Autour de la Basilique Saint Sernin à Toulouse, mars 2019

A la veille du printemps, me voici dans une ville que j’affectionne particulièrement, Toulouse et, plus particulièrement un de ses monuments emblématiques, la basilique Saint Sernin.

J’ai, bien sur, commencé par le portail, plus « rustique » que le reste du monument, à mon avis.

L’édifice actuel commencé au XIe siècle, succède à deux basiliques, la première édifiée au IVe siècle et la seconde, à partir du Ve siècle.

Ce monument est une des plus importantes constructions de style roman dans le sud de la France et la flèche du clocher a très probablement été terminée au XIVe siècle.

Un certain raffinement architectural caractérise la tour octogonale sur une hauteur de 67 mètres sur cinq niveaux, essentiellement en briques mais aussi complétés par des colonnes et des chapiteaux en pierre.

Le meilleur atout architectural de Saint-Sernin se découvre au chevet de l’édifice, notamment grâce à une succession de chapiteaux élégants.

Comme sur de nombreux monuments français, Viollet-Le-Duc est intervenu sur la restauration de l’édifice, plusieurs années après que Prosper Mérimée eut obtenu son classement comme monument historique.

Et c’est sur le versant nord du cœur  de la Basilique que j’achève cette publication. Il est, bien entendu, à souligner que Toulouse et son emblématique monument est une étape importante des pèlerins sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle.

C’est tout, pour le moment.

Nicolas globe croqueur.

En bonus, deux vidéos. La première explique comment l’édifice va pouvoir être reconstitué en 3D, la seconde, une présentation touristique du monument.

La Tour Eiffel dans tout ses états, février 2019

Ce samedi 2 février 2019, à l’initiative de Delphine Priollaud-Stocket, contributrice active sur le blog des Urban sketchers Paris), nous nous sommes retrouvé(e)s pour passer une matinée sur l’Esplanade du Trocadéro, dans le but de nous faire travailler, comme elle dit, » en nous faisant sortir de notre zone de confort ».

Le thème choisi était le monument emblématique de Paris que je ne présente plus.

 
Nous avons commencé par une esquisse rapide de 10 minutes, pour capter l’essentiel, avant de poursuivre par un dessin de la main gauche pour les droitiers et de la main droite pour les gauchers, puis un autre dessin en ne regardant que le sujet (pour cet exercice, j’avoue avoir triché un peu). 
Je m’était mal couvert et en grelottant, je reconnais qu’avoir la tremblote permet de rendre un effet graphique plutôt intéressant.
 
Le défi suivant consistait à zoomer sur un détail du monument à dessiner sur une dizaine de minutes.

Autre exercice, effectuer un rendu à l’aide d’outils multicolores…
… avant de peindre en direct en aquarelle sans dessin préalable, puis rehausser au crayon aquarellable.
Autre « piste graphique » proposé, alterner la couleur et le trait monochrome en délimitant des surfaces. Petit effet « seventies » garanti.
 
Et pour terminer, le défit consistait à composer autour d’une tour Eiffel toute petite sur la page. Quelques participant(e)s et moi même, qui n’en pouvions plus de grelotter, avons choisi de nous mettre au chaud en précédant le groupe au café avant de tous nous retrouver pour un débriefing.
Pour ma part, mon prochain rendez-vous sur une sortie organisée par Delphine, aura lieu en juin 2019 au Palais Royal, l’objet d’une nouvelle publication sur ce blog.
C’est tout, pour le moment.
Nicolas Globe croqueur.
Liens sur Delphine Priollaud-Stocklet (blog carnet de voyage ici et l’atelier de la Salamandre, ).

Rencontre urban sketchers sur Tours les 2 et 3 juin 2018

Dans le cadre de la rencontre Urban sketchers à Tours (ma ville natale) les 2 et 3 juin 2018, organisée par, Stéphane Prévot, j’ai le plaisir de vous présenter ce que j’ai produit.

Tout d’abord, cet événement a été riche en rencontres, dans la mesure ou des sketchers états-uniens de Minneapolis (ville jumelée avec Tours), se sont joints à nous, comme Kathleen Fenske (que j’aurais le plaisir de revoir le samedi suivant sur une sortie parisienne organisée par Delphine Priollaud-Stocket), Chris Franchevich, Julie Baugnet, Tula Draw, Ménard-King, Richard Stephens. J’ai également retrouvé François Caplan, accompagné du dessinateur et illustrateur Frédéric Dégranges (son blog sur ce lien), et rencontré pour la première fois, Alex Hillkurtz, Brigitte Bertrand et Mireille Bachelier. La présence de nos ami(e)s outre-atlantique répondait à l’invitation de Patrice-Alain Gauron, président de l’association Tours’n Minneapolis Sister Cities. Anne Guéniot, vice-présidente de cette association, nous a accompagné pendant ces deux journées, avec de son fils, Paul, 5 ans, qui s’est essayé au dessin. Bien d’autres sketchers avaient aussi répondu positivement au rendez-vous.

