La « Marie Thérèse », une péniche en restauration

Evocation non seulement d’une embarcation faisant partie du patrimoine du Canal du Midi, mais j’évoque ici l’architecture et les essences d’arbres.

0-0-0

« Dis-leur! » un site d’information sur l’Occitanie s’est penché, ce mois de décembre 2020, sur la « Marie-Thérèse », non seulement une des nombreuses péniches qui ont navigué le long du Canal du Midi par le passé, mais la plus ancienne, parait-t ‘il.

J’avais repéré cette embarcation dès 2014 sur le Canal de la Robine, amarrée près de l’écluse de Mandirac, en ce mois d’août. Continuant ma route vers Port-le-Nouvelle, je l’avais cependant gardée dans un coin de ma mémoire, me promettant de revenir et de m’approcher de plus près.

0-0-0

0-0-0

Cela a été chose faite neuf mois après et… qu’elle ne fut pas ma (relative) déception!!!???

Après avoir été sujette à une manifestation évènementielle éphémère, suite à une restauration, elle semblait vouée à l’abandon et à la dégradation, à mon grand désespoir. Son état avait même empiré, ce que j’avais constaté en m’y approchant.

0-0-0

0-0-0

0-0-0

J’y étais monté et mon sentiment ne s’était que renforcé, comme vous pouvez le découvrir sur les photos ci-dessous.

0-0-0

0-0-0

0-0-0

0-0-0

Je pouvais espérer mieux pour cette pinardière de plus de 160 ans!!! et pourtant…

… l’avoir revue, en bien meilleur état et amarrée à Ventenac-en- Minervois dernièrement m’a redonné du baume au cœur. En fait, j’ai cru comprendre qu’elle stationnait ici depuis 2018.

0-0-0

0-0-0

0-0-0

0-0-0

Je n’ai pas non plus hésité à en faire une aquarelle avec en arrière plan la « cave gothique », érigée en 1880 sur la propriété du château de Ventenac-en-Minervois et dans laquelle, dès 1938, les producteurs se sont groupés en coopérative pour y proposer leur de vins blancs, rouges et rosés. En tout cas, ce bâtiment aux allures monumentales qui rappellent une église reste, à mon avis, un des points de vente vinicoles les plus prestigieux au pied du Canal du Midi, architecturalement parlant.

Ici aussi, le chancre coloré au raison des platanes et de nouvelles pousses viennent les remplacer. Sur le secteur, c’est le chêne qui a été choisi.

0-0-0

0-0-0

Pour rappel, huit essences d’arbres ont été retenues pour remplacer les platanes malades . Le chêne de Toulouse à l’écluse de Laval, puis l’érable plane jusqu’au Seuil de Naurouze, le chêne de nouveau jusqu’à Castelnaudary, le tilleul à grandes feuilles de Castelnaudary à Carcassonne, le chêne de Carsassonne à Trèbes, le peuplier blanc de Trèbes à Argens Minervois, le chêne d’Argens-Minervois à Ouveillan, le micocoulier d’Ouveillan à Béziers, le chêne de Béziers à l’écluse de Bagnas, puis le pin d’Alep, le tamaris et mûrier blanc jusqu’à l’étang de Thau. Concernant le Canal de la Robine, le chêne a été retenu entre Sallèles d’Aude et l’écluse de Sainte Lucie, puis le pin d’Alep, le tamaris et mûrier blanc jusqu’à Port-la-Nouvelle.

Pour en savoir plus, je vous invite à lire la publication sur le lien ci-dessous, qui met l’accent sur les associations qui se mobilisent pour pérenniser ce symbole du patrimoine fluvial.

0-0-0

0-0-0

C’est tout, pour le moment !!!

Nicolas globe croqueur (et photographe).

0-0-0

Edit de Nicolas du 15/04-2021 :

J’apprend que la « Marie-Thérèse », en route pour la cale sèche de Castelnaudary, n’a pas pu franchir l’écluse de l’Aiguille début avril 2021, par ce que trop large. Espérons que la prochaine tentative se couronnera de succès, dans la mesure ou, par le passé, elle a du franchir plus d’une fois cet ouvrage. Ils se peut qu’elle ait été élargie lors d’une précédente restauration.

Je salue cependant l’équipage, qui a tout mis en œuvre pour tenter son passage, surtout que ce n’est pas l’écluse de l’Aiguille qui a le gabarit le plus étroit, mais l’écluse de Saint-Martin, en amont.

0-0-0

Mon ancien site nicoweb-3d.com (1)

Un souvenir de l’ancien site de Nicolas, présentation de ses images numériques et un petit bilan personnel.

0-0-0

Ce jeudi 1er avril 2021, mon site « nicoweb-3d.com » a cessé d’exister sur le net.

Ce n’est pas un poisson d’avril, ni une disparition involontaire, mais bel et bien par ce que je l’ai décidé ainsi.

Créé en avril 2008, à l’âge de 42 ans, à une époque ou j’étais encore très enthousiaste, sans doute encore un peu naïf aussi, j’y présentais mes créations numériques avec pour thème l’architecture intérieure et extérieure, un peu dans l’espoir de voir s’ouvrir de nouvelles opportunités professionnelles, notamment dans ma participation à des projets immobiliers. Une certaine désillusion s’en est suivie.

