Une journée ensoleillée à Veules-les-roses, juin 2017

Je vous fais partager, par cette nouvelle publication, une magnifique journée ensoleillée. Le rendez-vous était pris pour ma 3ème rencontre normande organisée par Christian Colin, après Saint-Valéry-en-Caux et Etretat, cette fois-ci à Veules-les-Roses, située sur la Côte d’Albâtre, en Seine Maritime. La Veules, le plus petit fleuve de France, long de 1 km 15 a donné son nom à la commune.

Notre premier arrêt s’est situé à l’embouchure de la Veule, espace idéalement aménagé et lieu de promenade, tout naturellement choisi par Christian Colin pour entamer notre journée.

Samedi 17 mai 2017

Avant d’ajouter l’aquarelle, je « prépare le terrain » si j’ose dire par le dessin au trait, à l’encre sépia, comme vous pouvez le découvrir ci-dessous.

Samedi 17 mai 2017

Voici le premier rendu de la journée, l’embouchure du fleuve (de la taille d’une rivière) sur la Manche et de la promenade aménagée le long de la plage.

Samedi 17 mai 2017

Ces journées artistiques ne se résument pas seulement à dessiner et peindre des sujets statiques, mais consistent aussi à dessiner « sur le vif », et de préférence un sujet continuellement en mouvement comme Louna, la chienne de Christian et Fabienne. Le chien peut être un sujet récurrent pour ce genre d’exercice comme ce fut le cas pour mon séjour en Provence avec Alain marc en 2016 et particulièrement dans les Alpilles.

Samedi 17 juin 2017

La pause pique-nique aura été l’occasion d’un nouveau sujet pour moi. Ici un travail à l’encre sépia diluable et relevé en aquarelle entouré de bâtiment tracés au stylo bille.

Samedi 17 juin 2017

Remonter le fleuve en amont m’a permis de découvrir les magnifiques propriétés qui apportent un cachet certain au village.

Samedi 17 juin 2017

Samedi 17 juin 2017

Samedi 17 juin 2017

Deuxième arrêt à proximité d’un moulin sur la Veules …

Samedi 17 juin 2017

Samedi 17 juin 2017

… puis un troisième arrêt sur un pont et Christian (de dos au tee-shirt rouge) nous a fait la démonstration de ce qu’il appelle une « aquarelle minute », en fait réaliser rapidement un rendu, à priori sans dessiner auparavant, Pour ma part, et vu la qualité de mon papier, pas spécialement adapté à l’aquarelle, j’ai préféré tracer d’abord ce que je voyais au stylo bille avant d’ajouter la couleur.

Samedi 17 juin 2017

Samedi 17 juin 2017

Sur les collines de Veules les Roses se dressent aussi de magnifiques demeures dans un environnement arboré, agrémentées de la fleur qui a donné le nom au village, dans toute sa splendeur en cette saison.

Samedi 17 juin 2017

Et c’est sur cette aquarelle d’une roue à aubes d’un des autres moulins sur le fleuve, peinte au quatrième et dernier arrêt, complétée par une photos prise en hauteur du village que j’achève le récit de cette très agréable journée pratiquement estivale.

Samedi 17 juin 2017

Samedi 17 juin 2017

C’est tout, pour le moment.

Nicolas.

Retrouvez le site de Christian Colin sur ce lien.

Randonnées graphiques estivales dans le Haut-Doubs, 2012

Mon ami Alain Marc, animant régulièrement des rencontres aquarelliques chaque année dans le Haut-Doubs, en hiver, comme en été (je vous donnerai les liens en fin de récit), je vous présente donc cet article consacré à mes travaux estivaux lors d’une session en juillet et août 2012, complété par quelques aquarelles réalisées ultérieurement.

Pour commencer, voici la maison d’hôtes « Chez les Colin », aménagée dans une ancienne maison de douaniers, (ici le bâtiment à droite, ci-dessous, sur l’aquarelle du haut). Christiane nous y reçoit dans une chaleureuse maison, au sens propre comme au figuré, et nous prépare de mets délicieux, notamment à base d’herbes cueillies dans les environs. L’établissement avoisine une exploitation agricole traditionnelle.

