Le Canal du Midi (18/33), le Canal de la Robine (2012-2014) (1/4) : de l’écluse de Moussoulens au pont des Marchands à Narbonne

Voici le 1er article sur les 4 que je vais consacrer au trajet que j’ai effectué le long des 31 km Canal de la Robine à bicyclette les mercredi 27 et jeudi 28 août 2014, par un temps ensoleillé. Ici, il va être question des biefs de Raonel, du Gua , Narbonne, et de Mandirac jusqu’au fameux pont des Marchands. C’est aussi le 18ème article consacré aux récits de mon trajet à vélo.

Parti de bon matin depuis Sallèles d’Aude après avoir passé une agréable soirée et une excellente nuit à la maison d’hôtes « Les Volets Bleus » (un lien sur l’établissement vous sera indiqué à la fin de l’article), j’enfourche ma bicyclette louée à l’établissement pour me diriger sur Narbonne. Me voici rendu à l’embouchure du Canal de Jonction de la Robine que je prend le soin d’observer plus attentivement que lors de mon premier passage, le vendredi 17 août 2012.

Je remarque une traille, sur les deux photos en haut ci dessous, une traille, qui permettait de faciliter la navigation sur cette courte section de l’Aude, fleuve très capricieux avec des crues impressionnantes.

Sur la photo du bas, la fin de la courbe du Gailhousty, là ou se termine le Canal de Jonction de la Robine, symbolisée par un quai en pierres tel un promontoire ou une proue de bateau. On peut apercevoir aussi, en arrière plan, le pont de conception « Eiffel » de l’ancienne ligne de chemin de fer secondaire Narbonne-Bize-Minervois.

mercredi 27 août 2014

Cet ouvrage, seul lien possible si l’on veut longer les canaux de Jonction de la Robine et de la Robine sans discontinuité, ne se franchis pas officiellement, mais, comme le Chemin de fer Touristique du Minervois, qui emprunte ce trajet ne semble plus en service pour le moment (en données 2014), aucune chance d’y rencontrer un autorail.

A noter sur la photo du bas ci dessous à droite, une chaussée, élaborée au 15ème Siècle, de manière à permettre au fleuve de couler de nouveau dans son ancien lit, qu’il avait abandonné au siècle précédent, et qui se dirigeait vers Narbonne. La ville put ainsi continuer à faire fonctionner ses moulins et continuer à accueillir des navires dans le cadre du maintien de sa prospérité économique. Autrement dit, le Canal de la Robine ne fait que reprendre l’ancien tracé de l’Aude et l’ajout d’écluses n’a contribué qu’à améliorer sa navigabilité.

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

J’y accède donc par une pente abrupte sur la rive gauche de l’Aude, le traverse et redescend par une autre pente plus douce et plus praticable sur la rive opposée.

Sur la photo ci dessous en haut à gauche, l’écluse de Moussoulens, porte d’entrée sur le Canal de la Robine, à bassin simple, long de 31 km, qui mène jusqu’à la mer, à travers 6 écluses et 5 biefs. L’ouvrage, construit en 1691, fut surélevé par la suite pour protéger le canal des crues du fleuve.

Sur cette même photo, une prise de vue d’un autre angle sur la chaussée de Moussoulens, évoquée plus haut.

A souligner l’état déplorable de la plaque, amputé par une ouverture postérieure à la construction de la maison éclusière, laquelle mériterait une restauration (en données 2014).

mercredi 27 août 2014

Tout comme les canaux du Midi et de Jonction de la Robine, les bassins sont de conception elliptiques et celui ci a été agrandi pour sa mise aux normes du gabarit Freycinet.

mercredi 27 août 2014

Ici débute le bief du Raonel, long de 4 km 327 et cinquième bief du Canal de la Robine, et traverse les communes de Moussan, Cuxac d’Aude et Narbonne (le canal, d’ailleurs, délimite parfois leurs territoires). Un panneau « Voies navigables de France » nous indique les temps de parcours jusqu’à Narbonne et Port la Nouvelle.

mercredi 27 août 2014

Voici un ouvrage à deux arches sous sa forme actuelle, remanié au 20ème Siècle, avec l’ajout d’une passe à poissons sur la digue, le pont Vieux de Moussoulens fut construit a 15ème siècle et enjambait ce qui était déjà l’ancien lit de l’Aude.