J’avais suivi quelques formations sur l’apprentissage du logiciel 3ds max et, en parallèle, je me suis pratiquement « formé tout seul » sur le logiciel photoshop (ce qui me sert dans le cadre de mon activité de salarié).

A ce propos, et pour les raisons liées à ce que j’évoque plus haut, j’ai plutôt choisi la sécurité de garder un poste de salarié que de tenter une aventure qui aurait pu se solder par un échec, n’ayant aucune envie de « bouffer de la vache enragée », et aux quelques personnes qui m’ont jugé ou m’on fait savoir que je manquais d’ambition, j’ai préféré opter pour la sécurité et le choix d’une qualité de vie.

De plus, la concurrence étant nombreuse, et l’arrivée de jeunes talents bien mieux formés que moi sur la maitrise des logiciels de 3d (il suffit de s’en rendre compte en allant « faire un tour » sur le site 3dvf.com, par exemple), il m’est apparu évident qu’il n’y avait plus matière à alimenter régulièrement le site nicoweb-3d.com excepté continuer à « prêcher dans le désert ». J’ai donc décidé « d’arrêter les frais ».

D’autre part, je n’ai certainement jamais su « me vendre » et ne le saurai sans doute jamais.

Est pour autant que je n’ai plus mon mot à dire, certainement pas !!!

Sur la maitrise des logiciels comme 3ds max ou revit, je comparerais volontiers mon approche à celle d’un « peintre du dimanche » par rapport à la « grande peinture » et si un jour le succès venait à pointer le bout de son nez, … je verrai bien à ce moment là, mais j’en doute fort!!!

De plus, dès 2011, j’ai renoué avec une activité que j’avais « mis en sommeil » depuis quelque temps, la pratique de l’aquarelle, conforté par la rencontre, début 2012, de quelqu’un d’exceptionnel, le peintre-carnettiste-aquarelliste et maitre de stage, Alain Marc. Je me suis ainsi donné une nouvelle orientation du point de vue de mes loisirs.

Ci dessous, la vidéo de ses voeux de 2012, que j’ai toujours plaisir à regarder, et qui m’avait donné « la pêche » en ce début 2012. Depuis, je n’ai jamais été déçu, les moments partagés avec lui s’accompagnant toujours de bienveillance et d’amitié.

0-0-0

0-0-0

Pour info, par ce qu’il a toujours su s’adapter, notamment en ces périodes difficiles de confinements liés au Covid 19 , Alain à mis en place des visio-ateliers hebdomadaires depuis janvier 2021.

Voici donc maintenant les captures écran des pages de mon ancien site, à commencer par la page de garde, suivi de celles présentant mes créations numériques (réalisées à l’aide des logiciels 3ds max et Photoshop).

0-0-0

0-0-0

0-0-0

0-0-0

0-0-0

0-0-0

C’est tout, pour le moment !!!

Nicolas globe croqueur (et photographe).

0-0-0

Hors des sentiers battus et aquarelles de synthèse

Une vidéo de mon ami Alain Marc, et bien plus encore.

0-0-0

C’est en commençant par une vidéo d’Alain que je vous présenterai ensuite quelques-uns de mes travaux qui s’inspirent plus ou moins de ce qu’il explique.

0-0-0

0-0-0

Pour commencer, ces vues de sapins jurassiens enneigés au crépuscule, suivis par un visuel sur des « fermes d’estive abandonnées en cette saison » comme le souligne Alain.

0-0-0

0-0-0

0-0-0

Comme Alain évoque aussi Christiane et sa maison d’hôtes de la Fresse, je ne peux m’empêcher de placer un de mes visuels de l’établissement.

0-0-0

0-0-0

Je poursuis par un visuel estival, cette fois ci, toujours sur la même région, et sur ce que pourrait inspirer le lac de Saint-Point, par exemple.

0-0-0

0-0-0

Plus au Sud, je me suis efforcé d’appliquer cette technique sur un sujet qui se rapporte au Canal du Midi…

0-0-0

0-0-0

… avant de terminer sur deux vues de Honfleur en soulignant que cette démarche de synthèse peut s’appliquer aussi à des rendus au feutre.

0-0-0

0-0-0

0-0-0

C’est tout, pour le moment !!!

Nicolas globe croqueur.

0-0-0

La publication complète d’Alain, c’est sur ce lien.

0-0-0

Un dimanche dans le 20ème, mars 2021

Récit graphique et photographique d’une sortie parisienne par Nicolas globe croqueur.

0-0-0

C’est par une journée ensoleillée mais encore fraîche de début de printemps que je débute mes sorties « in situ » de 2021.

C’est donc sur le 20ème arrondissement de Paris que mon choix s’est porté.

Tout d’abord, voici une charmante cour située rue des Haies, dans laquelle se trouvaient autrefois des ateliers de tapisseries et qui sont aujourd’hui un « havre de paix » pour celles et ceux qui ont la chance d’y habiter avec cet esprit « place de village » en plein Paris.

