Un été graphique et photographique à Lisbonne, août 2017

Je dédie cet article à la mémoire de Bruno Mollière, lyonnais, croqueur, dessinateur et aquarelliste urbain, décédé l’an dernier, qui avait organisé un de ses derniers stages à Lisbonne au printemps 2017. C’est d’ailleurs cela, ainsi qu’un autre stage organisé par mon ami Alain Marc, à peu près au même moment, que je me suis décidé à m’y rendre à mon tour, l’été qui a suivi ,pour y dessiner et peindre, sans oublier de compléter mon séjour par des photos.

Direction Place du Commerce, appelée ainsi, pour indiquer sa nouvelle fonction dans l’économie de la capitale du Portugal. Elle est composée de part et d’autre d’un Arc de Triomphe, de bâtiments symétriques.

La place de 180 m de large par 200 m de long donne sur le Tage. C’est ici qu’arrivaient ou partaient les bateaux vers les comptoirs et colonies.

Au milieu trône la statue équestre du roi Joseph 1er, inaugurée en 1775. En  bronze, c’est la première statue monumentale dédiée à un Roi à Lisbonne. Elle a été conçu par Joaquim Machado de Castro en 1775.

Par l’Arc de Triomphe, on accède à la rua de Prata, une pénétrante dans le quartier bas, avec ses rues tracées au cordeau, et qui mène à la place da Figueira. De part et d’autre du quartier bas s’élève le quartier haut à l’Ouest et les quartiers Graça et Afama, à l’Est.

Voici une vue de la place depuis le Tage. Se distingue nettement en arrière plan  la Cathédrale et le monastère-st-Vincent-de-Fora, que j’évoquerai plus loin.

La place du Commerce est une correspondance pour de nombreuses lignes de tramways (elétricos), et le point de départ du tramway touristique rouge (Hills Tramcar Tour), qui fait le tour de la ville, plus onéreux, certes, mais qui offre l’assurance au touriste de trouver une place assise, d’une part, et de ne pas rencontrer de pickpockets (en principe), nombreux sur la pittoresque ligne 28, d’autre part.

La plupart des rames est du matériel ancien restauré composé de petits véhicules à 2 essieux circulant sur des rail de 900 mm d’écartement. A noter 2 types de pantographes, qui alternent selon les quartiers traversés, de manière à ne pas accrocher le linge qui sèche sur les balcons des rues étroites.

Des rames modernes et climatisées circulent sur la ligne 15,  reliant le centre-ville (Praça da Figueira) au quartier de Belém le long de l’estuaire du Tage, en passant devant une pâtisserie réputées pour ses pastéis de nata, un petit flan portugais. Même pendant les après-midis estivaux ensoleillés avec une chaleur étouffante, les touristes font la queue pour en acheter.

Voici les 3 couleurs des tramways de Lisbonne, en données 2017. Le jaune pour les trajets courants, incluant la pittoresque ligne 28 (6,27 km), le rouge et le vert pour les lignes touristiques. Le premier (Hills Tramcar Tour) emprunte une ligne circulaire de à travers le quartier bas, le quartier haut et ceux de Graça et Afama. Le second (Chiado Tramcar Tour) traverse la ville d’Est en Ouest.

Les hauteurs de la ville offrent des vues à couper le souffle, comme cette vue sur le Tage et la Cathédrale et le monastère-st-Vincent-de-Fora, aussi splendide en vue panoramique qu’en contre plongée. C’est l’oeuvre de l’architecte italien Filippo Terzi et l’ensemble, commencé en 1582 fut terminé en 1627 .

A noter aussi la coupole blanche du panthéon portugais.

Je me suis également arrêté à proximité l’observatoire des Portes du Soleil, et tout en savourant mon jus d’orange, je vous présente cette vue avec le clocher de la « Igreja do Menino Deus » édifice baroque épargné par le tremblement de terre de 1755.

Ci-dessous, le plus ancien des 3 funiculaires de Lisbonne, celui de Lavra, qui date de 1882. D’abord a vapeur avant d’être électrifié, Il monte et descend la Calçada do Lavra sur  un parcours de 188 mètres et la pente moyenne est de presque. de 23%.

Ce funiculaire inspire beaucoup de monde comme, par exemple, Alain Marc qui a emmené ses stagiaires à cet endroit.

