Randonnées graphiques en Aveyron en 2012 et 2015

Dans le cadre de rencontres aquarelliques organisées par Elisabeth Penou, je vous emmène en Aveyron (pays d’adoption et de résidence des aquarellistes Alain Marc et Sonia Privat), notamment sur une partie du chemin de St Jacques de Compostelle depuis le Puy, la section entre Aubrac et St Chély d’Aubrac via le Donjon de Belvezet, sur un trajet descendant de 6 km environ.

Cet après-midi du 17 mai 2012 aura été consacrée à une agréable randonnée (que n’aurait pas dénigrée l’association Randocroquis) sur ce trajet avec des arrêts aquarelles, dont celui du Donjon. Aujourd’hui en ruines, il se confond avec la nature.

La journée suivante, nous avons déambulé dans les rues de St Eulalie d’Olt, aux architectures remarquables de pierres et aux toitures en lauze agrémentées par quelques balcons fleuris, témoignage d’une époque de prospérité économique que connut le village aux XVIIe et XVIIIe siècles, notamment avec les tanneries….

… mais aussi avec ses moulins, comme celui-ci impeccablement restauré…

… sans oublier le patrimoine religieux.

Sujet incontournable, l’église, édifiée au XIe siècle, à l’architecture qui rappelle un peu celle de l’abbatiale Ste Foy de Conques. D’abord romane, elle devint gothique suite aux agrandissements souhaités par l’Évêque de Rodez en 1530.

Sur la dernière journée (cerise sur le gâteau), après une petite marche le long du Lot depuis St Eulalie, nous avons visité sa splendide voisine, St Geniez D’Olt, qui se répartit de part et d’autre de la rivière. J’y suis retourné en 2015 pour croquer ce que je vous fais découvrir ci-dessous.

Depuis une terrasse surplombant le pont, on découvre l’église et, sur la colline du Puech del Rey, le monument Talabot, dédiée à Marie Talabot, née pauvre et orpheline, humiliée pendant sa jeunesse à cause de sa condition sociale, mais à qui la chance a souri, ce qui lui a permis de revenir au pays étaler sa richesse en guise de revanche grâce à un beau mariage.

Une statue représentant des enfants et une marmotte sur le pont fait référence à une légende racontant que cet animal, un soir d’orage, en s’enfuyant, aurait permis aux enfants qui voulaient l’attraper d’échapper à une crue alors que leur père périt. A la suite de cet évènement tragique, les enfants ne la quittèrent plus. Ce frère et cette sœur furent appelés les Marmots. Ce gentilé est appliqué aujourd’hui aux habitants de St Geniez d’Olt (en données 2012).

Située sur la rive droite du Lot, l’église se caractérise par son double escalier à balustres. Je n’ai pas eu l’occasion d’y entrer mais l’intérieur vaut, parait-il, le détour.

Au lendemain de guerres de religions, au XVIIe siècle, les pierres de l’ancien château détruit en 1620 servirent à construire le cloître représenté sur les 2 aquarelles ci-dessous. Souvent remanié suivant ceux qui prirent possession des lieux, d’abord les moines, bien sûr, puis tour à tour la gendarmerie, les services administratifs, et la mairie (en données 2012).

Particulièrement rayonnante au XVIII° siècle grâce à une activité intense comme les tanneries, les clouteries ou fabriques de draps. St Geniez d’Olt exportait ses produits bien au-delà des frontières de l’Europe et jusque aux continents ce que l’on appelait alors le Nouveau Monde.
La prospérité économique s’accompagnant toujours d’une « vitrine » architecturale, les XVIIe et XVIIIe siècles ont offert à la ville de magnifiques édifices.

C’est sur cet ancien hôtel particulier du XVIIe siècle donnant sur le Lot, aujourd’hui une résidence de vacances, que je terminerai ce récit. Ci-dessous, la façade sud. La façade nord fait face au Lot.
Construit en 1677, le décor de l’édifice inspira deux siècles plus tard la comtesse de Ricard qui y organisa de fêtes somptueuses.

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

L’article de mon ami Alain Marc sur son remarquable livre « Aveyron, carnet de routes »

L’article d’Elisabeth Penou sur le séjour.

