Rencontre urban sketchers sur Tours les 2 et 3 juin 2018

Dans le cadre de la rencontre Urban sketchers à Tours (ma ville natale) les 2 et 3 juin 2018, organisée par, Stéphane Prévot, j’ai le plaisir de vous présenter ce que j’ai produit.

Tout d’abord, cet événement a été riche en rencontres, dans la mesure ou des sketchers états-uniens de Minneapolis (ville jumelée avec Tours), se sont joints à nous, comme Kathleen Fenske (que j’aurais le plaisir de revoir le samedi suivant sur une sortie parisienne organisée par Delphine Priollaud-Stocket), Chris Franchevich, Julie Baugnet, Tula Draw, Ménard-King, Richard Stephens. J’ai également retrouvé François Caplan, accompagné du dessinateur et illustrateur Frédéric Dégranges (son blog sur ce lien), et rencontré pour la première fois, Alex Hillkurtz, Brigitte Bertrand et Mireille Bachelier. La présence de nos ami(e)s outre-atlantique répondait à l’invitation de Patrice-Alain Gauron, président de l’association Tours’n Minneapolis Sister Cities. Anne Guéniot, vice-présidente de cette association, nous a accompagné pendant ces deux journées, avec de son fils, Paul, 5 ans, qui s’est essayé au dessin. Bien d’autres sketchers avaient aussi répondu positivement au rendez-vous.

Nous nous sommes retrouvés place de Châteauneuf  qui offre des vues sur la Tour Charlemagne et la Tour de l’Horloge, vestiges de l’ancienne église collégiale Saint-Martin commencée au XIe Siècle.

La place de Châteauneuf, restaurée en 2017, a été rendue presque entièrement piétonne et, surtout, végétalisée avec l’ajout d’un essence d’arbre peu commune dans la région, l’olivier.

Ci-dessous, tout d’abord, deux représentations de la Tour Charlemagne, à l’encre sépia et à l’aquarelle (pour celle-ci, j’ai essayé de m’inspirer de la technique de mon illustre voisin, Alex Illkurtz).

 

… puis la tour de l’Horloge coiffée d’une toiture d’une forme peu commune pour des édifices romans tourangeaux.

La place permet de découvrir le chevet de la Basilique Saint Martin, édifice néo-byzantin que de définirait comme une « pâtisserie architecturale » (ce n’est que mon avis), édifiée entre 1886 et 1902. L’architecte de ce monument est Victor Laloux qui a marqué son empreinte sur Tours avec l’Hôtel de Ville, la Gare. On retrouve d’autre édifices en France, comme la gare d’Orsay, aujourd’hui Musée d’Orsay, le siège central du Crédit Lyonnais et l’Ambassade des Etats-Unis à Paris, le Monument aux morts au jardin du Plateau des poètes à Béziers, ou encore la Villa des Bambous au 65 boulevard de la Croisette à Cannes, aujourd’hui disparu.

Ci dessous, deux vues des rues adjacentes de la place de Châteauneuf, la rue des Halles et la rue des Bons enfants.

Je ne quitterai pas cette magnifique place sans évoquer LE monument remarquable situé au numéro 15. Il s’agit de l’ancien Hôtel des Ducs de Touraine ou Hôtel de la Crois Blanche, édifié au 15ème siècle.

Composé de deux bâtiments à pignons triangulaires desservis par un escalier situé dans une tour octogonale. La tourelle à encorbellement permettait l’accès à la salle des gardes.

l’édifice a connu des remaniements au 17ème siècle et, au 18ème siècle, l’ajout du bâtiment à mansarde lie l’édifice originel au chevet de l’ancienne église Saint Denis, qui a servi d’écurie après la Révolution avant de devenir une salle de bal.

En 2018, l’hôtel abrite la Maison des Combattant et l’église, un conservatoire musical.

Direction maintenant une autre place emblématique de la ville de Tours, la place Plumereau, très animée, comprenant de nombreuses terrasses de restaurants et de cafés, situés au pied d’édifices pour certains à briques et colombages, pour d’autres, en pierre de tuffeau, si caractéristique de la région.