C’est probablement entre ce pont et l’écluse du Raonel que passera la future ligne TGV Montpellier-Perpignan et la future gare de Narbonne Ouest sera très certainement implantée à proximité, soit sur la commune de Cuxac d’Aude, soit sur la commune de Moussan, à l’intersection avec la ligne empruntée par le chemin de fer touristique du Minervois, ce qui permettrait la mise en place de navettes ferroviaires entre la nouvelle gare et la gare de Narbonne.

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

J’atteins l’écluse de Raonel,  5ème écluse, construite en 1686, de conception elliptique et à bassin simple, est suivie par un pont datant de la même époque.

mercredi 27 août 2014

Nous pouvons distinguer en aval les arches qui reçoivent les eaux de la dérivation ainsi que le pont qui « coiffe » l’écluse. L’itinéraire du canal se confond à partir de ce lieu à l’un des nombreux itinéraires cyclables qu’il soient locaux, nationaux ou internationaux.

mercredi 27 août 2014

C’est parti pour les 4 km 399 du quatrième bief retenu par l’écluse du Gua, et me voici sous le pont de la RD 6009 (ex RN 9 Moulins-Le Perthus) qui dévie Narbonne m’indique que j’approche de la ville.

mercredi 27 août 2014

Je m’y arrête un instant de manière à immortaliser les tags dont certains offrent des qualités graphiques non négligeables.

 

mercredi 27 août 2014

Me voici arrivé à l’écluse du Gua, qui marque l’entrée dans la ville (en données 2014), borée par des jardins ouvriers, « les jardinots », un jardin d’inspiration médiéval qui à vu le jour en 2010 , des résidences et, surtout, un ancien moulin, avec un élégant petit pont, converti en restaurant (en données 2014).

Quatrième écluse du Canal de la Robine, à bassin simple et elliptique, elle est située situé sur la commune de Narbonne (qui en comprend quatre : Raonel, Gua, Narbonne et Mandirac). Année de construction, 1691.

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

Le troisième bief, long de 1 km 096, retenu par l’écluse de Narbonne, est essentiellement bordé par les Quais Alsace en rive gauche, et de Lorraine, en rive droite, permettent des promenades agréables dans toute la ville.

De nombreuses passerelles piétonnes traversent le canal sur Narbonne, comme, ci dessous, la passerelle du Gua (le « gua » voulant dire « le passage »).

Sur les berges du canal, les actuels quais d’Alsace et de Lorraine, entre l’écluse du Gua et le pont du chemin de fer, s’est développé au 19ème Siècle un artisanat et une industrie en rapport avec la viticulture. Ici se trouvaient bâtiments et ateliers témoignant de ces activités (distilleries, tonnelleries, briqueteries, chais etc…), au cachet moins majestueux que les demeures bourgeoises construites en deçà du pont des marchands.

Suite à la disparition progressive de certaines de ces activités, des bâtiments anciens font place à des bâtiments neufs, comme cet immeuble face au pont sur la photo de gauche, le quartier évolue, se réinvente et devient résidentiel (se boboïse diront certains).

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

Sur la photo ci dessous en haut, passé le pont du chemin de fer sous lequel se trouvait autrefois l’écluse de la Charité (toujours indiquée d’ailleurs) , le pont de la Concorde, puis, sur la photo du bas, le pont Voltaire. Le premier s’est inscrit dans la modification du profil de la ville, et le percement de nouveaux axes de circulation suite à l’arrivée du chemin de fer et l’essor économique de la ville au 19ème siècle (architecture caractéristique alliant la pierre et le fer).