Autres liens sur Sonia Privat et Elisabeth Penou.

Randocroquis.

 

 

 

 

Randonnées graphiques printanières et estivales sur le Canal du Midi en 2015

A travers ce récit, vous allez pouvoir découvrir quelques dessins, aquarelles, lavis printaniers et estivaux sur le trajet allant du Somail  au Pont de Sérièges, au lieu dit « La Croisade », sans oublier l’épanchoir du Gailhousty.

Pour commencer, une vue sépia de l’ouvrage qui marque l’entrée sur le hameau côté Carcassonne.

Représenté en version aquarellée ci dessous, il est appelé le pont de Saint Marcel, ou le Pont Neuf du Somail et date de 1771, se distinguant par une succession de 3 matériaux : la pierre calcaire, le basalte et le grès. Tout comme le pont Saint Rome, et contrairement au Pont Vieux du hameau, de larges voûtes offrent à l’ouvrage son aspect majestueux.

Le pont que jouxte la chapelle délimite la commune de Ginestas et de St Nazaire d’Aude, toute deux situées dans le Minervois.

La chapelle fut terminée en 1693 (remaniée et agrandie au 19e siècle), 10 ans après le pont. Les voyageurs de la Barque de poste en arrêt sur la 3ème Couchée depuis Toulouse pouvaient assister aux offices et les messes sont toujours d’actualité en 2015.

Sur l’aquarelle du bas, à gauche du pont, le bâtiment couvert de lierre abritait autrefois l’auberge des voyageurs de la Barque de Poste. C’est, de nos jours, une des chambres d’hôtes du Somail (en données 2015).

Avant d’enchaîner sur un autre site, voici, d’une part, la péniche épicerie « Tamata », véritable supérette flottante, un des symboles du lieu. Claudine Wytrowa y était aux commandes jusqu’à une date récente. Depuis 2015, un jeune couple semble avoir pris la succession. On y trouve du pain, des tee-shirt à l’effigie du Canal, des bouteilles de rosé etc…

D’autre part, pas très loin en aval du Somail se trouve un ouvrage remarquable, l’épanchoir des patiasses.

Quelques kilomètres plus loin, sur la commune voisine de Sallèles d’Aude, se trouve un « bijou » architectural du XVIIIe siècle, situé sur le Canal de Jonction de la Robine. A la fois une écluse, un épanchoir et une cale de radoub, je vous dirigerai sur des liens en fin d’article si vous souhaitez en savoir plus sur cet ouvrage.

La quiétude et la lumière des petits matins printaniers et estivaux incitent à venir pêcher.

En remontant sur le village, voici le pont piétonnier de type « Eiffel » qui fait face à l’excellent établissement qu’est la Maison d’Hôtes « Les Volets Bleus » (lien en version anglaise et en version française) tenue par Isobel, Nick et Greg.

Décidée en 1891 face au chemin d’Ouveillan, la construction de la passerelle piétonnière débute en 1893, en « treillis métalliques de type Eiffel », séparés par des entretoises en U, et comportant un platelage initialement en bois mais remplacé en 1965 par une tôle lamée acier. L’ouvrage s’appuie sur deux culées en pierre complétées par deux escaliers.

Cette imposante bâtisse languedocienne au belles proportions dotée de 36 fenêtres et de 72 volets, autrefois une maison de maître appartenant à un vigneron a été convertie en Maison d’hôtes par les actuels propriétaires. J’éprouve un immense plaisir à venir y séjourner régulièrement tant par l’accueil des hôtes, que par la qualité de la table, sans oublier le cadre lui même qui me rappelle la maison de mes grands parents maternels.

En remontant vers la jonction des deux canaux, voici l’avant dernier ouvrage, l’écluse du Truilhas. Un navigant suisse m’a gentiment proposé de monter à bord en remerciement d’avoir pu photographier l’aquarelle que vous découvrez ci dessous.

L’ouvrage ci dessous, traversé par la route minervoise, est appelé « Pont Neuf », au profil similaire à celui du Somail, mais doté d’un blason à l’effigie du Languedoc, marque l’entrée sur le Village d’Argeliers où est né Marcelin Albert, considéré comme le meneur de la révolte des vignerons qui a débuté le 11 mars 1907.
Le chancre coloré a malheureusement fait de ravages dans le secteur et la coupe de nombreux platanes, que j’ai pu observer en 2014, permet d’avoir une vue dégagée sur le village.