Pour continuer sur le thème de l’architecture, voici une ferme comtoise traitée d’abord au crayon diluable sépia, puis en aquarelle. Elle est située au Gras, et se caractérise par l’équipement d’un tuyé, recevant tous les conduits des cheminées de la maison. La pièce sous le toit sert pour le fumage et le stockage de la salaison. Généralement, l’étable jouxtait la pièce d’habitation principale de manière obtenir un chauffage naturel grâce aux bêtes, source d’énergie naturelle précieuse pendant des hivers plutôt très rudes.

Autres exemple d’architectures typiques du département, ici à Grand-Combe-Chateleu. A gauche, la ferme, de madame Cupillard, en activité, et à droite, celle de monsieur Marquet, devenue un musée (en données 2012). Un des nombreux endroits que nous fait partager Alain Marc grâce à son travail de repérage en amont.

Autre sujet incontournable de peinture dans le secteur, voici un troupeau de vaches pâturant paisiblement sur le pré d’en face au moment où nous traitions les fermes.

Ci-dessous, le village de Malpas, au sud de Pontarlier, qui mérite que l’on s’y arrête pour  le clocher de son église.

L’édifice du XIIIe siècle, a été remanié plusieurs fois, comme en témoigne le style du porche, postérieur à l’Art Roman. L’église est agrémentée d’un clocher aux tuiles vernissées turquoise, bleues et jaunes.

Les motifs géométriques des tuiles vernissées rappellent ceux de la Bourgogne voisine.

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Les clochers ne sont tous du même type que celui de Malpas. Certains sont coiffés de tuiles monochromes, comme celui de cette aquarelle ci-dessous, peintre d’après un travail d’Alain Marc (près des Gorges du Doubs).

Voici le château de Joux dont l’origine remonte à 1039. Édifié à l’entrée de ce que l’on appelle la Cluse de Pontarlier, ce monument proche de la frontière suisse a connu de nombreux remaniements au cours des siècles, dont celles de Vauban, soucieux de renforcer les frontières du royaume. Il a servi de prison et quelques personnages célèbres y ont été enfermés, comme Mirabeau ou Toussaint Louverture.

Viennent ensuite vues emblématiques des environs de Pontarlier.

Tout d’abord un superbe panoramique depuis le Mont Chateleu d’où l’on aperçoit, par temps clair, les Alpes Bernoises et surtout le Mont-Blanc situé à 130 km à vol d’oiseau. Puis, le Lac de Saint-Point qui s’étend sur 5,600 km² environ

Je termine ce récit par une autre vue de ce lac qui s’étend sur 7,2 km de long et sur 0,8 km de large. Un tramway desservait les villages aux alentours jusqu’en 1950.

Il est propice aux diverses activités nautiques l’été comme la voile, la planche à voile ou le Kitesurf, et sert de patinoire l’hiver.

C’est tout, … pour le moment !!!

Nicolas

Un article complété d’une vidéo d’Alain Marc sur les session d’été sur ce lien, et un livre virtuel complet ici.

La maison d’hôtes de Christiane : « Chez les Colin »

Une agréable journée de début d’été en aquarelles à Etretat en juin 2016

Par une belle journée ensoleillée du dernier samedi de juin 2016, sur l’initiative d’une journée organisée par l’aquarelliste normand Christian Colin,  entouré de trois fidèles « condisciples », de son épouse et de sa jeune chienne, nous nous sommes retrouvés dans cette magnifique station balnéaire d’Etretat.

Les thèmes du jour, quelques architectures et les fameuses falaises.

