Le Canal du Midi (1/30), de Toulouse à Carcassonne (2012) (1/9) : au commencement à l’Ouest

Canal du Midi (2012-2018) : Embouchure et 1e bief.

Voici le 1er article sur le récit de ma promenade à vélo  le long des canaux du Midi, de Jonction et de la Robine, couvrant le trajet entre le Grand Bassin et la 1ère écluse (Canal du Midi).

Longer le Canal du Midi d’un bout à l’autre est un désir qui me traverse l’esprit depuis l’âge de 16 ans et j’ai donc opté pour la « petite reine » et me suis inscrit auprès de Rando Vélo.

Mes étapes auront été les suivantes : Toulouse, Montesquieu Lauragais, Castelnaudary, Carcassonne, Homps, Narbonne, Nissan lez Ensérune , Agde (avec aller retour Agde / Phare des Onglous).

Les photos auront été prise en majorité pendant mon trajet à l’exception de certaines prises pendant des répérages antérieurs et d’autre prises les années qui suivront.

Armé aussi de mes crayons et pinceaux, j’ai réalisé aussi quelques aquarelles, dessins et peintures, que vous pouvez voir sur des publications sur ce blog. Je vous invite à lire l’article que m’a consacré le carnettiste peintre aquarelliste voyageur Alain Marc Carrière à ce sujet.

C’est donc parti pour une traversée le long d’un cours d’eau composé de 62 biefs navigables, 63 écluses à franchir, un bief et une écluse désaffectés, ainsi qu’une écluse commune à 3 canaux mais qui n’est plus franchissable par ce qu’enterrée. C’est à travers plusieurs récits que je vais vous raconter tout cela ( le Canal du Midi proprement dit, sans oublier le Canal de Jonction de la Robine et le Canal de la Robine).

Le Canal du Midi traverse la grande région administrative de l’Occitanie, 3 départements (la Haute-Garonne, l’Aude et l’Hérault, auxquels il faut ajouter le Tarn ou se trouvent  les rigoles d’alimentation et les bassins de retenue qui permettent d’amener l’eau nécessaire au Seuil de Naurouze), 64 communes, et 7 pays naturels qui sont : l’agglomération Toulousaine, le Lauragais, le Carcassonnais, le Minervois, le Narbonnais, le Biterrois et le Bassin de Thau. Il marque à certains endroits la frontière entre ces pays et frôle le Cabardès et les Corbières.

Le bassin de l’Embouchure, ou tout commence, était autrefois non seulement un port vinaigrier, mais aussi un lieu d’embarcation de bateaux de promenades touristiques. La construction du périphérique dans les années 70 ainsi que le renforcement des voies routières autour du bassin rendent les accès au site plus difficile aux piétons, ce qui explique sans doute que cet endroit n’est plus vraiment un lieu de promenade, autrement dit, on est en droit d’en espérer une autre approche là ou … a été posée la première pierre du Canal du Midi en novembre 1667.
On devine en arrière plan l’écluse de Garonne qui n’est plus franchissable depuis qu’elle a été couverte par un parking. Pourtant, elle permettait de quitter ou regagner le fleuve selon le sens  pour les navigants qui empruntaient le Canal de Brienne ou qui en venaient afin d’éviter la Chaussée du Bazacle, passage délicat sur la Garonne.

Je décide de faire le tour du bassin pour essayer de m’imaginer à quoi il pouvait ressembler du temps ou cette fameuse écluse fonctionnait encore. Je m’approche donc de l’endroit de son emplacement supposé, découvre la présence de portes éclusières et ne peux que regretter le manque certain de mise en valeur du lieu.

Lundi 13 août 2012

Je me dirige ensuite vers les 3 ponts et découvre l’endroit le plus intéressant de ce bassin. Deux d’entre eux, à droite et au centre,  ont été construits par Joseph-Marie de Saget, ingénieur des travaux publics de la province de Languedoc entre 1770 et 1775. Le dernier pont, à gauche a été ajouté en 1844. Cela n’a pas été du tout un prétexte pour rebaptiser l’endroit « Ponts Triplets ».

A gauche, le Canal de Garonne (le plus récent), au centre, le Canal du Midi, à droite, le Canal de Brienne, créé de manière à permettre aux transports fluviaux d’emprunter un itinéraire latéral à un fleuve parfois imprévisible.


Lundi 13 août 2012

Entre le pont à droite et celui du centre, un bas relief en marbre de Carrare réalisé entre 1773 et 1775 par l’artiste toulousain François Lucas.

Jeudi 19 août 2010

Il s’agit d’une allégorie : tout à gauche se trouve le canal représenté par un homme barbu, à sa droite deux jeunes génies, équipés de pioches, construisent une écluse. Au centre, la province de Languedoc tient le gouvernail d’une barque frappée aux armes de la province. Par un geste de commandement, elle ordonne au canal de recevoir les eaux de la Garonne, l’autre personnage féminin de cette fresque. Celle-ci, tenant une corne d’abondance, encourage un génie laboureur à stimuler ses bœufs pour tracer un sillon en Lauragais. En arrière plan on distingue une voile de bateau et les toits de Toulouse.