0-0-0

0-0-0

Ce type d’endroit se prêté parfaitement aussi à l’installation d’ateliers d’artistes qui leur sert aussi de lieu d’habitation.

0-0-0

0-0-0

Direction maintenant la place de la Réunion et je remarque, sur le trajet, deux architectures intéressantes, le bâtiment des bains-douches de la rue des Haies et une maison bourgeoise rue de Buzenval, autrefois entourée d’un jardin quand le quartier était encore un peu à la campagne.

0-0-0

0-0-0

La place de la réunion, toute proche, doit son nom à la réunion du petit et du grand Charonne, autrefois séparés par le mur des Fermiers généraux. 

Non seulement c’était un jour de marché, mais aussi, étaient présent plusieurs organisations politiques qui tractaient en vue d’une élection législative partielle.

Je choisis de me positionner près de la fontaine centrale et j’aperçois en arrière plan, le clocher de l’église Saint-Jean-Bosco, construite de 1933 à 1938 (architecte Dimitrou Rotter), d’un style « Art Déco » que je qualifierai de tardif, et qui est annonciatrice du style des édifices d’Auguste Perret au Havre.

0-0-0

0-0-0

0-0-0

0-0-0

Toujours dans le quartier, mais dans un endroit plus intimiste, cette fois, je me dirige vers le Passage des Souhaits…

0-0-0

0-0-0

… voisine des impasses des Crins et de Casteggio

0-0-0

0-0-0

Et pour finir ma journée, direction le square Sarah Bernhardt, créé en 1936 en lieu et place d’une ancienne usine à gaz.

0-0-0

0-0-0

0-0-0

C’est tout, pour le moment !

Nicolas globe croqueur.

0-0-0

Retrouvez une autre version de cette publication sur le blog des Urban sketchers France en cliquant sur ce lien.

0-0-0

Transformez votre créativité en aquarelle de l’instant, par Alain Marc

Les cours en ligne et les stages d’aquarelle de mon ami Alain Marc.

0-0-0

Bonjour à toutes et à tous.

Pour continuer à avoir le plaisir de partager nos aventures picturales et amicales autour de la créativité, je vous invite à découvrir la vidéo de mon ami Alain Marc, non seulement peintre, carnettiste, aquarelliste, maitre de stages, mais aussi parapentiste confirmé et accompagnant des spéléologues de nombreuses fois dans leurs explorations souterraines.

Pour aller plus loin, il suffit de cliquer sur l’image ci-dessous.

0-0-0

0-0-0

Bonnes découvertes.

Nicolas globe croqueur (et photographe).

0-0-0

En « post-scriptum », une de mes aquarelles réalisée en 2020 pendant un de ses télé-ateliers.

0-0-0

0-0-0

Le Canal du Midi de Béziers à Marseillan (5/10) : la bifurcation vers Farinette-plage

Le récit de Nicolas sur le Canal du Midi : sur Vias et la bifurcation vers Farinette-plage.

0-0-0

Voici le 35ème récit photographique de ma randonnée à vélo le long des 240 km du du Canal du Midi. Il sera question du trajet entre les ouvrages du Libron et Farinette plage à Vias.

Tout d’abord, le passage sur les barrières des ouvrages du Libron oblige les cyclistes à poser pieds à terre et, pour ceux qui tracent des remorques, à les détacher, comme vous pouvez le découvrir sur la planche visuel ci-dessous.

0-0-0

0-0-0

A partir des ouvrages, il est possible de longer le canal sur les deux rives jusqu’à Vias. Sur la rive droite, côté mer, se trouve l’Europark, la plus grande fête foraine fixe de France (en données 2021), inaugurée en 1985.

0-0-0

0-0-0

Je conseillerais d’emprunter la rive gauche, celle coté montagnes, afin d’éviter de traverser l’échangeur routier plus loin, peu pratique pour les deux roues et les piétons, d’une part…

0-0-0

0-0-0

… et qui permet de découvrir le pont vieux, d’autre part, ouvrage qui m’a inspiré graphiquement parlant. Pour continuer vers Agde, il faut l’emprunter pour regagner la rive droite, coté mer.

0-0-0

0-0-0

Direction ensuite le canal d’évacuation vers la mer, autrement dit, la bifurcation vers Farinette plage, la plage du Clot, la plage du Libron (côté Ouest) et la plage de la Tamarissière (côté Est), en franchissant un passelis (plutôt bien entretenu, celui-ci, ce qui n’est pas le cas de tous les passelis du Canal du Midi, bien que j’observe des progrès quant à leur entretien lors de mes nouvelles promenades).

0-0-0

0-0-0

0-0-0

Ici commence ledit canal d’évacuation, appelé aussi Canal du Clot, créé dans les années 1970, servant à évacuer les crues. Autrement dit, des travaux indispensables pour adapter le canal à l’urbanisation galopante de cette époque.

Ce canal rejoint le ruisseau de l’Ardaillou avant d’atteindre la méditerranée.

Désireux donc d’aller voir la mer, je décide donc de longer cette bifurcation, par la rive Ouest, avant de reprendre mon chemin vers Agde.