Arrivée ici sur l’ouvrage appelé « Pont de la Province » délimitant les communes d’Argeliers, en Minervois, où se trouve le bâtiment du restaurant « Le Chat qui Pêche » (une bonne table), et la commune d’Ouveillan, en Narbonnais. Toute deux se situent dans le département de l’Aude. D’ici se dressent au loin Quarante, Cruzy et Montouliers, en Biterrois, dans le département de l’Hérault.

Je termine ici mes balades graphiques par le Pont de Sériège, au lieu dit « La Croisade ». Le bâtiment abrite une autre bonne table du Canal du Midi.

Ainsi s’achève cet article consacré à la saison 2015 de mes dessins, aquarelles et lavis.

Venir peindre sur le canal implique de faire de la marche à pied ou de la bicyclette (du roller aussi sur le chemin asphalté entre Toulouse et Port Lauragais), autrement dit, accompagner sa démarche artistique d’exercices physiques. Ceci dit, le « volet » sportif relève d’une conception assez « soft » chez moi. En revanche, retrouvez sur les articles de mon ami carnettiste-peintre-voyageur sa façon de procéder pour alterner ses objectifs sportifs et sa démarche d’aquarelliste sur ses articles « Aquarelle, chêne vert et Tête de braque » 1ère partie, 2ème partie, 3ème partie et 4ème partie.

C’est tout …, pour le moment!

Nicolas.

Retrouvez un article de Jean-Pierre Lagache, un passionné du département de l’Aude, sur Argeliers.

Randonnée graphique à l’épanchoir du Gailhousty au printemps 2015

Suite à un séjour sur les bords du Canal du Midi en mai 2015, j’ai choisi de vous présenter des rendus graphiques d’un des plus beaux bâtiments des Canaux des Deux Mers, l’épanchoir du Gailhousty, situé sur la commune de Sallèles, dans le département de l’Aude, « porte d’entrée » ou « porte de sortie » du Canal de Jonction de la Robine, aboutissant sur le fleuve éponyme.

Voici, pour, commencer, une vue générale en amont et en aval du pont.

Following a stay on the banks of the Canal de Midi on May 2015, I chosed to show you some graphic renderings of one of the best buildings of the Canaux des Deux Mers, the outfall of Gailhousty, located on the municipality of Sallèles, in the department of Aude,’porte d’entrée’ or ‘porte de sortie’ of the Canal of the Jonction de le Robine which culminates on the eponyme River.

Here is, to start, a general view of the upstream and downstream of the bridge.

Élégant bâtiment en pierres blondes, terminé en 1780, il accueillait les locaux de l’administration et le logement de l’éclusier. Il est coiffé d’un fronton aux armes de la province de Languedoc, avec l’emblématique Croix de Toulouse.

There is a beautiful building with coloured stones, which was built in1780; it hosted the local administration and the house of the lockkeeper. It is topped by a pediment bearing the arms of the province of Languedoc with the iconic Toulouse’s Cross.

Sur ces 3 vues ci-dessous, les quatre façades reposent sur 15 vannes qui ont pour fonction de dévier les crues de l’Aude qui pénètrent sur le bassin via la courbe du Gailhousty, en aval .

On these three views below ,the four facades sit on 15 valves which serve to divert the floods of the Aude that enter the basin through the curve of Gailhousty, downstream.

Les nombreux touristes, à la belle saison, comme c’est le cas ci-dessous, qui choisissent d’emprunter le Canal de Jonction de la Robine soit pour se rendre à Carcassonne ou Béziers, d’une part, et Narbonne, d’autre part, ont tout à loisir d’admirer cet élégant ensemble architectural.

The numerous tourists in summer, as in the case below , choose to take the Canal de Jonction de la Robine , either to go to Carcassonne or Béziers on one hand, and to Narbonne on the other hand, have all the leisure to admire this elegant architectural element.

Le site offre des vues tout aussi remarquables tant en amont qu’en aval. De part et d’autre du pont, d’élégants escaliers en quart de cercle permettent de descendre aux 2 bassins et, tout de suite en aval de l’écluse s’amorce la courbe du Gailhousty qui mène à l’Aude.