Ci-dessous, à gauche, le Manoir de la Salamandre et à droite,  » Le Clos Lupin, Maison de Maurice Leblanc « , ouvert au public en 1999, et propriété de la petite-fille de l’écrivain qui a acheté cette demeure normande en 1918. A l’intérieur, on retrouve toute une ambiance autour de son plus célèbre héro, Arsène Lupin, gentleman cambrioleur.

samedi 26 juin 2016

Le Manoir de la Salamandre, bâtiment situé à l’origine à Lisieux et « transféré » à Etretat au XIXe siècle, abrite un hôtel et un restaurant. Sa dénomination se réfère d’ailleurs à un autre lieu situé sur la commune. Un individu fortuné a fait démonter l’ensemble pierre par pierre et poutre par poutre pour l’ « emporter » à Etretat, citée balnéaire très prisée non seulement par les parisiens (4h de trajet en train à l’origine pour venir ici depuis la capitale), mais aussi des anglais, des peintres et des écrivains venus trouver ici leur inspiration.

Cet ensemble architectural harmonieux qui nous laisse penser qu’il a toujours été là, fait pratiquement face à une sympathique petite place arborée et au marché couvert, construit en 1926 dans le même esprit et surmonté d’un élégant petit clocher.

samedi 26 juin 2016

samedi 26 juin 2016

Notre séance sur la place du marché couvert nous a donné l’occasion de traiter un sujet inattendu, dans la mesure où un orchestre s’est installé pour se produire et jouer quelques morceaux célèbres en version instrumentale comme « Isn’t she love !? », par exemple.

samedi 26 juin 2016

Direction maintenant le bord de mer avec ses célèbres falaises, maintes fois immortalisées par de grands peintres. Delacroix, Courbet, Boudin, Monet, Matisse, Dufy, pour ne citer qu’eux, sont venus ici. Même Victor Hugo s’y est essayé au dessin.

samedi 26 juin 2016

La promenade du bord de mer nous offre des vues exceptionnelles sur les deux falaises. Sur l’une d’elles se dresse, à 84 m d’altitude, Notre-Dame-de-La-Garde, depuis 1856 dédiée aux pécheurs. Avant de devenir un lieux dédié à l’agrément  pour individus fortunés, la pêche était le principale activité du village et elle perdure de nos jours. Sur la jetée cohabitent des embarcations dédiées à cette activité et celles destinées aux loisirs (écoles de voile etc…).

samedi 26 juin 2016

samedi 26 juin 2016

Après avoir pris congés de Christian Colin et de ses condisciples qui rentraient sur Caen, je me suis permis de monter sur la falaise de la chapelle pour peindre cette vue de fin d’après-midi.

C’est donc sur cette dernière aquarelle que je termine le récit de cette très agréable journée, dans un endroit fréquentés par des touristes de nombreuses nationalités, comme des japonaises qui sont venues converser avec nous, ou des anglais. Je dois reconnaître qu’entendre parler anglais avait une « consonance » toute particulière, dans la mesure ou les britanniques avaient choisi le « saut dans l’inconnu » par leur vote du week-end précédent. Qu’en sera t’il de leur avenir !!!??? L’Histoire nous le dira.

samedi 26 juin 2016

C’est tout, pour le moment.

Nicolas.

Retrouvez le site de Christian Colin sur ce lien, et pour en savoir plus sur les récits de ses sorties à la journée, dont celle-ci et bien plus encore, je vous invite à vous inscrire à ses newsletters.

Une excellente maison d’hôtes à Etretat, équipée d’une pièce pouvant faire office d’atelier (en données 2016) : « Les Tilleuls 1738 ».
Un restaurant que j’ai apprécié avec une patronne accueillante (en données 2016) : « Le Bicorne ».

Randonnées graphiques en Provence au printemps 2016

C’est de nouveau en Provence que j’ai retrouvé le carnettiste-aquarelliste-peintre-voyageur Alain Marc, entouré d’un groupe sympathique pour une semaine à cheval sur mai et juin 2016 passée à peindre sur des site exceptionnels repérés par le maître.

Pour commencer, deux croquis aquarellés et une image numérique du site du « Domaine de Petite », près de Salon de Provence, notre lieu d’hébergement, une bâtisse imposante dans un parc arboré, idéal pour venir s’y ressourcer, assister à des séminaires, venir en vacances, tout simplement se reposer ou … suivre des stages d’aquarelle.

