bassin simple lieu arboré, propice au repos, à la détente, aux piques-nique, à la pêche… ou au farniente, avec un bâtiment très bien restauré.

Elle fut construite en 1872 suite à la création de Port-la-Nouvelle et au nouveau tracé du canal au niveau de l’Ile, pour en faciliter la navigation jusqu’à la ville. A noter les bajoyers droits et un bassin plus allongé que ceux des autres écluses.

jeudi 28 août 2014

Le bâtiment abrite une exposition sur la faune et la flore locale. En revanche, absence de plaque éclusière (en données 2014). C’est ici le point de départ de nombreux chemins de randonnées sur l’Ile de Sainte Lucie, colline calcaire avec de nombreux sentiers qui permettent de découvrir une végétation méditerranéenne intense.

jeudi 28 août 2014

Des rencontres insolites sont possibles, tant sur les personnes que sur leur « attirail » comme ce monsieur de 87 ans habitant Leucate et qui s’astreint à pédaler quotidiennement sur un vélo « couché » électrique muni de 2 batteries. Je reste bluffé par la forme physique de cet octogénaire qui fait mentir l’adage comme quoi la vieillesse peut être un naufrage. Ce personnage me fait penser à ce centenaire cycliste, Robert Marchand qui continue à gravir des cols, malgré son grand age.

jeudi 28 août 2014

Après une pause d’une demi-heure, me revoici parti, enfourchant ma bicyclette, direction Port-la-Nouvelle et son phare, autrement dit, environ 4 km. La mer approche, comme en témoignent ces navires à l’horizon.

jeudi 28 août 2014

Sur les photos ci dessous, au delà de cet ouvrage, se termine le Canal de la Robine en convergeant, après ce pont à l’architecture « Eiffel », avec la Berre. La ligne de chemin de fer dessert le site des Cimenteries de l’entreprise Lafarge et autres sites portuaires (en données 2014).

Nous sommes au km 31 du Canal de la Robine, à 3,033 km du phare de port la Nouvelle, à 39,474 km de l’embranchement sur le Canal du Midi, à 208 km du point de rencontre de ce dernier avec la Garonne et à 112,500 km du phare des Onglous en longeant les canaux.

Il est à noter que c’est par ici que l’ancien tracé du cours d’eau entrait sur la ville.

jeudi 28 août 2014

L’activité liée aux loisirs fait face à l’activité industrielle. Il existe aussi un port de commerce, un port de pêche et un port de plaisance.

Port la Nouvelle possède aussi sa propre criée et des chalutiers peuvent venir y mouiller.

Cette ville a été d’abord un hameau, puis un village avant d’accéder au statut de commune en 1844, puis l’arrivée du chemin de fer lui permit d’accéder au statut de station balnéaire.

Malheureusement, ce ce n’est qu’un avis personnel, les architectures du bord de mer n’offrent rien d’exceptionnel et on pouvait s’attendre à mieux, du moins à une esthétique comparable à celles de Sète, Collioure, Banyuls en France, ou Sitges, en Espagne. Cependant, il reste à une échelle humaine et de ce fait conserve un esprit de proximité et il n’existe aucune tour affreuse comme celles que l’on voit à Bénidom, en Espagne, symbole des vacances industrielles.

jeudi 28 août 2014

Ci dessous, différentes vues depuis l’arrivée du Canal de la Robine et depuis le phare. Sur la photo du bas,  les silos à céréales construits dans les années soixante.

jeudi 28 août 2014

Toutes ces architectures qui peuvent être considérées comme faisant partie du patrimoine, témoignent d’une activité portuaire importante : céréales, gaz, liquides alimentaires et industriels, agro-alimentaire, argile et minerais, produits sidérurgiques et forestiers etc…, et le port offre des aires de montage de pièces détachées qui nécessiteraient un transport routier hors gabarit si elles étaient assemblées ailleurs.

jeudi 28 août 2014

Voici le symbole qui marque la fin (ou le début) du trajet des marcheurs, des cyclistes, voire des navigants qui choisissent d’emprunter le Canal de la Robine.

