Le re blog de Monsieur jetlag (6) : Top 8 des plus belles plages du monde … et bien plus encore

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Besoin d’évasion en parcourant les plus belles plages du monde ? Sur le blog voyage Monsieur Jetlag Nous vous emmenons à la découverte des plus belles plages du globe, celles aux allures paradisiaques… Sables fin et blanc, eau turquoise scintillante et limpide, cocotiers, palmiers, où sont ces plages idylliques ??…

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Publication d’un contributeur invité, complétée par un édit de de Nicolas globe croqueur illustré par ses aquarelles sur une destination de l’Océan Indien.

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Besoin d’évasion en parcourant les plus belles plages du monde ? Sur son blog voyage Monsieur Jetlag vous emmène à la découverte des plus belles plages du globe, celles aux allures paradisiaques… Sables fin et blanc, eau turquoise scintillante et limpide, cocotiers, palmiers, où sont ces plages idylliques ? 

Dans ce guide, nous dressons la liste des 8 plus belles plages du monde, partez à la rencontre de lieux surprenants nichés aux quatre coins du globe, de quoi inspirer vos prochaines vacances ! 

L’ANSE SOURCE D’ARGENT, SEYCHELLES 

L’une des plus belles plages du monde se trouve aux Seychelles, l’Anse Source d’Argent arbore un sable blanc et fin digne d’une carte postale, ainsi qu’une eau turquoise limpide. Le cadre paradisiaque de cette plage s’accompagne de rochers polis par les eaux de l’océan indien… 

PINK SANDS, BAHAMAS

Pink Sands est l’une des plus belles plages du monde, mais également très surprenante si l’on observe ses étendues de sables roses. Cette particularité nichée au cœur des Bahamas provient de la poudre de corail et des particules de plancton rouge, êtes-vous séduit par les Caraïbes ? 

WHITEHAVEN BEACH, AUSTRALIE

Réputée à travers le monde entier, la Whitehaven Beach en Australie mérite d’être l’une des plus paradisiaques plages du monde ! Pour la découvrir, il faut se rendre sur les îles Whitsunday et vous n’échapperez pas à sa beauté : sable blanc, eau translucide d’une couleur rare et soleil tapant !

CALANQUE DE NAVAGIO, GRÈCE

La Calanque de Navagio est une perle européenne à tout bout de champ … Même si la Grèce est très prisée pour ses îles, cet étendu de sable entre les falaises ne laisse pas indifférent. Considérée comme l’une des plus incroyables plages au monde, la Calanque de Navagio est accessible en bateau.

PLAYA DEL AMOR, MEXIQUE, COMME UNE DES PLUS BELLES PLAGES DU MONDE

Située sur les îles Marieta, la Playa del amor au Mexique est l’une des plus magnifiques que l’on peut trouver sur le globe. Cette plage cachée n’est accessible que par marée basse, entourée d’une faune et flore sauvage encore très bien préservée. C’est aussi le lieu idéal pour observer les oiseaux !

LA PLAGE NUNGWI, ZANZIBAR

L’une des plus belles plages du monde se trouve également à Zanzibar ! La plage Nungwi est sans doute la plus étonnante du pays, avec une étendue de sable blanc et de l’eau turquoise… Située sur la pointe nord de l’île, c’est l’endroit le plus populaire et le plus prisé par les touristes ! 

LA PLAGE L’ATOLL ARI, MALDIVES

Partons aux Maldives pour découvrir la plage l’atoll Ari, et aussi surprenant que cela puisse paraître, cet endroit abrite près de 82 plages toutes aussi paradisiaques. Considérée comme l’une des plus jolies plages sur terre, l’atoll Ari est le lieu idéal pour les amateurs de plongée sous-marine… 

LA PLAGE EL NIDO, ÎLE DE PALAWAN, PHILIPPINES

Surnommée la plage du paradis, El Nido est certainement l’une des plus belles plages du monde et la perle des expatriés français. Vous ne serez pas insensible à ses immenses falaises, au sable fin et à son eau limpide aux milles nuances de bleu. Un vrai régal pour les yeux et les pieds ! 

sunset palawan el nido

Pour ceux qui préfèrent la France, découvrez les plus belles plages de Corse du sud sur notre article dédié. Et si vous avez des coins sympa à partager, n’hésitez pas à vous rediriger sur le blog de Monsieur Jetlag pour y laisser un commentaire !

Article : Monsieur Jetlag

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Edit de Nicolas globe croqueur :

En réponse à monsieur Jetlag sur les coins sympas à partager, voici quelques unes de mes aquarelles sur mes plages « coup de cœur » à l’Ile-Maurice.

Je commence par le Sud et le Morne-Brabant.

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Je poursuis vers le Nord, au Mont Choisy.

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Voici ma plage préférée de l’île, certainement pas la plus belle, mais tiens la première place dans mon cœur, par ce qu’à taille humaine. Bordée de bars et de restaurants, on peut y déguster une spécialité que j’adore, le bol renversé.

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Pour finir, une aquarelle sur un rocher à la forme reconnaissable, la Pointe aux canonniers.

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C’est tout, pour le moment.

Nicolas globe croqueur.

