Le Canal du Midi (21/33), le Canal de la Robine (2012-2014) (4/4) : de l’écluse de Mandirac à Port-la-Nouvelle

Voici le 4ème  et dernier article que je vais consacrer au trajet que j’ai effectué le long des 31 km du Canal de la Robine à bicyclette les mercredi 27 et jeudi 28 août 2014, par un temps ensoleillé. Ici, il va être question du trajet entre l’écluse de Mandirac et le phare de Port la Nouvelle, l’ultime étape du parcours. C’est aussi le 21ème article consacré aux récits de mon trajet à vélo (22ème article)

Je reprendrai ensuite le cours de mon récit sur le Canal du Midi à partir de l’embranchement du Canal de Jonction de la Robine, direction Béziers.

C’est parti pour les 8 km 802 de ce dernier bief du Canal de la Robine, et qui offre des vues sur les étangs de Bages, Sigean, de la Sèche, du Charlot sur la rive droite, de l’Ayrolle et de la Berre sur la rive gauche. Sur la photo du bas, l’étang de l’Ayrolle.

Diverses habitations à cet endroit, comme un petit restaurant-buvette ma foi bien sympathique, repris par des gérants dynamiques (en données 2014), et aussi un bâtiment ferroviaire bordant la ligne Narbonne-Cerbère qui longe le bief sur une grande partie de son parcours.

C’est à partir d’ici également que le chemin de St Jacques bifurque.

jeudi 28 août 2014

Le canal et le chemin de fer se frayent un passage entre toutes ces étendues d’eau et des pins parasols viennent ponctuer de longues sections sans arbres. Il est donc préférable, en plein soleil au mois d’août,  surtout sur ce long bief isolé, notamment sur la rive gauche, de marcher ou pédaler avant 12 heures ou après 16 heures. A ma connaissance, aucune possibilité de se ravitailler en eau potable avant l’arrivée sur l’écluse Sainte Lucie, du moins sur la rive gauche.

jeudi 28 août 2014

Sur la rive droite, le petit étang du Charlot vient se blottir contre l’étang de la Sèche. Le Canal délimite, juste après l’écluse les communes de Narbonne et de Gruissan, puis, à quelques centaines de mètres de la maison cantonnière de l’Ardillon, Gruissan et Port la Nouvelle.

Le chemin de fer, à partir d’ici, se désolidarise pour délimiter l’étang du Charlot au Sud-Ouest alors que le canal le borde sur sa partie Nord-Est, et l’Ile Sainte Lucie se termine à l’Est de celui-ci.

Le bief de Sainte Lucie demeure un « paradis » pour les amateurs (et professionnels) de photographies ornithologiques, surtout en périodes de migrations septentrionales ou méridionales selon les saisons. C’est le cas des goélands, des aigrettes garzettes, présents qu’en hiver alors que l’on peut observer toute l’année des oiseaux « à demeure » comme les mouettes, les grands cormorans ou les martin-pécheurs.

L’activité de la pêche se pratique dans le secteur et on peut y attraper des anguilles, des dorades, des bars, soles et mulets, que l’on peut retrouver aussi dans le canal, comme en témoigne le nombre important de pêcheurs présents aux abords de l’écluse de Mandirac lors du passage de mon ami Jean-François en décembre 2014, ce qu’il raconte dans cet article.

jeudi 28 août 2014

De nombreux chemins de randonnées s’offrent aux marcheurs dans les environs comme celui qui relie Port la Nautique au magnifique village de Bages, qui s’inscrit dans les 75 km  du sentier du Golfe Antique qui fait le tour de l’étang de Bages-Sigean (pour rappel, ces étangs formaient un Golfe sous l’Antiquité).

Le sentier du Golfe Antique se confond avec celui du chemin du halage du canal sur sa rive gauche de l’écluse de Mandirac jusqu’à Port la Nouvelle et sur une partie de sa rive droite, toujours à partir de l’écluse avant de bifurquer une centaine de mètres plus au Sud.

La commune du village cité plus haut, celles de Peyriac de Mer et de Sigean bordent l’étang ainsi que le Parc naturel de la Narbonnaise et le fameux parc zoologique de la Réserve Africaine créé en 1972, abritant environ 2 000 oiseaux, 900 mammifères, 900 reptiles (en données 2014).

Les vignes des Corbières viennent border également les étangs

Le peu de passage, une forte chaleur, et la vue de ces étendues d’eau à perte de vue m’ont donné l’envie de me baigner ne serait ce que 10 minutes dans l’étang de l’Ayrolle. Le fait que ce soit très certainement interdit, d’une part, le fait que je sois seul, sans avoir emporté avec moi ni serviette ni maillot de bain, d’autre part, renforcé par l’idée que le rapport au corps de nos pays latin diffère de celui des pays nordiquesvis à vis de la nudité, et n’ayant peut être plus ni la spontanéité ni l’audace que j’aurais certainement pu avoir quand j’étais plus jeune, m’ont fait renoncer à cette idée. Je me suis donc contenté d’admirer ces panoramiques au cours d’une halte sous un pin parasol et que je vous fais découvrir à travers les photos ci dessous.

jeudi 28 août 2014

J’approche de l’Ile de Sainte Lucie par son versant Nord-Est, longe le tracé du canal alors que l’ancien cours d’eau la délimitait sur son versant Sud-Est avant la construction de l’écluse Sainte Lucie.