Il se caractérise par tour cylindrique de 18 m avec un feu scintillant blanc.

Le département de l’Aude ne compte que deux phares maritimes (en données 2014), celui ci et celui du Cap Leucate.

Par les canaux, nous sommes approximativement à 25 km de Narbonne, à 35,805 km de Sallèles d’Aude, 42,507 km de l’embranchement sur le Canal du Midi, à 211,033 km du point de rencontre de ce dernier avec la Garonne, à 115,533 km du phare des Onglous, et à environ 135 km de Sète.

jeudi 28 août 2014

Vauban, puis le Frère Bernardin Pons avaient eu le projet de créer un canal pour relier le Languedoc et le Roussillon, autrement dit de Port-la-Nouvelle à Perpignan via l’étang de Leucate mais l’absence de volonté politique et très certainement les interrogations sur l’utilité économique d’une telle entreprise firent que jamais ce cours d’eau ne vit le jour … et pourtant, sur le plan de l’activité touristique, batelière de plaisance en particulier, il eut sans doute connu un réel succès !!!

Pour rebondir sur le thème de la randonnée, et plus particulièrement en montagne, Port-la-Nouvelle est le point de départ du Sentier Cathare, à travers les Corbières et les Pyrénées jusqu’à Foix.

Une autre ballade sympathique à faire à pied : 15 km en bord de mer, direction La Franqui.

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

 

Retour sur la liste des 33 articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le Canal du Midi (20/33), le Canal de la Robine (2012-2014) (3/4) : de la sortie de Narbonne à l’écluse de Mandirac

Voici le 3ème article sur les 4 que je vais consacrer au trajet que j’ai effectué le long des 31 km Canal de la Robine à bicyclette les mercredi 27 et jeudi 28 août 2014, par un temps ensoleillé. Ici, il va être question du trajet entre la sortie de Narbonne à l’écluse de Mandirac sur lequel je vais découvrir une culture que je ne m’attendais pas à voir, croyant qu’elle n’existait qu’en Camargue. C’est aussi le 20ème article consacré aux récits de mon trajet à vélo.

Je dédie ce récit à ma cousine Paulette, qui connaissait un peu l’endroit, qui suivait assidûment mes écrits depuis « Le bassin de l’Embouchure et 1er bief » et m’encourageait dans mes démarches.

Je souligne également que le trajet que je vais emprunter jusqu’à Port la nouvelle peut se confondre avec deux itinéraires :

L’itinéraire de l’Eurovélo 8 Cadiz-Athènes, et plus particulièrement le trajet de Port la Nouvelle à l’avant dernier pont avant le Phare des Onglous, sur le Canal du Midi, à Marseillan, le Pont du Maire, via Narbonne, Sallèles d’Aude, l’embranchement du Canal du Midi et de Jonction de la Robine (photo ci dessous), Argeliers, Capestang, Poilhes, Colombiers, Béziers, Marseillan.

Un des nombreux parcours des Chemins de Saint Jacques de Compostelle, sur le même trajet cité dans le précédent paragraphe, par une variante du chemin appelé « piémont pyrénéen », pour les pélerins qui viendraient d’Arles et choisiraient de passer par Perpignan. A ce sujet, la fameuse coquille sera bien présente sur certains panneaux.

Sur la photo ci dessous en bas, un tracé rectiligne fait place ce qui était autrefois une courbe, quand le cours d’eau n’était pas encore un canal.

jeudi 28 août 2014

Des sections arborées et non arborées alternent sur ce parcours au bord d’un canal que l’on pourrait assimiler à un cours d’eau naturel, ce qui est un peu normal pour un tracé qui emprunte un ancien lit de l’Aude, puis de la Robine.

Deux panoramiques intéressants à relever;

-Le Mont Canigou, sommet emblématique des Pyrénées Orientales et qui marque la frontière entre la France et l’Espagne, et qui nous invite à voyager vers de nouvelles contrées.

-La cathédrale de Narbonne, les tours Saint Martial et de la Madeleine, le donjon Gilles Aycelin, avec, en arrière plan, la Montagne Noire sur son versant Sud-Est.