Comme évoqué plus haut, gravir les collines de la ville, même au prix d’une petit effort physique, permet de se rendre sur des belvédères avec des vues à couper le souffle, comme celui de Santo Estêvão, ci dessous …

… ou depuis cette terrasse sur le quartier de l’Alfama.

Autre curiosité de la ville, les serres du jardin tropical. La partie Estufa fria.  Les serres ont été inaugurées en 1933, et on y trouve des essences  du monde entier et fleuri de camélias, d’azalées ou d’hortensias. La partie ‘Serre chaude’ Estufa quente abrite des plantes tropicales (caféiers, manguiers, bananiers). Dans d’autres espaces se trouvent des cactées, d’euphorbes et plantes grasses.

Je terminerai cette publication par l’ascenseur Santa Justa, de constitution métallique en style néo-gothique. Il franchit un dénivelé de 45 mètres. Il a été inauguré en 1902, tout d’abord à vapeur, il a ensuite été électrifié en 1907. Depuis le belvédère sur le palier supérieur, un escalier en colimaçon permet d’accéder à un café panoramique.

En guise de transition, terminerai par 2 aquarelles du navire « Sagres II » évoquée dans un article sur le blog d’Alain Marc.

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas globe croqueur.

Une vidéo sur les tramways de Lisbonne.

Lisbonne et bien d’autres destinations à découvrir sur le blog des randos de Caco.

Etape graphique sur les bords de Loire à Tours, juillet 2017

Cette publication relate une randonnée graphique, fin juillet, sur la rive gauche de la Loire à Tours.

Par une belle journée ensoleillée du dernier samedi de juillet 2017, sur l’initiative d’une journée organisée sur les bords de Loire, dans ma ville natale, à Tours, par l’aquarelliste Stéphane Prévot , que je rencontrais pour la première fois, et entouré de cinq autres personnes, dont une vaillante octogénaire, je vous présente mes travaux du jour.

Stéphane avait choisi la rive gauche du fleuve, et nous sous sommes d’abord posés en aval du Pont Wilson, (ou Pont de pierres), édifié à partir de 1665 et terminé en 1778, il est le plus vieil ouvrage de la ville. Sur ses 15 arches, il enjambe le fleuve sur 434 mètres.

En 1978, soit 200 ans après son achèvement, les 4 arches Sud se sont effondrées un dimanche matin, fort heureusement ne faisant aucune victime. Les nombreuses interventions humaines, d’extractions de sables sont à l’origine de la catastrophe. Les arches manquantes ont été reconstruites à l’identique, et l’ensemble du pont consolidé. Au moins cet effondrement aura permis un renforcement de la surveillance de tous les ouvrages traversant la Loire, à commencer par celui du chemin de fer à Montlouis.

Samedi 29 juillet 2017

Samedi 29 juillet 2017

Je me suis penché ensuite sur le passage arboré du quai de la rive gauche, avec la dernière arche du pont en arrière-plan.

Samedi 19 juillet 2017

Samedi 29 juillet 2017

Nous avons déjeuné à la Guinguette tourangelle, située au pied de l’escalier qui mène à la Place Anatole France, sur laquelle est se dresse une grande roue foraine (en données 2017).

Nous avons ensuite « migré », l’après-midi en direction de la passerelle St Symphorien, (ou Pont de Fil), sujet à une étude au trait, puis à l’aquarelle.

Ce pont suspendu piétonnier et cyclable a été construit de 1845 à 1847 par les frères Seguin, sur l’emplacement d’un ouvrage médiéval. Détruit en 1940… et de nouveau en 1944, il a connu depuis diverses fermetures puis réouvertures pour des questions de sécurité et de travaux de canalisations. Au début de XXe Siècle, l’ouvrage reliait le quartier populaire Paul Bert, sur la rive droite, au centre de Tours. En arrière plan, le Pont Mirabeau, terminé en 1972.

De nombreux oiseaux font étape, nichent ou se reproduisent sur ce fleuve resté sauvage, comme des aigrettes, que nous avons eu la chance d’apercevoir.

Samedi 29 juillet 2017

Samedi 29 juillet 2017

Je me suis attardé également sur l’enfilade des escaliers qui relient les quais à la promenade arborée de l’avenue André Malraux, sans oublier de me focaliser sur un des anneaux, qui permettaient l’amarrage des embarcations du temps ou le fleuve était navigable.