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Monsieur Jetlag

Besoin d’évasion en parcourant les plus belles plages du monde ? Sur le blog voyage Monsieur Jetlag Nous vous emmenons à la découverte des plus belles plages du globe, celles aux allures paradisiaques… Sables fin et blanc, eau turquoise scintillante et limpide, cocotiers, palmiers, où sont ces plages idylliques ?

Dans ce guide, nous dressons la liste des 8 plus belles plages du monde, partez à la rencontre de lieux surprenants nichés aux quatre coins du globe, de quoi inspirer vos prochaines vacances !

L’Anse Source d’Argent, Seychelles

L’une des plus belles plages du monde se trouve aux Seychelles, l’Anse Source d’Argent arbore un sable blanc et fin digne d’une carte postale, ainsi qu’une eau turquoise limpide. Le cadre paradisiaque de cette plage s’accompagne de rochers polis par les eaux de l’océan indien…

Pink Sands, Bahamas

Pink Sands est l’une des plus belles plages du monde, mais…

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La publication d’Isabelle Werck (7) : Schubert, 2ème partie

Suite et fin de la biographie, mais pas seulement, d’un grand musicien.

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Franz SCHUBERT (Suite)

Pendant les « Schubertiades », qui ont lieu deux ou trois fois par semaine chez l’un ou chez l’autre, le plus souvent dans des salons bourgeois assez larges pour que l’on puisse danser, jouer ensemble à des charades ou à des sketches, Schubert est un animateur aussi central que discret. Il ne danse jamais, puisqu’il fait danser les autres, et de toute façon se sent trop balourd pour cela ; il chante ses lieder ou, mieux, il les fait interpréter par un de ses rares amis qui ait une certaine influence : le célèbre baryton Michaël Vogl.

Vogl est une star pleine de fierté, que les sollicitations des compositeurs agacent ; il fera une exception pour Schubert, dès le premier rendez-vous, à la suite d’un déchiffrage où il murmure d’abord : …« pas mal »… Puis il tape sur l’épaule de Schubert en lui disant « qu’il y a quelque chose en lui » mais qu’il manque d’aplomb et de « charlatanisme » pour se vendre, ce qui est parfaitement vu. Dès lors, c’est Vogl qui se fait le propagandiste de Schubert, du moins pour les lieder, dans les salons et dans quelques concerts. On aimerait bien pouvoir entendre son interprétation enflammée du Roi des Aulnes !

C’est Vogl qui offre à Schubert, tous frais payés, trois des rares vacances qu’il aura jamais, en Haute-Autriche dont le chanteur est originaire. Schubert est tout simplement émerveillé devant la splendeur de la montagne, ce qui le change du fangeux enfermement à Vienne.

Le compositeur est très estimé de ses amis, qui lui rendent justice en quelque sorte, mais pour ce qu’ils connaissent de lui : ses lieder et ses petites danses. Il est bien plus rare qu’ils soient en contact avec sa merveilleuse musique de chambre, encore moins avec les symphonies qui dorment dans les cartons, et qui ne seront jamais éditées ; elles ne sont jamais jouées non plus, sauf, exceptionnellement, dans le cadre restreint d’un orchestre réuni en privé dans l’une de ces soirées amicales. Quant aux éditeurs, ils veulent surtout des petits morceaux qui « se vendent bien » comme les pièces faciles pour piano, les lieder et les danses. L’impression des œuvres plus importantes, quatuors, symphonies etc., ils la réservent des auteurs « déjà connus », et Franz, discret comme la violette, ne sait pas ce que « se faire connaître » veut dire.

Les amis le poussent à écrire des opéras. Schubert en compose avec zèle non moins de quinze, dont seulement deux connaîtront une création au théâtre, vite écourtée. L’opéra Fierrabras, exhumé et enregistré sur le tard, est très beau par ses ensembles vocaux, ses chœurs de guerriers, et même son intrigue point idiote. Pourquoi se donne-t-on aujourd’hui tant de mal pour valoriser certains opéras italiens baroques de troisième ordre, alors que l’œuvre lyrique de Schubert reste si longtemps en liste d’attente ?

Depuis 1819, Vienne, et toute l’Autriche, sont sous une chape de plomb : le ministre Metternich exerce une surveillance et une répression maniaques sur toute la population, en particulier les intellectuels. Il répand des espions partout, il emprisonne les gens pour des riens. Il a décidé que la révolution française de 1789, qui exalte même de loin bien des esprits, ne se produira en aucun cas dans l’empire autrichien, ni en Allemagne qui dépend encore de l’Autriche en ce temps-là. Metternich se méfie beaucoup des réunions en tout genre, et si les Schubertiades ont un motif musical bien déclaré, elles ne se produisent pas moins chez des personnes qui, sous le manteau, sont plutôt des opposants. Au même moment, Beethoven dans les cafés rouspète tout haut, mais on le laisse tranquille, tout comme du temps de De Gaulle (moins répressif que Metternich, tout de même !) on laissait le trop célèbre Sartre contester autant qu’il voulait. Schubert, lui, ne fait pas de vagues parce que de toute façon, ce n’est pas son genre, mais à sa manière discrète il sait très bien de quelle couleur sont ses fréquentations. Un de ses amis nommé Senn a même été arrêté sous ses yeux et exilé définitivement dans son Tyrol natal ; le compositeur lui-même a été traîné au poste lors de cette rafle, mais, aussitôt relâché puisqu’on ne pouvait rien retenir contre lui…