Sur la photo ci dessous au milieu, le site des chantiers navals associatif, « Les ateliers de la Mémoire » (en données 2014), qui se visite les jeudi et animé par Yann Pajot, charpentier de marine.

jeudi 28 août 2014

C’est sous sa direction qu’ont été restaurés entièrement la barque de patron la « Marie-Thérèse » et en partie la goélette mallorquine construite en 1916 aux Baléares, classée Monuments Historiques par l’Etat Français en 1988, le « Miguel Caldentey », évoqué dans l’article précédent « Le Canal de la Robine jusqu’à l’écluse de Mandirac ».

Selon des prévisions datant de 2007, cette embarcation, qui transportait notamment des oranges des Baléares était supposée être remise à flots après complète restauration, dans le but de lui permettre de refaire du commerce à la voile en accueillant douze personnes en navigation sur le bassin méditerranéen et en Europe du nord, et cela … dès 2015.

Cependant, la crise économique de 2008 (merci les banques !!!) a du très certainement repousser à plus tard ce projet (aux calendes grecques, sans doute !!!???). En attendant, la coque stationne sur le site de Mandirac (à proximité de champs de riz). Elle reste malheureusement vulnérable à l’usure du temps et aux éventuelles dégradations.

Donc, affaire à suivre, dans la mesure ou je projette de revenir sur ces lieux les années qui viendront, et j’ose espérer vous donner de bonnes nouvelles.

jeudi 28 août 2014

Me voici rendu à la cinquième et dernière écluse du Canal de la Robine, Sainte Lucie, à bassin simple lieu arboré, propice au repos, à la détente, aux piques-nique, à la pêche… ou au farniente, avec un bâtiment très bien restauré.

Elle fut construite en 1872 suite à la création de Port-la-Nouvelle et au nouveau tracé du canal au niveau de l’Ile, pour en faciliter la navigation jusqu’à la ville. A noter les bajoyers droits et un bassin plus allongé que ceux des autres écluses.

jeudi 28 août 2014

Le bâtiment abrite une exposition sur la faune et la flore locale. En revanche, absence de plaque éclusière (en données 2014). C’est ici le point de départ de nombreux chemins de randonnées sur l’Ile de Sainte Lucie, colline calcaire avec de nombreux sentiers qui permettent de découvrir une végétation méditerranéenne intense.

jeudi 28 août 2014

Des rencontres insolites sont possibles, tant sur les personnes que sur leur « attirail » comme ce monsieur de 87 ans habitant Leucate et qui s’astreint à pédaler quotidiennement sur un vélo « couché » électrique muni de 2 batteries. Je reste bluffé par la forme physique de cet octogénaire qui fait mentir l’adage comme quoi la vieillesse peut être un naufrage. Ce personnage me fait penser à ce centenaire cycliste, Robert Marchand qui continue à gravir des cols, malgré son grand age.

jeudi 28 août 2014

Après une pause d’une demi-heure, me revoici parti, enfourchant ma bicyclette, direction Port-la-Nouvelle et son phare, autrement dit, environ 4 km. La mer approche, comme en témoignent ces navires à l’horizon.

jeudi 28 août 2014

Sur les photos ci dessous, au delà de cet ouvrage, se termine le Canal de la Robine en convergeant, après ce pont à l’architecture « Eiffel », avec la Berre. La ligne de chemin de fer dessert le site des Cimenteries de l’entreprise Lafarge et autres sites portuaires (en données 2014).

Nous sommes au km 31 du Canal de la Robine, à 3,033 km du phare de port la Nouvelle, à 39,474 km de l’embranchement sur le Canal du Midi, à 208 km du point de rencontre de ce dernier avec la Garonne et à 112,500 km du phare des Onglous en longeant les canaux.

Il est à noter que c’est par ici que l’ancien tracé du cours d’eau entrait sur la ville.

jeudi 28 août 2014

L’activité liée aux loisirs fait face à l’activité industrielle. Il existe aussi un port de commerce, un port de pêche et un port de plaisance.

Port la Nouvelle possède aussi sa propre criée et des chalutiers peuvent venir y mouiller.

Cette ville a été d’abord un hameau, puis un village avant d’accéder au statut de commune en 1844, puis l’arrivée du chemin de fer lui permit d’accéder au statut de station balnéaire.

Malheureusement, ce ce n’est qu’un avis personnel, les architectures du bord de mer n’offrent rien d’exceptionnel et on pouvait s’attendre à mieux, du moins à une esthétique comparable à celles de Sète, Collioure, Banyuls en France, ou Sitges, en Espagne. Cependant, il reste à une échelle humaine et de ce fait conserve un esprit de proximité et il n’existe aucune tour affreuse comme celles que l’on voit à Bénidom, en Espagne, symbole des vacances industrielles.

jeudi 28 août 2014

Ci dessous, différentes vues depuis l’arrivée du Canal de la Robine et depuis le phare. Sur la photo du bas,  les silos à céréales construits dans les années soixante.

jeudi 28 août 2014

Toutes ces architectures qui peuvent être considérées comme faisant partie du patrimoine, témoignent d’une activité portuaire importante : céréales, gaz, liquides alimentaires et industriels, agro-alimentaire, argile et minerais, produits sidérurgiques et forestiers etc…, et le port offre des aires de montage de pièces détachées qui nécessiteraient un transport routier hors gabarit si elles étaient assemblées ailleurs.

jeudi 28 août 2014

Voici le symbole qui marque la fin (ou le début) du trajet des marcheurs, des cyclistes, voire des navigants qui choisissent d’emprunter le Canal de la Robine.