The site offers remarkable views both upstream and downstream. From either side of the bridge beautiful staircases in quarter circle allow us to go down to the 2 pools and, immediately downstream of the lock, begins the curve of Gailhousty which leads to Aude.

Pour terminer, quatre dernières aquarelles, de ce sujet d’inspiration inépuisable. Nous sommes ici sur le 2ème bassin, qui ne permet pas seulement le passage des bateaux d’un niveau à l’autre, mais aussi leur permettre d’accéder à la cale sèche, juste en face des 15 vannes.

Finally, here is four last views in watercolour of this inexhaustible inspiration subject. We are here on the second pool, which not only allows the passage of the boats from one level to another, but also allow them to reach the dry dock, just in front of the 15 gates.

C’est tout, … pour le moment !!!

Nicolas.

That’s all … for the moment!

Nicholas (translation Mike Andony).

La barque de poste 1818 en aquarelles, 2015

Lors d’une « petite virée » sur le Canal du Midi en mai 2015, avec, au programme, marche à pied et pauses dessins et aquarelles, j’ai le plaisir de vous présenter quelques travaux ayant comme sujet, la réplique d’une barque de poste 1818, construite au Cayrol par Robert Mornet et qui navigue régulièrement, surtout du côté du Somail, de Capestang et d’Agde (le plus souvent mais pas seulement).

Mon ami Jean-François a écrit sur ce blog un article à ce sujet et je vous en donnerai le lien en fin de récit

Ci dessous, 3 lavis  (technique picturale consiste à n’utiliser qu’une seule couleur et d’obtenir des nuances en diluant plus ou moins l’encre, ou l’aquarelle) représentent l’embarcation au Somail, à l’Épanchoir du Gailhousty (rencontre de 2 références patrimoniales d’exception, selon moi), et amarrée à Capestang, un de ses port de prédilection (en données 2015).

Les barques de poste n’acheminaient pas de courrier (il ne s’agissait pas de « barques postales », comme j’ai pu le lire sur un ouvrage !!!), mais des passagers, et sur le Canal du Midi, ça se passait entre Toulouse, Agde et Sète. Cette voie de communication était bien plus rapide que la diligence. Cela a duré jusqu’à l’avènement du chemin de fer à partir du milieu du XIXème siècle. Le terme « poste » correspondait à une unité de mesure.

En proue de l’embarcation se trouvait la première classe, puis la seconde classe. La poupe était dotée d’un toilette, comme vous pouvez le voir ci dessous (version jour et version nuit).

Il faillait 4 jours pour relier Toulouse à Agde mais les passagers transitaient d’une embarcation à l’autre à partir d’une écluse à bassins triples, aux dînées et aux couchées, cela afin d’économiser de l’eau. Les bagages, placés au dessus étaient chargés et déchargés autant de fois que nécessaire.

Dans le sens Toulouse-Agde, le départ se faisait au port, pour atteindre l’écluse de Négra, la première dînée, puis l’écluse de Saint-Roch, à Castelnaudary, pour la première couchée. L’écluse de Béteille, marquait l’arrêt de la seconde dînée, l’écluse de Trèbes, la couchée, La Redorte, pour la troisième dînée, Le Somail, pour la couchée, l’escalier d’écluses de Fonsérannes à Béziers, pour la quatrième dînée et enfin, Agde, pour la dernière couchée. La barque naviguait à une moyenne de 8 km/h. A noter que, avant 1856, la correspondance entre l’escalier d’écluses et l’écluse notre Dame qui menait le canal sur l’Orb, soit environ 1 km, s’effectuait … en diligence.

L’embarcation était tirée tout d’abord par des chevaux, puis sont apparues des Barques de Postes motorisées ce qui contribua à raccourcir les durées de trajets.

A ce propos, une des seules concessions au monde moderne de la part du concepteur de la barque est l’ajout d’un moteur.

Ci dessous, deux vues de l’embarcation à Capestang, à proximité du pont de Piétat, datant du XIXe siècle. La première aquarelle est une version couleur d’un lavis visible en début d’article.