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

Me voici rendu maintenant sur la troisième écluse du canal, l’écluse de Narbonne, bordée d’une chaussée, et suivi de la  » passerelle entre deux villes », petit clin d’œil à l’époque romaine ou le fleuve séparait la cité (Narbo Martius) au Sud, sur la rive droite du bourg, au Nord, sur la rive gauche, autrement exactement le contraire d’aujourd’hui ou le cœur de la ville se situe sur la rive gauche.

L’ouvrage  à bassin simple de conception elliptique, est la 3ème écluse sur les 6 que compte le canal (année de construction, 1691).

mercredi 27 août 2014

Sur la photo du bas les façades du Pont des Marchands en amont du canal. A noter une construction à colombages, plutôt rare dans cette région. Pour passer à pied ou à vélo en accédant par un petit escalier sous ce pont, il faut emprunter la rive droite.

mercredi 27 août 2014

Sur la photo ci dessous en haut à gauche, l’office du Tourisme, en aval de l’écluse de Narbonne, et à droite de celle-ci, le débouché du Canal de la Robine sur les quais bordant les bâtiments cossus et éclectiques de Narbonne en aval du Pont des Marchands, et, enfin, sur la photo du bas, les façades du Pont des Marchands en aval du canal.

A l’origine conçu à l’époque Romaine, il permettait à la voie Domitia d’accéder à la Cité par le Sud. Il enjambait sur 6 ou 7 arches l’ancien lit de l’Aude, ce qui nous permet de nous faire une idée sur la largeur du fleuve. Une seule arche, sans doute la plus haute, est visible de nos jours. Les autres furent remblayées au 18ème Siècle au moment de la construction du Canal de la Robine.

Des fouilles archéologiques datant de 2008 laissent supposer qu’il existait une 7ème arche.

Autre caractéristique, c’est un des rares ponts en France sur lequel reposent des bâtiments, qui seraient apparus au 14ème ou 15ème Siècle, sans doute des constructions en bois à l’origine avant qu’elles ne soient en pierre.

Son appellation, date de 1576 et une activité commerçante importante se développa depuis. En 2014, une artère piétonne avec de nombreux magasins de part et d’autre, le traverse.

L’arche telle que nous la voyons date du 16ème Siècle.

C’est sur cet ouvrage emblématique de la ville de Narbonne, que je termine ce récit.

mercredi 27 août 2014

C’est tout, pour le moment !

 

Nicolas.

 

Retour sur la liste des 33 articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Retrouvez quelques unes de mes photos accompagnant les articles de Jean-Pierre Lagache, un amoureux du département de l’Aude, sur ces liens consacrés à Narbonne : 1ère partie, 2ème partie, 3ème partie, 4e partie, 5e et dernière partie.

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Et en « bonus » le site FloChloandCo sur le récit d’un voyage à vélo d’un couple avec des enfant en bas âge sur l’Eurovélo 6.

Maison d’hôtes « Les Volets bleus » à Sallèles d’Aude, ici (version anglaise), ou là, (version bilingue), mon « coup de cœur ».

 

Le Canal du Midi (17/33), le Canal de Jonction de la Robine (2012) (1/1) : de l’écluse de la Cesse à l’écluse-épanchoir du Gailhousty

Voici  le 17ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi, consacré aux 4 km 555 du Canal de Jonction de la Robine.

Cette publication présente aussi quelques unes de mes aquarelles et dessins.

Après avoir goûté l’ insouciance et la douceur de vivre, attablé sur une terrasse avec vues sur le pont, la chapelle et la péniche épicerie au Somail, sous un soleil radieux, me voici rendu sur l’embranchement au Canal de Jonction de la Robine, direction Narbonne,  la 5ème étape de la feuille de route qui m’a été donnée par Randovélo.

J’accède au pont qui m’offre une vue sur la perspective rectiligne du canal qui descend en escalier à travers 4 biefs de longueurs à peu près égales, et « ponctués » par un dernier bief d’1 km avant l’arrivée en « virgule », dirigé sur l’amont de l’Aude.