Après son échec amoureux avec Thérèse la future boulangère, Schubert est invité par la riche famille Esterhazy pendant deux étés dans un beau château hongrois ; il est engagé pour enseigner le piano, et le chant, aux deux jeunes filles de la maison, Marie et Caroline, qui jouent et chantent déjà comme des anges. Il tombe amoureux de Caroline, la plus jeune, tout en sachant parfaitement qu’elle lui sera à jamais interdite par la barrière sociale. Elle est, pour s’exprimer comme Beethoven, son « Immortelle Bien-aimée » à lui. Un jour, Caroline lui reproche gentiment de ne lui avoir dédié aucune œuvre. Schubert confie, assez exceptionnellement, et de façon révélatrice : « Tout ce que je fais, ne lui est-il pas dédié, déjà ? » Caroline sera quand même dédicataire de la Fantaisie à quatre mains en fa mineur. Pendant ce temps, Schubert s’est distrait avec une femme de chambre « absolument charmante » qui lui a peut-être communiqué sa maladie mortelle.

A partir de 1823, il se sait contaminé de la syphilis ; il n’en a que pour cinq ans à vivre. C’est pendant un séjour à l’hôpital qu’il compose son grand cycle de 24 lieder, La Belle Meunière : une histoire presque autobiographique d’un jeune meunier déçu en amour. Le deuxième grand cycle de 1827-28, Le Voyage d’hiver, est une succession de 20 lieder aussi désespérés que visionnaires : amour perdu, froid et glace, errance sans fin dans la solitude enneigée, vers la mort ; ses amis restent gênés et réticents à l’écoute de ce chef-d’œuvre « pas gai ».

Les médecins de cette époque où la « vérole » sévit partout, ne connaissent évidemment aucun moyen efficace pour rendre à Schubert la santé : ils recourent au mercure, comme d’habitude, et l’un d’eux conseille au malade de rester enfermé autant que possible (alors qu’il a tellement besoin de prendre l’air !). Un troisième au contraire lui suggère d’emménager dans un quartier plus aéré. Schubert a vécu presque toute sa vie chez les uns et les autres ; cette fois, il se tourne vers son frère Ferdinand qui habite en banlieue. Ce que le docteur ne sait pas, c’est que ce faubourg est alimenté par des eaux malsaines, et que le typhus y sévit. C’est ainsi que Franz Schubert, déjà affaibli, contracte un typhus qui l’enlève assez expéditivement de ce monde, ce qui lui épargne la lente et atroce déchéance des syphilitiques. Il expire le 19 novembre 1828.

Il est enterré auprès de Beethoven comme il le souhaitait. En 1888, Beethoven et lui sont exhumés et « déménagés » au Carré des Musiciens du Cimetière Central de Vienne, où ils voisinent désormais avec Brahms, Johann Strauss, et -je ne sais pas ce qu’ils en pensent- Arnold Schönberg.

La destinée posthume de Schubert lui accorde progressivement sa véritable place, notamment quand Robert Schumann, critique très réputé, s’intéresse à lui et se rend chez Ferdinand Schubert examiner les manuscrits. Il découvre la 9e Symphonie, dite « La Grande », qui est créée sous la direction de Mendelssohn en 1839. Quant à la Huitième, qui est l’œuvre inachevée la plus célèbre du monde, elle ne sera entendue en concert qu’en 1865, soit 43 ans après son écriture ; elle n’est pas restée inachevée à cause de la mort de Schubert, mais simplement parce qu’il a dû la considérer, avec ses deux mouvements, déjà bien achevée comme cela : malgré quelques efforts, il n’a pas eu le même souffle d’inspiration pour lui en ajouter deux autres…

Au XXe siècle, Otto-Erich Deutsch s’attelle à devenir le catalogueur de Schubert, dont les œuvres sont grâce à lui bien classées, depuis 1951, sous la lettre D., (tout comme le chevalier von Köchel a catalogué Mozart en 1862 sous la lettre K.) Ce musicologue autrichien (1887-1967) a dû fuir son pays après l’Anschluss étant donné ses origines juives, et s’est réfugié en Angleterre de1939 à 1951.

QUELQUES PAGES « AQUATIQUES » DE SCHUBERT

C’est Franz Schubert qui aurait dû s’appeler Bach, le « ruisseau », tant l’eau est présente dans son imaginaire, dans ses choix de poèmes, et dans l’écoulement régulier de ses accompagnements.

L’élément Eau, qui fait littéralement partie de sa nature, se manifeste dès ses quinze ans, quand il signe son premier véritable lied, Le jeune homme au bord du ruisseau, Der Jüngling am Bach (1812). L’accompagnement fluide soutient un texte où les « fleurs sont emportées par la danse des vagues, comme sa jeunesse trop vite fanée », et un amour absent. Toute sa vie, « au fil de l’eau », semble déjà programmée et bouclée.

Le cycle La belle meunière se déroule tout au long d’un ruisseau, auquel le jeune meunier s’adresse finalement davantage qu’à sa meunière adorée ; l’amoureux finit par se suicider tout en douceur dans l’accueillant lit de ce ruisseau murmurant.