De nombreuses visites de la barque sont possible (sorties scolaires etc…) ainsi que de la navigation sur des sections du Canal du Midi. Robert se fait un plaisir à chaque fois d’honorer ce symbole du patrimoine.

Ainsi s’achève ce récit graphique sur la Barque de Poste 1818.

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

Un petit film de Roger Closset de 2016 , vidéaste belge, intitulé

« J’ai rencontré Robert Mornet ».

Autres vidéos sur cette embarcation :

 

Randonnées graphiques du Canal de Jonction de la Robine à Minerve en 2013

Dans la continuité de l’article précédent, et toujours dans le cadre de notre long week-end de l’Ascension 2013 au Somail et dans les environs, organisé par l’aquarelliste  Elisabeth Penou, je vous invite à découvrir mes aquarelles peintes le long du Canal ainsi que celles des villages de Minerve et Aigne.

Samedi 11 mai 2013, nous avons donc, mes collègues aquarellistes et moi même, commencé la journée par parcourir à pied les 2 km 800 séparant Le Somail de l’embranchement des Canaux du Midi et de Jonction de la Robine, lieu de rendez vous pour un exercice de peinture « in situ ». J’ai commencé par peindre l’embranchement des 2 cours d’eau. Le pont ferroviaire est traversé par l’autorail touristique du Minervois qui relie Narbonne à Bize et qui marque plusieurs arrêts sur les lieux intéressants sur la ligne comme, par exemple, cet endroit, situé sur la commune de Sallèles d’Aude. Le pont à droite permet aux promeneurs et aux cyclistes de continuer à longer le Canal du Midi en direction d’Argeliers, Capestang, Poilhes et Béziers.

matinée du samedi 11 mai 2013

Je me suis ensuite posté d’abord sur ce pont puis au pied de celui-ci pour peindre une aquarelle de la perspective du Canal de Jonction de la Robine qui mène les navigants vers Sallèles d’Aude, l’Aude, le Canal de la Robine, Narbonne et la Méditerranée à Port la Nouvelle.

 

matinée du samedi 11 mai 2013

 matinée du samedi 11 mai 2013

 matinée du samedi 11 mai 2013

En milieu d’après midi, et selon l’état d’avancement de chacun d’entre nous, quelques participants dont moi même avions décidé de nous répartir le long des 8 km de ce ruban d’eau. J’ai donc décidé de me rendre à son autre extrémité, ayant tout de suite été conquis par l’architecture XVIIIe siècle de l’écluse-épanchoir du Gailhousty 9 mois plus tôt au moment de mon 1er passage. La description que m’en avait faite un acteur du grand et du petit écran accompagné de sa moitié,  rencontrés peu avant mon arrivée sur le Canal de Jonction de la Robine, n’a fait que renforcer l’intérêt que je portais sur ce  lieu.

après-midi du samedi 11 mai 2013

 après-midi du samedi 11 mai 2013

Je ne terminerai pas cet article sans évoquer quelques endroits emblématiques des pays que traverse le Canal, comme Aigne et de Minerve, dans lesquels nous avons consacré une journée. Ci dessous, une aquarelle du 1er village cité, caractérisé par sa circulade, comme l’on en voit beaucoup dans le Languedoc (Bram, par exemple), au centre de laquelle s’élève une église sur une charmante petite place aux façades et aux terrasses agrémentées de lierres, de rosiers et diverses plantes. Tout naturellement, je vous fais partager ci dessous une vue du lieu.

après-midi du vendredi 10 mai 2013

Pour conclure, voici 3 vues du village de Minerve, dont l’une au pied du pont, au niveau de la Cesse. Une forte Tramontane soufflait ce jour là et bien que la journée fusse ensoleillée, les conditions n’étaient pas idéales pour peindre « in situ » et nous avons du chercher des vues à l’abri du vent.

matinée du vendredi 10 mai 2013

après-midi du vendredi 10 mai 2013

après-midi du vendredi 10 mai 2013

C’est tout …, pour le moment !

Nicolas.

Une page sur des tableaux sur le Canal du Midi, et en particulier sur le Somail ici.

Randonnées graphiques au Somail en 2013

A travers ce récit graphique de 2013, je vais vous faire découvrir le hameau du Somail, sur les bords du Canal du Midi, à travers dessins et aquarelles.