Il se caractérise par tour cylindrique de 18 m avec un feu scintillant blanc.

Le département de l’Aude ne compte que deux phares maritimes (en données 2014), celui ci et celui du Cap Leucate.

Par les canaux, nous sommes approximativement à 25 km de Narbonne, à 35,805 km de Sallèles d’Aude, 42,507 km de l’embranchement sur le Canal du Midi, à 211,033 km du point de rencontre de ce dernier avec la Garonne, à 115,533 km du phare des Onglous, et à environ 135 km de Sète.

jeudi 28 août 2014

Vauban, puis le Frère Bernardin Pons avaient eu le projet de créer un canal pour relier le Languedoc et le Roussillon, autrement dit de Port-la-Nouvelle à Perpignan via l’étang de Leucate mais l’absence de volonté politique et très certainement les interrogations sur l’utilité économique d’une telle entreprise firent que jamais ce cours d’eau ne vit le jour … et pourtant, sur le plan de l’activité touristique, batelière de plaisance en particulier, il eut sans doute connu un réel succès !!!

Pour rebondir sur le thème de la randonnée, et plus particulièrement en montagne, Port-la-Nouvelle est le point de départ du Sentier Cathare, à travers les Corbières et les Pyrénées jusqu’à Foix.

Une autre ballade sympathique à faire à pied : 15 km en bord de mer, direction La Franqui.

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

 

Retour sur la liste des 33 articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le Canal du Midi (20/33), le Canal de la Robine (2012-2014) (3/4) : de la sortie de Narbonne à l’écluse de Mandirac

Voici le 3ème article sur les 4 que je vais consacrer au trajet que j’ai effectué le long des 31 km Canal de la Robine à bicyclette les mercredi 27 et jeudi 28 août 2014, par un temps ensoleillé. Ici, il va être question du trajet entre la sortie de Narbonne à l’écluse de Mandirac sur lequel je vais découvrir une culture que je ne m’attendais pas à voir, croyant qu’elle n’existait qu’en Camargue. C’est aussi le 20ème article consacré aux récits de mon trajet à vélo.

Je dédie ce récit à ma cousine Paulette, qui connaissait un peu l’endroit, qui suivait assidûment mes écrits depuis « Le bassin de l’Embouchure et 1er bief » et m’encourageait dans mes démarches.

Je souligne également que le trajet que je vais emprunter jusqu’à Port la nouvelle peut se confondre avec deux itinéraires :

L’itinéraire de l’Eurovélo 8 Cadiz-Athènes, et plus particulièrement le trajet de Port la Nouvelle à l’avant dernier pont avant le Phare des Onglous, sur le Canal du Midi, à Marseillan, le Pont du Maire, via Narbonne, Sallèles d’Aude, l’embranchement du Canal du Midi et de Jonction de la Robine (photo ci dessous), Argeliers, Capestang, Poilhes, Colombiers, Béziers, Marseillan.

Un des nombreux parcours des Chemins de Saint Jacques de Compostelle, sur le même trajet cité dans le précédent paragraphe, par une variante du chemin appelé « piémont pyrénéen », pour les pélerins qui viendraient d’Arles et choisiraient de passer par Perpignan. A ce sujet, la fameuse coquille sera bien présente sur certains panneaux.

Sur la photo ci dessous en bas, un tracé rectiligne fait place ce qui était autrefois une courbe, quand le cours d’eau n’était pas encore un canal.

jeudi 28 août 2014

Des sections arborées et non arborées alternent sur ce parcours au bord d’un canal que l’on pourrait assimiler à un cours d’eau naturel, ce qui est un peu normal pour un tracé qui emprunte un ancien lit de l’Aude, puis de la Robine.

Deux panoramiques intéressants à relever;

-Le Mont Canigou, sommet emblématique des Pyrénées Orientales et qui marque la frontière entre la France et l’Espagne, et qui nous invite à voyager vers de nouvelles contrées.

-La cathédrale de Narbonne, les tours Saint Martial et de la Madeleine, le donjon Gilles Aycelin, avec, en arrière plan, la Montagne Noire sur son versant Sud-Est.

La rencontre d’un groupe de jeunes allemands pratiquant le canoë et le kayak, en provenance très certainement de l’écluse en aval, rapelle la vocation touristique du canal

jeudi 28 août 2014

jeudi 28 août 2014

J’aurai l’occasion aussi de découvrir, au bord du chemin, une tente igloo dans une petit espace cloturé avec un jardin potager bien tenu, très certainement habité par un sans abris désireux de personnaliser son « espace » et, surtout, de pouvoir se nourrir de ses salades et de ses quelques autres légumes récoltés par ses soins.

jeudi 28 août 2014

Me trouvant toujours sur la commune de Narbonne, j’approche du site de Mandirac et je retrouve le symbole d’une coquille qui rappelle que je me trouve sur l’itinéraire des chemins de St Jacques de Compostelle, évoqué plus haut.

jeudi 28 août 2014

Parmi les différentes embarcations présentes sur le lieu, j’attire votre attention sur les photos à droite dans lesquelles je découvre une barque de patron, et pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit de la « Marie-Thérèse » qui a connu une histoire mouvementée.