Lundi 30 mai 2016

L’après midi du premier jour, Alain nous a emmené sur un de ses lieux de prédilection, la chapelle St Symphorien, près du hameau de Cazan, non loin de laquelle se dresse un viaduc de la ligne TGV Paris Marseille.

Bâtie dès le 12e siècle, elle a connu de nombreux remaniements et agrandissements, lieu de pèlerinage oblige. St Symphorien, déclaré martyr par l’Église Catholique, était non seulement invoqué comme le protecteur des malades et des infirmes, mais aussi, en Provence, le protecteur des noyades des crues du Rhône et de la Durance pendant les crues.

Lundi 30 mai 2016

Lundi 30 mai 2016

Non loin de là se dresse du Temple de Diane et la chapelle st Cézaire (aquarelle ci-dessous à droite), site sur lequel nous nous sommes rendus le troisième jour. Sur le territoire de la « Provence éternelle » comme nous la décrit si bien Alain, se dresse de nombreux ouvrages de l’Antiquité comme le Pont Flavien de St Chamas, sujet de la matinée du deuxième jour, sur laquelle passait la voie Romaine démarrant de Marseille pour rejoindre la Via Domitia en Arles.

Le Temple de Diane, trouve son origine sans doute avec une divinité en rapport avec l’eau, en témoigne sa proximité à une source proche du site. Le bâtiment se situait très certainement dans une agglomération composée de bâtiments agricoles et de thermes. Le monument est de nos jours accolé au Domaine viticole de Château Bas . Au fil des époques, s’est aajoutée tout d’abord une église carolingienne, elle même remplacée par la chapelle St Cézaire, un exemple de l’architecture romane provençale.

mardi 31 mai 2016 et mercredi 1er juin 2016

Le pont se caractérise pas des sculptures des lions d’origine mais restaurées par Jean Chastel en 1763 sauf une qui a été remplacée. Les inscriptions latines situées sur les frises et les architraves des arches peuvent se traduire ainsi : « Claudius Donnius Flavus, fils de Claudius, flamine de Rome et d’Auguste, a ordonné par son testament de bâtir ce pont et ces arcs, sous la direction de C. Donnius Vena et de C. Attius Rufus ».

Il enjambe la Touloubre, petit fleuve de 59 km qui prend sa source du côté d’Aix en Provence pour se jeter dans l’étang de Berre.

Mardi 31 mai 2016

Tout de suite après avoir peint le pont Flavien, nous nous sommes éloignés, direction Berre l’Etang, pour nous rendre sur la « Petite Camargue », sur les bords duquel de nombreux flamants roses viennent s’y rassembler.

Mardi 31 mai 2016

Nous avons ensuite choisi comme halte de pique nique, un lavoir, datant du 18e siècle, qui était, à l’origine, réservé aux contagieux qui pouvaient venir y faire leur lessive à l’écart du village, autrement dit, suffisamment loin des autres habitants pour ne pas les contaminer . Dénommé lavoir des contagieux mais aussi lavoir du Polygone, de par la présence d’une poudrerie dans laquelle se situait un polygone réservé aux essais de poudre.

Mardi 31 mai 2016

Pour terminer la la journée, nous avons peint le port de St Chamas réputé pour la pêche à l’anguille.

Mardi 31 mai 2016

Voici le sujet de sortie du quatrième jour, les Alpilles puis les Baux de Provence, cadre idéal pour pique niquer au milieu de cyprès et d’oliviers. Nous y trouvons encore des lieux vierges de tout bâtis et de golf, mais pour combien de temps encore !!!??? Quand Yves Brayer y venait peindre les amandiers, par exemple, ses sujets étaient encore entourés d’oliviers et tout à chacun pouvait venir se promener. Au fil des années, petit à petit, certains arbres sont remplacés par des étendues de gazons et de nouvelles constructions conçue par et pour certaines élites, et c’est tout juste si le citoyen « lambda » peut aujourd’hui venir s’aventurer dans une nature magnifique, qui appartient en fait, à tout le monde. Demain, ne le pourra t’il sans doute plus, afin de ne pas perturber ceux qui pratiquent et pratiqueront encore plus l’ « entre-soi » (et qui savent faire comprendre à ceux qu’ils n’estiment pas « être des leurs » qu’il n’ont rien à faire là). Alain a voulu nous faire découvrir justement l’endroit ou l’artiste avait planté son chevalet pour peindre ce fameux amandier et c’est tout juste si nous ne nous sommes pas « fait jeter ». Cela, nous le devons à Alain qui a mis en avant le prétexte culturel (l’élite d’En Haut est quand même cultivée) pour justifier notre présence, ce qui nous a permis d’être tout juste tolérés.