Samedi 29 juillet 2017

Nous avons conclu cette agréable journée ensoleillée par la dégustation d’un rosé de Loire, prétexte à un dernier dessin sur les nombreuses personnes attablées à la guinguette.

Samedi 29 juillet 2017

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

Le site de Stéphane Prévot, qui projette de publier un livre d’aquarelles intitulé « Carnets de Tours », début 2018, c’est ici.

Sur cet autre lien, d’ intéressantes photos d’Olivier Simon sur les oiseaux de Loire.

Randonnés graphiques en Provence, août 2017 (en sépia)

Cette publication relate un séjour graphique d’une semaine dans les environs de Forcalquier en août 2017.

La Provence est un région qui m’inspire beaucoup sur le plan graphique. Après y avoir séjourné dans le cadre de rencontres organisées par mon ami peintre-carnettiste-aquarelliste Alain Marc, en 2014 et 2016 du côté de Salon, c’est cette fois-ci dans le cadre d’un séjour encadré par l’aquarelliste Patrick Fouilhoux, du côté de Forcalquier et de la Montagne de Lure que je vous présente cette publication. Autrement dit, après avoir approché  le Lubéron par son versant Sud-ouest, c’est maintenant par son versant Nord-Oriental que vous allez découvrir mes travaux graphiques.

Entouré d’un groupe sympathique, en particulier Ange Pieraggi (mais pas que lui), j’accompagne mes textes de dessins en sépia. Les aquarelles illustreront un autre récit. Nous avons aussi eu la présence de la sympathique Maëva pour nos séances de modèle vivant.

Nous étions hébergés au Gîte des Magnans, dans le hameau éponyme, sur la commune de Pierrerue, géré par l’association Longo Maï. Se sont joint au groupe, Franck, le cuisinier, accompagné de sa femme Aude, et Maëva,  pour les séances de modèle vivant.

Dimanche 20 août 2017

Ci-dessous, en haut à gauche, la montagne de Lure sur son versant sud, sujet de notre sortie de la première matinée, puis le village de Lurs, qui lui fait face, et le village de Sigonce (ci-dessous, en bas). Je constate ici l’existence de toitures en lauze, comme pour celle de cette église au clocher à peigne.

Dimanche 20, lundi 21 et jeudi 24 août 2017

Lundi 21 août 2017

Sigonce n’est pas qu’un sympathique petit village (qui marque l’entrée sur le Lubéron, d’ailleurs). Il existe aussi une petite cascade au pied d’un pont et un endroit très agréable pour la baignade. Il s’agit du Lauzon, petite rivière de 25,2 km qui rend sa source dans la Montagne de Lure et se jette dans la Durance du côté de La Brilanne et Villeneuve.

Mercredi 23 août 2017

Mercredi 23 août 2017

Nous sous sommes rendus sur les hauteurs de Mane, au sud de Forcalquier, qui offre un point de vue intéressant sur les toitures, le clocher, le massif du Grand Lubéron et l’Observatoire de Haute-Provence.

Mardi 22 août 2017

Voici Lurs, village perché sur un promontoire qui domine la vallée de la Durance, aux carrefour des Monts du Vaucluse, du Lubéron, des pré-alpes de Digne et du Plateau de Valensole.

Jeudi 24 août 2017

Autre village caractéristique du charme de la Provence, Pierrerue, avec sa petite place, sa fontaine et son olivier.

Vendredi 25 août 2017

Rémy Myttéis, un des responsable du gîte est quelqu’un qui a plusieurs cordes à son arc, je dirais plutôt, à sa guitare. Nous sommes allés l’écouter un soir se produire sur la place Saint Michel à Forcalquier, accompagné sur scène d’un collègue musicien et de son fils Fabio, 16 ans.

Mercredi 23 août 2017

Nous avons été également témoins, à partir du gîte, un beau matin d’un départ d’excursions en ballon. Belle entrée en matière pour commencer une journée.

Vendredi 25 août 2017

Notre quotidien ne s’est pas résumé qu’à des matinées « in situ », mais également à des fins d’après-midi consacrées au dessin d’après modèle vivant. C’est sur ces quatre séries de nus que je termine ce récit.

C’est tout, pour le moment! …-

Nicolas.

Un de mes « coup de cœur », le « volet » provençal des aquarelles de Philipe Marty sur ce lien.