0-0-0

0-0-0

Par cette belle journée ensoleillée, je décide de prendre un verre sur une terrasse de la plage avant de reprendre ma route. Il est possible d’apercevoir les Pyrénées et le Mont Canigou par temps clair, mais ce jour là, il y avait trop de brume.

0-0-0

0-0-0

Je m’aperçois qu’il est très facile de regagner l’autre rive, sur la plage, dans le mesure ou, en temps normal, c’est à dire sans crues, le débouché du Canal du Clot est de la taille d’un ruisseau et peu profond. Un barrage retient les eaux en amont (ou les libère, c’est selon). A noter que derrière la plage de la Tamarissière se trouvent l’Etang du Clos de Vias.

0-0-0

0-0-0

0-0-0

Je retourne donc vers le Canal du Midi par la rive Est…

0-0-0

0-0-0

… et je retrouve le pont qui enjambe la bifurcation (petit visuel numérique réalisé à partir d’une photo).

0-0-0

0-0-0

Direction maintenant le pont des trois yeux et l’écluse ronde d’Agde.

0-0-0

0-0-0

C’est tout, pour le moment !!!

Nicolas globe croqueur (et photographe).

0-0-0

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

0-0-0

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

0-0-0

Echappées portugaises, 2016

Randonnées graphique et photographiques de Nicolas Globe croqueur en Algarve.

0-0-0

Sur cette publication, un souvenir graphique et photographique printanier d’un voyage dans le sud du pays en mai 2016.

Tout d’abord, figurent sur cette carte les endroits (indiqués en rouge et blanc) où j’ai été dessiner, peindre et photographier. A noter également l’indication sur la route la plus longue du Portugal, la nationale 2, Chaves/Faro, une route touristique qui s’étend sur 739 km environ, en dehors des sentiers battus. Un jour peut-être je l’emprunterai.

0-0-0

0-0-0

Pour commencer, trois visuels sépia des falaises d’Odeceixe, d’Arrifana et le cap Saint-Vincent. En données 2020, et pour info, la plage bordant les falaises d’Odeceixe est un rendez-vous naturiste, donc un très bon endroit, par exemple, pour aller croquer le corps humain, sous réserves, bien entendu, de l’approbation de celles et ceux qui seront choisi(e)s. En revanche, âmes pudibondes, s’abstenir.

0-0-0

0-0-0

Je poursuis par deux visuels, Odceixe, avec son moulin, et Aljezur (aquarelle du bas).

0-0-0

0-0-0

Au centre de ce village se dresse une église (Igreja Nova de Aljezur) et son promontoire offrant une vue sur les toits, l’ensemble bordé d’une place ombragée par des arganiers, fort appréciée des locaux et des touristes.

0-0-0

0-0-0

0-0-0

0-0-0

A la pointe Sud-Ouest du pays se dresse le Cap Saint-Vincent et son phare, endroit parfois fort venteux, au point que les marchands ambulants présent sur le site, outre la vente de poissons frais et divers souvenirs, proposent aussi des pull-overs, ce que j’étais loin d’imaginer à cette latitude.

0-0-0

0-0-0

Plus à l’intérieur des terres cette fois-ci, avec des chaleurs déjà caniculaires en ces débuts d’après-midi du mois de mai, un endroit qui mérite le détour, ne serait-ce que pour son pont romain très bien conservé et ses remparts mauresques, Silves. L’ Arade traverse la ville. Un port important s’y trouvait autrefois avant que le fleuve ne s’ensable.

o-o-o

0-0-0

Silves, capitale du petit royaume musulman d’Algarve au 12ème Siècle, était un un foyer culturel, artistique et commercial important, lié à l’Andalousie voisine et à l’Afrique du Nord. La ville fut reconquise par les chrétiens et rattachée au Portugal au 13ème Siècle. Une grande partie de l’architecture maure fut détruite par le tremblement de terre de 1755.

Tremblement de terre qui a aussi détruit l’ancienne cathédrale dont la construction a débuté au 13ème Siècle en lieu et place d’une mosquée. Modifiée au 15ème Siècle dans le style gothique, elle a été reconstruite, après la catastrophe, dans le style baroque.

0-0-0

0-0-0

0-0-0

Face à la cathédrale se dressent de beaux édifices aux architectures remarquables et une petite terrasse ou je me suis attablé. J’ai été servi par le gérant anglais du restaurant qui m’est paru d’autant plus sympathique qu’il exprimait son hostilité au brexit.

0-0-0

0-0-0

0-0-0

Une autre architecture remarquable, le marché municipal couvert de Loulé de style néo-mauresque. Il me rappelle un peu le bâtiment du musée Georges Labit à Toulouse.

0-0-0

0-0-0

Pour terminer, voici deux photographiques nocturnes de Faro, avec notamment un bâtiment d’inspiration néo-mauresque et néo-manuéline.

0-0-0

0-0-0

C’est tout, pour le moment !!!

Nicolas globe croqueur (et photographe).

0-0-0

Pour continuer à vous évader, je vous invite à lire la publication, complétée d’une vidéo, de mon ami Alain Marc, peintre, aquarelliste et maitre de stages sur ce lien : « Le nouveau voyage du bleu » (vous y retrouverez notamment les falaises et la plage d’Odeceixe).