C’est également à partir d’ici que le tracé des chemins de hallage se confondent avec ce qui pourrait être une variante de deux itinéraires :

L »itinéraire de l’Eurovélo 8 Cadiz-Athènes, et plus particulièrement le trajet de Port la Nouvelle à l’avant dernier pont avant le Phare des Onglous, sur le Canal du Midi, à Marseillan, le Pont du Maire, via Narbonne, Sallèles d’Aude, l’embranchement du Canal du Midi et de Jonction de la Robine (photo ci dessous), Argeliers, Capestang, Poilhes, Colombiers, Béziers, Marseillan.

Un des nombreux parcours des Chemins de Saint Jacques de Compostelle, sur le même trajet cité dans le précédent paragraphe, par une variante du chemin appelé « piémont pyrénéen », pour celles et ceux qui viendraient d’Arles et choisiraient de passer par Perpignan.

 vendredi 17 et samedi 18 août 2012

Ci dessous, la 7ème écluse, portant le nom de la rivière avoisinante, la Cesse. Il est à noter qu’elles sont toutes  conçues sur le modèle de bassins uniques à bajoyers elliptiques.

Le Canal de Jonction de la Robine fut terminé en 1787, permettant un transport de marchandises ininterrompu depuis Toulouse, Carcassonne, Béziers ou Agde vers Narbonne, Port la Nouvelle et la Méditerranée alors qu’il fallait auparavant les décharger, puis les transporter par voie terrestre … avant de les recharger pour les acheminer par voie d’eau.

vendredi 17 août 2012

Je longe les 0 km 630 du 6ème  bief (de Truilhas), retenu par la 6ème écluse éponyme. J’observe une végétation un peu différente de celle du Canal du Midi puisque les platanes font place aux pins parasols, agrémentés de quelques cyprès et autres oliviers (relevé non exhaustif).

vendredi 17 août 2012

Les 0 km 636 du 5ème bief retenu par l’écluse d’Empare ne diffèrent pas du bief précédent de par la végétation. J’observe l’entretien très variable d’une maison éclusière à une autre, tout comme sur le Canal du Midi. Ci dessous, en voici une à la façade ravalée (en données 2012).

Ce canal, sur sa rive droite, peut être longé soit par la route, soit par le chemin de hallage. Par facilité,  je choisis la voie asphaltée. A noter, aux environs, le musée gallo-romain des potiers « Amphoralis ».

vendredi 17 août 2012

La végétation se fait plus dense le long des 0 km 628 du 4ème bief retenu par l’écluse d’Argelliers  (rien à voir, à priori, avec la commune d’Argeliers, toute proche, d’ailleurs, l’écluse ne se situe pas sur son territoire).

vendredi 17 août 2012

Une rangée de part et d’autre de pins parasols, comme s’ils étaient au garde à vous et plus près les uns des autres par rapport à ceux des biefs précédents, me semble t’il, s’alignent le long des 0 km 637 du 3ème bief entre l’écluse d’Argelliers et celle de St Cyr.

vendredi 17 août 2012

Ci dessous, la plus petite maison éclusière de ce canal, sur un niveau. Je rencontre fréquemment tout au long de mon trajet des personnes pratiquant une de leur passion, la pêche (surtout des hommes, mais de tous ages alors que je ne m’attendait à rencontrer que des seniors). Une excellente école de patience, surtout pour les jeunes générations habituées plutôt à « zapper », autrement dit, à s’inscrire souvent dans l’éphémère, donc le superficiel.

vendredi 17 août 2012

Un pont de fer piétonnier (photo ci dessous en haut à gauche, en arrière plan) face auquel se dresse une élégante demeure que je repère, abritant une maison d’hôtes « Les volets bleus » (en données 2012), établissement dans lequel je choisirai de séjourner en août 2014, dans lequel je séjourne régulièrement , marque l’entrée dans Sallèles d’Aude.

vendredi 17 août 2012

Dessins au lavis du pont de fer avec la maison d’hôtes « Les volets bleus »