Le piano schubertien présente de nombreux effets liquides qui, pour être simples, n’ont rien de conventionnel.

L’impromptu n° 4 de l’opus 90 (D. 899) ruisselle de cascades de doubles-croches très enjouées. La partie centrale est une méditation sentimentale aux couleurs harmoniques profondes.

Le lied « A chanter sur l’eau » (Auf dem Wasser zu singen, D. 774) est une barcarolle assez joyeuse… qui pourtant envisage avec optimisme la destination de notre barque, après la vie, dans un monde meilleur que celui-ci.

Le lied « La ville » (Die Stadt, D. 957), agite quant à lui les eaux noires qu’un rameur impassible fend en cadence ; le narrateur s’éloigne de la ville où il ne verra plus sa bien-aimée. Le lied est traversé par une formule pianistique répétée (un ostinato) liquide, mais lugubre, cette fois.

Le lied « Sur le lac » (Auf dem See, D. 543), sur un poème de Goethe, rêve encore à bord d’une barque ; Schubert a choisi de répéter les derniers vers, où « sur la vague scintillent mille étoiles flottantes ».

Isabelle Werck.

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Pour poursuivre en musique, ci-joint des pièces « aquatiques ».

L’impromptu n° 4,

A chanter sur l’eau :

https://www.youtube.com/watch?v=_ZlQCtf_Cio

La ville :

https://www.youtube.com/watch?v=9BYgu94Df7E

Sur le lac :

https://www.youtube.com/watch?v=FHJwT9EVYZU

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Le re blog de Monsieur jetlag (5) : Visiter Nice un week-end, le meilleur de la French Riviera

Initialement publié sur Monsieur Jetlag :
Direction le sud de la France ! Le blogueur voyageur Monsieur Jetlag vous propose une destination ensoleillée qui évoque l’été mais pas que. Nice, sur la French Riviera se visite aussi tout au long de l’année et ses températures clémentes en fond un endroit privilégié au fil des saisons. De…

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Publication d’un contributeur invité, complétée par deux aquarelles de Nicolas globe croqueur et une aquarelle de Christian Colin, avec son aimable autorisation.

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Direction le sud de la France ! Le blogueur voyageur Monsieur Jetlag vous propose une destination ensoleillée qui évoque l’été mais pas que. Nice, sur la French Riviera se visite aussi tout au long de l’année et ses températures clémentes en fond un endroit privilégié au fil des saisons. De plus c’est le passage de beaucoup d’hommes d’affaires qui pourront en profiter pour rester quelques jours de plus pour se détendre et aussi visiter Monaco. Alors, que prévoir pour quelques jours dans la capitale des Alpes-Maritimes ? Que faire un weekend solo à Nice ? Allez, découvrons les immanquables pour visiter Nice sans ne rien louper !

french riviera weekend nice

SE PROMENER SUR LA PROMENADE DES ANGLAIS

Visiter Nice ne serait pas pensable sans se promener sur la célèbre Promenade des Anglais. C’est la « grande artère » de Nice et la promenade a changé de nombreuses fois depuis sa construction au XIXe siècle. Elle est peut-être très fréquentée et s’étend sur environ 7 km !

Nice french riviera

Hyatt Regency Nice suite

Palais de la méditerranée nice

LE CHÂTEAU DE NICE

L’édification de Nice a commencé dans la citadelle située au-dessus de la ville. Elle date du 11ème siècle et on y trouve des ruines visibles de l’ancienne ville médiévale, qui a été démantelée par Louis XIV au début des années 1700. Les habitants pouvaient facilement garder un œil sur les intrus venant par la mer depuis cet endroit bâti au sommet d’une colline. Visiter Nice sans un petit passage à la citadelle est tout simplement impensable !

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PALAIS LASCARIS

Le Palais Lascaris est un bâtiment baroque édifié au début des années 1600. Il abrite aujourd’hui la 2e plus importante collection d’instruments de musique de France ! Vous y trouverez plus de 500 instruments. Idéal pour les passionnés d’histoire et les amateurs de musique. L’architecture est tout simplement somptueuse… si vous aimez le style baroque, bien sûr !

MUSÉE MATISSE

Henri Matisse est venu pour la première fois à Nice en 1917 et y a vécu pendant 37 ans. Il a vécu un temps à l’hôtel Beau Rivage, tout comme Tchekhov et Nietzsche avant lui. Matisse est également connu pour avoir vécu dans un superbe bâtiment au bout du Cours Saleya (aussi appelé le marché aux fleurs), où se tient le populaire marché quotidien.

Le musée Matisse se trouve dans le quartier de Cimiez à Nice. Vous y trouverez l’une des plus grandes collections au monde de ses œuvres dans une jolie villa du XVIIe siècle entouré de magnifiques jardins. Incontournable pour bien visiter Nice et ses splendeurs !

VISITER NICE ET LES RUES SINUEUSES DE LA VIEILLE VILLE

Au début, vous vous perdrez probablement dans les différentes petites rues et ruelles qui se ressemblent un peu. Une grande partie de la vieille ville de Nice est piétonne. Pour votre repère : La mer est au sud, le château à l’Est, et la ligne de tramway au nord. Vous allez découvrir de magnifiques bâtiments, dont beaucoup datent d’avant 1600. Cela sublime la French Riviera depuis des siècles ! Et si vous avez faim, notre sélection s’arrête sur le Restaurant Casa Leya : tous les plats sont faits maison et le rapport qualité/prix est excellent, tout comme leurs gnocchis aux truffes.

