Le Canal du Midi en automne; le long du bief de Marseillette, novembre 2017

Je n’ai pas seulement parcouru le Canal du Midi à bicyclette, mais j’ai aussi décidé de le parcourir à pied, au printemps et en été de préférence, mais pas que. C’est donc l’une de ces promenades que j’ai décidé de vous raconter à travers cet article, plus précisément sur les 9 km 200 du bief de Marseillette, à mi-chemin sur les 240 km 867 du cours d’eau, en direction de Trèbes.

C’est donc sur l’écluse de Marseillette que je commence une marche, accompagné d’un ami, ce vendredi 3 novembre 2017, pour une durée de deux heures et demi environs

Elle a été terminée en de 1679, composée d’un bassin simple à l’altitude de 79,5 m au dessus de niveau de la mer, et retiens un bief de 9 km 210 (45e écluse depuis Toulouse. La Garonne, 127 km 394, l’étang de Thau, 113 km 373).

Vendredi 3 novembre 2017

Avant d’arriver sur le pont de la route minervoise (datant de 1856), le canal longe Marseillette et en particulier le cimetière. Entre l’écluse et le pont, on remarque la plantation de peupliers blancs, essences retenue entre l’écluse de Trèbes et l’écluse d’Argens Minervois. La coloration de son feuillage en été ressemble à celle des oliviers.

Vendredi 3 novembre 2017

Au delà du pont, en direction de Trèbes, cohabitent chênes, platanes, cyprès et quelques pins parasols ici et là.

Vendredi 3 novembre 2017

Vendredi 3 novembre 2017

Nous approchons de deux épanchoirs, l’un à coté de l’autre,et datant du 18e Siècle. Le siphon a été conçu de telle manière qu’il permet l’évacuation des eaux excédentaires du canal. Cependant, il est complété par une conduite horizontale qui permet l’arrêt de l’évacuation desdites eaux quand le canal retrouve le niveau sous lequel la navigation des embarcations à grand gabarit serait impossible.

Au fond, à gauche, la Montagne d’Alaric.

Vendredi 3 novembre 2017

Le canal longe ensuite le rocher de Marseillette, ce qui a représenté un travail supplémentaire et plus éprouvant pour le percement sur son passage. C’est ici que l’on quitte le Minervois pour entrer dans le Carcassonnais. Il enjambe ensuite sur les aqueducs de Mercier et de Millegrand avant d’atteindre un pont et longer le domaine viticole.

Vendredi 3 novembre 2017

Vendredi 3 novembre 2017

Vendredi 3 novembre 2017

Voici le domaine viticole du Château Millegrand qui produit des appellations AOC Minervois et IGP Pays d’Oc. A noter la présence d’un centre équestre et d’une église 19e Siècle,  néo-romane de style « France profonde »,  au milieu d’un parc arboré, qui donne à l’ensemble un air de pensionnat. Son architecture, d’ailleurs, se réfère plus au Centre et au Nord de la France qu’au Midi. Il faut préciser que jusqu’en 2003, le domaine appartenait au clergé. Le pont déjà existant au 17e Siècle, doit son aspect actuel à un remaniement au 20e Siècle.

Vendredi 3 novembre 2017

Vendredi 3 novembre 2017

Les ponts de Millepetit et de saint Julia ont été créés au milieu du 19e Siècle pour désenclaver les territoires agricoles rattachés aux domaines et coupés par le canal. Le domaine de Millepetit se caractérise par un pigeonnier et une demeure rappelant plus les architectures tourangelles ou angevines qu’audoises.

Vendredi 3 novembre 2017

Passé le pont de saint Julia, l’écluse de Trèbes n’est plus très loin. Ici aussi, on trouve de nouvelles plantations de peupliers blancs. Le canal enjambe l’aqueduc de saint Julia, et longe l’Aude. Existe aussi une prise d’eau sur le fleuve.

Vendredi 3 novembre 2017

Et c’est sur l’arrivée de la cale de saint Félix et l’écluse de Trèbes que j’achève ce récit., sans pour autant vous avoir auparavant renseigné sur ce qui caractérise le lieu.

Autrefois, la deuxième couchée de la barque de poste venant de Toulouse. Les voyageurs se restauraient, priaient et dormaient dans les bâtiments alentours. Le lendemain ils reprenaient une nouvelle embarcation qui les attendait en aval de l’écluse, alors que les voyageurs en provenance d’Agde et Sète s’installaient dans une barque en amont. Pour économiser l’eau, les correspondances étaient assurées à partir d’écluses à trois bassins.