Aquarelle de la maison d’hôtes « Les volets bleus »

Aux abords de l’écluse et dans le village, les platanes refont leur apparition avant de se dresser en majesté et au garde à vous tout au long des 1 km 096 du 1er bief. A noter aussi une plaque commémorative en marbre noir posée en 1987 pour marquer le bicentenaire de la mise en service de ce « chaînon fluvial » manquant.

vendredi 17 août 2012

Ci dessous, le bief du Gailhousty en amont et en aval, ponctué par la merveille architecturale de l’écluse et du bâtiment de l’épanchoir, précédé par d’élégants escaliers en arc de cercle, de chaque côtés du pont.

vendredi 17 août 2012

samedi 11 mai 2013

Au carrefour du Minervois et  Narbonnais, et pas très loin du Biterrois non plus, voici LA plus belle maison éclusière du Canal de Jonction et une des plus belles des Canaux des Deux Mers (Canal de Garonne, Canal de Montech, Canal de Brienne, Canal du Midi, Canal de Jonction, Canal de la Robine).

Ce site, construit en 1780, est à la fois une écluse  à double bassins et un épanchoir.

Pour la part d’utopie qui reste dans mon esprit, ce bâtiment représente une architecture idéale et éternelle, bien réelle celle ci, contrairement à celles représentées dans un de mes tableaux préférés : « La Cité Idéale« .

Cet endroit m’émerveille tout autant que l’Alhambra de Grenade, sa Cour des Lions en Particulier, ou le Pavillon Vendôme à Aix en Provence, au point que,  j’y suis revenu et y reviens pour le dessiner, et le peindre, par exemple, dans le cadre d’un séjour aquarelle qu’organisa Elisabeth Penou.

Aquarelle de 2015

Dessin de 2015

vendredi 17 août 2012

Dessin au lavis de 2015

mercredi 27 août 2014

Cet élégant bâtiment de pierres de tailles du 18ème siècle (terminé en 1780), qui accueillait les locaux de l’administration et le logement de l’éclusier est coiffé d’un fronton aux armes de la province de Languedoc et à celle de Monseigneur de Dillon, Archevêque de Narbonne. Il ne répond pas seulement aux soucis esthétiques d’une « porte d’entrée » majestueuse d’un canal et d’une écluse, mais était sensé recevoir, par l’intermédiaire de la courbe du Gailhousty, une partie des crues du fleuve et d’enrichir en limons les plaines environnantes, par l’intermédiaire de 15 vannes d’un côté et 4 arches de l’autre. Cependant, le projet de travaux complémentaires nécessaires pour le bon fonctionnement des opérations fut interrompu par les événement de la Révolution, et jamais repris ensuite, du moins, en jusqu’en 2012. Peut être le seront t-ils repris un jour !!!???. J’en doute fort, dans la mesure ou il faudrait aussi décider du devenir des étangs de Capestang, que j’évoquerai dans mon article au moment ou la progression de mon trajet le long du Canal du Midi aboutira dans ce village.

A noter aussi la présence d’une cale de radoub pour la mise à sec des bateaux.

vendredi 17  et samedi 18 août 2012

Aquarelle de 2015

Je terminerai ce récit par les photos de la courbe du Gailhousty.

Je poursuis ensuite ma route le long du Canal de la Robine jusqu’à Narbonne, 5ème étape de ma randonnée à vélo. La petite difficulté pour atteindre cet autre canal consiste à grimper, mains au guidon mais pieds à terre, pour accéder au viaduc du chemin de fer touristique du Minervois  (ligne de Narbonne à Bize, ouverte en 1887), puis d’y redescendre par une pente aussi abrupte avant de longer le fleuve vers l’écluse de Moussoulens.