0-0-0

La publication d’Isabelle Werck (7) : « Rhapsodies hongroises »

Une publication sur Litz.

0-0-0

Franz Liszt (1811 – 1886) est né dans un village de Hongrie, mais il n’a jamais appris à parler le hongrois. Ses parents parlaient allemand, et dès ses douze ans il a été emmené à Paris, où il a vite appris le français. Esprit cosmopolite mais assez français de cœur, il s’exprimait principalement en français, et l’écrivait remarquablement.

Cela ne l’a pas empêché de s’investir très en faveur du patriotisme hongrois dès qu’il est parti pour une première tournée de concertiste à Budapest, en hiver 1839-1840. Il n’avait pas revu son pays natal depuis ses onze ans, soit en seize ans d’absence.

Ses « compatriotes » étaient assujettis par l’Autriche depuis un siècle et demi : « l’empire austro-hongrois », « l’Autriche-Hongrie », avec un début d’autonomie pour les Hongrois, n’apparaît qu’en 1867. Pour l’instant, la Hongrie n’est qu’une province de ce grand empire très composite.

Pour des raisons aussi politiques que musicales, les Hongrois reçoivent Liszt avec faste comme un chef d’Etat. Les cortèges qui l’entourent aux cris de Éljen ! (vivat !), les processions nocturnes aux flambeaux, sont autant d’occasions de manifester dans la rue… dans une soi-disant neutralité ; et Liszt joue le jeu avec courage, en interprétant la patriotique Marche de Racoczy, interdite par les Autrichiens. Elle figure dans la 15e Rhapsodie hongroise. Liszt la communique à Berlioz qui la reprend dans sa Damnation de Faust (célèbre « Marche hongroise »).

Certains généalogistes hongrois se mettent à chercher, avec une gentille mauvaise foi, une ascendance aristocratique de Liszt dans leur pays. Le 4 janvier, de toute façon, le musicien sera presque anobli. Quand il se produit dans un Théâtre National archicomble, vêtu du costume hongrois qu’il s’est acheté exprès, il est surpris de voir arriver sur scène six nobles locaux qui lui offrent sur un coussin un « sabre d’honneur » incrusté de pierres précieuses ; ils le consacrent ainsi comme un de leurs pairs. Toute la salle retient son souffle. Liszt remercie longuement, du fond du cœur -il s’excuse de le faire en français- et il promet d’utiliser cette belle arme de façon pacifique mais fidèle.

Certaines caricatures, dessins ou statuettes, nous montrent que Liszt n’hésitait pas à traîner son sabre sur lui quand il se produisait dans ses récitals, ce qui n’était peut-être pas très pratique pour jouer du piano, surtout à sa façon remuante ! En Hongrie, le symbole passe très bien, mais les Parisiens ne manquent pas de s’esclaffer :

Entre tous ces guerriers, Liszt seul est sans reproche,

Car malgré son grand sabre, on sait que ce héros

N’a vaincu que des doubles-croches

Et tué que des pianos.

Il en tuait quelques uns, en effet, casser les cordes était un de ses spécialités. Les instruments de l’époque étaient moins solides qu’aujourd’hui.

Au cours de cette quinzaine hongroise, Liszt a beaucoup admiré les Tziganes : leur sauvage fierté, leur jeu si engagé et si libre va teinter à jamais, non seulement l’écriture lisztienne, mais toute une postérité d’écoles nationales. « Pendant mon séjour en Hongrie, j’ai recueilli quantité de fragments à l’aide desquels on recomposerait assez bien l’épopée musicale de cet étrange pays, dont je me constitue le rhapsode ».

La « rhapsodie », qu’est-ce que c’est ? Etymologiquement, en grec, c’est une « couture », une œuvre en patchwork ; le rhapsode antique est un aède de tradition orale, dont la prodigieuse mémoire « recoud » en une grande geste les histoires entendues ici et là, tels l’Iliade et l’Odyssée, grands chefs-d’œuvre dont l’origine se perd dans la nuit des temps : Homère, s’il a existé, n’écrivait pas. La Bible, aussi, ressemble fort à une œuvre rhapsodique d’auteurs très talentueux. Bref…

En musique, le titre rhapsodie annonce une structure libre (ce n’est pas toujours le cas), faussement improvisée (tout est écrit ou presque) et pleine de contrastes, de surprises.

Liszt compose pour piano quinze Rhapsodies hongroises et une Rhapsodie espagnole. Il donne le coup d’envoi romantique à toute une descendance d’œuvres musicales intitulées Rhapsodies, avec leurs célébrations de folklores locaux : Rhapsodie slave (Dvořák), Rhapsodie norvégienne (Lalo), Rhapsodie d’Auvergne (Saint-Saëns), Rhapsodies roumaines (Enesco), Rhapsodie espagnole (en réalité une suite : Ravel), sans oublier la plus récente et jazzique Rhapsody in blue de Gershwin.

