Le Canal du Midi (14/30), de Carcassonne à la jonction (2012) (5/7) : de l’écluse d’Homps à l’écluse d’Argens, au début du Grand Bief

Canal du Midi (2012-2018) : de l’écluse d’Homps à l’écluse d’Argens.

Voici  le 14ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre Homps et l’écluse d’Argens, là où commencent les 54 km du Grand Bief.

J’énumère les ouvrages croisés (hors écluses) sur ce trajet : le pont-canal d’Ognon (1828), La porte de garde du demi-Ognon (1682), l’épanchoir d’Ognon (1689), l’aqueduc du Bassanel (1690), l’aqueduc de Pechlaurier (1690), et l’aqueduc d’Argens (1691).

A noter également à proximité d’Argens Minervois, le magnfique château de Sérame, à  l’architecture qui rappelle un peu une église classique, voire baroque et son jardins à la française agémenté d’arbres exotique en terrasse entourée de ballustrades, très bel élément architectural quand il est conçu en pierre et dans ses justes proportions, malheureusement très mal singé de nos jours, par ce que conçu en ciment, en fausse pierre (ce qu’on appelle en pierre reconstitué), voire, pire encore, en plastique, et que l’on peut trouver dans des magasins de bricolage, par exemple.

Par cette belle matinée du vendredi 17 août 2012, j’enfourche ma bicyclette pour la 5ème étape d’une quarantaine de kilomètres en direction de Narbonne. Je traverse une dernière fois le port d’Homps tout en remarquant au passage un cycliste mécontent maugréant contre les prestations d’une location de deux roues. Je longe les derniers kilomètres qui me mènent à l’écluse éponyme, le 51ème ouvrage du Canal du Midi en provenance de Toulouse, à bassin simple, datant de 1679, à 46 m d’altitude au dessus du niveau de la mer.

Samedi 11 août 2012

Samedi 11 août et vendredi 17 août 2012

Je longe ensuite les 0 km 688 du 52e bief retenu par l’écluse d’Ognon, entre dans le département de l’Hérault, sur la commune d’Olonzac. L’ouvrage est à bassins doubles de 46 m d’altitude, distant de 146 km 747 de la Garonne, date de 1679.

vendredi 17 août 2012

Vendredi 17 août 2012 et mardi 27 août 2013

Je découvre ensuite un site qui m’intrigue un peu, la porte de garde du demi-Ognon, qui date de 1682, complété par un épanchoir à 3 vannes, de 1689. Cette porte de défense se justifie pour protéger le canal des crues très violentes de la rivière Ognon qui a endommagé le cours d’eau artificiel de façon récurrente sur plus de 150 ans, autrement dit, la nature à repris le dessus sur les initiatives humaines qui avaient pourtant pour objectif de la maitriser.  Pour éviter l’arrivée trop importante de l’eau en aval, on ferme la porte de garde, ce qui permet une évacuation par un épanchoir, puis une rigole vers le lit de cette rivière très capricieuse, en apparence inoffensive qui croise la canal non seulement au niveau de l’ouvrage, mais également sous un pont-canal créé en 1828 pour d’abord remplacer puis compléter la porte de garde, pour cause de nouvelles crues dévastatrices.

Mardi 27 août 2013 et vendredi 17 août 2012

S’ensuit le très agréable et ombragé bief de Pechlaurier sur 2 km 726 au pied de la colline éponyme qui borde l’Aude et qu’il a fallu percer pour permettre au Canal du Midi de poursuivre sa route en parallèle au fleuve à cet endroit, et qui retourne de nouveau dans le département du même nom. A noter, un court chemin asphalté entre l’écluse et le premier pont en aval.

Vendredi 17 août 2012

Voici l’écluse de Pechlaurier (150 km 161 de la Garonne, altitude : 38 m, à bassins doubles, datant de 1679), 53ème ouvrage depuis Toulouse. Ce site arboré au pied de la colline m’a particulièrement inspiré au point que je m’y je m’y suis attardé plus longtemps que mes arrêts aux autres écluses. Je me situe sur Argens Minervois, 42ème commune sur les 64 que traverse le Canal du Midi (après recomptage, c’est bien 64 communes et non 63 comme je l’ai indiqué sur les articles précédents).

Dans le bâtiment se trouve un four à pain, ce qui témoignait d’un certain confort dont bénéficiaient les employés travaillant sur le Cours d’eau, dans le cadre d’une activité économique fructueuse et prospère liée à celui-ci au XIXe siècle.

Vendredi 17 août 2012

Les 2 km 485 du 54 bief du cours d’eau, retenu par l’écluse d’Argens me permet de découvrir le charmant village éponyme et son château de nombreuse fois remanié, transformé pour la dernière fois au XIXe siècle.

Argens, qui s’appelait (Villa Argesii jusqu’au IXe siècle) doit son appellation à la composition géologique des environs essentiellement composée de grès et d’argile. Il est à noter aussi l’oppidum du Mourrel Ferrat qui témoigne d’une présence humaine structurée et organisée fort ancienne (IVe siècle avant JC).

Vendredi 17 août 2012

Je me fais une petite idée des lieux en longeant le Canal par la rive droite et je devine aisément la fonction défensive qu’avait le monument avant qu’il ne devienne une résidence d’agrément, symbolisé par le percement de fenêtres sur les murs et les tours. Autre site remarquable, les ruines de L’Eglise Notre-Dame de l’Assomption, édifice roman du Xe siècle dont il ne reste que les arcades sur un pan de mur et un chapiteau à damier. Les fonts baptismaux de l’église primitive et la cloche de l’ancienne église se trouvent dans le nouvel édifice datant de 1880. Sur le chemin du cimetière, la Fontaine fraîche, ancien puits qui permettait  aux villageois de s’alimenter en eau potable.

Présence du Canal du Midi oblige, d’une part, et essor de la viticulture, d’autre part, ont permis à Argens Minervois de connaître une période de prospérité. Une importante tuilerie existait aussi jusqu’au début du XXe siècle.

Pour rester dans le domaine hydraulique, existait aussi un réseau d’irrigation et une tour de relèvement que l’on peut découvrir en se dirigeant vers le Lac des Aiguilles ainsi que des murs supportant des canalisations.

Vendredi 17 août 2012

Je progresse en direction de l’écluse et découvre une petite marina, témoignant de la conversion du Canal en cours d’eau destiné à la navigation de plaisance. Sans aller jusqu’à décrier les architectures des bâtiments de ce lieu qui reste, malgré tout agréable, j’aurais cependant aimé découvrir un site avec plus de cachet, s’inscrivant dans la droite ligne de ce qui se construisait au temps de Riquet. Cependant, l’état d’esprit de nos jours s’inscrit plus dans une logique tout d’abord économique au détriment d’une recherche esthétique forcément plus couteuse mais qui serait cependant justifiée pour respecter et rester dans la « patine » du Canal du Midi.

Vendredi 17 août 2012

C’est par l’arrivée sur l’écluse d’Argens (1679, 54e écluse et 152 km 646 depuis la Garonne, altitude 32 m) que je termine mon récit « En Minervois jusqu’au Grand bief », qui marque le point de départ d’un ruban d’eau ininterrompu sur 54 km (un peut moins d’un quart de la longueur du cours d’eau) jusqu’à la ville natale de Riquet.

Vendredi 17 août 2012

C’est tout, … pour le moment !!!

Nicolas.

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Deux adresses sympathiques de chambres et maison d’hôtes / gites à Olonzac : » Eloi Merle » et « La vigne bleue« .

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le château de Sérame.

Une de mes aquarelles.