44e écluse depuis Toulouse, altitude, 84 mètres (la Garonne, 118 km 184, l’étang de Thau, 122 km 683), elle est complétée par un ancien moulin et un ancienne minoterie. Si certains bâtiments on été reconvertis, d’autres sont en attente de projet et connaissent un état de délabrement certain et sont entretenus à minima, comme cette belle demeure attenant que j’ai prise en photo en 2012 et que vous pouvez voir sur ce lien.

Vendredi 3 novembre 2017

Vendredi 3 novembre 2017

C’est tout! , pour le moment.

Nicolas.

Le Canal du Midi en automne : sur l’aqueduc de l’Orbiel, novembre 2017

A travers cette publication, je vous fais partager une promenade automnale sur le bief de Trèbes du Canal du Midi le jeudi 2 novembre 2017, en me focalisant sur un ouvrage.

L’aqueduc de l’Orbiel, un des plus anciens en France, fut terminé en 1690 et fait partie des onze aqueducs situés entre Carcassonne et Béziers. Colin et Launay, ingénieur missionné par Vauban, prit comme modèle le pont-canal du Répudre de Riquet. L’importance des ouvertures des voutes nous indique déjà ce qu’étaient l’ampleur des crues, qui ne faiblissent pas en ce début de 21e Siècle, réchauffement climatique oblige. Vauban, souhaitant perfectionner le tracé du Canal du Midi, tout simplement pour le pérenniser, a fait contribuer à isoler  le fleuve artificiel des rivières. Dans l’exemple précis de cet aqueduc, le parcours initial du bief s’en trouve raccourci, alors que celui  de Riquet s’adaptait au relief naturel imposé, avant de rencontrer un  cours d’eau naturel par ce qu’on appelait une chaussée. L’ancien segment en amont fut converti en rigole d’alimentation de 321 m pour capter les eaux de la rivière. C’est ce qu’on appelle une prise d’eau.

Ci-dessous, l’ouvrage en amont au printemps et à l’automne, à trois années d’intervalles. Il est à noter la coupe de certains arbres sur les bords de la rivière et le remplacement des platanes du canal par du chêne, essence choisie sur cette section.

Jeudi 3 mai 2014 et jeudi 2 novembre 2017

Changement de points de vue, cette fois-ci au-dessus et au pied des trois arches de l’aqueduc. Ici, ce sont sans doute les crues qui ont contribué à modifier la végétation, même si une intervention humaine a du s’avérer nécessaire pour nettoyer le site.

Jeudi 3 mai 2014 et jeudi 2 novembre 2017

Jeudi 3 mai 2014

La présence d’un tag, aussi graphiquement intéressant soit-t’il, n’apporte pas, à mon avis, une plus-value à l’esthétique de l’ouvrage.

Jeudi 16 août 2012 et jeudi 2 novembre 2017

Ci-dessous, trois vue en amont de l’ouvrage sur trois saisons.

Samedi 3 mai 2014

Jeudi 16 août 2012 et jeudi 2 novembre 2017

Huit essences d’arbres ont été retenues pour remplacer les platanes malades sur différentes sections du canal. Le chêne de Toulouse à l’écluse de Laval, puis l’érable plane jusqu’au Seuil de Naurouze, le chêne de nouveau jusqu’à Castelnaudary, le tilleul à grandes feuilles de Castelnaudary à Carcassonne, le chêne de Carsassonne à Trèbes, le peuplier blanc de Trèbes à Argens Minervois, le chêne d’Argens-Minervois à Ouveillan, le micocoulier d’Ouveillan à Béziers, le chêne de Béziers à l’écluse de Bagnas, puis le pin d’Alep, le tamaris et mûrier blanc jusqu’à l’étang de Thau. Concernant le Canal de la Robine, le chêne a été retenu entre Sallèles d’Aude et l’écluse de Sainte Lucie, puis le pin d’Alep, le tamaris et mûrier blanc jusqu’à Port-la-Nouvelle.

C’est sur l’image de ce panneau que j’achève ce récit.

Jeudi 2 novembre 2017

 

C’est tout! , pour le moment.

Nicolas.