Si Liszt a « recueilli une quantité de fragments » musicaux qui ont beaucoup interpellé sa verve, il se méprend quand il considère tout cela comme du pur folklore hongrois. La méprise a été également commise avant lui par Haydn, Beethoven, Schubert, et plus tard par Brahms dans ses Danses hongroises. C’est en réalité de folklore tzigane qu’il s’agit, alors que le folklore magyar, plus ancien, de la Hongrie profonde, est encore inexploré à cette époque. Il faudra attendre que, vers 1920, Béla Bartók et Zsoltan Kodály recueillent les mélodies traditionnelles en ratissant les campagnes. En fait, les Tziganes ont repris et accommodé à leur sauce, appétissante il est vrai mais très typée, des chants et danses glanés en Hongrie… et ailleurs. Liszt exploite, en barde enthousiaste et peu regardant, des chants dont il ne connaît ni le titre ni le texte ; certains sont roumains, plusieurs autres ont été récemment composés par des Hongrois urbains… Le lui reprocher serait injuste, car il écrit surtout, pour notre griserie, une musique que personne n’avait hasardée avant lui avec autant de brio ; Bartók lui-même reconnaît que l’œuvre « hongroise » de Liszt, dans son genre, a beaucoup de valeur. Liszt déclare quant à lui qu’il veut traduire « les éloquentes apostrophes, les lugubres épanchements, les rêveries, les effusions, les exaltations de cette muse farouche ».

La Marche de Racockzy (15e Rhapsodie hongroise)

Elle commence par un grondement redoutable, qui donne un aperçu de la légitime colère des Hongrois. Le thème, d’une grande fierté, est traité de cent façons conquérantes, un peu tapageuses, mais patriotisme oblige.

La Deuxième Rhapsodie hongroise

La plupart des Rhapsodies hongroises lisztiennes sont des Czardas, divisés en deux grandes parties, une introduction lente et souvent triste, appelée Lassan ou Lassu, et une deuxième partie irrésistiblement vive appelée Friska. Cette structure est typiquement tzigane, avec son contraste de dépression initiale et d’ivresse débridée.

Le lassan de la Deuxième rhapsodie, indiqué Andante mesto (andante triste) commence comme une méditation pesante, à la couleur très… espagnole. Des passages plus gracieusement élégiaques sont indiqués Dolce con grazia.

Le Vivace de la friska, feu d’artifice pour pianistes qui n’ont plus peur de rien, s’appuie sur deux grandes idées de danse, très carrées (groupes de 4, 8 mesures) assorties de quelques idées secondaires. La très entraînante justesse de la pulsation se décore de périlleuses étincelles en tous genres, luxe fou de sonorités brillantes qui donnent à cette célèbre rhapsodie son cachet humoristique.

Isabelle Werck.

0-0-0

Isabelle vous propose propose d’écouter du Liszt très virtuose :

15e Rhapsodie hongroise :

Et la fameuse 2e Rhapsodie hongroise :
https://www.youtube.com/watch?v=LdH1hSWGFGU

… interprétée par Valentina Lisitsa, bien nommée pour jouer (prodigieusement) du Liszt, et elle a l’air de s’amuser follement. La frontière entre la partie lente et la partie rapide est plus que claire, bref elle à à 5’04. 
A 8’44, la pianiste ajoute une cadence (improvisation) de son cru, mais tout à fait dans le style.

0-0-0

La publication d’Isabelle Werck (6) : « Vivaldi », suite

Isabelle Werck nous livre ici en deuxième partie, ses réflexions sur Vivaldi.

o-o-o

Antonio VIVALDI (Suite).

La réputation de Vivaldi s’étend rapidement dans toute l’Europe, presque malgré lui. Les commandes princières affluent de toutes parts. Son éditeur, Roger, qui publie aussi Haendel ou Corelli, est à Amsterdam, une ville que Vivaldi découvre ( ?) en 1738. Mais son œuvre circule un peu partout à l’état de simple manuscrit, et le droit d’auteur pour les compositeurs n’existe tout simplement pas. Les Quatre Saisons sont archi-connues dans le monde, adaptées pour des instrumentariums en tout genre, y compris la cornemuse ou, sous la plume de Jean-Jacques Rousseau, pour flûte solo. A côté de toutes les pages qui nous sont parvenues, il y a aussi celles qui n’ont pas été conservées… Vivaldi ne rencontre pas Bach, mais Bach connaît ses concertos pour violon qu’il estime beaucoup : il en transcrit plusieurs pour le clavier, et son propre style en devient légèrement italianisant, plus spontané.

Talonné par l’urgence, mais aussi par son inspiration, notre compositeur peut boucler dix concertos en trois jours, un opéra en cinq. Il faut avouer que parfois il se copie un peu lui-même, mais cela fait partie du jeu, c’est largement permis à l’époque baroque qui en principe ne laisse entendre une œuvre qu’une seule fois, pas plusieurs. Le Président Charles des Brosses, magistrat-reporter qui laisse un témoignage détaillé sur l’Italie au Siècle des Lumières, rencontre Vivaldi : celui-ci lui confie qu’il a inventé une sténographie lui permettant de terminer un concerto plus rapidement qu’un copiste ne peut en transcrire toutes les parties ! La personnalité jaillissante du musicien est bien en harmonie avec son temps, l’ère baroque, qui aime les prodiges théâtraux, les palais sortant de terre en un jour et les dei ex-machina tombant des nuages.