Avant de le commencer, je dédie cet article à Jean-Pierre Daimé, un des aquarellistes présent au stage (accompagné de Louna) qui a tiré sa révérence dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 juillet 2013, suite à une opération. Jean-Pierre et Louna ont agrémenté notre séjour non seulement par la préparation de bons petits plats, mais aussi par leur gentillesse et l’initiative qu’ils ont pris de nous fournir du matériel supplémentaire afin de nous apporter plus de confort de travail au moment de nos exercices d’aquarelle « in situ » (tables et chaises pliants, fourniture de gamme de pinceaux etc…). De plus, Jean-Pierre était spécialisé dans le tournage et la conception de dvd de démonstration artistiques, aquarelliques en particulier. L’un d’entre eux, consacré à Joëlle Krupa Astruc, m’a particulièrement intéressé.

Sans plus tarder, ci-dessous la première aquarelle de ces cinq jours articulés autour de ce week-end de l’Ascension.

après-midi du mercredi 8 mai 2013

matinée du jeudi 9 mai 2013

matinée du dimanche 12 mai 2013

matinée du dimanche 12 mai 2013

après midi du jeudi 9 mai 2013

après midi du jeudi 9 mai 2013

après midi du jeudi 9 mai 2013

Je ne me suis pas privé de peindre ce que je voyais de ma chambre. Je ne mentionnerai pas l’établissement qui m’hébergeait mais je suis certain que quelques lecteurs sauront le situer. Je vous donne un indice : si je vous parle de planètes,  à laquelle pensez-vous ?

après midi du mercredi 8 mai 2013

Nous nous sommes également un petit peu éloigné du hameau pour étudier les reflets, comme vous pouvez le découvrir sur mes 3 aquarelles ci dessous. Je ne suis pas resté non plus insensible à l’ensemble architectural aux façades ocres du bâtiment vinicole et de ses annexes, situés à une centaine de mètres du pont, de l’auberge et de la chapelle, sur la rive droite, déjà sur la commune de Sallèles d’Aude, dans le Narbonnais. Comme me l’a si justement souligné Elisabeth, qui rentrait de Toscane, « se dégageait un petit air d’Italie », accentué par le palmier, essence qui, comme chacun le sait,  s’acclimate très bien à cette région dont il n’est pourtant pas originaire.

 après midi du mercredi 8 mai 2013

Je terminerai cet article « Du Somail à Minerve, 1ère partie » par la découverte de cette superbe maison languedocienne sur la rive gauche, en limite des communes de Ginestas et Mirrepeisset, particulièrement baignée d’une lumière très agréable les matins ensoleillés au printemps, ce qui nous a permis de nous exprimer pleinement.

matinée du jeudi 9 mai 2013

 matinée du jeudi 9 mai 2013

Je ne m’interdis pas non plus d’évoquer les pays que traverse le Canal du Midi et tout particulièrement 2 villages exceptionnels  que nous avons eu l’occasion de peindre le vendredi 10 mai 2013. Je vous invite donc à prolonger vos découvertes en lisant l’article qui suit celui-ci.

Nicolas.

Une page sur des tableaux sur le Canal du Midi, et en particulier sur le Somail ici.

Le Canal du Midi : randonnées photographiques du Somail à l’épanchoir du Gailhousty en 2013

A travers ce récit photographique de 2013, je vais vous emmener sur le Canal du Midi et sur le Canal de Jonction de la Robine.

Avant de le commencer, je dédie cet article à Jean-Pierre Daimé, un des aquarellistes présent au stage (accompagné de Louna) qui a tiré sa révérence dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 juillet 2013, suite à une opération. Jean-Pierre et Louna ont agrémenté notre séjour non seulement par la préparation de bons petits plats, mais aussi par leur gentillesse et l’initiative qu’ils ont pris de nous fournir du matériel supplémentaire afin de nous apporter plus de confort de travail au moment de nos exercices d’aquarelle « in situ » (tables et chaises pliants, fourniture de gamme de pinceaux etc…). De plus, Jean-Pierre était spécialisé dans le tournage et la conception de dvd de démonstration artistiques, aquarelliques en particulier. L’un d’entre eux, consacré à Joëlle Krupa Astruc, m’a particulièrement intéressé.