Après des années de bons et loyaux services, à transporter des tonneaux, ou plutôt des demi-muits (unité de transport du vin) sur le Canal du Midi, un sétois lui offrit une seconde vie en l’exploitant tour à tour en boite de nuit, puis en restaurant. Amarrée dans la ville de Georges Brassens, elle coula avant que le Conservatoire du littoral aidé par les VNF envisage de restaurer ce très probable dernier exemplaire de barques du Midi.

De 1998 à 2003, elle sera restaurée par une équipe de jeunes en réinsertion grâce à divers fonds publics, privés, régionaux etc…

De nouveau apte à naviguer en 2002, elle a longé le Canal de la Robine vers l’Aude, traversé Narbonne pour se diriger vers Sallèles d’Aude avant de revenir sur Mandirac, et qui s’y trouve toujours, en 2014.

A l’origine, c’était la Barque N°7, construite au pont des demoiselles à Toulouse en 1855, et exploitée par la famille de patron barquier Denty (sources Yann Pajot, charpentier de marine, un des responsables de chantiers navals associatif  « Les ateliers de la Mémoire » basé sur le site de Sainte Lucie).

jeudi 28 août 2014

Je découvre une culture que je ne m’attendais pas à trouver ici, moi qui croyais que les champs de riz en France métropolitaine n’existaient qu’en Camargue. Cette culture est aussi de nouveau présente sur l’étang asséché de Marseillette près de Canal du Midi entre Trèbes et La Redorte.

L’alimentation de ces champs par des rigoles reliées au cours d’eau souligne ici la vocation agricole du canal.

Sur la photo ci-dessous en bas, l’embarcation en cale sèche et en restauration (en données 2014 et 2015) est une goélette mallorquine construite en 1916 aux Baléares et, classée Monuments Historiques par l’Etat Français en 1988.

Le « Miguel Caldentey », a été repêché dans le port de Canet en Roussillon et est en cours de restauration dans le but de lui permettre de refaire du commerce à la voile en accueillant douze personnes en navigation sur le bassin méditerranéen et en Europe du Nord (sources Yann Pajot, charpentier de marine, un des responsables de chantiers navals associatif  « Les ateliers de la Mémoire » basé sur le site de Sainte Lucie).

Espérons donc que cette embarcation connaisse le même avenir que la réplique de l’ « Hermione », navire sur lequel Lafayette est parti en Amérique en 1780.

jeudi 28 août 2014

Me voici rendu maintenant sur la quatrième écluse du canal, l’écluse de Mandirac, à bassin simple.
Quelques vues de l’ouvrage en amont, de la maison et de la plaque.

La construction de cet ouvrage, précédé d’un épanchoir, a permis de remplacer la boucle qui existait auparavant et de rendre plus rectiligne le canal.

jeudi 28 août 2014

Au niveau du bassin de l’écluse, une ancienne école occupée par un club d’aviron et en aval des portes éclusières, sur la rive droite, une buvette … fermée ce jour.
Ici commence le bief de Sainte Lucie qui serpente le long de cinq étangs (Bages, Sigean, de la Sèche, du Charlot sur la rive droite, de l’Ayrolle et de la Berre, sur la rive gauche).

Se trouvent, pas très loin de l’écluse la Tour Barberousse, les étangs de Gruissan, de Mateille, et de Grazel.

jeudi 28 août 2014

Ainsi se termine ce récit .

C’est tout, … pour le Moment !

Nicolas.

 

Retour sur la liste des 33 articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Un article à propos des barques de patron et de la Marie-Thérèse en particulier.

Un lien à propos de la « Marie-Thérèse » sur le site « Histoire et patrimoine des rivières et canaux »

 

Un article sur les eurovélos du site « Les roues de Jude ».

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Et en « bonus »

Le site FloChloandCo (randonnées à vélo à travers l’Europe) sur le récit d’un voyage à vélo d’un couple avec des enfant en bas âge sur l’Eurovélo 6.

Un article du blog « Benoblog » avec une petite vidéo.

Retrouvez quelques unes de mes photos accompagnant les articles de Jean-Pierre Lagache, un amoureux du département de l’Aude, sur ces liens consacrés à Narbonne : 1ère partie, 2ème partie, 3ème partie, 4e partie, 5e et dernière partie.

 

Le Canal du Midi (19/33), le Canal de la Robine (2012-2014) (2/4) : Narbonne

Voici le 2ème article sur les 4 que je vais consacrer au trajet que j’ai effectué tout au long des 31 km Canal de la Robine à bicyclette les mercredi 27 et jeudi 28 août 2014, par un temps ensoleillé. Ici, il va être question du passage du cours d’eau sur Narbonne du pont des Marchands au pont de l’autoroute A9, « la Languedocienne ». C’est aussi le 19ème article consacré aux récits de mon trajet à vélo.

Sur la rive gauche du canal, le cours de la République et, à l’opposé, à droite sur la photo ci-dessous, le cours Mirabeau, très agréables promenades piétonnes arborées et bordées par d’élégantes façades éclectiques datant de la deuxième moitié du 19ème siècle. Les différentes équipes municipales ont agi dans le bon sens en mettant en valeur les abords du canal sur la ville.