Jeudi 2 juin 2016

Comme toute sortie artistique qui se respecte, nous sommes parfois confrontés au croquis en temps réel (et imprévu), autrement dit, devoir effectuer un rendu (très) rapide à partir d’un sujet en mouvement, ici, en l’occurrence, autour du chien . La présence d’un chenil à proximité et la sortie de leur pensionnaires dans le cadre de la ré éducation de ces animaux (à l’origine abandonnés) avant de les confier à de nouveaux maîtres, nous en a donné l’occasion.

Jeudi 2 juin 2016

Pour prendre de la hauteur, au sens propre comme au figuré, Alain nous a choisi un endroit offrant une vue panoramique sur les Baux de Provence. En grimpant un peu plus haut, s’offre à nous un splendide panorama à 360 degrés à partir duquel on aperçoit Avignon, le Ventoux, le Luberon, l’Etang de Berre et les raffineries de Fos sur Mer, la Camargue, le Pic Saint Loup, les Cévennes et la Vallée du Rhône. En résumé, comme beaucoup d’endroits en Provence, un petit coin de paradis sur Terre.

Jeudi 2 juin 2016

Autre site remarquable, dans lequel nous nous sommes rendus le cinquième jour, l’Oppidum du Castellar, situé dans la Vallée de la Durance, sur la commune de Cadenet. Outre un aperçu que nous offre ce promontoire sur le village, trois  panoramiques s’offrent à nous. Au Nord, le versant Sud du Luberon (aquarelle du haut ci dessous), à l’Est la Montagne Sainte Victoire si chère à Cezanne (aquarelle centrale ci-dessous) et à l’Ouest, les Alpilles.

Vendredi 3 juin 2016

Vendredi 3 juin 2016

De nombreux villages, comme Ansouis (ci dessous, aquarelle du haut) et Lourmarin (aquarelle du bas), sont traversés par la route des châteaux du Sud Luberon. Les châteaux de ces deux villages se visitent et j’ai eu l’occasion de revenir dans la région pour découvrir celui d’Ansouis.

Vendredi 3 juin 2016

Initialement une forteresse perchée sur un rocher, puis un château fort, agrandi au 17e siècle, le château d’Ansouis s’embellit et se transforme avec des jardins en terrasse. Des propriétaires se succèdent, les Escalis puis au 18e siècle les Villeuneuve, qui en feront une demeure de « facture » aixoise, en particulier avec ses décors de gypseries.

Vendredi 3 juin 2016

Pour terminer le récit de ce séjour inoubliable, voici deux monuments.  Ci-dessous à gauche, l’église de Vaugines, bordée par une allée de platanes majestueux, sur laquelle a été tourné une scène du film de Claude Berri, « Manon des sources ».

Ci dessous, à droite, en guise de « bonus » la chapelle du Domaine archéologique de Saint Blaise, site visité deux ans plus tôt et que ne vous invite à découvrir sur mes deux articles de 2014 sur la Provence, ici et .

Vendredi 3 juin 2016 et samedi 4 juin 2016

C’est tout, pour le moment.

Nicolas.

En guise de « cerise sur le gâteau », je vous invite à découvrir les articles de mon ami Alain Marc sur la Provence intitulés « La route des peintres de la lumière », 1ère partie et 2ème partie. et une démonstration vidéo.