Dans le cadre de mon désir d’approfondir mes découvertes sur le Canal suite à  mon trajet le long de la totalité de celui-ci en août 2012, j’ai décidé de retourner dans des endroits emblématiques qui ont retenu toute mon attention. M’étant joint à un groupe d’aquarellistes dans le cadre d’un stage animé par Elisabeth Penou, du 8 au 12 mai 2013, j’ai ainsi rempli le double objectif d’utiliser mon appareil numérique et  de peindre. Je vous présenterai mes travaux graphiques dans un autre article, ce billet restant consacré à la présentation de mes photos, non seulement du Somail, mais également de l’épanchoir des Patiasses, du Pont Canal de Cesse et de l’embranchement du Canal de Jonction de la Robine juste avant sa 1ère écluse.

Le soleil aura été quasiment au rendez-vous en ce début du mois de Mai … avec un vent froid et violent qui nous a rendu l’exercice artistique « in situ » un peu plus difficile que prévu dans la mesure où nous avons dû chercher des emplacements intéressants mais à l’abri de la Tramontane (surtout à Minerve). Les arbres du Canal et en particulier les cyprès nous y ont bien aidés. Je m’étais projeté des températures chaleureuses … en oubliant que les Saints de Glaces étaient encore à l’œuvre.

Arrivés par Béziers, j’ai souhaité faire un arrêt pique-nique à Capestang. Nous avons déjeuné avec Jean-Pierre et Louna sur la rive gauche du Canal en aval  afin de me remémorer mon trajet, et j’ai constaté la coupe de nouveaux platanes (je m’en rendrai compte également aux alentours du Somail).

mercredi 8 mai 2013

Des sandwiches rapidement avalés, nous partons donc pour le Somail, point de rendez-vous de notre séjour aquarellique de l’Ascension ou nous retrouvons les autres stagiaires et l’aquarelliste. Parmi eux, une habitante de Bize Minervois, esthéticienne, sœur d’un comédien connu et son ami, qui, en parallèle de sa propre production, se spécialise dans le tournage de démonstrations d’aquarelles.

Sans plus tarder, je vous fais découvrir ci-dessous le lieu que j’ai pris en photo à plusieurs heures de la journée et sur les 5 jours.

mercredi 8 mai 2013

mercredi 8 mai 2013

Vendredi 10 mai 2013

Ce hameau, qui a tout l’apparence d’un village, n’en n’est pas un. Il chevauche 3 communes et se situe au point de rencontre du Minervois et du Narbonnais. En données 2013, et cela changera peut être un jour dans la mesure où il existe, parait-il une forte volonté d’en faire une entité, le pont sépare les communes minervoises de St Nazaire d’Aude, en amont, et Ginestas, en aval (ou se situe la chapelle). A une centaine de mètres de l’ouvrage, sur la rive droite, au niveau du bâtiment vinicole aux façades ocre jaune, nous pénétrons sur la commune de Sallèles d’Aude et entrons dans le Narbonnais. Plus loin, le Canal s’imbrique dans les 2 pays ou les délimite, avec, d’un côté Mirrepeisset et Argeliers (Minervois), de l’autre Sallèles d’Aude et Ouveillan (Narbonnais), avant d’entrer dans l’Hérault et le Biterrois, au niveau des ruisseaux Pigros et La Nazoure.

8 symboles se détachent de ce hameau et en font son originalité : la chapelle, ou des messes sont toujours célébrées (en données 2013), le pont en dos d’âne, la glacière, le château d’eau, l’auberge, le musée du chapeau, la librairie proposant des ouvrages introuvables ailleurs, et la péniche épicerie, visible ci-dessous. Ce commerce, pour le moins atypique, propose des produits variés comme, par exemple, le Carthagène du Languedoc, un vin rosé fabriqué dans la région, au goût sucré qui se déguste en apéritif, ou divers vêtements d’été comme des tee shirts à l’effigie du Canal.

samedi 11 mai 2013

Le Somail était autrefois la 3ème couchée de la barque de poste dans le sens Toulouse-Agde. Les voyageurs s’y arrêtaient pour se restaurer, dormir et prier. Cela explique la présence de la chapelle construite entre  1672 et 1693 (remaniée et agrandie au 19e siècle), qui jouxte le pont datant de 1683. À côté s’élève la glacière, une tour ronde coiffée de tuiles romaines et sur l’autre rive, le bâtiment de l’auberge, de 1684 (chambres d’hôtes en 2013). A noter également en amont, sur la rive gauche, un très beau bâtiment languedocien dans lequel se trouve l’Office du Tourisme, en mauvais état (certaines toitures s’écroulent) mais promis à une restauration certaine. Affaire à suivre.