Mais pour lui le grand genre est l’opéra. Il se vante d’en avoir écrit 94 ; il en reste 43 identifiés, un peu moins nombreux si on tient compte des copiés-collés, et 21 plus ou moins complets. Leurs livrets plutôt faibles ne les favorisent pas… Son plus bel opéra, écrit tout à loisir pour les jeunes filles de la Piétà serait… son oratorio, Juditha Triumphans, qui sous couvert d’une victoire biblique, célèbre une victoire navale contre l’ennemi turc.

Dans le domaine lyrique, malgré sa fécondité et son acharnement, Vivaldi se heurte dans Venise à certaines frustrations. Des 14 salles que possède la ville, ne lui sont concédées que les moins importantes ; il n’a jamais accès aux théâtres les plus prestigieux comme San Giovanni Grisostomo et San Cassiano, tenus par des nobles ; il doit être son propre imprésario dans les Théâtres Sant’ Angelo et San Moisè, très secondaires, où il s’occupe presque de tout, et investit de sa poche. Les stars du chant ne sont pas pour lui : il doit découvrir des talents nouveaux. La concurrence des Napolitains, qui s’invitent à Venise en mettant en vedette leurs castrats (Vivaldi ne partage pas vraiment ce goût pervers) lui fait de l’ombre. Et il n’a pas que des amis : le compositeur Benedetto Marcello, d’origine noble, se moque de lui dans le texte satirique Il Teatro alla moda, où il le caricature sous le nom transparent d’Aldiviva !

Ayant du mal à imposer ses opéras dans sa ville natale, Vivaldi voyage, organise des tournées dans le nord de l’Italie ; la Pietà lui accorde des congés de bien mauvaise grâce, stipule dans les contrats suivants qu’il doit rester, et tente de l’astreindre à un rythme de concertos bimensuels.

Vivaldi entretient une relation privilégiée avec une jeune contralto, Anna Giró (son nom, d’origine française, était Giraud) une ancienne élève de trente-deux ans sa cadette. Celle-ci est à la fois son interprète, son « écolière » dit-il, sa secrétaire et son infirmière. Car l’asthmatique Vivaldi a besoin d’auxiliaires de vie, il ne peut se déplacer qu’en gondole ou en carrosse, il faut lui faire les courses, etc. Il confie à la jeune fille des rôles dans ses opéras, où elle se montre brillante, peut-être davantage par son jeu dramatique que par sa voix. Mais le beau Stabat Mater pour alto solo a peut-être été écrit pour elle. Rien ne prouve que « l’Annina du prêtre roux », comme on l’appelait gentiment, ait eu avec lui d’autre relation que cette amitié artistique et pratique. Elle n’habite pas sous son toit, ne va le voir que flanquée de sa mère et de sa sœur. C’est aux portes de la ville de Ferrare, où il compte monter un opéra, que Vivaldi rencontre des ennuis : l’évêque prétend interdire l’entrée à ce drôle de prêtre qui ne dit pas la messe, écrit des opéras profanes et s’entoure de femmes. Vivaldi se défend dans une grande lettre, le plus long document qu’il nous ait laissé, où il affirme la parfaite « honnêteté » de ces dames aux yeux de tous, et l’« étroitesse de poitrine » qui le handicape.

La ferveur religieuse de Vivaldi s’exprime dans sa musique sacrée. Il y témoigne de sa foi avec une grande gaîté ! Plusieurs œuvres prennent une dimension majestueuse quand elles se partagent en double-chœur, suivant la tradition vénitienne de Saint Marc qui divise chœur et orchestre en deux tribunes : ainsi le Dixit Dominus RV 594, ou le Beatus vir RV 597. Les deux groupes vocaux, loin de rivaliser, collaborent au contraire pour créer une sorte de voûte sonore, profonde et habitée comme un plafond peint à fresque. En peinture, le contemporain vénitien de Vivaldi, c’est Tiepolo.

Il est triste de penser qu’Antonio Vivaldi, ce personnage si pétillant, dont la musique est si enjouée, ait connu une fin obscure, pour ne pas dire lamentable. Pourquoi, la soixantaine passée, décide-t-il brusquement de quitter Venise ? Pourquoi vend-il à La Pietà tous ses concertos pour la somme dérisoire d’un ducat chacun, comme s’il était pressé de s’en aller ?

Certes, il a noué une valorisante amitié avec l’empereur d’Autriche, Charles VI ; pendant la visite du souverain à Venise, ses ministres se plaignaient qu’il s’entretenait davantage avec Vivaldi en trois semaines qu’avec eux en deux ans ! Vivaldi part soudainement à Vienne, peut-être convaincu qu’il y trouvera le couronnement de sa carrière. Malheureusement, quand il y parvient, son impérial ami vient de mourir, et ses successeurs, qui ne le connaissent pas, le gardent bien froidement à distance. Vivaldi meurt isolé dans la petite maison d’une veuve sur la Kärtnerstrasse, d’une « inflammation interne » : une crise d’asthme fatale ? Il reçoit l’enterrement minimal des pauvres gens à la cathédrale Saint Etienne, et sa tombe disparaît en peu de semaines. Parmi les petits chanteurs de la cathédrale figure peut-être le jeune Joseph Haydn. Actuellement, une plaque dorée sur le sol de la Kärtnerstrasse, près de l’Opéra de Vienne (la maison exacte n’est pas déterminée) commémore le décès autrichien du maestro.