La rencontre d’un groupe de jeunes allemands pratiquant le canoë et le kayak, en provenance très certainement de l’écluse en aval, rapelle la vocation touristique du canal

jeudi 28 août 2014

jeudi 28 août 2014

J’aurai l’occasion aussi de découvrir, au bord du chemin, une tente igloo dans une petit espace cloturé avec un jardin potager bien tenu, très certainement habité par un sans abris désireux de personnaliser son « espace » et, surtout, de pouvoir se nourrir de ses salades et de ses quelques autres légumes récoltés par ses soins.

jeudi 28 août 2014

Me trouvant toujours sur la commune de Narbonne, j’approche du site de Mandirac et je retrouve le symbole d’une coquille qui rappelle que je me trouve sur l’itinéraire des chemins de St Jacques de Compostelle, évoqué plus haut.

jeudi 28 août 2014

Parmi les différentes embarcations présentes sur le lieu, j’attire votre attention sur les photos à droite dans lesquelles je découvre une barque de patron, et pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit de la « Marie-Thérèse » qui a connu une histoire mouvementée.

Après des années de bons et loyaux services, à transporter des tonneaux, ou plutôt des demi-muits (unité de transport du vin) sur le Canal du Midi, un sétois lui offrit une seconde vie en l’exploitant tour à tour en boite de nuit, puis en restaurant. Amarrée dans la ville de Georges Brassens, elle coula avant que le Conservatoire du littoral aidé par les VNF envisage de restaurer ce très probable dernier exemplaire de barques du Midi.

De 1998 à 2003, elle sera restaurée par une équipe de jeunes en réinsertion grâce à divers fonds publics, privés, régionaux etc…

De nouveau apte à naviguer en 2002, elle a longé le Canal de la Robine vers l’Aude, traversé Narbonne pour se diriger vers Sallèles d’Aude avant de revenir sur Mandirac, et qui s’y trouve toujours, en 2014.

A l’origine, c’était la Barque N°7, construite au pont des demoiselles à Toulouse en 1855, et exploitée par la famille de patron barquier Denty (sources Yann Pajot, charpentier de marine, un des responsables de chantiers navals associatif  « Les ateliers de la Mémoire » basé sur le site de Sainte Lucie).

jeudi 28 août 2014

Je découvre une culture que je ne m’attendais pas à trouver ici, moi qui croyais que les champs de riz en France métropolitaine n’existaient qu’en Camargue. Cette culture est aussi de nouveau présente sur l’étang asséché de Marseillette près de Canal du Midi entre Trèbes et La Redorte.

L’alimentation de ces champs par des rigoles reliées au cours d’eau souligne ici la vocation agricole du canal.

Sur la photo ci-dessous en bas, l’embarcation en cale sèche et en restauration (en données 2014 et 2015) est une goélette mallorquine construite en 1916 aux Baléares et, classée Monuments Historiques par l’Etat Français en 1988.

Le « Miguel Caldentey », a été repêché dans le port de Canet en Roussillon et est en cours de restauration dans le but de lui permettre de refaire du commerce à la voile en accueillant douze personnes en navigation sur le bassin méditerranéen et en Europe du Nord (sources Yann Pajot, charpentier de marine, un des responsables de chantiers navals associatif  « Les ateliers de la Mémoire » basé sur le site de Sainte Lucie).

Espérons donc que cette embarcation connaisse le même avenir que la réplique de l’ « Hermione », navire sur lequel Lafayette est parti en Amérique en 1780.

jeudi 28 août 2014

Me voici rendu maintenant sur la quatrième écluse du canal, l’écluse de Mandirac, à bassin simple.
Quelques vues de l’ouvrage en amont, de la maison et de la plaque.

La construction de cet ouvrage, précédé d’un épanchoir, a permis de remplacer la boucle qui existait auparavant et de rendre plus rectiligne le canal.

jeudi 28 août 2014

Au niveau du bassin de l’écluse, une ancienne école occupée par un club d’aviron et en aval des portes éclusières, sur la rive droite, une buvette … fermée ce jour.
Ici commence le bief de Sainte Lucie qui serpente le long de cinq étangs (Bages, Sigean, de la Sèche, du Charlot sur la rive droite, de l’Ayrolle et de la Berre, sur la rive gauche).