Le site d’Alain Marc, c’est ici. Ces derniers articles, « Un petit bonjour de Provence », et « Un printemps en Provence ».

Une autre petite vidéo d’Alain Marc sur la Provence.

 

Sortie « randocroquis » sur Montpellier le 29 mai 2016

Je dédie cet article à Bruno Mollière, décédé le 20 septembre 2017, emporté par un cancer des poumons, qui, entre deux traitements, animait avec autant de vigueur les journées « randocroquis » qu’il organisait.

Par ce beau dimanche ensoleillé du 29 mai 2016, rendez-vous était pris place de la Comédie à Montpellier pour une journée randocroquis animée par Bruno Mollière.

Originalement datant du  XVIIIe,  c’est surtout par les constructions haussmanniennes du siècle suivant, témoignant de la prospérité de la bourgeoisie pinardière, que l’on connait la place de la Comédie sous sa forme actuelle (en données 2016). L’Opéra, construit en 1888 (ci-dessous en arrière plan) borde l’endroit sur sa partie Ouest. Devant celui-ci se dresse la fontaine des Trois Grâces entouré par un tracé au sol en forme d’œuf. A la fin du XXe siècle, la place est devenue piétonne et prolonge l’Esplanade Charles-de-Gaulle entièrement arborée. De nombreuses manifestations ont lieues tout au long de l’année comme cette course à pied organisée ce jour.

A proximité se trouve la superbe façade du Musée Fabre, très intéressante aussi à traiter.

Installé dans l’hôtel particulier de Massilian (XVIIIe siècle), le baron François-Xavier Fabre, avait souhaité faire don de ses collections à la ville au début du XIXe siècle à condition que celle-ci fussent exposées. Son ami, le maire de l’époque, le marquis de Dax d’Axat, amateur d’art comme lui a permis la création de ce Musée qui a ouvert ses portes en 1828.

Rénové et agrandi de 2003 à 2007, il est aujourd’hui, en 2016, l’un des plus importants musées en régions et reste très attractif par son esprit interactif.

Direction ensuite place St Côme pour nous attarder sur une façade avec une enseigne conservée grâce à ses qualités calligraphiques remarquables témoignant d’une activité commerçante très certainement révolue. La maison Justin Boch était autrefois une droguerie.
En voici une représentation graphique qui précèdes sa finalisation en aquarelle.

Direction la place de l’église St Roch par la rue St Côme qui nous offre un point de vue intéressant sur le dôme de la place éponyme.

Nous avons jeté notre dévolu l’après-midi sur une des plus sympathiques places du quartier de l’Ecusson, selon moi, la place de la Canourgue, apparemment le rendez vous des amoureux.

Agrémentée de micocouliers et de buis qui ajoute un volet végétal à l’esthétique architecturale des immeubles et des hôtels particuliers, la Fontaine des Licornes, aux motifs animaliers se référant aux armes de la famille de Castries complète cet ensemble harmonieux. L’hôtel particulier Richer de Belleval sur la gauche ce dessous,  date de la fin du XVIIe  siècle et début XVIIIe siècle. Il a abrité l’hôtel de ville de 1816 à 1975 puis une annexe du Palais de Justice. Il est prévu, dans le futur d’accueillir un hôtel de luxe « Relais et Châteaux » complété d’un restaurant gastronomique et d’une fondation d’art contemporain (en données 2016).

C’est par une aquarelle sur une vue du Pic St Loup et de l’évocation de la cathédrale St Pierre de Montpellier que je termine ce récit.

C’est tout, … pour le moment !!!

Nicolas.

Le site de randocroquis, et pour tout savoir sur feu Bruno Mollière, son créateur qui publiait également des ouvrages sur le thème du dessin, croquis et aquarelles.

L’hommage rendu à bruno sur le site Urban sketchers France, c’est sur ce lien.

Son compte rendu sur les trois journées qu’il a organisé.

Un article intéressant sur les rues de Montpellier sur ce lien, et un aperçu plus général sur le site de Francis Lopez Pujante ici.