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casa leya

LE MUSÉE DE LA PHOTOGRAPHIE CHARLES NÈGRE

Ce musée de la photographie est relativement nouveau. Au musée de la photographie Charles Nègre, vous verrez des expositions sur certains des plus grands noms de la photographie. Vous y découvrirez également la grande histoire de la photographie. Le musée est situé au 1, place Pierre Gautier dans la vieille ville. Un incontournable de la French Riviera pour visiter Nice !

LE MUSÉE CHAGALL

Le musée Marc Chagall de Nice est principalement consacré à ses œuvres religieuses. Près de 30 peintures d’histoires bibliques appartiennent à la ville de Nice et, grâce à d’autres contributions privées, le musée possède l’une des plus grandes collections d’œuvres de Chagall. Tout comme le musée Matisse, le musée Chagall se trouve dans le quartier Cimiez de Nice.

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Nice french riviera

Nice french riviera

Vous avez donc maintenant accès à toutes les informations pour visiter Nice sur la French Riviera. Une destination incontournable pour notre blog voyage. Et si vous avez envie d’un voyage solo luxe, rendez-vous au sublime Palais de la méditerranée.

Excellent week-end à Nice et sa région !

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Article et photos : Monsieur Jetlag.

Pièces graphiques : Nicolas globe croqueur, Christian Colin.

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Je vous invite à cliquer sur l’aquarelle de Christian (représentant le « Negresco », un des palaces mythique de la Côte). Pour accéder à son site : http://www.christiancolin.com/

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Monsieur Jetlag

Direction le sud de la France ! Le blogueur voyageurMonsieur Jetlag vous propose une destination ensoleillée qui évoque l’été mais pas que. Nice, sur la French Riviera se visite aussi tout au long de l’année et ses températures clémentes en fond un endroit privilégié au fil des saisons. De plus c’est le passage de beaucoup d’hommes d’affaires qui pourront en profiter pour rester quelques jours de plus pour se détendre et aussi visiter Monaco. Alors, que prévoir pour quelques jours dans la capitale des Alpes-Maritimes ? Que faire un weekend solo à Nice ? Allez, découvrons les immanquables pour visiter Nice sans ne rien louper !

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Se promener sur la Promenade des Anglais

Visiter Nice ne serait pas pensable sans se promener sur la célèbre Promenade des Anglais. C’est la « grande artère » de Nice et la promenade a changé de nombreuses fois depuis sa construction au XIXe siècle…

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La publication d’Isabelle Werck (6) : Schubert, 1ère partie

Une biographie, mais pas seulement, d’un grand musicien.

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FRANZ SCHUBERT (1797-1828)

Une vie raccourcie, bien pauvre en succès et bonheurs. Une production incroyable, plus abondante, en proportion, que celle de Mozart, dans un temps plus court. Sous cette plume, peu gratifiée par le monde, circule -qui le croirait ?- une sorte de joie intarissable, comme une petite source toujours présente. Actuellement, tout le monde respecte la grandeur de Franz Schubert, et probablement personne ne déclarerait qu’il ne l’aime pas.

Ses 31 années de vie sont marquées par divers enfermements : le pensionnat dans son enfance ; un métier inadéquat d’instituteur, dans sa première jeunesse ; la ville de Vienne, qu’il ne quitte que sporadiquement pour de rares vacances, et qui subit la pression dictatoriale du ministre Metternich ; et enfin, la maladie, qui le coupe de la société, même si la plupart de ses amis sont fidèles. Ces amis, présents et chaleureux à travers les barreaux invisibles de ses diverses prisons, sont sa bouée de survie.

Franz Schubert est le douzième fils (mais non le dernier sur quatorze) d’un instituteur directeur d’école. Il ne faut pas s’imaginer un établissement à la Jules Ferry : l’école est limitée à deux petites pièces où s’entassent les gamins de cette banlieue modeste de Lichtental, enfants dont les parents, souvent, ne peuvent payer la scolarité. Mais Monsieur Schubert père, bon pédagogue et bien organisé, élargit ses conditions de travail ; il s’établit dans une maison plus grande, accueille des élèves de meilleur milieu, et il aimerait beaucoup pouvoir quitter la banlieue pour Vienne centre, la Innere Stadt. Malheureusement il faut pour cela une autorisation officielle qu’il ne recevra jamais, même si l’administration reconnaît ses mérites : dans l’empire autrichien, l’ascenseur social est très bloqué.

Un instituteur, dans l’Autriche de cette époque, est forcément musicien. Le père Schubert joue du violoncelle et pratiquera le quatuor à cordes avec ses fils. Le petit Franz commence par être un enfant gai et sociable, premier de la classe dans le CP paternel… premier, pour le moment. Ses dispositions pour la musique sont remarquées et, dans l’immédiat, encouragées : le papa lui enseigne le violon, le grand frère Ignaz, le piano -et il finit par congédier ce grand frère en lui disant qu’il apprend mieux tout seul. On le confie à l’organiste de la paroisse, Michael Holzer, pour la pratique instrumentale, le chant, la théorie… Holzer avec des larmes aux yeux avoue n’avoir jamais eu un élève pareil : « Le Bon Dieu lui a déjà tout appris ! » Franz chante comme sopraniste à l’église, avec une belle voix qui va décider de la suite.