Nous nous sommes retrouvés place de Châteauneuf  qui offre des vues sur la Tour Charlemagne et la Tour de l’Horloge, vestiges de l’ancienne église collégiale Saint-Martin commencée au XIe Siècle.

La place de Châteauneuf, restaurée en 2017, a été rendue presque entièrement piétonne et, surtout, végétalisée avec l’ajout d’un essence d’arbre peu commune dans la région, l’olivier.

Ci-dessous, tout d’abord, deux représentations de la Tour Charlemagne, à l’encre sépia et à l’aquarelle (pour celle-ci, j’ai essayé de m’inspirer de la technique de mon illustre voisin, Alex Illkurtz).

 

… puis la tour de l’Horloge coiffée d’une toiture d’une forme peu commune pour des édifices romans tourangeaux.

La place permet de découvrir le chevet de la Basilique Saint Martin, édifice néo-byzantin que de définirait comme une « pâtisserie architecturale » (ce n’est que mon avis), édifiée entre 1886 et 1902. L’architecte de ce monument est Victor Laloux qui a marqué son empreinte sur Tours avec l’Hôtel de Ville, la Gare. On retrouve d’autre édifices en France, comme la gare d’Orsay, aujourd’hui Musée d’Orsay, le siège central du Crédit Lyonnais et l’Ambassade des Etats-Unis à Paris, le Monument aux morts au jardin du Plateau des poètes à Béziers, ou encore la Villa des Bambous au 65 boulevard de la Croisette à Cannes, aujourd’hui disparu.

Ci dessous, deux vues des rues adjacentes de la place de Châteauneuf, la rue des Halles et la rue des Bons enfants.

Je ne quitterai pas cette magnifique place sans évoquer LE monument remarquable situé au numéro 15. Il s’agit de l’ancien Hôtel des Ducs de Touraine ou Hôtel de la Crois Blanche, édifié au 15ème siècle.

Composé de deux bâtiments à pignons triangulaires desservis par un escalier situé dans une tour octogonale. La tourelle à encorbellement permettait l’accès à la salle des gardes.

l’édifice a connu des remaniements au 17ème siècle et, au 18ème siècle, l’ajout du bâtiment à mansarde lie l’édifice originel au chevet de l’ancienne église Saint Denis, qui a servi d’écurie après la Révolution avant de devenir une salle de bal.

En 2018, l’hôtel abrite la Maison des Combattant et l’église, un conservatoire musical.

Direction maintenant une autre place emblématique de la ville de Tours, la place Plumereau, très animée, comprenant de nombreuses terrasses de restaurants et de cafés, situés au pied d’édifices pour certains à briques et colombages, pour d’autres, en pierre de tuffeau, si caractéristique de la région.

Les rencontres USK s’accompagnent aussi de pauses déjeuner, et nous avions choisi  l' »Irish Company ». François en a profité pour croquer quelques uns d’entre nous. Pour ma part, j’ai choisi de représenter ce que je voyais dans le miroir.

Avant de nous retrouver dans un café pour conclure la 2ème journée, Stéphane nous a emmené à proximité de la place, à l’endroit ou ont eu lieu des fouilles archéologiques, ce qui nous a permis de déambuler dans le vieux Tours pour en (re)découvrir tout le charme.

C’est sur une vue d’un bâtiment à colombages et en pierre de tuffeau, à proximité d’une chapelle que j’achève ce récit.

C’est tout, … pour le moment.

Nicolas Globe croqueur.

Le centre Pompidou à Paris en graphisme, début mars 2018

Sur cette publication voici un compte rendu graphique sur ma sortie avec les Urban sketchers Paris sur le centre Georges Pompidou, le premier dimanche de mars.