En arrière-plan, le donjon, le Palais des Archevêques et la cathédrale St Just et St Pasteur.

Le donjon fut construit sur une vingtaine d’années, entre 1290 et 1311 par l’archevêque Gilles Aycelin, De plan carré, il comprend 4 niveaux et il faut gravir 142 marches pour accéder à la terrasse supérieure (41 mètres). Il permet une vue panoramique sur la ville, les étangs, la mer, les Corbières, la Montagne Noire, ainsi que les Pyrénées et le Mont Canigou en particulier. Pour m’y être rendu en mai 2015, par temps clair, je peux confirmer ce que j’ai indiqué sur la phrase précédente. Il m’a semblé deviner au loin également le Mont Ventoux. En revanche, ni Béziers ni Carcassonne ne sont visibles par ce que cachées par des collines.

Le Palais des Archevêques se distingue par les tours Saint Martial et de la Madeleine datant du 13ème siècle. Les styles romans et gothiques caractérisent ce monument (le palais Vieux et le Palais Neuf). Des remaniements eurent lieux aux 17ème et 18ème siècle, offrant à l’ensemble un caractère plus résidentiel que défensif. Il abrite depuis le 19ème siècle l’Hôtel de Ville, un musée d’Art, un musée archéologique. Il se situait sur la première enceinte de Narbonne, à l’arrière de laquelle on peut découvrir le Jardin de l’Archevêché.

La cathédrale actuelle, construite entre 1272 et 1332 à l’emplacement d’un lieu de culte déjà existant, est en fait un monument inachevé. Seule la construction du cœur arriva à son terme. Durant les siècles qui suivirent, des épidémies, des problèmes financiers, des luttes de pouvoir empêchèrent son aboutissement. Même Viollet-Le-Duc qui aurait tant aimé apporter sa contribution architecturale par l’ajout d’un porche fortifié, n’y arriva pas.

jeudi 28 août 2014

Voici la passerelle des Barques, inauguré début 2014 en remplacement d’un ouvrage construit en 1965 qui remplaçait lui même une passerelle d’origine en fer édifiée en 1882.

Une activité liée au chargement, déchargement et transport des marchandises existait de part et d’autre du fleuve, puis du canal. A partir du 18ème siècle, des ormeaux furent plantés sur la rive gauche afin de créer une promenade. Des platanes les remplacèrent ensuite, et maintenant, les deux rives accueillent des petits bateaux touristiques permettant une promenade en aval du canal. Autrement dit, une activité économique existe toujours, mais axée sur le tourisme (en données 2014).

jeudi 28 août 2014

Vient ensuite le 1er pont routier qui suit le Pont des marchands. Il relie le Cour Mirabeau et le quai Vallière d’une part, le Cours de la République et le quai Victor Hugo, d’autre part. Sur la photo à droite ci dessous, une vue du canal en direction de la passerelle suivante.

jeudi 28 août 2014

jeudi 28 août 2014

Je ne décide pas de quitter Narbonne sans passer devant l’incontournable halle de style « pavillon Baltar » alliant le  néo-classique de la pierre et l’innovation du fer. Elle abrite des commerces de bouche ainsi que des cavistes. On peut même s’y restaurer à des prix raisonnables.

jeudi 28 août 2014

La passerelle Victor Hugo relie le quai éponyme et le quai Vallière. De part et d’autre des façades au style éclectique, édifiées dans la deuxième moitié du 19ème siècle, au moment de l’essor de la bourgeoisie pinardière. Les rues des quartiers environnants sont tracées au cordeau, contrairement à celles de la vieille ville.

jeudi 28 août 2014

On y découvre des édifices de dimensions de grandes maisons cossues ou des immeubles aux codes architecturaux empruntés tant au midi de la France qu’aux régions plus septentrionales. Un style parisien s’invite aussi sur quelques bâtiments, ici, pourtant à 788 km de la capitale.

jeudi 28 août 2014

jeudi 28 août 2014

J’approche du pont de l’Avenir, qui marque la limite Est de ces fameux quartiers conçus en lieu et place des anciennes fortifications devenues encombrantes et inutiles, accompagnant l’essor économique et démographique que connut Narbonne de de part sa production vinicole et de part sa nouvelle position de carrefour entre Toulouse, Perpignan et Béziers grâce à l’arrivée du chemin de fer.

Le vignoble Narbonnais, de 10 000 hectares à la fin du 18ème siècle a triplé au milieu du 19ème siècle, pour atteindre 58 000 hectares en 1873, aussi tant les voies fluviales que les voies terrestres ont été nécessaires pour le transport du vin.

jeudi 28 août 2014

jeudi 28 août 2014

A l’Est du pont de l’Avenir, les  berges restent encore aménagées sur une centaine de mètres, longeant un petit parc au bord duquel se trouve un théâtre à l’architecture contemporaine. Ensuite, un chemin de halage en gravillons succède au quai sur la rive gauche, redonnant au canal un aspect plus sauvage.


jeudi 28 août 2014

jeudi 28 août 2014

Je terminerai l’article par le pont de l’autoroute « La Languedocienne » et comme tout ouvrage en béton contemporain à l’esthétique banale qui se respecte, des tags, aux graphismes plus ou originaux, viennent en « habiller » les piles.

jeudi 28 août 2014

C’est tout, pour le moment !!!

