Autour de la place Rhin et Danube, Paris 19e arrondissement, avril 2018

Ce samedi 14 avril 2018, je suis parti retrouver Cécile Alma-Filliette, aquarelliste,qui organisait une sortie dans ce qu’elle définit comme un des endroits du « Paris insolite », le quartier autour de la place Rhin et Danube, dans le 19e arrondissement de Paris. Autrefois, en lieu et place du quartier, se situaient ici des carrières de pierres qui on servies à l’édification des immeubles au centre de la capitale.

Rendez-vous était pris au « café parisien », à l’ange de la rue David d’Angers et de la rue Miguel Hidalgo.

Depuis la terrasse de l’établissement, j’ai dessiné avec une rehausse en aquarelle, le bâtiment moderne à l’opposé, avec l’évocation du « Monument en moisson », sculpture en pierre de Léon Deschamps.

La Place du Danube, puis Rhin et Danube voit le jour en 1875 pour permettre l’accès au marché des chevaux de la Villette. Elle offre une diversité d’habitats, non seulement de petits immeubles mais aussi des petites maisons, très certainement autrefois des ateliers (origine ouvrière du quartier oblige)…

… et des demeures plus cossues, comme celle à l’angle de la rue Alsace Lorraine.

Un peu plus loin,  rue du Général Brunet précisément, se dressent des villas construites dans les années 1930, qui s’alignent le long de petites ruelles en pente, comme, ci dessous, le hameau du Danube, offrant au quartier un esprit champêtre.

D’autres exemples d’architectures pittoresques de ce quartier appelé « quartier d’Amérique », se découvrent comme celles de la rue de la Fraternité…

… qui aboutit sur la Villa Lorraine (en cul de sac) ou encore, la Villa de la Renaissance. Initialement destinées à une population modeste, ces logements, de nos jours, ne sont réservées qu’à des catégories sociales plus favorisées (d’ailleurs comme tout ce qui est beau à Paris).

Toujours dans le quartier, de l’autre côté de la rue de la Mouzaïa, voici la Villa de Bellevue, qui grimpe sur la rue éponyme (tout comme les villas Félix Faure, Sadi Carnot, des Lilas, Emile Loubet et Eugène Leblanc), sur laquelle s’élèvent les disgracieuses tours datant des années 1960, construites en lieu et place d’anciennes usines.

Ci-dessous, 3 aquarelles de la villa Eugène Leblanc, avant de changer d’endroit et de nous rendre de l’autre côté du parc des Buttes Chaumont.

Ici se trouve l’un des monuments les plus inattendus de Paris : l’église Orthodoxe Saint-Serge de Radonège.

Initialement une église Luthérienne allemande, le bâtiment fut confisqué pendant la première guerre mondiale, avant d’être mis en vente par le gouvernement Français. Il fut racheté aux enchères en 1924 par l’église Orthodoxe, au moment d’une arrivée massive d’immigrés russes, et que la Cathédrale Saint-Alexandre Nevsky, dans le 17e arrondissement, ne pouvait plus accueillir.

Des éléments architecturaux orthodoxes viennent s’ajouter à un édifice à l’origine de style plutôt anglican.

En quittant le site et en guise de « bonus », pour terminer la journée, nous nous sommes rendus à l’opposé du quartier d’Amérique, le quartier de la Butte Bergeyre. La rue Georges Lardennois aboutit sur un promontoire qui offre une vue panoramique sur le Sacré-Coeur. C’est donc par ces deux aquarelles ci-dessous que je termine ce récit.

C’est tout, pour le moment !!!

Nicolas globe croqueur.

Découvrez sur ces liens, une publication sur le quartier de la Mouzaïa, un autre sur le parc des Buttes Chaumont et alentours, et un dernier sur le quartier de la Butte Bergeyre.

Le site « Un jour de plus à Paris ».