Les rencontres USK s’accompagnent aussi de pauses déjeuner, et nous avions choisi  l' »Irish Company ». François en a profité pour croquer quelques uns d’entre nous. Pour ma part, j’ai choisi de représenter ce que je voyais dans le miroir.

Avant de nous retrouver dans un café pour conclure la 2ème journée, Stéphane nous a emmené à proximité de la place, à l’endroit ou ont eu lieu des fouilles archéologiques, ce qui nous a permis de déambuler dans le vieux Tours pour en (re)découvrir tout le charme.

C’est sur une vue d’un bâtiment à colombages et en pierre de tuffeau, à proximité d’une chapelle que j’achève ce récit.

C’est tout, … pour le moment.

Nicolas Globe croqueur.

Etape graphique sur les bords de Loire à Tours, juillet 2017

Cette publication relate une randonnée graphique, fin juillet, sur la rive gauche de la Loire à Tours.

Par une belle journée ensoleillée du dernier samedi de juillet 2017, sur l’initiative d’une journée organisée sur les bords de Loire, dans ma ville natale, à Tours, par l’aquarelliste Stéphane Prévot , que je rencontrais pour la première fois, et entouré de cinq autres personnes, dont une vaillante octogénaire, je vous présente mes travaux du jour.

Stéphane avait choisi la rive gauche du fleuve, et nous sous sommes d’abord posés en aval du Pont Wilson, (ou Pont de pierres), édifié à partir de 1665 et terminé en 1778, il est le plus vieil ouvrage de la ville. Sur ses 15 arches, il enjambe le fleuve sur 434 mètres.

En 1978, soit 200 ans après son achèvement, les 4 arches Sud se sont effondrées un dimanche matin, fort heureusement ne faisant aucune victime. Les nombreuses interventions humaines, d’extractions de sables sont à l’origine de la catastrophe. Les arches manquantes ont été reconstruites à l’identique, et l’ensemble du pont consolidé. Au moins cet effondrement aura permis un renforcement de la surveillance de tous les ouvrages traversant la Loire, à commencer par celui du chemin de fer à Montlouis.

Samedi 29 juillet 2017

Samedi 29 juillet 2017

Je me suis penché ensuite sur le passage arboré du quai de la rive gauche, avec la dernière arche du pont en arrière-plan.

Samedi 19 juillet 2017

Samedi 29 juillet 2017

Nous avons déjeuné à la Guinguette tourangelle, située au pied de l’escalier qui mène à la Place Anatole France, sur laquelle est se dresse une grande roue foraine (en données 2017).

Nous avons ensuite « migré », l’après-midi en direction de la passerelle St Symphorien, (ou Pont de Fil), sujet à une étude au trait, puis à l’aquarelle.

Ce pont suspendu piétonnier et cyclable a été construit de 1845 à 1847 par les frères Seguin, sur l’emplacement d’un ouvrage médiéval. Détruit en 1940… et de nouveau en 1944, il a connu depuis diverses fermetures puis réouvertures pour des questions de sécurité et de travaux de canalisations. Au début de XXe Siècle, l’ouvrage reliait le quartier populaire Paul Bert, sur la rive droite, au centre de Tours. En arrière plan, le Pont Mirabeau, terminé en 1972.

De nombreux oiseaux font étape, nichent ou se reproduisent sur ce fleuve resté sauvage, comme des aigrettes, que nous avons eu la chance d’apercevoir.

Samedi 29 juillet 2017

Samedi 29 juillet 2017

Je me suis attardé également sur l’enfilade des escaliers qui relient les quais à la promenade arborée de l’avenue André Malraux, sans oublier de me focaliser sur un des anneaux, qui permettaient l’amarrage des embarcations du temps ou le fleuve était navigable.

Samedi 29 juillet 2017

Nous avons conclu cette agréable journée ensoleillée par la dégustation d’un rosé de Loire, prétexte à un dernier dessin sur les nombreuses personnes attablées à la guinguette.

Samedi 29 juillet 2017

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

Le site de Stéphane Prévot, qui projette de publier un livre d’aquarelles intitulé « Carnets de Tours », début 2018, c’est ici.

Sur cet autre lien, d’ intéressantes photos d’Olivier Simon sur les oiseaux de Loire.