Nicolas.

 

Retour sur la liste des 33 articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Narbonne autrefois et aujourd’hui.

Retrouvez quelques unes de mes photos accompagnant les articles de Jean-Pierre Lagache, un amoureux du département de l’Aude, sur ces liens consacrés à Narbonne : 1ère partie, 2ème partie, 3ème partie, 4e partie, 5e et dernière partie.

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le récit d’un trajet à bicyclette le long du Canal du Midi, c’est ici

Le site « Les roues de Jude ».

Et en « bonus » le site FloChloandCo sur le récit d’un voyage à vélo d’un couple avec des enfant en bas âge sur l’Eurovélo 6.

Le Canal du Midi (18/33), le Canal de la Robine (2012-2014) (1/4) : de l’écluse de Moussoulens au pont des Marchands à Narbonne

Voici le 1er article sur les 4 que je vais consacrer au trajet que j’ai effectué le long des 31 km Canal de la Robine à bicyclette les mercredi 27 et jeudi 28 août 2014, par un temps ensoleillé. Ici, il va être question des biefs de Raonel, du Gua , Narbonne, et de Mandirac jusqu’au fameux pont des Marchands. C’est aussi le 18ème article consacré aux récits de mon trajet à vélo.

Parti de bon matin depuis Sallèles d’Aude après avoir passé une agréable soirée et une excellente nuit à la maison d’hôtes « Les Volets Bleus » (un lien sur l’établissement vous sera indiqué à la fin de l’article), j’enfourche ma bicyclette louée à l’établissement pour me diriger sur Narbonne. Me voici rendu à l’embouchure du Canal de Jonction de la Robine que je prend le soin d’observer plus attentivement que lors de mon premier passage, le vendredi 17 août 2012.

Je remarque une traille, sur les deux photos en haut ci dessous, une traille, qui permettait de faciliter la navigation sur cette courte section de l’Aude, fleuve très capricieux avec des crues impressionnantes.

Sur la photo du bas, la fin de la courbe du Gailhousty, là ou se termine le Canal de Jonction de la Robine, symbolisée par un quai en pierres tel un promontoire ou une proue de bateau. On peut apercevoir aussi, en arrière plan, le pont de conception « Eiffel » de l’ancienne ligne de chemin de fer secondaire Narbonne-Bize-Minervois.

mercredi 27 août 2014

Cet ouvrage, seul lien possible si l’on veut longer les canaux de Jonction de la Robine et de la Robine sans discontinuité, ne se franchis pas officiellement, mais, comme le Chemin de fer Touristique du Minervois, qui emprunte ce trajet ne semble plus en service pour le moment (en données 2014), aucune chance d’y rencontrer un autorail.

A noter sur la photo du bas ci dessous à droite, une chaussée, élaborée au 15ème Siècle, de manière à permettre au fleuve de couler de nouveau dans son ancien lit, qu’il avait abandonné au siècle précédent, et qui se dirigeait vers Narbonne. La ville put ainsi continuer à faire fonctionner ses moulins et continuer à accueillir des navires dans le cadre du maintien de sa prospérité économique. Autrement dit, le Canal de la Robine ne fait que reprendre l’ancien tracé de l’Aude et l’ajout d’écluses n’a contribué qu’à améliorer sa navigabilité.

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

J’y accède donc par une pente abrupte sur la rive gauche de l’Aude, le traverse et redescend par une autre pente plus douce et plus praticable sur la rive opposée.

Sur la photo ci dessous en haut à gauche, l’écluse de Moussoulens, porte d’entrée sur le Canal de la Robine, à bassin simple, long de 31 km, qui mène jusqu’à la mer, à travers 6 écluses et 5 biefs. L’ouvrage, construit en 1691, fut surélevé par la suite pour protéger le canal des crues du fleuve.

Sur cette même photo, une prise de vue d’un autre angle sur la chaussée de Moussoulens, évoquée plus haut.

A souligner l’état déplorable de la plaque, amputé par une ouverture postérieure à la construction de la maison éclusière, laquelle mériterait une restauration (en données 2014).

mercredi 27 août 2014

Tout comme les canaux du Midi et de Jonction de la Robine, les bassins sont de conception elliptiques et celui ci a été agrandi pour sa mise aux normes du gabarit Freycinet.

mercredi 27 août 2014

Ici débute le bief du Raonel, long de 4 km 327 et cinquième bief du Canal de la Robine, et traverse les communes de Moussan, Cuxac d’Aude et Narbonne (le canal, d’ailleurs, délimite parfois leurs territoires). Un panneau « Voies navigables de France » nous indique les temps de parcours jusqu’à Narbonne et Port la Nouvelle.

mercredi 27 août 2014

Voici un ouvrage à deux arches sous sa forme actuelle, remanié au 20ème Siècle, avec l’ajout d’une passe à poissons sur la digue, le pont Vieux de Moussoulens fut construit a 15ème siècle et enjambait ce qui était déjà l’ancien lit de l’Aude.