Pour éviter le franchissement délicat de ce pont, et en attendant, je l’espère, qu’une passerelle soit construite et que surtout, des panneaux d’orientation soient installés, par ce que, bon sang de bonsoir, rien n’est indiqué (en données 2012), je conseille de revenir sur Sallèles d’Aude, puis, à l’écluse, de prendre la départementale 1118 direction Cuxac d’Aude (sur la rive gauche). Empruntez  la départementale 13 direction Narbonne, qui traverse le fleuve, ensuite tournez à droite sur la départementale 369 direction Moussoulens. Vous rejoindrez le Canal de la Robine qui vous ramènera sur l’écluse de Moussoulens. Vous pourrez ainsi retrouver le pont du chemin de fer, et l’Aude sur la rive droite. Le matin du 6ème jour de ma randonnée, en remontant moi même direction Capestang, j’y ai rencontré 2 charmantes jeunes filles qui se rendaient à bicyclette à Bordeaux et qui s’étaient perdues.

Pour faire plus court, vous pouvez rester sur la départementale 13 qui rejoint le Canal à l’écluse du Raonel.

Dessin au lavis de 2015

 

mercredi 27 août 2014

vendredi 18 août 2012

mercredi 27 août 2014

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

Retour sur la liste des 33 articles consacrés à ma randonnée à vélo.

 

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Pour en savoir plus sur le tableau évoqué plus haut, cliquez  sur la Cité idéale.

D’autres infos sur l’épanchoir du Gailhousty : sur le blog du petit patrimoine, sur le site de Sallèles d’Aude, quelques vues sur les bateaux en cale sèche,

D’autre infos sur cet ouvrage ici et .

Un article sur les eurovélos du site « Les roues de Jude ».

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Hébergements à Sallèles d’Aude (liste non exhaustive) :

Maison d’hôtes « Les Volets bleus », ici (version anglaise), ou là, (version bilingue), mon « coup de cœur ».

Le Canal du Midi (16/33), de Carcassonne à la jonction (2012) (7/7) : du Somail à l’embranchement

Voici  le 16ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre le Somail, après de ma pause déjeuner du 5ème jour, et l’écluse de Cesse, ou commence ce canal qui mène les navigants à Narbonne et à la Méditerranée.

J’énumère les ouvrages sur ce parcours : le Port, le Pont Vieux au Somail et la Cale de Touret, 17ème siècle, le remarquable épanchoir des Patiasses, 1694, l’Aqueduc de Cesse, 1690, le Pont de Truilhas et le pont ferroviaire, 19ème siècle.

Par cette fin de matinée du 5ème  jour de ma randonnée à vélo, je décide de m’arrêter sur une terrasse ombragée près du Pont Vieux au Somail, avec une vue sur la chapelle et la petite tour ronde qui faisait office de glacière.

Je remarque aussi la péniche épicerie (photo ci dessous à droite et en bas, sur la vue panoramique), commerce, pour le moins atypique, propose des produits variés comme, par exemple, le Carthagène du Languedoc, un vin rosé fabriqué dans la région, au goût sucré qui se déguste en apéritif, ou divers vêtements d’été comme des tee shirts à l’effigie du Canal, sans oublier le dépannage du pain ou de viennoiseries quand les boulangeries sont fermées.

vendredi 17 août 2012 et mercredi 8 mai 2013

Je prend soin de traverser le pont de manière à découvrir le Canal, direction Carcassonne avec la péniche épicerie à droite, et le Canal, direction Béziers, avec un service d’excursion qui mène les touristes jusqu’au Canal de Jonction de La Robine et l’écluse de Cesse.

Ci dessous, photo du bas, à gauche, un gîte qui hébergeait et proposait le souper autrefois aux voyageurs de la 3ème couchée de la barque de poste en provenance de Toulouse, au centre, le pont (1683) délimitant les communes de Ginestas et Saint-Nazaire d’Aude, à droite, la chapelle (1693, agrandie au 19ème siècle), toujours en activité en 2012.

vendredi 10 mai 2013

Ayant eu pour objectif de revenir sur ce hameau par 2 fois, 1 an après, j’aurai l’occasion de photographier deux emblèmes flottants en escale :  la péniche « Béatrice », sur la photo ci dessous en haut à gauche, itinérante parfois mais souvent stationnée à Port-Cassafières dans l’Hérault (entre Béziers et Agde), et la péniche de luxe « Alégria », itinérante entre Carcassonne et Béziers, offrant des prestations haut de gamme.