En 1808, la chorale des petits chanteurs de la Cour recrute. L’enfant est porté candidat à ce concours, dans le jury duquel figure Salieri, et se voit retenu. On attend aussi qu’il ait un niveau d’instruction équivalent à l’entrée en sixième. Le voici bouclé dans un internat : l’établissement nommé Konvikt regroupe 130 élèves, dont les 18 petits chanteurs de la Cour qui, eux, sont boursiers et doivent chanter à l’église tous les dimanches. Sous un uniforme militaire, Franz, qui ne sort que rarement revoir sa famille alors qu’elle est à deux pas, enfant un peu perdu et mal nourri, se montre introverti, secret, et déjà porteur de lunettes. Heureusement, le directeur, Innocenz Lang, est un mélomane d’autant plus passionné qu’il ne pratique pas la musique lui-même, et il compense son manque en poussant ses élèves : il a fondé leur orchestre et s’intéresse de près à ses prestations. Chaque soir on joue une symphonie et une ouverture différentes. Schubert est second violon et finira par créer là ses premières symphonies. Il devient nul en maths, nul en latin, mais… son « talent musical particulier » est respecté, indiqué dans un bulletin. Il se faufile dans la salle de musique pour déchiffrer seul, composer ses premiers essais. Un « grand » lui accorde son estime ainsi que des sorties à l’opéra : Josef von Spaun, qui va rester son ami et écrire des souvenirs à son sujet. Le jeune musicien, qui est timide et gentil avec tout le monde, trouve vite son petit cercle d’admirateurs. Son problème ultérieur, c’est qu’il dépassera difficilement les limites de ce petit cercle…

Après la mue de Franz, qui devient un ténor au timbre un peu faible, le Konvikt se demande s’il va le garder. Le père Schubert commence à désapprouver cette boulimie musicale qui tourne le dos à tout le reste. Il sort Franz de l’internat avant la fin des études pour l’inscrire à l’école normale des instituteurs, où il est formé en quelques mois, puis le place comme assistant dans son établissement. Il lui confie les plus petits, un niveau en réalité peu facile où il faut beaucoup de patience pour donner les premières bases. Franz ne s’intéresse pas du tout à cette mission éducative (plus tard il détestera donner même la moindre leçon de piano) ; il compose à son bureau, et quand les mouflets sont trop remuants, il manie la trique qui fait alors partie du matériel pédagogique.

Il crée avec un certain succès, un succès de quartier, sa première messe, en fa, à l’église de sa paroisse. La partie de soprano est confiée à une jeune fille nommée Thérèse Grob, pas précisément jolie mais pourvue d’une belle voix et dont il dira plus tard qu’elle est bonne, profondément bonne… Schubert en est amoureux. Pendant de longues pseudo-fiançailles il va espérer l’épouser, mais la demoiselle, et sa famille surtout, attendent qu’il ait une situation. Or la vie d’instituteur ne lui convient pas du tout. Percer comme compositeur ? C’est rarement facile ! Au bout de quatre ans, Thérèse se laisse convaincre par ses parents d’épouser un boulanger aisé. On a un portrait d’elle, après son mariage, où elle arbore plusieurs bijoux de valeur, quadruple rang de perles et fermoir de diamants, boucles d’oreilles assorties, trois bagues sur sa main savamment levée, joyaux que Franz n’aurait pas pu lui payer ! Le jeune compositeur est très triste et avouera qu’aucune fille ne lui avait jamais plu autant ; le personnage de la Belle Meunière, ou du Voyage d’hiver, ces deux cycles de lieder où l’amour finit mal et a un goût de mort, c’est un peu lui-même.

Chose étonnante, il a déjà, avant vingt ans, une grande partie de son catalogue à son actif. Il abandonne l’enseignement, ose résister à son père et prend le risque de se consacrer uniquement à la composition. De toute façon le foyer familial, quoique chaleureux, devenait assez surpeuplé : la mère est morte, le père s’est vite remarié avec une femme gentille mais très féconde. Franz s’en va vivre chez un ami qui s’appelle presque comme lui, Schober. Par la suite, il n’aura que brièvement un logement indépendant, car un loyer sera trop cher pour ses minces moyens, donc la plupart du temps il bénéficiera de l’hospitalité de l’un ou l’autre de ses camarades.

Sa vie désormais pauvre et bohème est réglée à sa façon, qui consiste à écrire le matin, se rendre au café l’après-midi, aller au théâtre ou accepter des invitations le soir. Deux ou trois fois par semaine, en soirée, ses amis garçons et filles se réunissent autour d’un piano où Schubert officie, fait danser la compagnie, anime musicalement des sketches, et ils appelleront cela les Schubertiades.

(à suivre).

Isabelle Werck.

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La publication d’Isabelle Werck (3), « L’Hymne à la joie »

Isabelle Werck, contributrice invitée sur ce blog, nous propose de commencer cette année de manière joyeuse par un texte sur « l’Hymne à la joie ».