Je me suis également focalisé sur la chapelle et ai eu la possibilité d’y entrer. Celle-ci, tout comme le pont d’ailleurs (qu’empruntent voitures et camions), nécessiteraient une restauration imminente pour éviter les dégradations inévitables de l’usure du temps. Cela se vérifie particulièrement pour l’intérieur du bâtiment, doté d’une décoration très certainement remaniée au 19e siècle. J’ose espérer que sa rénovation permettra de lui rendre un aspect plus conforme à celui de 1693.

jeudi 8 mai 2013

jeudi 9 mai 2013

jeudi 9 mai 2013

samedi 11 mai 2013

Au moment de notre séjour aquarellique, pendant et en marge du stage, j’ai pu longer à pied plusieurs fois le Canal, sur les 2 rives, seul ou accompagné, en direction de l’embranchement du Canal de Jonction de la Robine (3 quart d’heure de marche environ). Je vous fais découvrir ci-dessous le hameau en aval du pont, l’Epanchoir des Patiasses, la Porte Minervoise et le l’Aqueduc de la Cesse sur ses 2 versants. Désireux de découvrir et prendre en photo ces lieux que je n’avais que succinctement aperçu pendant mon trajet à vélo,  j’ai cette fois ci décidé de m’y pencher plus attentivement. Je démarre donc du hameau sans oublier de porter un regard sur les magnifiques constructions qui bordent les 2 rives …

mercredi 8 mai 2013

jeudi 9 mai 2013

samedi 11 mai 2013

… pour m’arrêter à l’Epanchoir des Patiasses qui permet d’évacuer le trop plein d’eau du Canal en cas de crues et les évacuer vers la Cesse. Je ne me contente pas de  rester qu’au niveau du cours d’eau, mais prend l’initiative de descendre, non sans moindre mail et avec quelques égratignures, pour découvrir les 6 vannes de l’ouvrage à sa base.

samedi 11 mai 2013

samedi 11 mai 2013

Je me dirige ensuite vers l’Aqueduc de la Cesse via la Porte Minervoise et sa prise d’eau, autrefois le tracé du Canal quand celui-ci croisait la rivière. Celle-ci se dirige vers  Mirrepeisset et se joint à la Cesse en amont du village au lieudit « La Garenne ». Sans doute l’objet d’une prochaine promenade.

samedi 11 mai 2013

Voici l’Aqueduc de la Cesse, que j’ai pris soin d’immortaliser non seulement au niveau du Canal, mais aussi à la base de la rivière et sur les 2 versants. Les pierres sur la face en amont ont beaucoup souffert des crues.

Samedi 11 mai et mercredi 8 mai 2013

Je poursuis l’article par les 2 extrémités du Canal de Jonction de la Robine, non sans avoir croisé quelques cyclistes, points de ralliement, mes collègues du stage et moi-même de notre 4e journée d’aquarelle en plein air. Nous y retrouvons Elisabeth et ceux qui, déjà au travail, n’avaient pas souhaité marcher depuis Le Somail.

samedi 11 mai 2013

samedi 11 mai 2013

Nous avons terminé notre séjour le dimanche 12 mai 2013 par un vide grenier dans le hameau, et il était inenvisageable de quitter Le Somail sans être passé par cette librairie tout à fait atypique, dégageant une bonne odeur de papier ancien. De plus, je me suis également focalisé sur une belle façade (abritant des chambres d’hôtes en 2013) et une voiture de collection.

dimanche 12 mai 2013

dimanche 12 mai 2013

dimanche 12 mai 2013

Sur le même sujet, mes articles graphiques sur ce blog.

C’est tout, … pour le moment.

Nicolas.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.