C’est probablement entre ce pont et l’écluse du Raonel que passera la future ligne TGV Montpellier-Perpignan et la future gare de Narbonne Ouest sera très certainement implantée à proximité, soit sur la commune de Cuxac d’Aude, soit sur la commune de Moussan, à l’intersection avec la ligne empruntée par le chemin de fer touristique du Minervois, ce qui permettrait la mise en place de navettes ferroviaires entre la nouvelle gare et la gare de Narbonne.

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

J’atteins l’écluse de Raonel,  5ème écluse, construite en 1686, de conception elliptique et à bassin simple, est suivie par un pont datant de la même époque.

mercredi 27 août 2014

Nous pouvons distinguer en aval les arches qui reçoivent les eaux de la dérivation ainsi que le pont qui « coiffe » l’écluse. L’itinéraire du canal se confond à partir de ce lieu à l’un des nombreux itinéraires cyclables qu’il soient locaux, nationaux ou internationaux.

mercredi 27 août 2014

C’est parti pour les 4 km 399 du quatrième bief retenu par l’écluse du Gua, et me voici sous le pont de la RD 6009 (ex RN 9 Moulins-Le Perthus) qui dévie Narbonne m’indique que j’approche de la ville.

mercredi 27 août 2014

Je m’y arrête un instant de manière à immortaliser les tags dont certains offrent des qualités graphiques non négligeables.

 

mercredi 27 août 2014

Me voici arrivé à l’écluse du Gua, qui marque l’entrée dans la ville (en données 2014), borée par des jardins ouvriers, « les jardinots », un jardin d’inspiration médiéval qui à vu le jour en 2010 , des résidences et, surtout, un ancien moulin, avec un élégant petit pont, converti en restaurant (en données 2014).

Quatrième écluse du Canal de la Robine, à bassin simple et elliptique, elle est située situé sur la commune de Narbonne (qui en comprend quatre : Raonel, Gua, Narbonne et Mandirac). Année de construction, 1691.

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

Le troisième bief, long de 1 km 096, retenu par l’écluse de Narbonne, est essentiellement bordé par les Quais Alsace en rive gauche, et de Lorraine, en rive droite, permettent des promenades agréables dans toute la ville.

De nombreuses passerelles piétonnes traversent le canal sur Narbonne, comme, ci dessous, la passerelle du Gua (le « gua » voulant dire « le passage »).

Sur les berges du canal, les actuels quais d’Alsace et de Lorraine, entre l’écluse du Gua et le pont du chemin de fer, s’est développé au 19ème Siècle un artisanat et une industrie en rapport avec la viticulture. Ici se trouvaient bâtiments et ateliers témoignant de ces activités (distilleries, tonnelleries, briqueteries, chais etc…), au cachet moins majestueux que les demeures bourgeoises construites en deçà du pont des marchands.

Suite à la disparition progressive de certaines de ces activités, des bâtiments anciens font place à des bâtiments neufs, comme cet immeuble face au pont sur la photo de gauche, le quartier évolue, se réinvente et devient résidentiel (se boboïse diront certains).

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

Sur la photo ci dessous en haut, passé le pont du chemin de fer sous lequel se trouvait autrefois l’écluse de la Charité (toujours indiquée d’ailleurs) , le pont de la Concorde, puis, sur la photo du bas, le pont Voltaire. Le premier s’est inscrit dans la modification du profil de la ville, et le percement de nouveaux axes de circulation suite à l’arrivée du chemin de fer et l’essor économique de la ville au 19ème siècle (architecture caractéristique alliant la pierre et le fer).

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

Me voici rendu maintenant sur la troisième écluse du canal, l’écluse de Narbonne, bordée d’une chaussée, et suivi de la  » passerelle entre deux villes », petit clin d’œil à l’époque romaine ou le fleuve séparait la cité (Narbo Martius) au Sud, sur la rive droite du bourg, au Nord, sur la rive gauche, autrement exactement le contraire d’aujourd’hui ou le cœur de la ville se situe sur la rive gauche.

L’ouvrage  à bassin simple de conception elliptique, est la 3ème écluse sur les 6 que compte le canal (année de construction, 1691).

mercredi 27 août 2014

Sur la photo du bas les façades du Pont des Marchands en amont du canal. A noter une construction à colombages, plutôt rare dans cette région. Pour passer à pied ou à vélo en accédant par un petit escalier sous ce pont, il faut emprunter la rive droite.

mercredi 27 août 2014

Sur la photo ci dessous en haut à gauche, l’office du Tourisme, en aval de l’écluse de Narbonne, et à droite de celle-ci, le débouché du Canal de la Robine sur les quais bordant les bâtiments cossus et éclectiques de Narbonne en aval du Pont des Marchands, et, enfin, sur la photo du bas, les façades du Pont des Marchands en aval du canal.

A l’origine conçu à l’époque Romaine, il permettait à la voie Domitia d’accéder à la Cité par le Sud. Il enjambait sur 6 ou 7 arches l’ancien lit de l’Aude, ce qui nous permet de nous faire une idée sur la largeur du fleuve. Une seule arche, sans doute la plus haute, est visible de nos jours. Les autres furent remblayées au 18ème Siècle au moment de la construction du Canal de la Robine.

Des fouilles archéologiques datant de 2008 laissent supposer qu’il existait une 7ème arche.

Autre caractéristique, c’est un des rares ponts en France sur lequel reposent des bâtiments, qui seraient apparus au 14ème ou 15ème Siècle, sans doute des constructions en bois à l’origine avant qu’elles ne soient en pierre.