Se trouvent, pas très loin de l’écluse la Tour Barberousse, les étangs de Gruissan, de Mateille, et de Grazel.

jeudi 28 août 2014

Ainsi se termine ce récit .

C’est tout, … pour le Moment !

Nicolas.

 

Retour sur la liste des 33 articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Un article à propos des barques de patron et de la Marie-Thérèse en particulier.

Un lien à propos de la « Marie-Thérèse » sur le site « Histoire et patrimoine des rivières et canaux »

 

Un article sur les eurovélos du site « Les roues de Jude ».

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Et en « bonus »

Le site FloChloandCo (randonnées à vélo à travers l’Europe) sur le récit d’un voyage à vélo d’un couple avec des enfant en bas âge sur l’Eurovélo 6.

Un article du blog « Benoblog » avec une petite vidéo.

Retrouvez quelques unes de mes photos accompagnant les articles de Jean-Pierre Lagache, un amoureux du département de l’Aude, sur ces liens consacrés à Narbonne : 1ère partie, 2ème partie, 3ème partie, 4e partie, 5e et dernière partie.

 

Le Canal du Midi (19/33), le Canal de la Robine (2012-2014) (2/4) : Narbonne

Voici le 2ème article sur les 4 que je vais consacrer au trajet que j’ai effectué tout au long des 31 km Canal de la Robine à bicyclette les mercredi 27 et jeudi 28 août 2014, par un temps ensoleillé. Ici, il va être question du passage du cours d’eau sur Narbonne du pont des Marchands au pont de l’autoroute A9, « la Languedocienne ». C’est aussi le 19ème article consacré aux récits de mon trajet à vélo.

Sur la rive gauche du canal, le cours de la République et, à l’opposé, à droite sur la photo ci-dessous, le cours Mirabeau, très agréables promenades piétonnes arborées et bordées par d’élégantes façades éclectiques datant de la deuxième moitié du 19ème siècle. Les différentes équipes municipales ont agi dans le bon sens en mettant en valeur les abords du canal sur la ville.

En arrière-plan, le donjon, le Palais des Archevêques et la cathédrale St Just et St Pasteur.

Le donjon fut construit sur une vingtaine d’années, entre 1290 et 1311 par l’archevêque Gilles Aycelin, De plan carré, il comprend 4 niveaux et il faut gravir 142 marches pour accéder à la terrasse supérieure (41 mètres). Il permet une vue panoramique sur la ville, les étangs, la mer, les Corbières, la Montagne Noire, ainsi que les Pyrénées et le Mont Canigou en particulier. Pour m’y être rendu en mai 2015, par temps clair, je peux confirmer ce que j’ai indiqué sur la phrase précédente. Il m’a semblé deviner au loin également le Mont Ventoux. En revanche, ni Béziers ni Carcassonne ne sont visibles par ce que cachées par des collines.

Le Palais des Archevêques se distingue par les tours Saint Martial et de la Madeleine datant du 13ème siècle. Les styles romans et gothiques caractérisent ce monument (le palais Vieux et le Palais Neuf). Des remaniements eurent lieux aux 17ème et 18ème siècle, offrant à l’ensemble un caractère plus résidentiel que défensif. Il abrite depuis le 19ème siècle l’Hôtel de Ville, un musée d’Art, un musée archéologique. Il se situait sur la première enceinte de Narbonne, à l’arrière de laquelle on peut découvrir le Jardin de l’Archevêché.

La cathédrale actuelle, construite entre 1272 et 1332 à l’emplacement d’un lieu de culte déjà existant, est en fait un monument inachevé. Seule la construction du cœur arriva à son terme. Durant les siècles qui suivirent, des épidémies, des problèmes financiers, des luttes de pouvoir empêchèrent son aboutissement. Même Viollet-Le-Duc qui aurait tant aimé apporter sa contribution architecturale par l’ajout d’un porche fortifié, n’y arriva pas.

jeudi 28 août 2014

Voici la passerelle des Barques, inauguré début 2014 en remplacement d’un ouvrage construit en 1965 qui remplaçait lui même une passerelle d’origine en fer édifiée en 1882.