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Sur cette publication, je vous propose les vidéos en 10 parties de la « Neuvième symphonie » de Beethoven avant de poursuivre par le texte d’Isabelle Werck sur « l’Hymne à la joie ».

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L’HYMNE A LA JOIE (9e Symphonie de Beethoven, 4e et dernier mouvement).

Beethoven a eu très tôt l’envie de mettre en musique ce texte de Schiller, qui est à la fois un chant à la solidarité humaine, et un aveu d’appartenance à la nature, au cosmos, à l’Etre Suprême.

L’idée est venue au compositeur dès ses vingt-deux ans, en 1792 quand il fréquentait une université très enthousiaste aux idéaux de la révolution française toute récente.

Au fait, Schiller a-t-il parlé de Joie, Freude, ou de Liberté?

On ne sait plus très bien. Le poète a été prévenu dès 1793, par un ami, qu’un certain Ludwig van B., très talentueux, caressait ce projet compositionnel.

Mais Beethoven ne le réalise que trois ans avant sa mort, en 1824, quand Schiller est décédé depuis 19 ans. Le musicien n’a retenu en définitive que 36 vers sur les 96de Schiller, et ne s’est pas gêné pour élaguer, intervertir, retenir les vers les plus grandioses.

La création de la Neuvième Symphonie, à Vienne le 7 mai 1824, a suscité une ovation retentissante et prolongée dans la salle. Pourtant l’effectif de l’orchestre et des chœurs était bien inférieur à celui que l’on exige aujourd’hui. Beethoven, complètement sourd, «dirigeait», mais, placé à côté du chef Michaël Umlauf.

Le compositeur n’a pas perçu le tonnerre d’applaudissements, et c’est la mezzo soliste qui, le prenant par le bras, l’a fait se retourner vers un auditoire en délire.

Le musicien, en réalisant son rêve sur le tard, a eu l’audace de couronner pour la première fois une symphonie, sa dernière, par cette grande cantate ajoutée : au fond, c’est une messe laïque, devenue bien plus populaire que sa Missa solemnis de1822.

Le thème proprement dit de l’Hymne à la Joie, qui semble si simple, actuel hymne européen mis à toutes les sauces, a coûté à son auteur bien des tâtonnements et des brouillons rageusement froissés… que l’on a retrouvés+: car Beethoven, très «bordélique», jetait peu, et mal.

De toute façon, ce thème figure déjà, presque identique, dans un ouvrage antérieur de Beethoven, la Fantaisie pour piano, chœurs et orchestre op. 80 (1808) qui est souvent considérée comme une étude préparatoire de la Neuvième. Et puis, l’idée de confier à un chœur une louange humaniste de la liberté, de l’amour, de la fraternité a déjà été accomplie dans la scène finale qu’il a ajoutée à Fidelio en 1814: l’opéra se termine, comme la Neuvième, à la façon d’un oratorio.

«L’Elysée», dont la Joie est la fille, est le paradis antique; mais d’après les éclaircissements de Schiller lui-même, ce terme représente ici une réalisation de l’idéal sur terre, grâce à la vaillance et à la solidarité des femmes et des hommes.

Le compositeur insiste particulièrement sur les huit premiers vers, porteurs du thème célébrissime, qui revient régulièrement comme un refrain, ou comme un sujet de variation : Joie, belle étincelle des dieux , fille de l’Elysée. Nous approchons, enivrés par ta flammeHimmlische, dein Heiligtum. Déesse, de ton sanctuaire, tes magies unissent de nouveau, ce que la routine a sèchement divisé . Tous les humains deviennent frères, là où se pose ta douce aile.

Ce final comporte quatre grandes parties: une exposition instrumentale, puis une exposition vocale, toutes deux centrées sur le thème de l’hymne. Une troisième section sur un nouveau thème, celui de l’embrassement universel, et enfin une importante synthèse conclusive avec les deux thèmes.

Dans l’ensemble, une frénésie presque «païenne» côtoie des solennités de type religieux; deux styles se complètent. Première partie: exposition instrumentale. L’exposition orchestrale commence par ce que Wagner surnommait «la fanfare de l’effroi», jetée sur une brutale dissonance.0’14.

Un récitatif bourru de violoncelles et contrebasses s’interrompt de temps à autre pour laisser surgir des citations des trois mouvements antérieurs de cette symphonie, comme un index, un résumé de l’œuvre : l’aube du premier mouvement (0’52), les bonds du deuxième mouvement (1’25), un soupir du troisième mouvement(1’50)… que suit une esquisse de l’Hymne à la Joie (hautbois, clarinettes, 2’25).

Le plus drôle, ce sont les notations de Beethoven lui-même sur son manuscrit à ces passages: 0’52, «Oh non, ceci nous rappellerait trop notre état de doute» ; 1’25 : «Cela non plus, ce n’est que plaisanterie, il faut chercher quelque chose de plus beau» ; 1’50 : «Cela est trop tendre, il faut chercher quelque chose de plus éveillé», et enfin à 2’25: «Ah, le voici, il est trouvé, joie!». Il pense tout haut et accouche difficilement devant nous, en exprimant son remue-méninges dans sa musique même, 2’55.