Son appellation, date de 1576 et une activité commerçante importante se développa depuis. En 2014, une artère piétonne avec de nombreux magasins de part et d’autre, le traverse.

L’arche telle que nous la voyons date du 16ème Siècle.

C’est sur cet ouvrage emblématique de la ville de Narbonne, que je termine ce récit.

mercredi 27 août 2014

C’est tout, pour le moment !

 

Nicolas.

 

Retour sur la liste des 33 articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Retrouvez quelques unes de mes photos accompagnant les articles de Jean-Pierre Lagache, un amoureux du département de l’Aude, sur ces liens consacrés à Narbonne : 1ère partie, 2ème partie, 3ème partie, 4e partie, 5e et dernière partie.

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Et en « bonus » le site FloChloandCo sur le récit d’un voyage à vélo d’un couple avec des enfant en bas âge sur l’Eurovélo 6.

Maison d’hôtes « Les Volets bleus » à Sallèles d’Aude, ici (version anglaise), ou là, (version bilingue), mon « coup de cœur ».

 

Étape graphique estivale sur l’écluse du Moulin du Gua à Narbonne

Un après midi de juillet, suivant l’inauguration d’une exposition photos sur le Canal du Midi, je me suis attardé vers un très beau site, l’écluse du Moulin du Gua, marquant l’entrée sur la ville de Narbonne sur le Canal de la Robine, en amont, pour y peindre.

Pour commencer, voici une étude au trait puis en aquarelle en aval de ce site architecturalement exceptionnel arboré par des saules pleureurs et des platanes, pour ne citer que ces essences.

Samedi 1er juillet 2017

Samedi 1er juillet 2017

Je me suis posté ensuite en amont de l’écluse pour dessiner d’abord et peindre ensuite. Et c’est par ces deux images que je termine le récit de cette agréable après-midi.

Samedi 1er juillet 2017

Samedi 1er juillet 2017

C’est tout, … pour le moment.

Nicolas.

Le Canal de la Robine : randonnée photographique et graphique nocturne à Narbonne en août 2015

Je vous propose, à travers cet article, une balade nocturne sur le Canal de la Robine à Narbonne, effectuée en août 2015, entre l’écluse du Moulin du Gua et le pont des Marchands.

Ci dessous, le point de départ de ma balade sur cet écluse qui présente un très bel ensemble architectural et ou débute le km du bief de Narbonne qui mène sur l’écluse suivante.

Voici  le 2ème ouvrage piétonnier depuis l’écluse, le pont du Moulin du Gua avec son élégant escalier en pierres et ses rampes en fer forgé.

Le canal amorce ensuite un virage pour déboucher sur le Pont Alsace-Lorraine.

L’éclairage souligne non seulement la partie lapidaire et l’ajout végétatif de l’ouvrage, les lauriers en particulier, mais aussi ajoute du relief aux rampes métalliques.

Ici un hommage posthume au  Fou Chantant, originaire de Narbonne, à travers cette fresque , réalisée d’après un croquis que fit celui qui était destiné tout d’abord à une carrière de peintre, sur une nappe de restaurant, parait-t-il.

On peut aussi visiter sa maison natale.

Viennent ensuite le pont ferroviaire, le pont de l’Escoute que traversait autrefois la nationale 9 (Moulin-Le Perthus) avant que celle-ci ne soit déviée en périphérie de Narbonne, puis le Pont de la Concorde et le Pont Voltaire. Ici se trouvait l’écluse de la Charité (toujours indiquée d’ailleurs).

Ci dessous, depuis la rue, une vue du pont de l’Escoute et du pont de la Concorde, en arrière plan.

Viennent ensuite le pont Voltaire, l’office du tourisme, l’écluse et la « passerelle des deux villes »…

… sur laquelle on aperçoit en arrière plan les façades Ouest du pont des Marchands. A gauche, l’office du tourisme qui était autrefois un moulin.

A noter sur ce versant, une construction à colombages, plutôt rare dans cette région. L’ouvrage marque l’entrée sur le Narbonne du 19 ème siècle, avec ses quais et ses façades haussmanniennes, témoignage de la prospérité économique de la bourgeoisie pinardière.

Le pont piétonnier dit « Des barques » offre  une vue sur la façade Est du Pont des Marchands, ainsi que sur le donjon qui fut construit sur une vingtaine d’années, entre 1290 et 1311 par l’archevêque Gilles Aycelin et la tour de la Cathédrale St Just-St Pasteur.

Pour finir, en guise de « bonus », une de mes aquarelles sur ce lieu, que j’aurai l’occasion de vous représenter sur des articles présentant mes travaux graphiques que ce soit sur ce blog ou sur celui des « Croqueurs de nature ».

Ainsi s’achève cet article et je vous ferai découvrir dans un autre récit, une promenade, toujours nocturne, entre le pont des Marchands et Pont de l’Avenir.

C’est tout …, pour le moment!

Nicolas.

La maison natale de Charles Trenet.

Retrouvez quelques unes de mes photos accompagnant les articles de Jean-Pierre Lagache, un amoureux du département de l’Aude, sur ces liens consacrés à Narbonne : 1ère partie, 2ème partie, 3ème partie, 4e partie, 5e et dernière partie.