vendredi 17 août 2012, vendredi 10 mai 2013 et et mercredi 27 août 2013

Mes 2 heures de pause déjeuner m’auront donné l’occasion de me « plonger » dans l’ambiance du lieu et de m’attarder sur des canards et cygnes, très présents sur les 240 km du Canal du Midi, et en particulier aux endroits ou les passants leur offrent de la mie de pain. Le meilleur compagnon de l’homme, qui visiblement n’a pas peur de l’eau, décide de se joindre à eux le temps de se rafraichir.

vendredi 17 août 2012

vendredi 17 août 2012

Ci dessous, une vue du hameau sur la face nord avec, à gauche, l’auberge évoquée plus haut, le pont, la chapelle et le château d’eau, ainsi qu’un établissement de chambres d’hôtes tenu par un sympathique couple de belges flamands et dans lequel j’ai eu et ai l’occasion de séjourner.

Le hameau du Somail, à la vocation de devenir une commune à part entière, enjambe 3 communes (qui font partie de l’agglomération du Grand Narbonne), dont 2 d’entre elles sont délimitées par le pont, Ginestas, au premier plan, et Saint-Nazaire d’Aude, en arrière plan.

vendredi 10 mai 2013 et mercredi 27 août 2013

En quittant le Somail, vous êtes toujours en Minervois sur la rive gauche (photo ci dessous) …

vendredi 17 août 2012

… alors que, sur la rive droite, le gîte « Le Bosquet du Somail » , bâtiment aux façades ocre, marque l’entrée du Canal sur Sallèles d’Aude et le Narbonnais.

mercredi 8 mai 2013

Je poursuis ma progression vers le Canal de Jonction de la Robine et approche de l’épanchoir des Patiasses et sa maison de garde. Ici aussi les ravages du chancre coloré se font sentir et, au moment ou vous lirez ces lignes, les arbres malades que vous voyez n’existent plus.

vendredi 17 août 2012

Tout ouvrage important sur le Canal du Midi est doté d’une maison de garde, surtout justifié du temps ou il fallait du personnel pour actionner les vannes. Avec l’automatisation, ces bâtiments sont devenus des habitations sans rapport direct avec les activités du cours d’eau et plus ou moins bien entretenus. Chaque habitant y ajoute « sa petite touche » pas nécessairement d’une esthétique la plus réussie, comme cet abris kitch en tôle ondulée sur lequel sont peintes des tuiles romaines en trompe l’œil (photo ci dessous en haut).

A ce propos, je vais de nouveau « pousser un coup de gueule » comme je l’ai fait déjà dans certains articles. J’habite une commune limitrove d’une ville prestigieuse dans un immeuble d’habitation soumis à des contraintes d’entretien (ravalement obligatoire, choix esthétiques bien précis, autrement dit, on ne peut pas faire n’importe quoi. Des aides financières sont parfois proposées pour cela ). Pour un cour d’eau tri centenaire, je suis en droit d’attendre que les 64 communes qu’il traverse soient plus exigeantes sur la qualité des matériaux choisi pour le bâti, quitte à aider financièrement les habitants désireux d’embellir leur environnement de manière à honorer le Canal du Midi . En ce qui concerne cette toiture, un simple ajout de VRAIES tuiles romaines (neuves et qui se patineront avec le temps, ou, mieux encore, des tuiles de récupération) serait suffisant.

samedi 11 mai 2013

L’épanchoir des Patiasses construit en 1694, permet l’évacuation du trop plein d’eau du Grand Bief et de la rigole d’alimentation de la Cesse, toute proche. Cela est possible si les vannes sont actionnées, de 1 à 6 selon la quantité à éjecter.