Un autre point de vue très intéressant sur Montpellier par une passionnée de sa ville, c’est sur le blog « dans le sillage d’Anne ».

Les plus belles places de Montpellier.

Randonnées graphiques en Aveyron en 2012 et 2015

Dans le cadre de rencontres aquarelliques organisées par Elisabeth Penou, je vous emmène en Aveyron (pays d’adoption et de résidence des aquarellistes Alain Marc et Sonia Privat), notamment sur une partie du chemin de St Jacques de Compostelle depuis le Puy, la section entre Aubrac et St Chély d’Aubrac via le Donjon de Belvezet, sur un trajet descendant de 6 km environ.

Cet après-midi du 17 mai 2012 aura été consacrée à une agréable randonnée (que n’aurait pas dénigrée l’association Randocroquis) sur ce trajet avec des arrêts aquarelles, dont celui du Donjon. Aujourd’hui en ruines, il se confond avec la nature.

La journée suivante, nous avons déambulé dans les rues de St Eulalie d’Olt, aux architectures remarquables de pierres et aux toitures en lauze agrémentées par quelques balcons fleuris, témoignage d’une époque de prospérité économique que connut le village aux XVIIe et XVIIIe siècles, notamment avec les tanneries….

… mais aussi avec ses moulins, comme celui-ci impeccablement restauré…

… sans oublier le patrimoine religieux.

Sujet incontournable, l’église, édifiée au XIe siècle, à l’architecture qui rappelle un peu celle de l’abbatiale Ste Foy de Conques. D’abord romane, elle devint gothique suite aux agrandissements souhaités par l’Évêque de Rodez en 1530.

Sur la dernière journée (cerise sur le gâteau), après une petite marche le long du Lot depuis St Eulalie, nous avons visité sa splendide voisine, St Geniez D’Olt, qui se répartit de part et d’autre de la rivière. J’y suis retourné en 2015 pour croquer ce que je vous fais découvrir ci-dessous.

Depuis une terrasse surplombant le pont, on découvre l’église et, sur la colline du Puech del Rey, le monument Talabot, dédiée à Marie Talabot, née pauvre et orpheline, humiliée pendant sa jeunesse à cause de sa condition sociale, mais à qui la chance a souri, ce qui lui a permis de revenir au pays étaler sa richesse en guise de revanche grâce à un beau mariage.

Une statue représentant des enfants et une marmotte sur le pont fait référence à une légende racontant que cet animal, un soir d’orage, en s’enfuyant, aurait permis aux enfants qui voulaient l’attraper d’échapper à une crue alors que leur père périt. A la suite de cet évènement tragique, les enfants ne la quittèrent plus. Ce frère et cette sœur furent appelés les Marmots. Ce gentilé est appliqué aujourd’hui aux habitants de St Geniez d’Olt (en données 2012).

Située sur la rive droite du Lot, l’église se caractérise par son double escalier à balustres. Je n’ai pas eu l’occasion d’y entrer mais l’intérieur vaut, parait-il, le détour.

Au lendemain de guerres de religions, au XVIIe siècle, les pierres de l’ancien château détruit en 1620 servirent à construire le cloître représenté sur les 2 aquarelles ci-dessous. Souvent remanié suivant ceux qui prirent possession des lieux, d’abord les moines, bien sûr, puis tour à tour la gendarmerie, les services administratifs, et la mairie (en données 2012).

Particulièrement rayonnante au XVIII° siècle grâce à une activité intense comme les tanneries, les clouteries ou fabriques de draps. St Geniez d’Olt exportait ses produits bien au-delà des frontières de l’Europe et jusque aux continents ce que l’on appelait alors le Nouveau Monde.
La prospérité économique s’accompagnant toujours d’une « vitrine » architecturale, les XVIIe et XVIIIe siècles ont offert à la ville de magnifiques édifices.

C’est sur cet ancien hôtel particulier du XVIIe siècle donnant sur le Lot, aujourd’hui une résidence de vacances, que je terminerai ce récit. Ci-dessous, la façade sud. La façade nord fait face au Lot.
Construit en 1677, le décor de l’édifice inspira deux siècles plus tard la comtesse de Ricard qui y organisa de fêtes somptueuses.