 Avant de retrouver le groupe au café Beaubourg, et me doutant que nous ne ferions pas de croquis à l’extérieur, vu la température encore relativement froide, je me suis posté de trois-quart profil et de face pour croquer le bâtiment. J’ai choisi des lignes courbes pour accentuer l’esprit panoramique du lieu.
Je me suis rendu ensuite au point de rendez-vous ou se trouvaient déjà une quinzaine de sketchers comme Jean-Paul Schifrine, qui fait un travail remarquable, ou encore Marie-Christine Compan, et bien d’autres.
Nous nous sommes attablés, protégés du froid et de la pluie qui commençait à tomber et la terrasse du café nous a offert une vue panoramique sur l’esplanade.
Trois possibilités se sont imposées à moi. Tout d’abord, dessiner et peindre l’esplanade avec, en arrière plan, les immeubles qui la bordent, et une amorce des visiteurs nombreux à faire la queue en ce jour d’entrée gratuite.
Je me suis ensuite focalisé sur la foule et je n’étais pas le seul, D’ailleurs Marie-Christine a fort joliment légendé son dessin par la phrase suivante « Les parapluies de Beaubourg ».
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Les alignement des immeubles construits en même temps que le centre m’ont également inspirés.
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La pause déjeuner aura été l’occasion non seulement de croquer à nouveau, mais aussi de rencontrer de nouveaux sketchers absents le matin même.
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Quelques-uns d’entre nous avions choisi ensuite de grimper au restaurant du dernier étage du centre Pompidou …
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… avant de redescendre sur la mezzanine ou j’ai retrouvé Marion Rivolier (l’occasion de lui dire tout le bien que je pensais de son travail, et son approche de l’aquarelle en « première intention » , en particulier). J’ai également découvert les aquarelles de Juan-Carlos Figuera, étudiant en architecture qui se délecte à aquareller Paris à chaque fois qu’il se rend dans notre capitale. Vous pouvez découvrir ce qu’il fait sur cet article.
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Les sorties Urban sketchers, ce sont essentiellement des rencontres, de manière à se découvrir les uns les autres, à s’inspirer et à progresser. Nous nous dessinons aussi, comme vous pouvez le voir ci-dessous. J’ai fait aussi la connaissance d’El Tinois et de bien d’autres et que j’espère avoir le plaisir de revoir.
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C’est tout, pour le moment !

Nicolas globe croqueur.

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Retrouvez cet article sur le blog des Urban sketchers France.

La place des Vosges à Paris, en graphisme et en photographie, début 2018

Voici, à travers cette publication, quelques uns de mes dessins et aquarelles sur une de mes places préférées dans Paris, et une des plus anciennes aussi, la Place des Vosges.

Avant de vous en présenter le volet graphique, je désire vous faire partager ces quelques photos prises sous la neige ce mercredi 7 février 2018.

Une harmonie architecturale s’organise autour d’un carré de 140 m par 140 m. Elle est inaugurée en 1612 après sept années de travaux. Le centre de la place, initialement plat et sablé, sert d’abord pour diverses manifestations comme des tournois, ou même des duels. Le jardin clos n’apparaît qu’en 1670, puis la plantation d’arbres au 18e Siècle. Les actuelles grilles datent de 1840.

Après la Révolution,  elle est appelée « place des Fédérés », puis « place du Parc-d’Artillerie », « place de la Fabrication-des-Armes » et « place de l’Indivisibilité » avant de redevenir « Place Royale » sous la Restauration. Un temps « Place de la République » nous devons son nom actuel au  premier  département à s’acquitter de l’impôt.

Les trente six pavillons de pierres et de briques, aux fenêtres à petit carreaux, coiffés de toitures en ardoises offrent une unité architecturale quasi parfaite et s’organisent de part et d’autre de bâtiments plus élevés situés au quatre points cardinaux. Au nord, st trouve le Pavillon de la Reine (et un hôtel éponyme), et au sud, le Pavillon du Roi, bien, qu’à ma connaissance, aucun souverain n’ait habité cette place.

Voici le pavillon du Roi visible depuis la rue de Birague.

Une autre endroit à l’architecture similaire existe en France, la place Ducale de Charleville-Mézières. L’Hôpital Saint Louis à Paris offre aussi beaucoup de similitudes.

Quatre fontaines viennent compléter le jardin central, appelé aujourd’hui square Louis XIII au milieu duquel trône la statue du roi sur son cheval.

Depuis la place des Vosges et ses arcades qui abritent essentiellement des cafés, restaurants et galeries d’Art, tout à chacun peu accéder au jardin de l’Hôtel de Sully. C’est sur un dessin aquarellé de sa façade nord et deux croquis du bâtiment annexe qui lui fait face, que je termine ce récit.

J’aurai l’occasion de retourner sur cette place pour y peindre des aquarelles d’été.

Nicolas globe croqueur.

Retrouvez ma publication sur le blog des Urban sketchers France en cliquant ici.

Mon article d’introduction à la communauté des Urban Sketchers France

Bienvenue sur cette publication de présentation sur les USK France.

Le lien de l’article sur le blog des Urban Sketchers France, c’est par-ici.