Après tout ce suspense, le thème de l’Hymne à la Joie fait beaucoup d’effet quand il est enfin énoncé, dans toute sa longueur, aux cordes graves (violoncelles, contrebasses),3’38, variation de l’hymne aux altos (avec en contrepoint un basson, qu’on entend, mais qu’on ne voit pas), 4’30, autre variation, aux violons, 5’15, autre variation en tutti, avec trompettes

Deuxième partie : exposition vocale qui commence comme un décalque de la précédente ; d’abord la fanfare très discordante et furieuse, puis, à la place du récitatif de cordes graves :0’27.

Le baryton-basse solo proclame : Oh mes amis, pas ce bruit là ! Mais quelque chose de plus agréable et joyeux .

Ces paroles introductives ne sont pas de Schiller mais de Beethoven qui, selon son habitude, conçoit et réfléchit tout haut jusque dans son œuvre même,1’15. La basse chante tout l’hymne avec les paroles déjà traduites ci-dessus : Joie, fille de l’Elysée, etc…, les 8 vers ,2’05. Le quatuor de solistes chante les 8 vers suivants : Celui qui a l’heureuse fortune, sein d’être l’ami d’un ami, et celui qui a trouvé une noble épouse, qu’il mêle à nous sa jubilation. Oui, même celui qui n’a pu nommer sienne qu’une seule âme sur terre, mais celui qui ne l’a jamais pu, qu’il quitte cette assemblée en pleurant.

Le chœur renchérit sur les 4 derniers vers, 2’53. Variation de ce qui précède, soli d’abord, puis chœurs qui approuvent, sur les vers suivant. Tous les êtres boivent aux seins de la nature. Tous les bons, tous les méchants, suivent sa trace semée de roses. Elle nous a donné les baisers et le vin. Un ami loyal jusque dans la mort…

La volupté a été donnée au ver de terre…3’35 … jusqu’à parvenir à un passage très vertical, très majestueux : et le chérubin se tient devant Dieu ! (Insistance du compositeur sur ces mots). Dans la tradition, les Chérubins ne sont pas des angelots, mais des anges très hauts placés dans la hiérarchie, avec les Séraphins.

Elle commence par la variation la plus amusante de l’hymne, une marche, alla marcia, pour le ténor et le chœur d’hommes, variation dite «turque», à cause de sa sympathique quincaillerie de percussions, grosse caisse, triangle, cymbales. La familiarité de ton, le côté à la fois militaire (timbre du piccolo) et plébéien sont un apport très franc de Beethoven dans la sphère symphonique : il ne dédaigne pas la musique de la rue et s’adresse à tout un chacun, joyeux, comme volent ses soleils.

Plan Sur la magnifique plaine du ciel, poursuivez, frères, votre chemin. Avec joie comme un héros à la victoire, le chef indique vite sur ses doigts les plus petites unités du tempo, pour obtenir une précision absolue de l’ensemble, 1’47. Commentaire orchestral fugué, frénétique, très dansant,3’41 . Explosion de l’hymne, tutti choral sur Joie, fille de l’Elysée…

Troisième partie, 4’41 : Un nouveau thème : Embrassez-vous, millions d’êtres! Ce baiser au monde entier ! Frères, au-dessus de la voûte étoilée. Un père bien-aimé doit demeurer.

Cette section est globalement plus lente et d’une haute dévotion; c’est là que la Neuvième affirme sa vocation de messe déiste. Le thème est annoncé par les voix d’hommes et les trombones avec une quasi-sévérité qui emprunte au chant grégorien. Puis s’ajoutent les voix de femmes dans une ample polyphonie. Et on enchaîne avec ce passage très interrogatif : Vous vous prosternez, millions d’êtres? Monde, pressens-tu le Créateur ? Cherche-le au-dessus de la tente étoilée, au-dessus des étoiles il doit habiter ,0’29. Un sommet purement magique est atteint sur l’évocation de la voûte étoilé : l’empilement tranquille des instruments et des voix, du grave à l’aigu sur un seul accord suspensif et doux (la, do dièse, mi, sol, si bémol, neuvième de dominante), nous fait littéralement lever la tête vers un brouillard cosmique où les astres planent en tremblant.

Quatrième partie, 0’52. Soudain les voix féminines, énergiques comme des flèches de lumière, déclenchent une écriture fuguée qui entrelace les deux thèmes de l’embrassement (Embrassez-vous…) et de la Joie (fille de l’Elysée), 2’24. Passage haletant, entrecoupé et presque atonal des basses et ténors sur «Vous vous prosternez ? Pressens-tu ?». La réponse à cette inquiétude est donnée quand les voix de femmes interviennent : «Cherche-le au-delà de la tente étoilée», avec un nouvel effet un peu diffus,3’09.

Hymne à la Joie varié, très volubile, avec soli et chœur, 4’40. Polyphonie très douce des solistes, lenteur et apaisement avant l’éclatante fin,5’31. Coda, qui porte à un sommet d’incandescence dionysiaque, l’esprit de la danse, une flambée rythmique très enlevée. Le chœur conclut sur ultime et splendide invocation à la Joie, remplie de gratitude et puissamment ralentie:

FREUDE, SCHÖNERGÖTTERFUNKEN$!GÖTTERFUNKEN$!

Isabelle Werck.

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Pour les passionnés de généalogie, voici la fiche du musicien sur généastar (réservé aux abonnés geneanet) sur ce lien.

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