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

L’article de mon ami Alain Marc sur son remarquable livre « Aveyron, carnet de routes »

L’article d’Elisabeth Penou sur le séjour.

Autres liens sur Sonia Privat et Elisabeth Penou.

Randocroquis.

 

 

 

 

Randonnées graphiques du Canal de Jonction de la Robine à Minerve en 2013

Dans la continuité de l’article précédent, et toujours dans le cadre de notre long week-end de l’Ascension 2013 au Somail et dans les environs, organisé par l’aquarelliste  Elisabeth Penou, je vous invite à découvrir mes aquarelles peintes le long du Canal ainsi que celles des villages de Minerve et Aigne.

Samedi 11 mai 2013, nous avons donc, mes collègues aquarellistes et moi même, commencé la journée par parcourir à pied les 2 km 800 séparant Le Somail de l’embranchement des Canaux du Midi et de Jonction de la Robine, lieu de rendez vous pour un exercice de peinture « in situ ». J’ai commencé par peindre l’embranchement des 2 cours d’eau. Le pont ferroviaire est traversé par l’autorail touristique du Minervois qui relie Narbonne à Bize et qui marque plusieurs arrêts sur les lieux intéressants sur la ligne comme, par exemple, cet endroit, situé sur la commune de Sallèles d’Aude. Le pont à droite permet aux promeneurs et aux cyclistes de continuer à longer le Canal du Midi en direction d’Argeliers, Capestang, Poilhes et Béziers.

matinée du samedi 11 mai 2013

Je me suis ensuite posté d’abord sur ce pont puis au pied de celui-ci pour peindre une aquarelle de la perspective du Canal de Jonction de la Robine qui mène les navigants vers Sallèles d’Aude, l’Aude, le Canal de la Robine, Narbonne et la Méditerranée à Port la Nouvelle.

 

matinée du samedi 11 mai 2013

 matinée du samedi 11 mai 2013

 matinée du samedi 11 mai 2013

En milieu d’après midi, et selon l’état d’avancement de chacun d’entre nous, quelques participants dont moi même avions décidé de nous répartir le long des 8 km de ce ruban d’eau. J’ai donc décidé de me rendre à son autre extrémité, ayant tout de suite été conquis par l’architecture XVIIIe siècle de l’écluse-épanchoir du Gailhousty 9 mois plus tôt au moment de mon 1er passage. La description que m’en avait faite un acteur du grand et du petit écran accompagné de sa moitié,  rencontrés peu avant mon arrivée sur le Canal de Jonction de la Robine, n’a fait que renforcer l’intérêt que je portais sur ce  lieu.

après-midi du samedi 11 mai 2013

 après-midi du samedi 11 mai 2013

Je ne terminerai pas cet article sans évoquer quelques endroits emblématiques des pays que traverse le Canal, comme Aigne et de Minerve, dans lesquels nous avons consacré une journée. Ci dessous, une aquarelle du 1er village cité, caractérisé par sa circulade, comme l’on en voit beaucoup dans le Languedoc (Bram, par exemple), au centre de laquelle s’élève une église sur une charmante petite place aux façades et aux terrasses agrémentées de lierres, de rosiers et diverses plantes. Tout naturellement, je vous fais partager ci dessous une vue du lieu.

après-midi du vendredi 10 mai 2013

Pour conclure, voici 3 vues du village de Minerve, dont l’une au pied du pont, au niveau de la Cesse. Une forte Tramontane soufflait ce jour là et bien que la journée fusse ensoleillée, les conditions n’étaient pas idéales pour peindre « in situ » et nous avons du chercher des vues à l’abri du vent.

matinée du vendredi 10 mai 2013

après-midi du vendredi 10 mai 2013

après-midi du vendredi 10 mai 2013

C’est tout …, pour le moment !

Nicolas.

Une page sur des tableaux sur le Canal du Midi, et en particulier sur le Somail ici.