Une activité liée au chargement, déchargement et transport des marchandises existait de part et d’autre du fleuve, puis du canal. A partir du 18ème siècle, des ormeaux furent plantés sur la rive gauche afin de créer une promenade. Des platanes les remplacèrent ensuite, et maintenant, les deux rives accueillent des petits bateaux touristiques permettant une promenade en aval du canal. Autrement dit, une activité économique existe toujours, mais axée sur le tourisme (en données 2014).

jeudi 28 août 2014

Vient ensuite le 1er pont routier qui suit le Pont des marchands. Il relie le Cour Mirabeau et le quai Vallière d’une part, le Cours de la République et le quai Victor Hugo, d’autre part. Sur la photo à droite ci dessous, une vue du canal en direction de la passerelle suivante.

jeudi 28 août 2014

jeudi 28 août 2014

Je ne décide pas de quitter Narbonne sans passer devant l’incontournable halle de style « pavillon Baltar » alliant le  néo-classique de la pierre et l’innovation du fer. Elle abrite des commerces de bouche ainsi que des cavistes. On peut même s’y restaurer à des prix raisonnables.

jeudi 28 août 2014

La passerelle Victor Hugo relie le quai éponyme et le quai Vallière. De part et d’autre des façades au style éclectique, édifiées dans la deuxième moitié du 19ème siècle, au moment de l’essor de la bourgeoisie pinardière. Les rues des quartiers environnants sont tracées au cordeau, contrairement à celles de la vieille ville.

jeudi 28 août 2014

On y découvre des édifices de dimensions de grandes maisons cossues ou des immeubles aux codes architecturaux empruntés tant au midi de la France qu’aux régions plus septentrionales. Un style parisien s’invite aussi sur quelques bâtiments, ici, pourtant à 788 km de la capitale.

jeudi 28 août 2014

jeudi 28 août 2014

J’approche du pont de l’Avenir, qui marque la limite Est de ces fameux quartiers conçus en lieu et place des anciennes fortifications devenues encombrantes et inutiles, accompagnant l’essor économique et démographique que connut Narbonne de de part sa production vinicole et de part sa nouvelle position de carrefour entre Toulouse, Perpignan et Béziers grâce à l’arrivée du chemin de fer.

Le vignoble Narbonnais, de 10 000 hectares à la fin du 18ème siècle a triplé au milieu du 19ème siècle, pour atteindre 58 000 hectares en 1873, aussi tant les voies fluviales que les voies terrestres ont été nécessaires pour le transport du vin.

jeudi 28 août 2014

jeudi 28 août 2014

A l’Est du pont de l’Avenir, les  berges restent encore aménagées sur une centaine de mètres, longeant un petit parc au bord duquel se trouve un théâtre à l’architecture contemporaine. Ensuite, un chemin de halage en gravillons succède au quai sur la rive gauche, redonnant au canal un aspect plus sauvage.


jeudi 28 août 2014

jeudi 28 août 2014

Je terminerai l’article par le pont de l’autoroute « La Languedocienne » et comme tout ouvrage en béton contemporain à l’esthétique banale qui se respecte, des tags, aux graphismes plus ou originaux, viennent en « habiller » les piles.

jeudi 28 août 2014

C’est tout, pour le moment !!!

Nicolas.

 

Retour sur la liste des 33 articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Narbonne autrefois et aujourd’hui.

Retrouvez quelques unes de mes photos accompagnant les articles de Jean-Pierre Lagache, un amoureux du département de l’Aude, sur ces liens consacrés à Narbonne : 1ère partie, 2ème partie, 3ème partie, 4e partie, 5e et dernière partie.

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le récit d’un trajet à bicyclette le long du Canal du Midi, c’est ici

Le site « Les roues de Jude ».

Et en « bonus » le site FloChloandCo sur le récit d’un voyage à vélo d’un couple avec des enfant en bas âge sur l’Eurovélo 6.