Une anecdote raconte qu’en une nuit de novembre 1715, sous un orage violent et une pluie battante, il avait été demandé à du personnel stationné à Mirrepeisset, village situé à environ 2 km (unité de mesure qui n’était pas encore usité à l’époque, je précise), de se rendre sur place pour actionner les vannes. Seulement, peu pressés de se mouiller au sens propre comme au sens figuré, et ne voulant pas écourter leur sommeil, ils attendirent le petit matin pour s’acquitter de la tâche. Seulement, entre temps, l’eau avait taillé une profonde brèche dans le Canal (sources : « Le Canal du Midi de long en large », de Philippe Valentin).

samedi 11 mai 2013

S’ensuit, tout de suite après, un bâtiment marquant la limite eu Minervois en rive gauche du Canal, et du Narbonnais, en rive droite. A noter l’arrivée de la prise d’eau de la Cesse, alimentation naturelle principale du Grand Bief, autrefois le tracé originel du Canal du Midi quand celui ci croisait la rivière par l’intermédiaire d’une chaussée.

samedi 11 mai 2013

Plus loin, j’approche du port la Robine, point de ravitaillement en carburant, situé sur un ancien bras du Canal avant que celui ci ne soit dévié sur l’aqueduc de la Cesse à l’initiative de Vauban.

vendredi 17 mai 2012

Ce pont-canal fut terminé en de 1690 (architecte Jean Goudet), long de 64 m sur 14 m  de hauteur, construit à l’initiative de Vauban pour remplacer la chaussée de Riquet sur la Cesse jugée insuffisante pour protéger le Canal du Midi, il permet de le rendre indépendant des caprices des cours d’eaux naturels que l’homme ne peut maîtriser.

A noter sur la photo du bas, les dommages causés par les crues sur la face nord du pont.

mercredi 8 mai 2013 et samedi 11 mai 2013

Me voici enfin sur l’embranchement du Canal de Jonction de la Robine, qui me mènera à Narbonne, 5ème étape de mon trajet. Je m’arrête un moment pour prendre les photos qui s’imposent, avant d’être interpelé par une cycliste anglaise qui me demande son chemin. Je rencontre ensuite 2 personnes, qui ne sont autre que le comédien Jean-Michel Dhermay (« Le Charme discret de la bourgeoisie ») et la comédienne québécoise Marjolaine Lemieux (« 1981 »), qui, visiblement, habitent la région. Nous échangeons nos points de vues sur nos randonnées et je leur explique en détail l’organisation de mon trajet. Ils m’informent de leur côté sur le trajet qui me reste à faire jusqu’à Narbonne, me décrivent la belle architecture qu’est le bâtiment de l’épanchoir du Gailhousty, et me préviennent de la difficulté que je rencontrerai pour accéder au pont de chemin de fer qui traverse l’Aude pour rejoindre le Canal de la Robine.

vendredi 17 août 2012

C’est sur la vue ci dessous du rectiligne Canal de Jonction de la Robine à son commencement sur l’écluse de Cesse que s’achève ce récit. Je vous invite à découvrir 2 articles écrits par Jean-Pierre Lagache sur Mirrepeisset et la romancière Kathy Falguera, illustré par des photos de cette dame et quelques unes des miennes sur les liens suivants Mirrepeisset, 1ère partie et Mirrepeisset, 2ème partie.

samedi 11 mai 2013

C’est tout, … pour le moment !!!

 

Nicolas.

Retour sur la liste des 33 articles consacrés à ma randonnée à vélo.

 

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Les liens sur le comédien Jean-Michel Dhermay, ici et .

Hébergements au Somail (liste non exhaustive) :

Chambres d’hôtes « Le Neptune ».

Chambres d’hôtes « La Maison des escaliers« .

Chambres d’hôtes « Chez Pierrette« .

Le domaine du « Bosquet du Somail« .

Hébergements à Sallèles d’Aude (liste non exhaustive) :

Maison d’hôtes « Les Volets bleus », ici (version anglaise), ou là, (version bilingue), mon « coup de cœur ».

Autres liens :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.