Après avoir fait le tour du bassin, j’entre dans le cœur du sujet en entamant mon trajet le long du premier bief, non sans être allé jeter un coup d’œil sur le Canal de Brienne et son élégante enfilade de ponts.

Jeudi 19 août 2010

Je longe donc le 1er bief appelé aussi bief de l’Embouchure, sur la piste cyclable asphaltée sur la rive droite, le long d’une rangée de platanes qui ne semblent fort heureusement pas atteints par la maladie du chancre coloré (du moins, pour le moment !!!).

Lundi 13 août 2012

Je me dirige vers la 1ère écluse que je finis par atteindre au bout de 1 km 044 (distance depuis l’emplacement de l’ancienne écluse de Garonne).

Lundi 13 août 2012

L’architecture de cette écluse se réfère à l’esthétique bétonnière du XXe siècle et non à celle en vigueur du temps de Riquet, époque, je le rappelle, ou l’on savait joindre l’utilitaire au désir de « faire du beau ». D’importants travaux ont eu lieu dans les années 70 dans le souci d’adapter les ouvrages au Gabarit Freycinet, afin de rendre le canal plus compétitif sur du transport des marchandises. Cela n’a pas empêché le déclin de cette activité, pour pratiquement disparaître à partir de 1982. C’est ce qui explique l’abandon des travaux prévus sur tout le Canal. Aujourd’hui, seules les ouvrages sur le versant Garonne et jusqu’à l’écluse d’Ayguevives, d’une part, et à l’autre extrémité vers le Phare des Onglous, d’autre part, ont été mises à ces normes. Fort heureusement, l’activité batelière de tourisme a remplacé l’activité initiale et permet aujourd’hui de garder le Canal du Midi bien vivant, mais, aux dires de certains, insuffisamment entretenu.

C’est tout, pour le moment !!!

Nicolas.

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Mon site (travaux graphiques et infographiques).

Une de mes aquarelles sur le bas relief de Lucas aux Pont-Jumeaux.

Auteur : Nicolas Dürr

Dessinateur, aquarelliste, peintre et photographe, je vous fais partager mes créations graphiques et numériques sur ce blog.

14 réflexions sur « Le Canal du Midi (1/30), de Toulouse à Carcassonne (2012) (1/9) : au commencement à l’Ouest »

  1. C’est tout pour le moment!! … mais c’est déjà beaucoup ce que vous avez accompli. Les photos et aquarelles sont superbes, j’ai déjà tout lu et regardé il y a quelques temps et j’aimerais pouvoir être aussi habile avec les pinceaux !
    Vous voyagez beaucoup et c’est très bien, profitez en vous êtes jeune et vous avez toujours de très bonnes idées et de beaux clichés.
    Au prochain voyage insolite pour nous faire rêver.
    Françoise.

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    1. Bonjour Françoise.

      Merci pour vos commentaires et vos encouragements. En fait, ma formule « c’est tout pour le moment » emrpuntée, je l’avoue, à une émission de téléréalité au concept jetable, signifie que de futurs articles sont en préparation. Vous serez informée des nouvelles publications. Je m’emploie à traduire le plus correctement possible à travers ces écrits, les sensations que m’ont procuré ces 240 km le long de cette voie d’eau magnifique, complétés par un aller retour sur Narbonne le long des canaux de Jonction et de la Robine.

      Donc, affaire à suivre.

      Amicalement.

      Nicolas.

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  2. Bon, je me suis lancée sur le premier des nombreux articles que vous avez écrits sur votre parcours. Vous me tenez en haleine. J’ai très envie de tenter l’expérience à mon tour.

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  3. Cet endroit, malheureusement dénaturée dans les années soixante-dix, est très peu connu, même de nombreux toulousains qui ne font qu’y passer en voiture.

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  4. Bravo pur l’ensemble de votre travail, qui n’est pas terminé me semble t’il ?

    Je me lance donc dans la lecture de vos nombreux articles sur cette passionnante ballade.

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    1. C’est effectivement beaucoup de travail : mise en page des photos, mise en ligne sur le site, écriture, lecture et relecture des textes etc…

      J’ai eu l’occasion de retourner plusieurs fois sur ce site et, je vous invite à découvrir le J’ai eu l’occasion de retourner plusieurs fois sur ce site et, je vous invite à découvrir le skatepark à proximité sur le lien ci dessous.

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    1. Au fil du temps, je m’aperçois qu’être dans un blog collaboratif, sans être la tête d’affiche, et surtout ne pas avoir accès au financement dudit blog, présente le risque de voir disparaître tout bonnement et simplement mes publications.

      Comme dit un proverbe français : « ne jamais mettre tous ses œufs dans le même panier », et ses pourquoi je prend mes dispositions.

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