Après sa mort mystérieuse dans l’anonymat, Vivaldi disparaît longuement des mémoires ; son nom reste enseveli pendant plus de deux siècles. Sa résurrection ne commence qu’en 1913 avec les travaux du musicologue Marc Pincherle, et c’est par Bach que celui-ci trouve sa trace : qui est donc ce Vivaldi dont Jean-Sébastien a transcrit les concertos ? A partir de 1945, notre compositeur connaît une première popularité par le microsillon ; en 1947, le Danois Peter Ryom entreprend le catalogue complet de ses ouvrages, et le sigle RV suivi d’un chiffre signifie : Ryom Verzeichnis, « catalogue Ryom ». La suite, vous la connaissez : Les Quattro Stagioni deviennent un tube, plus ressassé encore que la Petite musique de nuit de Mozart. La musique sacrée est popularisée plus tard, dans les années 1970-80 ; et l’intérêt pour les opéras est encore plus récent.

Quand Igor Stravinsky passe par Venise, alors très occupée de Vivaldi qu’elle redécouvre, le compositeur russe est un peu agacé de ce que l’on ne s’occupe pas autant de lui-même, et avanceque « Vivaldi a composé 300 fois le même concerto pour violon ». Eh bien non. Si le prêtre roux produit à tour de bras, et s’autocopie légèrement, il n’ennuie jamais. Il est aussi fécond que ses contemporains, Bach, Telemann ou Haendel.

Le style musical de Vivaldi possède deux grandes tendances. La première, la plus connue, celle qui est exploitée aujourd’hui jusque dans les publicités, est sa facette gaie, extravertie et sympathique. A un tempo soutenu, des formules très faciles à identifier rebondissent : tonalités clairement définies, mélodies en arpèges montants ou descendants, en gammes escaladantes ou ruisselantes : c’est si simple comme langage, si enfantin presque, que cela semble issu tout droit de sources populaires. Il y a quelque chose de pseudo-folklorique dans la verve vivaldienne. Pourtant il donne à ce matériau sans prétention beaucoup de prestance et une variété inouïe ; à sa géniale évidence on reconnaît aussitôt la griffe du maître. En effet, ses phrases musicales si dansantes sont jalonnées de jeux rythmiques imprévus, dissymétries et syncopes qui font tout le sel du fameux tempo vivaldiano. Il adore aussi les effets d’écho, les instruments ou les voix qui se répondent à l’identique.

L’autre facette, plus grave, est celle des mouvements lents (mouvements centraux des concertos) et des méditations sérieuses. On s’intéresse moins à ce Vivaldi-là, et pourtant… en coulisse il exprime ses secrètes tristesses, il laisse errer sa pensée avec un admirable sens des modulations, qui contredit la facilité apparente de sa face ensoleillée. Ses enchaînements d’accords, au charme mélancolique, semblent alors flotter au fil des canaux sombres où se reflètent les lumières des palazzi.

Mais, qu’elle soit gaie ou pensive, l’énergie de la musique vivaldienne reste communicative, comme une source de joie frémissante qui nous suit partout.

Isabelle Werck.

0-0-0

0-0-0

Les ouvrages du Libron sur le Canal du Midi

Ou comment la navigation reste possible pendant les crues du Libron.

o-o-o

Voici une série de 9 planches sur la traversée du Libron par le Canal du Midi avant et après 1858, année ou ont été mis en service les ouvrages du Libron, permettant la navigation sur la voie d’eau, même en période du crue de ce fleuve côtier.

Elles sont extraites de ce lien (avec possibilité de fichier PDF téléchargeables). Je remercie, au passage, l’auteure de ce travail.

o-o-o

Avant 1858.

o-o-o

o-o-o

Après 1858, et l’ouvrage tel qu’il fonctionne aujourd’hui, en 2021.

o-o-o

o-o-o

o-o-o

o-o-o

o-o-o

o-o-o

o-o-o

Il est à noter cependant que ces ouvrages ingénieux, protégeant le Canal du Midi d’ensablement, d’apport d’alluvions et de déchets suite aux crues du Libron, ne dispense aucunement d’interventions de maintenance régulières, comme vous pouvez le découvrir sur la vidéo ci-dessous.

o-o-o

o-o-o

Je termine cette publication par quelques photos prises par moi-même et que j’ai le plaisir de vous faire partager.

o-o-o

o-o-o

o-o-o

o-o-o

o-o-o

o-o-o

o-o-o

o-o-o

C’est tout, pour le moment !!!

Nicolas globe croqueur (et photographe).

o-o-o

Les ouvrages du Libron sur un site du Canal du Midi sur ce lien, et sur le lien du site du Canal du Midi de Philippe Calas.

Venez découvrir quelques photos du fleuve en crues aux ouvrages en cliquant ici.

o-o-o